31/05/2008

Le monde impitoyable de l'entreprise

fa607c48a398de2afcf497c3a36242ce.jpgJames, avant de signer ce premier album de BD dans la collection Poisson Pilote, a passé une bonne dizaine d'année dans une entreprise. On ne sait pas exactement à quel poste. Informatique, marketing, finances, commercial ? Mais ces 10 années n'ont pas été totalement inutiles puisqu'il y a puisé l'essentiel des gags de ce recueil qui brosse un portrait au vitriol et très réaliste des relations dans ces immenses bureaux où stagiaires et pré-retraités au placard se côtoient en s'ignorant. Hubert est anxieux. C'est son premier jour. James va lui présenter les quelques personnes avec qui il devra travailler. Exactement les gens qui comptent et qui ont le droit de lui commander un café. Hubert n'est que stagiaire. Et pour longtemps... Le patron se veut humain, il est ignoble, la directrice du marketing n'a plus d'idées depuis longtemps mais sait utiliser ses subalternes, l'informaticien est dans son monde, ne cherchant pas forcément à résoudre les problèmes... à quoi servirait-il ensuite ? Les gags ont parfois un petit air de « Caméra Café », mais sans quitter la thématique de l'entreprise et des relations humaines dans une société. Bien vu, dessiné d'un trait nerveux et très expressif, c'est cependant assez gentil. James, avant d'être publié, a animé un blog où il avait la dent beaucoup plus dure. Il faisait notamment un sort au monde de l'édition, de la BD en particulier. Aurait-il rejoint ses ennemis d'antan ?
« Dans mon open space » (tome1), James, Dargaud, 10,40 €
Le site de James Ottoprod et la Tête X : http://ottoprod.over-blog.com/


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30/05/2008

Quand le pouvoir inspire...

Marc Lambron, écrivain éclairé, livre sa vision de la première année de Nicolas Sarkozy à l'Elysée dans "Eh bien, dansez maintenant..."

8a5b820ee4d2d5c922c2f892b20f4f0e.jpgQuand Marc Lambron a décidé d'écrire un roman sur la première année de présidence de Nicolas Sarkozy, il aurait voulu en faire un livre sur les grands problèmes de notre société, "parler des taux directeurs de la Banque européenne, évoquer la querelle sur les OGM, disserter sur les mécanismes compensateurs impliquant les fonds souverains en cas de crise financière mondiale." Mais en "menu chroniqueur des très riches heures de la sarkozye", il a revu sa copie pour ne prendre en compte que le visible : le bling bling, les affres de Neuilly, le mystère Cécilia, l'envoûteuse Carla... Ce sont ses propres modèles qui le mettent totalement hors-sujet.
Le lecteur ne devrait pas s'en plaindre. L'éditeur non plus. Sarkozy fait vendre. Pas la politique du président, mais ses frasques, pirouettes, changements de style et autres attitudes si peu habituelles pour celui qui reste le plus haut personnage de l'Etat.

Repas d'intellectuels
Marc Lambron, pour parler de ce président d'un nouveau genre, est allé rechercher dans ses souvenirs un repas d'avril 2004, au ministère des Finances. Ce jour-là, Jacques Chirac recevait en grandes pompes la reine d'Angleterre. Nicolas Sarkozy avait décliné l'invitation et convié à sa table un parterre d'intellectuels français, de Philippe Sollers à André Glucksmann en passant par Jorge Semprun, sans oublier le narrateur, Marc Lambron. Il y a découvert un homme politique très affûté : "Une chose me frappa chez Nicolas Sarkozy, entouré par les caryatides de ce temple à méninges : c'est qu'il ne leur dorait pas la pilule. Il écoutait les questions puis y répondait selon sa ligne. Avec courtoisie, certes, mais se montrant plus intraitable qu'enjôleur." Discrète, Cécilia, n'a pas ouvert la bouche de la soirée paraissant "intimidée, et peut-être contrariée." De tout le déjeuner, "le ministre cherchait à accrocher son regard entre deux tirades, paraissant communiquer avec elle par infrasons." Et Marc Lambron de conclure, "cet homme que l'on devinait complexe avait installé sa femme dans le rôle d'une mère télépathique."

