30/07/2011

Un héros au sang froid : Synchrone de Delmas et Crosa au Lombard

Delmas, Crosa, Lombard, Synchrone

Delmas, Crosa, Lombard, SynchronePolicier américain en mission à Paris, Ian Mallory perd sa jeune femme dans un attentat. Alors qu'il vient de monter dans sa voiture qu'elle conduit, un motard s'approche et tire une balle à bout portant sur la conductrice. Elle meurt et la balle finit dans le crâne de Ian qui restera dans le coma plusieurs mois avant de récupérer difficilement tous ses moyens. La balles est toujours logée dans son cerveau. Elle a détruit une zone qui empêche désormais Ian d'avoir des émotions. Cinq années plus tard, Ian a changé de vie. Il est devenu écrivain et tente d'oublier. Il retrouve ses réflexes de policier imperturbable quand il découvre la fille adolescente de sa nouvelle compagne dans sa chambre un couteau à la main, son petit ami mort poignardé en plein cœur. Ce premier tome d'une série semblant mystérieuse permet également de présenter les différents protagonistes imaginés par Delmas et dessinés par Crosa. Ian en premier lieu mais également une journaliste fouineuse, l'ado rebelle, le flic manipulateur. Un cocktail digne d'un thriller d'Hollywood.

 

« Trauma » (tome 1), Le Lombard, 11,95 €

02:54 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : delmas, crosa, lombard, synchrone

29/07/2011

Anneau magique et comique pour Walter le loup de Munuera chez Dargaud

Munuera, Walter, Dargaud, Seigneur des Anneaux

Munuera, Walter, Dargaud, Seigneur des AnneauxSi vous avez aimé « Le seigneur des anneaux », cette BD devrait vous faire sourire. Une parodie très décalée avec Walter le loup en héros, le tout signé Jose Luis Munuera. Walter a fait ses premiers pas de héros de BD dans Merlin, imaginé par Sfar avec déjà Munuera au dessin. L'auteur espagnol a décidé de prolonger l'existence de ce loup atypique dans une série propre. Walter est loin d'être la terreur des forêts. Quand il se promène dans les bois, ce n'est pas pour croquer les petites filles mais pour admirer les fleurs... Dans « L'anneau magique », le troisième volet de ses péripéties, il va aider, malgré lui, deux Hochets, des êtres minuscules poursuivis par des méchants, sous les ordres de Sardineman, bien décidés à les tuer. Ils ont pour mission de détruire un anneau magique.

Un humour omniprésent, pas toujours de bon goût mais très efficace, transforme cet album en une franche rigolade idéale pour les coincés des zygomatiques.

« Walter le loup » (tome 3), Dargaud, 10,45 €

28/07/2011

Les larmes de l'Autre-Monde, cauchemar des Enfants d'ailleurs

Bannister, Nykko, Enfants d'ailleurs, Dupuis

Bannister, Nykko, Enfants d'ailleurs, DupuisChangement de ton dans la série « Les enfants d'ailleurs ». Si au début cette histoire fantastique de Bannister et Nykko pouvait être lue par les plus jeunes, le tour dramatique des derniers événements la classe presque dans la catégorie des récits d'horreur. Dans le précédent épisode, Rébecca, atteinte d'une maladie mortelle, franchit une nouvelle fois les frontières de l'Autre-Monde en compagnie de Théo et Noé. Maxime se lance à sa recherche. En compagnie du grand-père de Rébecca, le premier à avoir découvert ce monde parallèle, il tombe sur une tribu de zombies dont font partie ses trois amis. Il va tenter de les délivrer.

Le monde imaginé par Nykko est de plus en plus complexe, noir aussi. Baleine des sables avaleuse d'hommes, fleurs mortelles, marais putrides... Un véritable cauchemar où l'esprit d'équipe des enfants est mis à rude épreuve. Certains vont craquer, devenir agressifs, penser que la vengeance peut soulager. Bref une superbe leçon de vie qui permettra aux adolescents de réfléchir sur une morale subtile et pas trop ostentatoire.

