31/07/2009

Voyage vers Antarès

Antares 2.jpgLe deuxième tome du cycle Antarès de Léo est paru en février dernier. Je ne sais pourquoi, il est resté longtemps dans un coin, sans que je n'y touche. D'habitude, je me précipite sur les albums des Mondes d'aldébaran tant l'univers de cet auteur présilien me passionne. Le redécouvrant presque, je me lance dans la lecture. Et lespremières pages me déçoivent. Kim, en compagnie de sa fille, est dans un vaisseau qui part coloniser Antarès. Des pages oppressantes, en huis clos, où les voyageurs appartiennent à une secte très stricte sur les apparences vestimentaires. Bref, je met du temps à accrocher. Comme d'habitude, l'émerveillement intervient quand Kim touche le sol de cette planète inconnue. Et que les animaux et plantes locaux font leur apparition. Fleurs géantes, panthères à 6 pattes, dragon volant, gros concombres de mer affamés : on n'est pas déçu. D'autant que Kim , en compagnie d'un petit groupe de rescapés, se retrouve isolée au coeur de la planète. Des milliers de kilomètres les séparent du camp de base. Des milliers de dangers aussi... Mais ce sera pour le prochain album. Le cycle est prévu en cinq tomes. Cela fera un total de 15 titres. Une oeuvre foisonnante qui remporte un succès mérité.
« Antarès » (2), Dargaud, 10,40 €

06:38 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : léo, antarès, aldebaran, dargaud

30/07/2009

Le bonheur de la masse

 

Dr Bonheur 2.jpgTurk, dessinateur de Robin Dubois et de Léonard, a toujours été associé à De Groot. Il en a surpris plus d'un quand il s'est lancé dans une nouvelle série avec Clarke au scénario. Le dessinateur de la gentille Mélusine est beaucoup plus acerbe quand il mène la barque. Le héros qu'il a offert à Turk est un grand malade. Le Docteur Bonheur a la prétention de guérir toute être humain victime de dépression, mélancolie, tristesse et autres maladies mentales de plus en plus courantes dans notre époque individualiste et stressante. Mais le docteur Bonheur a souvent des solutions radicales. Un discours rassurant avant une intervention définitive. Il veut que le bonheur soit un phénomène de masse, quitte à provoquer quelques dommages collatéraux. Avec son nez rouge et ses lunettes de soleil il pourrait faire penser à un clown. C'est juste un psychopathe qui s'ignore...De l'humour noir et macabre qui paradoxalement fait du bien quand ça va mal. 48 pages d'un antidépresseur sans rival.

« Docteur Bonheur » (tome 3), Le Lombard, 10,40 €

06:25 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turk, clarke, lombard

29/07/2009

Le pépé et l'iguane

 

Mon pepe 2.jpgNapoléon est perturbé. De plus en plus à cran. Ce petit garçon, moitié chinois (par son père) et moitié corse (par sa mère), vit très mal la perte de son grand-père. Un pépé qu'il aimait et qu'il regrette. Mais dans cette série imaginée par Barral et dessinée par TaDuc, le pépé revient assez rapidement sur le devant de la scène. En fantôme. Un fantôme que seul Napoléon peut voir. Le second tome débute chez un psychologue, les parents (en plein divorce) cherchant une solution pour permettre à leur enfant de retrouver un minimum d'équilibre mental. La solution : adopter un animal de compagnie qui fera oublier l'absence de l'être aimé. Après avoir hésité entre un chien et un chat, Napoléon revient à la maison avec un iguane. Un reptile au caractère bien trempé qui plait d'autant plus à Napoléon qu'il voit lui aussi le fantôme du pépé. Et très rapidement les relations entres les deux vont se détériorer, provoquant gags et situations cocasses exploitées par deux auteurs très en verve.