Deuxième divorce, troisième mariage
Ce premier chapitre est le seul ne se déroulant pas durant le règne de Sarkozy. Marc Lambron ensuite tente de comprendre le fonctionnement de cette bête politique, fort en gueule, déterminé, mais si fragile avec les femmes. Car que l'on ne s'y trompe pas, ce récit des 12 premiers mois de la présidence fait grand cas des histoires de coeur. 12 mois de pouvoir et un président qui divorce en plein mandat, pour se remarier quelques semaines plus tard avec l'archétype d'une "bobo", à l'Elysée. Son troisième mariage... Avec un oeil parfois neuf, Marc Lambron récrit ce qui n'est au final qu'une simple histoire d'amour. Avec cependant un regard critique, n'en déplaisent à ceux qui le considèrent comme un sarkophile. Pour preuve les titres de certains chapitres, "Les impasses de l'andouillette", "Neuilly sur scène", Une énigme en Prada" ou "Joconde à la guitare". Et de revenir sur les "erreurs d'appréciation" de Sarkozy l'ayant conduit à la vertigineuse descente dans les sondages. Rien de politique, juste cette manie qu'ont les gens de sanctionner ceux qui affichent trop ostensiblement leur bonheur.
Après le très décapant "Chronique du règne de Nicolas 1er" de Patrick Rambaud, les éditions Grasset et Marc Lambron rétablissent un peu la balance en faveur d'un président moins machiavélique et autocrate qu'il n'y paraît.

"Eh bien, dansez maintenant...", Marc Lambron, 15,90 €


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29/05/2008

Prisonnier de la coutume

7f9732017be03aa08aeccf20943e43fa.jpgCréé par Crisse, prolongé par Mitric, Kookaburra s'est révélée en quelques années comme une des meilleures séries de SF en bande dessinée. Le premier cycle a été bouclé en cinq albums (trois dessinés par Crisse, les deux derniers par Nicolas Mitric) et ce sixième tome marque le début d'un nouveau cycle, uniquement du au talent de Mitric. On retrouve dans les premières pages le désormais célèbre Dragan Preko (il aura même une série propre dans quelques temps) qui cauchemarde sur son passé. Il a changé d'identité, a pris la fuite et est devenu le patron d'un bar. Mais l'essentiel de l'album se déroule parmi le peuple des Thankars argentés. Ils vivent en paix dans un territoire exigu, mais sûr. Ils vénèrent leurs dieux, Thankorat et Thanikara. A travers les yeux du jeune Loyeen, le lecteur découvre les moeurs de cette civilisation figée et pleine d'interdits. Tant et si bien que Loyeen se sent comme prisonnier de ces coutumes ancestrales. Une atmosphère oppressante allant crescendo jusqu'à la révélation finale relançant une série qui a encore de beaux jours devant elle.
"Kookaburra" (tome 6), Soleil, 12,90 €



Je le fais rarement, mais ne manquez pas l'interview d'Emile Bravo, auteur du "Journal d'un ingénu", la jeunesse de Spirou sur le blog "klare lijn international" : http://klarelijninternational.midiblogs.com/

06:00 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Crisse, Mitric, Soleil

28/05/2008

Jazz Maynard connaît la musique

c73ed57563d9c42a615d7439669958c0.jpgLa bande dessinée espagnole (catalane exactement dans ce cas précis), amène régulièrement son lot de belles découvertes. Raule (scénariste) et Roger (dessinateur) ont fait sensation avec le premier tome des aventures de Jazz Maynard. Ils ont raflé quantité de prix et le second tome était très attendu par les lecteurs. Ils ne seront pas déçus, retrouvant dans ces 48 pages la même ambiance et virtuosité dans le récit, couplé à un dessin précis et efficace, aux couleurs sombres et expressives. Jazz Maynard, ancien voleur sévissant à Barcelone, a quitté la métropole catalane pour New York. Il a essayé de se faire oublier durant dix ans. Mais dès son retour en Europe, il est "réquisitionné" par son ancien meilleur ami, Judas, devenu le grand patron de la mafia locale. Avec pour mission de dérober à un caïd roumain, gardé par une armée d'armoires à glace, la pièce "Double eagle" de 1933. Une pièce de collection valant pas moins de 10 millions de dollars. En parallèle à l'action principale (et il y en beaucoup, de l'action...), le lecteur découvre une seconde intrigue, tournant autour de la dénonciation de la corruption dans la ville.
"Jazz Maynard" (tome 2), Dargaud, 13 €