« Les Enfants d'ailleurs » (tome 5), Dupuis, 10,45 €

27/07/2011

Le Burger ultime selon Arleston et Barbucci

Arleston, Barbucci, Lord of Burger, Glénat

Arleston, Barbucci, Lord of Burger, GlénatPour sa première infidélité aux éditions Soleil (Lanfeust, Trolls de Troy...) Arleston n'a pas pris n'importe qui comme dessinateur. Il s'est associé à Barbucci (Monster Allergy, WITCH) pour lancer une série sur la gastronomie aux éditions Glénat. Les deux premiers tomes de Lord of Burger, parus en 2009, ont été redécoupés et réédités pour en faire des albums de 48 pages. La nouveauté, le tome 3, entièrement dessiné par Barbucci, raconte la suite des aventures d'Ambre et Arthur, obligés de reprendre le restaurant gastronomique de leur père, Alessandro Caprese, mort après avoir été enfermé dans la chambre froide. Une reprise catastrophique car Ambre se désintéresse de la cuisine et Arthur s'est spécialisé dans les... hamburgers. Ce sont ces derniers pourtant qui vont les sauver. Sélectionnés pour une émission culinaire, ils remportent le gros lot avec une recette de burger au canard qui relance le restaurant. Humour très présent, quelques recettes en prime, une intrigue au long cours : ce Lord of Burger a tout pour devenir un succès de librairie.

 

« Lord of Burger » (tome 3), Glénat, 9,95 €

26/07/2011

Dragon, magie, tueuse : trio gagnant

Tueuse de dragons n'est pas une sinécure. Jennifer Strange, la dernière en activité, a des problèmes pour assurer sa charge.

 

Fforde, Jennifer Strange, Fleuve Noir, TerritoiresDans ce monde imaginaire, les dragons ne font plus peur, pas plus que les magiciens ne font rêver. L'univers fantastique mis en place par Jasper Fforde dans ce roman est assez déroutant. Dans les premières pages on suit Jennifer Strange, 16 ans seulement, directrice de l'agence Kazam, dans une intervention de magie pratique. Crise aidant, trois magiciens sont réquisitionnés pour changer, en quelques secondes grâce à quelques passes et formules magiques, toute la plomberie d'une maison. Une intervention éclair qui permettra de remplir les caisses de plus en plus vide de Kazam. Jennifer n'est pas magicienne. Elle supplée la disparition du directeur, M. Zambini. Jennifer est une enfant trouvée confiée à l'agence. Elle est nourrie et logée contre neuf années de « servitude ». On pourrait penser que c'est de l'exploitation, mais comparé aux dortoirs de l'orphelinat, c'est très agréable.

 

Quarkon et Grizz Crevettes

Par petites touches, en multipliant les portraits de magiciens (Dame Mawgon l'irascible, le Mage Moobin, Plein Tariff, Nasil, spécialiste du tapis volant) ou de personnages secondaires, Jasper Fforde plante ce décor qui fait parfois penser à la folie douce d'Alice aux pays des merveilles. On découvre tout ce petit monde par l'intermédiaire de Jennifer, la narratrice. Elle est en permanence accompagnée de son quarkon, un petit animal fidèle et dissuasif. « D'accord, on dirait un tiroir à couteau, explique-t-elle au nouvel enfant trouvé, Grizz Crevettes, et il a l'air d'avoir envie de te réduire en charpie mais, en fait, il est très gentil. Il ne mange pratiquement jamais de chats. » Grizz Crevettes est un peu le poil à gratter de l'histoire. Encore très jeune, il est cependant supérieurement intelligent et comprend tout, très vite. Notamment que Kazam a des problèmes financiers ou que Jennifer est contestée par certains magiciens.