« Mon pépé est un fantôme » (tome 2), Dupuis, 9,45 €

06:47 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barral, taduc, dupuis

28/07/2009

Cuba tourista

 

Vacanciers 1.jpgAvant de partir en vacances à l'étranger, mieux vaut se renseigner sur sa destination. Ainsi les deux vacanciers, héros de cette nouvelle série de Yves Montagne, ont peut-être choisi Cuba pour de mauvaises raisons. Ce gentil couple, composé d'Alex, un peu casanier et horriblement jaloux et d'Anna, plus aventurière et ouverte aux rencontres avec les autochtones, aurait du oublier les clichés de Cuba la rouge, fière et chaleureuse. Ils débarquent dans un pays où le touriste est avant tout un pigeon à plumer. Une première impression qui sera cependant atténuée par la suite grâce à la musique, seul plaisir et surtout liberté accessible à tout le monde. Cet album, tout en offrant une vision réaliste et non édulcorée de Cuba, n'en oublie pas de faire rire le lecteur. L'auteur a donc exagéré la mauvaise humeur d'Alex, entraîné malgré lui dans des galères de plus en plus importantes. Le dessin, très fluide et dynamique, se veut humoristique tout en situant l'histoire dans des décors plus vrais que nature.

« Les vacanciers » (tome 1), Vents d'Ouest, 9,40 €

06:44 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yves montagne, vents d'ouest

27/07/2009

Intrigues indiennes

 

La première enquête de Vish Puri, détective privé indien, a l'honneur d'inaugurer la nouvelle collection « Domaine policier » de 10/18

 

L'homme qui exauce les voeux.jpgIl fait un peu penser à Hercule Poirot. Mais il évolue dans un monde radicalement différent. Vish Puri, Chubby pour les intimes, Boss pour ses employés, est le meilleur détective privé de Delhi. Quelques affaires élucidées avec éclat ont suffit pour lui bâtir une réputation élogieuse. Vish Puri, 51 ans, quelques kilos de trop, fait partie de ces Indiens qui, tout en comprenant l'évolution de leur pays, puissance émergeante où les fortunes s'amassent en peu de temps, regrettent les traditions vieilles de plusieurs siècles et devenues caduques en une décennie.

Ce roman policier de Tarquin Hall, journaliste anglais marié à une Indienne et ayant longtemps vécu dans le sous-continent, est une excellente occasion pour décrire minutieusement l'évolution des mœurs des habitants de cette région du monde. Cet observateur privilégié y a trouvé de nombreuses sources d'intrigues à la sauce indienne.

 

Casquette et moustache

Vish Puri, surbooké, surmené, mène souvent plusieurs dossiers de front. Notamment celles qui doivent déterminer de la bonne moralité d'un futur marié. C'est le gros de son chiffre d'affaires. Mais parfois il est appelé à s'occuper d'enquêtes plus délicates et passionnantes. Il faut alors savoir se rendre invisible : « Puri qui se targuait d'être un champion du travestissement, ne portait rien d'inhabituel pour l'opération du jour ; pourtant on vous aurait pardonné si, le voyant pour la première fois, vous l'aviez cru réellement déguisé en détective : moustache en guidon de vélo bien cirée (qu'il gardait depuis l'armée), casquette de tweed et lunettes d'aviateur adaptées à sa vue. » Vish Puri, dans ce roman, est sollicité par un avocat qui est accusé du meurtre d'une de ses employée, Mary. La jeune fille, embauchée depuis à peine un mois, a disparu sans laisser de trace. Vish lance ses informateurs sur l'affaire et fait une découverte inquiétante. Peu de temps après la disparition de Mary, le corps d'une jeune femme, violée et défigurée, est découvert au bord d'une route. Cette enquête, qui occupe l'essentiel du roman, est menée tambour battant entre Delhi et Jaïpur.

 

Drogué au piment

Mais dans ce polar, d'autres intrigues se nouent. Vish Puri est notamment visé par un tueur, heureusement maladroit. Un matin, alors que le détective prenait soin de ses précieux pieds de piments sur la terrasse de sa maison, il essuie des coups de feu. Dans cette enquête, il recevra le renfort, non souhaité, de sa mère, encore plus maniaque et bizarre que notre héros.