06:00 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Raule, Roger, Dargaud

27/05/2008

La vie de château pour Aldo Rémy

5c0a275048b349efe181cd6a39556c4e.jpgTibet, légende vivante de la bande dessinée franco-belge (il est d'origine marseillaise mais vit en Belgique), est increvable. Menant de front deux séries au rythme de parution très élevé (Ric Hochet, 74 titres, Chick Bill, 69 titres), il décide à plus de 70 ans de lancer un nouveau héros. Aldo Rémy n'a rien du gars politiquement correct. Contrairement à Ric Hochet, il dit des gros mots, est assez colérique et n'a pas un sou (il ne roule donc pas en Porsche comme le reporter de la Rafale). Aldo, beau gosse au menton carré, est un homme à louer. Il s'offre au plus offrant. Dans les premières pages de ce second album, il est embauché par un beau-père n'osant pas contredire l'enfant de son épouse. C'est en revenant de cette mission qu'il est victime d'un accident de la circulation. Fautif, le fils du châtelain du coin, plutôt que de le secourir, le jette dans une rivière. Mais notre héros a la peau dure et est repêché le lendemain par les ouvriers du domaine agricole du châtelain. Ce dernier lui offre gîte et couvert au grand désespoir du fils qui va tenter de finir un travail inachevé. Action, romantisme, un peu de sexe : Tibet prend son lectorat à contre-pied. Enfin serait-on tenté de dire...
"Aldo Rémy" (tome 2), Glénat, 9,40 €


06:05 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Tibet, Glénat

26/05/2008

Complots et sacrifices

ef2fdc739b446e05d0dbc66f4d7b7a19.jpgDans le premier tome de cette série se déroulant dans le Paris du début du XIXe siècle, Noirhomme, créature maléfique, digne de Fantomas, a poussé au suicide quelques hommes ayant de trop lourds secrets. Dans le second tome, Noirhomme quitte la pages des journaux où ses aventures font frémir la France pour écumer les rues de la capitale. La nuit venue, il assassine sauvagement les solitaires qui traînent dans les bas-fonds de la ville. Une série de crimes qui permet à un ambitieux politicien, Eugène Monceaux, de briguer le poste de ministre de la police. Il profite de l'ambiance de peur pour assouvir ses envies de pouvoir. Un véritable complot car le Noirhomme qui terrorise Paris est un de ses hommes, tuant des innocentes pour protéger la femme de sa vie menacée par un dossier de Monceaux, l'ancien magistrat. Le problème, c'est que le véritable Noirhomme va intervenir dans cette partie d'échec et mettre mat le pauvre Monceaux. Une série en hommage à l'esprit feuilletonnesque, écrite par Antoine Maurel et dessinée par Hamo, jeune illustrateur belge recréant à merveille cette ambiance XIXe, avec une mention spéciale au masque réellement terrifiant du héros.
"Noirhomme" (tome 2), Casterman, 9,80 €


06:05 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Maurel, Hamo, Casterman

25/05/2008

Le long chemin d'une renaissance

Emmanuelle Cosso-Merad touche nos cordes les plus sensibles sur les doutes et les souffrances d'un peintre jamais satisfait.