 

La sagesse du dragon

La magie, dans ce roman, est décrite comme un talent que tout le monde a plus ou moins. Une seule certitude, elle est en régression, de moins en moins forte. Pourtant, d'un seul coup, elle s'élève vertigineusement. Cela correspond à une prédiction formulée par plusieurs clairvoyants : le dernier dragon, Maltcassion, sera tué dimanche prochain à midi par une certaine Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons en activité.

En moins d'une semaine la vie de la jeune héroïne va basculer. Devenant effectivement tueuse, sa curiosité la poussera à discuter avec le dragon. Elle aura d'abord bien du mal à le localiser le confondant dans un premier temps avec un tas de pierres : « le tas de gravats s'est déplacé et j'ai senti le sol frémir. Le dragon a déroulé sa queue, l'a étirée, puis, s'en servant comme d'une brosse, s'est gratté le dos juste au-dessus des ailes repliées contre son épine dorsale. » Maltcassion, malgré son gigantisme, est loin d'être un monstre assoiffé de chair humaine comme le prétend la rumeur populaire. Le dragon se révèle être un sage plein de bon sens. Pourtant lui aussi admet que Jennifer le tuera dimanche à midi. Une chose que la jeune fille n'envisage pas. Et pourtant...

Jasper Fforde, en truffant son récit d'humour, british ou absurde, tient le lecteur sous son charme. Les amateurs de pure fantasy pourraient être déçus car il n'y a pas de grands combats ni d'exploits légendaires, mais il y gagnent au change car les aventures de Jennifer Strange se révèlent plus profondes, humaines et pleines de sens. Et une fois la dernière page tournée on n'a qu'une envie : retrouver Jennifer et Grizz Crevettes pour de nouvelles aventures. Et les pistes sont multiples, de l'origine de Jennifer, l'enfant trouvée, au mystère de la disparition de M. Zambini.

« Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons », Jasper Fforde (traduction de Michel Pagel), Fleuve Noir collection Territoires, 15,90 €

 

23/07/2011

Le Tueur devient capitaliste

Matz, Jacamon, Tueur, Casterman

Matz, Jacamon, Tueur, CastermanLe Tueur voudrait bien prendre sa retraite. Fatigué d'assassiner sur commande, il a envie de vivre paisiblement près de la femme qu'il aime et de son enfant. Mais pas facile de décrocher. Notamment quand on se retrouve catalogué agent cubain par les « Étasuniens ». Tuer des affreux pour des clients encore plus mauvais, cela forge une conscience politique. Dans le précédent album, il semblait avoir choisi son camp. Mais finalement un nouveau contrat (et une entourloupe des Cubains) le pousse à accepter une proposition d'un ancien de la CIA et du lieutenant d'un cartel colombien : créer une société pour exploiter le pétrole cubain. Matz, le scénariste, inverse radicalement le parcours du héros. Même s'il n'était pas spécialement sympathique, il semble devenir ouvertement détestable. Mais cela ne pourrait être qu'une impression.

Cette série, complexe et prenante, n'a jamais été politiquement correcte et encore moins simpliste. Niveau dessin, Jacamon se permet de plus en plus de très grandes cases pour une mise en page dépouillée. On admirera plus spécialement cette fois ses décors désertiques à la chaleur implacable très bien rendue par les couleurs.

« Le Tueur » (tome 9), Casterman, 10,40 €

12:24 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : matz, jacamon, tueur, casterman