On découvrira aussi sa vie de famille, typique d'une certaine bourgeoisie indienne. Vish Puri aime sa femme, un peu moins quand elle s'obstine à lui faire suivre un régime. Plus de sel ni de beurre. Heureusement il lui reste les piments. « Croquer un naga morich revenait à effleurer du plomb fondu avec le bout de la langue. Le palais de Puri, immunisé, réclamait en conséquence des condiments toujours plus forts. Au fil des années il avait développé une véritable addiction au piment ; son seul moyen de se les procurer était de les cultiver lui-même. »

Cette plongée dans l'Inde contemporaine, en plus d'être très dépaysante, est pleine d'enseignements. Une bonne façon de s'intéresser à ce pays en pleine expansion économique et qui comptera de plus en plus à l'avenir.

 

« L'homme qui exauce les vœux », Tarquin Hall, 10/18, 8,60 €

06:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarquin hall, vish puri, 1018

26/07/2009

Mes souvenirs illustrés, extras bis

 

Dans les années 90, avec l'arrivée de Thierry Tinlot à la rédaction en chef de Spirou, l'animation a pris une autre dimension. Le summum aura été la malédiction de la page 13. Durant des semaines, la page 13 du magazine aura été frappée de multiples maux allant de mauvaises couleurs, à l'inversion de planches en passant par le flou ou le tremblé. Bref, elle devenait illisible. Après avoir envisagé de la laisser en blanc chaque semaine, une solution géniale a été trouvée : il n'y aurait plus de page 13, elle serait remplacée par la 12 bis. Une numérotation qui existe encore aujourd'hui.

spirou elan.jpgAutre animation qui a vite tourné au second degré, l'élan de Frank. Frank est donc choisit pour dessiner des cartouches annonçant « le nouvel élan de la revue ». Mais pour lui, l'élan c'est avant tout un animal. L'élan, bête et pas très futé, geignard et râleur, a commencé à squatter les pages, devenant presque une véritable série. Finalement l'aventure s'est conclue par un album rarissime intitulé « L'élan n'aura jamais d'album »...

Autre grand moment de l'histoire de l'hebdo de Marcinelle : celui entièrement réalisé par Bercovici en 1999. Le dessinateur des Femmes en Blanc est réputé très rapide. Pour dépanner tous les auteurs de la revue (tombé malade sen même temps...) il a assuré la quarantaine de planches de toutes les séries. Un numéro collector. Surtout pour les fans de Bercovici...

tintin ric.jpgChez Tintin, l'animation de la revue passait essentiellement par des opérations spéciales pour les anniversaires des héros. Chaque dessinateur rendait hommage, à sa façon, au héros mis en vedette. Cela permettait à certains « réalistes », à se frotter à des personnages improbables. Hermann dessinant Cubitus, Dupa transformant Ric Hochet  ou Andréas se coltinant Robin Dubois.

Autre cas classique d'animation chez Tintin, l'histoire à suivre à plusieurs mains selon le principe du cadavre exquis. Des planches rares car jamais reprises dans des albums.

PS : Merci aux sites "Journal de Tintin" et "Journal de Spirou" déjà cité dans une précédente note pour les couvertures.