68a80b329a5c89319d2dc90e84945b19.jpgDepuis qu'elle sait tenir un crayon et un pinceau, la petite Emma dessine, peint, croque tout ce qui tombe sous les yeux. A l'adolescence, elle prend des cours de dessin et de peinture avec Pedro qui ne lui ménage pas ses encouragements et avec lequel se noue une amitié indéfectible. « Du point de vue de Pedro, le résultat était admirable. Emma a regardé son professeur avec reconnaissance et l'avenir avec espoir. Qui aurait pu lui faire croire qu'avec cet exercice, Pedro venait de signer son arrêt de mort ? » Malgré tout et son jeune âge, elle doute, se remet sans cesse en question et reçoit le coup de grâce quand elle apprend qu'elle a raté le concours des Beaux-Arts. Pour elle, c'est tout ou rien. Au point qu'arrivée à l'âge adulte, elle range oeuvres et pinceaux dans le grenier de la maison familiale et trouve un travail de graphiste dans une agence de pub. Métier dans lequel elle excelle, certes, mais qui lui laisse toujours un petit goût amer au fond de son coeur, elle qui voulait vivre pour et par la peinture. Elle tire cependant des satisfactions dans son nouveau job. « A l'Agence, pour la première fois, quelqu'un flattait Emma sans retenue (NDLR Alice, la patronne) pour la première fois, elle était payée pour ses créations, pour la première fois, elle répondait parfaitement aux critères. Personne ne lui disait qu'elle était hors sujet. Personne ne lui disait qu'elle pouvait mieux faire et certainement pas qu'elle était prétentieuse ».

Grand virage sur route
Un jour, elle part visiter un chantier de rénovation de route avec la commerciale de la boîte. Et c'est là, sur le bitume, qu'elle rencontre Yvan,
génial dans son domaine et foisonnant d'idées. Il invite Emma à dîner et au fur et à mesure de leurs rencontres, elle n'ignore plus rien des différents revêtements des chaussées. Il font l'amour pour la première fois sur l'asphalte d'un chantier et ne perdront jamais cette habitude, peu romantique à première vue. Mais les étoiles sont si belles quand on est étendu, repu, sur une petite route de campagne... L'amour est tellement bien ancré qu'ils décident de vivre ensemble et de faire très vite des bébés. Quelques années de pur bonheur familial passent mais dans un petit coin de son cerveau, Emma continue à ressentir le besoin impérieux de peintre. Elle finit par ressortir couleurs et pinceaux, en souffrant pour autant de ce que les écrivains appellent la panne de la page blanche. « Moment blanc. Dans sa tête, il y avait une foule d'idées, c'est-à-dire qu'il n'y en avait pas ».
Elle persévère, encore et toujours, se met aux pinceaux dès que les enfants sont couchés et chine dans les brocantes pour acheter des toiles pas chères sur lesquelles elle retravaille.
Yvan, grâce à son génie, prend très vite du galon et part de plus en plus souvent en mission pour présenter ses idées révolutionnaires en matière de revêtement de routes. Un jour, dans une de ses chères brocantes, elle tombe sous le charme d'un tableau qui représente une femme en rouge. Et là, coup en plein coeur, son mari, pensant qu'il était d'elle, lui déclare que c'est la meilleure oeuvre qu'elle aie produite. Commence la grande descente aux enfers, doute, remise en question et surtout désespoir par lequel elle se laisse submerger.

Les petites parenthèses de l'auteur
Le livre est émaillé de commentaires et de citations tellement profondes et qui sonnent si vrai qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'Emmanuelle Cosso-Merad, y a livré une grande partie de ses souffrances. « Si on est heureux, il n'y a aucune raison de s'infliger cette souffrance qu'est la peinture ». La vraie citation de Charles Juliet porte sur l'écriture... ce qui revient au même puisque tout travail artistique passe par d'immenses interrogations.
Je ne vous raconterai pas le reste du roman mais personnellement, ce livre m'a atteint au fond des tripes et je n'ai pas honte d'avouer que la fin m'a fait pleurer. La grande prouesse d'Emmanuelle Cosso-Merad a été de réussir un livre criant de vérité, de chaleur humaine, triste et drôle à la fois. Assorti d'une plume excellente. Un vrai petit bijou, qu'on finit avec regret. On en aurait bien dégusté un peu plus...

« Mon avion, mon roman, mon amour », Emmanuelle Cosso-Merad, Flammarion, 17 euros.