22/07/2011

Séquelles d'expérience dans le tome 2 de "Phoenix" de Gaudin et Peynet

Phoenix, Soleil, Gaudin, Peynet

Phoenix, Soleil, Gaudin, PeynetParfois, dans une série, le tome 2 est l'occasion de livrer quelques clés au lecteur pour qu'il ait envie de d'acheter le titre suivant. Dans Phœnix, Gaudin le scénariste prend tout le monde à contrepied en amenant encore plus d'interrogations. Et paradoxalement, comme dans « Lost », l'excellente série télé, ça marche. On est toujours aussi perdu et intrigué, mais loin de vouloir décroché, ces interrogations supplémentaires donnant une furieuse envie de découvrir la suite. Il y a des années, un groupe de gamins a été victime d'une expérience alors qu'ils séjournaient sur une île du Pacifique. De nos jours, ils en subissent les conséquences, comme s'ils passaient dans un monde parallèle très comparable à l'enfer. En plus se suivre Jon, un des enfants devenu adulte, cette seconde partie se consacre en grande partie au cas de Mr Fincher. Ce vieillard semble dérangé. Il vit d'ailleurs dans un asile. Mais il semble véritablement affolé par les « autres » et craint qu'ils ne prennent sa place. Est-il fou ou victime d'une de ses inventions ? Une psychologue, en creusant dans son passé, découvre que ce scientifique a travaillé pour l'armée américaine. Magistralement écrit, dessiné avec brio par Peynet, c'est une des séries les plus prometteuse du catalogue Soleil.

 

« Phœnix » (tome 2), Soleil, 13,50 €

13:10 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phoenix, soleil, gaudin, peynet

20/07/2011

Violence, pouvoir et religion à "Méridia"

 

Gloris, Mouclier, Delcourt, Méridia

Gloris, Mouclier, Delcourt, MéridiaDans le monde de Méridia, les différentes régions civilisées, en plus de se battre contre les barbares du Nord, doivent régulièrement s'entredéchirer dans des guerres fratricides. La période historique semble correspondre à la Renaissance italienne, avec cependant du fantastique en plus des intrigues. Cet univers riche et complexe imaginé par Thierry Gloris, le lecteur le découvre avec les yeux du jeune Lysandre. Ce novice, promis à la fonction de prêtre (ainsi qu'à la castration qui va de pair), est attaqué par des bandits de grands chemins. Ils massacrent la délégation et volent des fleurs de Dorkéïne très convoitées. Lysandre, capturé, est offert en cadeau au chef. On craint pour lui les pires sévices mais Baskia se révèle être son amour de jeunesse.

En plus de la violence, le sexe fait une étonnante apparition dans cette BD décidément hors genre. Un couple de héros ouvertement homosexuels, une prêtresse violée jurant de se venger, des créatures monstrueuses et des batailles sanglantes à l'épée : le lecteur en a pour son argent. D'autant que le tout est dessiné par Joël Mouclier, excellent peintre baroque.

« Méridia » (tome 1), Delcourt, 13,95 €

21:48 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gloris, mouclier, delcourt, méridia

17/07/2011

Cocktail explosif de stars

Nounou de star, tel est le métier de Sunny Pascal. Il a beaucoup de travail sur le plateau mexicain de « La nuit de l'iguane », film de John Huston.

 

Haghenbeck, cocktails, La nuit de l'iguane, DenoëlF.G. Haghenbeck, scénariste de bande dessinée mexicain, signe avec « Martini shoot » un roman aux hommage multiples. A une région du Mexique, à un style de polar, au cinéma hollywoodien et à la science des cocktails. Ces différentes composantes devraient permettre à tout un chacun de trouver au moins un intérêt à la lecture des aventures de Sunny Pascal.

Cet amateur de surf et de tequila gagne sa vie en protégeant les stars du septième art. Une sorte de détective privé intervenant avant le début des ennuis. Et s'il arrive trop tard, sa mission est d'aplanir les difficultés, d'étouffer tout scandale pouvant nuire à la réputation d'un réalisateur, de ses acteurs ou de la production.