06:38 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tinlot, frank, bercovici

25/07/2009

Mes souvenirs illustrés, extras

Lire un hebdomadaire de bande dessinée dans les années 70 à 90 permettait essentiellement de découvrir en exclusivité les futures aventures des héros les plus importants. Mais cela ne suffisait pas pour attirer le lecteur. Les rédacteurs en chef ont donc de tous temps cherché à animer les pages, donner de l'inédit qui ne sera pas revu ailleurs. Cela a permis à Franquin de dessiner d'horribles monstres et Yann et Conrad de s'affirmer comme les sales gosses de la BD.

monstre spirou.jpgDe toutes les animations, ce sont les hauts de pages de Yann et Conrad qui n'auront le plus marqué. Les deux jeunes auteurs français avaient la possibilité de dessiner une bande dessinée extraplate en haut des planches. Du noir et blanc, qui souvent faisait référence directement à la planche publiée en dessous. Une rubrique qui a fait débat, certains lecteurs se plaignant de cet humour noir. Mais la véritable levée de bouclier eut lieu chez les auteurs. Ce n'est pas parce qu'on travaille dans un journal humoristique qu'on a de l'humour... Parmi les têtes de turc de Yann et Conrad il y avait Devos et son Génial Olivier très daté, Yoko Tsuno ou Papyrus. Rapidement, sous la pression, certains gags ont été supprimés. Sur la vingtaine de hauts de page prévus, moins d'une dizaine paraissaient. L'expérience n'a pas duré très longtemps (un peu comme le Trombone illustré), mais aura soufflé en vent de fronde et de folie sur l'hebdo qui aura certainement conquis un nouveau public. On retrouve l'esprit de cette rubrique actuellement dans la page « La galerie des illustres » avec un strip écrit par Yann (qui n'a rien perdu de sa causticité) et dessiné par Léturgie, digne héritier de Conrad.

clowns roba.jpgL'animation classique se faisait en couverture. Tintin, sans proposer d'aventure du reporter à la houppe (ou des repasses de versions anciennes), avait tout le temps une présence « hergéenne » en couverture. Des illustrations fournies par le studio, pas toujours de première fraîcheur. Spirou de son côté voulait une présence permanente de son héros principal en couverture. Longtemps Franquin a dessiné une vignette, notamment pour présenter les débuts des nouvelles séries. Ensuite, il s'est lassé et durant une longue période il a inauguré sa série de monstres. D'horribles bestioles étaient en une. Du grand art.

Ensuite, Tome et Janry ont pris le relais, avec brio, incorporant le Petit Spirou à ces dessins originaux. Toujours en couverture de Spirou, d'autres dessinateurs ont assuré l'animation. Notamment Roba avec des clowns montrant toute l'étendue de son talent graphique.

(A suivre demain)

24/07/2009

JEAN L'IMPOSTEUR

Que se passerait-il si l'un des apôtres de Jésus revenait sur Terre de nos jours ? Jean-Olivier Tedesco nous apporte la réponse.

jean.jpgSa première intervention publique a bouleversé la France entière. Invité d'une célèbre émission d'actualité du dimanche, un certain Ben Youssef, travailleur immigré d'origine arabe, captive son auditoire et les millions de téléspectateurs. Son message, de paix et d'amour, dénote en cette année 2006 mais redonne espoir à tout un pan de la population. Et les spécialistes ont remarqué qu'il n'a prononcé que des phrases extraites de l'évangile selon saint Jean. De là à penser qu'il s'agit de la réincarnation de l'apôtre de Jésus Christ... Problème : après l'émission il disparaît aussi vite qu'il est apparu.

Dès le lendemain, Augustin Lévêque, le véritable héros de ce thriller politico-religieux de Jean-Olivier Tedesco, entre en scène. Augustin est au plus bas côté moral. Au chômage depuis de nombreux mois, il avait pourtant une place en or. Physionomiste à l'Elysée, il était directement affecté au Président, son regard acéré lui permettant de lire au fond des âmes des visiteurs de marque. Il avait le pouvoir à portée de main mais n'en a pas profité. Devenant trop dangereux car beaucoup trop bien informé des secrets de la République, il s'est fait licencier comme un malpropre après une cabale lancée contre lui par des envieux.
Dépressif, il était au bord du gouffre, pratiquement SDF, quand une femme s'est apitoyée sur son sort. Depuis il vivote chez cette Myriam, l'aimant sans être véritablement amoureux. Son ancien chef le recontacte : il doit retrouver ce fameux Ben Youssef. Les plus hautes autorités catholiques françaises recherchent également Ben Youssef qui semble réaliser des miracles partout où il passe.
La première partie du roman raconte cette chasse à l'homme dans Paris, Augustin lisant littéralement la bonté et la joie dans les yeux des passants ayant croisé la route de Ben Youssef.