24/05/2008

Mains vertes en action

4b033b80cf3fcb530e764359b71b8fa5.jpgLa sympathique série « Les fondus du... », après la pêche, le bricolage ou la cuisine, se penche sur le jardinage. Ces recueils de gags, sans prétention autre que de nous faire sourire, permet à divers dessinateurs d'animer les quelques personnages récurrents imaginés par les deux scénaristes en titre : Richez et Cazenove. Cette fois c'est Richard Di Martino qui passe la tondeuse. Ce dessinateur, au trait franco-belge très classique, a sévit dans un tout autre genre, le gore-comique, sur la série « Outre-Tombe » avec Léturgie. Vous trouverez dans ces planches des radis géants (l'engrais ukrainien est très efficace), des tondeuses en folie, des conseillers peu crédibles et des vendeurs très efficaces. Thierry, barbu fainéant au gros nez, se taille la part du lion, mais les interventions de Tiang, le moins futé de la bande, sont souvent irrésistibles. Et au détour d'une case vous pourrez apprendre une véritable astuce de jardinier comme de mettre des feuilles mortes au fond d'un trou avant de repiquer une plante. Mais si vous voulez améliorer la rentabilité de votre potager ou la verdeur de votre pelouse, ce n'est pas ce livre qu'il vous faut... Celui là n'agira que sur vos zygomatiques.
« Les fondus du jardinage », Bamboo, 9,45 €


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23/05/2008

Le vent des 120 jours

532e43889d8c72ceea6cbafb97670e55.jpgEn Afghanistan, le vent des 120 jours est un bijou très symbolique. Quand un homme l'offre à une femme, c'est pour lui dire qu'elle a fait autant de ravages dans son cœur que le vent de sable dans les cultures. Après que Véra, l'héroïne de la série « El Nino », ait soigné un chef de guerre moudjahidin au coeur des montagnes afghanes, ce dernier lui a offert cette pierre. Mais il ne semble pas y avoir de place pour la moindre histoire d'amour dans ce pays, en guerre depuis 25 ans. Après cinq tomes formant le premier cycle de cette série, les deux auteurs, Perrissin au scénario et Pavlovic au dessin, ont décidé de prolonger les aventures de Véra. Durement marquée par les événements qui lui ont enlevé son frère et sa fille adoptive, elle rebondit en intégrant une organisation humanitaire. Affectée dans un hôpital à Jalalabad, ville située entre Kaboul et le Pakistan, elle tente de faire fonctionner cette structure sans budget. Elle oublie ses malheurs en se consacrant à 100 % à ces femmes tuberculeuses. Mais au cours d'un déplacement, elle est capturée par les rebelles. C'est là qu'elle va rencontrer Tahir Navoï et peut-être reprendre espoir en la vie, sa vie.
« El Nino » (tome 6), Les Humanoïdes Associés, 12,90 €


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22/05/2008

Secousses à Barcelone

8aef0c07e00e2774c6a006b9ac8268e9.jpgBarcelone est le théâtre de cette histoire complète, beaucoup plus psychologique qu'il n'y paraît. Car au premier abord, on pourrait penser qu'il ne s'agit qu'une banale histoire d'amour qui tourne mal, après quelques scènes chaudes et dénudées sous le pinceau de Sergio Malia. Mais le scénario d'Antoine Ozanam est beaucoup plus subtil que ça. Robin est un jeune romancier à succès. Vivant avec Alicia depuis quelques mois, leur relation est en train de se déliter. Et un soir, la belle fait ses valises et claque la porte. Pour Robin, c'est comme si Barcelone était secouée par un tremblement de terre. Après un phase de dépression, Robin décide de réagir. Il imagine un plan lui donnant une seconde chance. Il utilise un prête-nom pour faire croire qu'il a quitté Barcelone et va changer de tête dans une clinique en Suisse. Ensuite, sous une autre identité, il va tenter de séduire une seconde fois Alicia. Il y parvient sans trop de mal car il a retenu les leçons du passé et a aussi modifié son tempérament. L'égocentrique et aujourd'hui beaucoup plus à l'écoute de son amoureuse. Voyage dans les âmes, voyage également dans les rues de Barcelone et son ambiance unique, très bien rendue par les dessins de Malia qui aime lui aussi cette ville.
« Apocalypstick », Glénat, collection Caravelle Urbaine, 12,50 €


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