D'origine mexicaine, Sunny est particulièrement content quand on lui demande de se rendre à Puerto Vallarta sur le plateau de la dernière production de John Huston, « La nuit de l'iguane ». Il connaît bien la région et va en faire une description paradisiaque. « Évidemment, il n'y a pas de cactus à Puerto Vallarta. Bien au contraire. La végétation est si dense et si verdoyante qu'on se demande pourquoi Dieu n'en a pas donné un peu au reste du pays. Il se peut que cet endroit soit son chouchou : il lui a donné la plage, la forêt tropicale et des belles femmes. Même Dieu est égoïste. » « Si ce Dieu égoïste avait créé Adam et Eve, ils étaient à coup sûr en train de siroter un cuba libre au bar d'un hôtel de Puerto Vallarta. » Un cadre enchanteur, loin de toute civilisation, mais qui ne laisse pas indifférent quelques promoteurs espérant profiter de la notoriété du film pour faire grimper le prix des terrains.

 

Recettes de cocktails

Sur place, Sunny découvre que l'ambiance est très tendue. John Huston, cigare aux lèvres, dirige ses acteurs d'une main de fer. Et ce n'est pas évident quand on connaît la distribution. Ava Gardner, sublime diva, Sue Lyon auréolée de son succès sulfureux dans Lolita et Richard Burton, alcoolique pourchassé par des dizaines de paparazzis. Et pour cause, l'acteur gallois vit depuis peu avec Liz Taylor qui a fait le voyage et bronze en compagnie de ses enfants sur la plage mexicaine. Bref, entre l'exubérance d'Ava Gardner, les caprices de Sue Lyon, les cuites de Richard Burton et les exigence de Liz Taylor, Sunny est souvent mis à contribution.

Rien de bien grave cependant, ce qui lui permet de passer ses journées au bar de la production à se rincer le gosier de cocktails exotiques dont la recette ouvre chaque chapitre. C'est un des nombreux charmes de ce roman ayant parfois des airs de reportage documentaire : on devient incollable sur les cocktails, leurs compositions et histoires.

 

Colts en or

Les affaires de Sunny se compliquent quand il découvre que John Huston a offert à chaque vedette du film un colt en or avec des balles en argent. Une de ces balles est retrouvée dans le cadavre d'un membre de l'équipe. Du boulot pour Sunny qui devra également déjouer les plans de voleurs de bijoux, de trafiquants de drogue, sans oublier les tracas occasionnés par la police corrompue. Le héros, souvent plus imbibé que de raison, passe son temps à être victime, comme balloté par des gens bien plus puissants et habiles que lui. Mais il a des atouts : la connaissance du terrain et surtout une inconscience à toute épreuve.

Un polar avec un petit côté rétro, un peu comme ces images en noir et blanc du film de Huston, chef-d'œuvre ayant beaucoup fait pour la renommée touristique du Mexique.

« Martini shoot », F. G. Haghenbeck, Denoël, 13,50 €

15/07/2011

Abélard : du petit poussin au coq

Hautière, Dillies, Abélard, Dargaud

Hautière, Dillies, Abélard, DargaudPetit poussin deviendra grand. Mais un poussin, c'est naïf, très naïf. Abélard vit dans une minuscule maison au milieu des marais. Il a quelques amis avec qui il joue aux cartes ou va pêcher. Une existence placide. Morne et ennuyeuse aussi. Un jour, il croise des « citadins ». Ils sont en vacances. Parmi eux la belle Epilie. Le poussin rougit : coup de foudre immédiat. La belle repartant vers la ville, Abélard décide de la retrouver. Et pour gagner son cœur, il voudrait lui offrir un bouquet d'étoiles. Pour le cueillir il veut aller en Amérique. Il paraît que deux inventeurs viennent de fabriquer une machine qui permet de voler.

Une très jolie série animalière écrite par Régis Hautière (qui change totalement de registre) et dessinée par Renaud Dillies. Ce jeune Français installé en Belgique a un style très personnel. Ses personnages respirent la poésie, sont émouvants et ont des expressions très parlantes malgré leurs becs, groins et autres museaux...

« Abélard » (tome 1), Dargaud, 13,95 €

10:13 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hautière, dillies, abélard, dargaud