ONZE DISCIPLES
La suite du roman se passe à New York, Ben Youssef a recruté onze disciples devant porter sa bonne parole et Augustin sera le témoin de cette formidable aventure. Au cours d'une réunion préparatoire, il s'étonne et le dit à Ben Youssef : " A regarder ces onze hommes rassemblés autour de toi, qui aurait pu croire qu'ils étaient venus là pour sauver l'humanité et assurer enfin le triomphe de Dieu ? On aurait plutôt dit un gang venu préparer un mauvais coup. " On suit avec passion les découvertes d'Augustin, sur ce nouvel apôtre, mais également sur ses origines, simple mortel doté d'un don extraordinaire et qui semble promis à un destin hors du commun.

"Jean l'Imposteur", Jean-Olivier Tedesco, Albin Michel, 19,50 euros


11:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tedesco, albin michel

23/07/2009

Variations sur la solitude

 

Bulles et nacelles.jpgUn petit souriceau dans une maison loin de la civilisation. Il s'appelle Charlie et est écrivain. Du moins c'est ce qu'il prétend, car son oeuvre, pour l'instant, se résume à une montagne de feuilles froissées. Charlie, dans l'introduction de ce long récit de Renaud Dillies, explique sa joie de vivre seul. Il ne dépend de personne, fait ce qui lui chante quand il veut. Reste que parfois, il se sent un peu seul. Une solitude de plus en plus pesante qui va prendre la forme d'un oiseau bleu qui intervient directement dans le récit. Charlie va tenter de s'en faire un ami, mais le volatile est difficile à apprivoiser et n'en fait qu'à sa tête. Cette histoire, aux faux airs de BD animalière, hésite entre philosophie et poésie. Les plus belles pages sont celles où l'auteur réinvente un monde enfantin de manèges et de personnages masqués. Savourez les pages du carnaval dans lesquelles ont retrouve toutes les origines nordistes de ce jeune auteur s'étant fait remarqué par l'album « Betty Blues » publié chez Paquet. La musique y avait une grande importance, comme dans la vie de Charlie, souris, écrivain et guitariste.

« Bulles et nacelle », Dargaud, 15,50 €

06:47 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dillies, dargaud

22/07/2009

Lilly et le Lord

 

Rochester 6.JPGClap de fin sur la série des Rochester. Atypique, elle n'a pas su séduire un nombre suffisant de lecteurs. Dommage, sans être transcendante, elle permettait au lecteur de passer un agréable moment, dans une ambiance « so british », avec l'humour qui va avec. Dessinée par Philippe Wurm, elle était une des nombreuses créations de Jean Dufaux. Il était persuadé qu'elle passionnerait le grand public, dans une postface il fait un constat d'échec, clame sa colère, s'en prend essentiellement à lui, tout en regrettant que les « albums se soient noyés dans la masse ». Cette dernière histoire a le mérite de boucler la boucle. Les deux héros, Lady Elza Rochester et Jack Lord, mariès puis divorcés avec pertes et fracas, vont finalement se retrouver après ces errances mouvementées. De même, le destin de Feet, clochard et indic, va basculer car il pourra enfin se réconcilier avec sa mère, et retrouver son titre : lord Feetburry-Hampton. Quant au personnage principal de l'histoire, Lilly Hot Legs, artiste de cabaret, elle fera chavirer bien des coeurs en interprétant son rôle de sauvageonne vivant nue en Afrique.

« Les Rochester » (tome 6), Dupuis, 13,50 €

06:43 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wurm, dufaux, rochester, dupuis