28/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Ça les énerve à ces pauvres Anglais...

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Les instituts de sondage ne chôment pas en France. Les municipales, si elles ne déplacent pas les foules, font au moins marcher le secteur. Des entreprises tributaires de l'actualité et qui, quand la politique est en berne, se rabattent sur tout et n'importe quoi.

En Angleterre, cette période permet de lire dans la presse des sondages à la limite du surréalisme. The Independant, comme l'a relevé Alex Taylor dans sa revue de presse internationale hier matin sur France Inter, publie dans sa dernière édition une enquête d'opinion sur les 50 choses qui énervent le plus les Anglais dans la vie moderne. En tête les caisses automatiques dans les supermarchés. Avec l'exemple du client furieux parce qu'il n'existe pas de code-barres sur la banane qu'il vient d'acheter...

Allez savoir pourquoi, les Anglais ressentent également une certaine acrimonie contre les machines à pain et les machines à café.

Par contre on les comprend quand ils placent en 42e position Justin Bieber, même si personnellement il serait plutôt dans le Top 3. Je plains en effet ces pauvres Anglais qui, en plus de subir les frasques et les mélodies du jeune Canadien, comprennent parfaitement les paroles de ses chansons, calvaire qui est épargné à la grande majorité des Français (être mauvais élève paie parfois). Parmi les choses détestées que l'on retrouve certainement en France : les spam et la téléréalité.

Un sondage qui ne manque pas d'imagination puisqu'une majorité des 570 personnes interrogées déteste "devoir attendre devant des toilettes de pub occupées par des adolescentes qui squattent les lieux pour y réaliser des selfies".

Livres : La vie, la mort... un jeu !

Enfin ! Bretin et Bonzon achèvent enfin leur saga fantastico-policière du Complex. Un tome 3 encore plus étonnant que les précédents.

 

complex, eden, sentinelle, génération, bretin, bonzon, thriller, fantastique, le MasqueAprès « Eden » et « Sentinelle », la trilogie du Complex est enfin bouclée avec « Génération ». A la manœuvre, Denis Bretin et Laurent Bonzon, qui, quand ils écrivent en duo, abandonnent leurs prénoms pour le plus claquant Bretin & Bonzon. Le seul reproche que l'on peut leur faire, c'est la lenteur. Pas dans l'action du roman. Non, dans la parution de cet épilogue tant attendu de tous les lecteurs des deux premières parties de cette vaste saga fantastico-policière. Cinq ans c'est long. On retrouve donc les flics Renzo Sensini et Roman. Le bel Italien impassible au passé mystérieux et l'informaticien, un peu mou, trop gras et timide, mais à l'intelligence acérée et compétences techniques sans limite. Le duo travaille à Interpol. Du moins Roman car Renzo vient de démissionner.

 

L'Aubrac en décor

Les premières pages de ce troisième tome reviennent succinctement sur les événements précédents. La découverte du vaste complot par Sensini, la rédaction d'un rapport circonstancié et sa mise au placard immédiate. Visiblement il s'attaque à beaucoup plus fort que lui. D'autant que son amie, Iva, est éliminée. Un meurtre comme une simple mise en garde très explicite destinée à Sensini. Inquiet, ce dernier va immédiatement se rendre chez Léo, son ami prêtre retiré dans une maison isolée sur l'Aubrac. Une bonne partie du roman se déroule dans cette belle mais rude région de l'Aveyron. Dans la maison de Léo, déserte et transformée en camp de base par Sensini, dans une autre maison à proximité, la cave exactement où est détenu Léo, torturé par un homme se faisant appeler le Loup. Lentement mais sûrement, on devine la confrontation à venir entre ce dernier et Sensini. Une vieille dette à solder.

 

L'île du jeu

Une intrigue en plus dans la trame du roman déjà très riche. L'action se déplace parfois aux USA. En Virginie, là ou vit une certaine Tracy. Cette « gameuse » qui a pour pseudonyme RosaLux (pour Rosa Luxembourg) tente avec d'autres passionnés de jeux vidéo, d'atteindre le niveau 9 de l'île. Ce jeu, apparu récemment sur la toile, est unique. Il est réservé aux meilleurs. Si réel qu'on peut y laisser sa peau, au figuré.

La partie fantastique du roman est parfois un peu compliquée. Il faut s'accrocher et faire une sacrée gymnastique pour passer de la réalité à la réalité virtuelle puis à cette île, lieu imaginaire peuplé par des « partners » qui ont tout l'air d'être les maîtres du monde. Tels les Dieux sur l'Olympe, ils regardent les Humains courir en tous sens comme des cohortes de fourmis dérangées dans leur labeur programmé. Ils aiment bien jouer avec les mortels. Mais n'apprécient pas du tout quand on s'approche de leur repaire, le fameux niveau 10 de l'île. Pour se protéger ils ont une arme redoutable : Chitchine, tueur russe implacable.

L'attrait de ce roman fleuve de 400 pages consiste aussi dans la multiplicité des personnages. Les chapitres courts, très rythmés, empêchent le lecteur de s'ennuyer. Il est happé par le mouvement et l'inéluctable. Et en toile de fond on trouve une réflexion sur la manipulation des masses. Complex est un roman policier tirant sur le fantastique mais avec une bonne dose de politique pour ne pas mourir idiot.

Michel LITOUT

 

« Génération » (Complex, tome 3) de Bretin et Bonzon, éditions du Masque, 20 €

 

27/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Ces étoiles bien cachées

La dernière livraison du Guide Michelin regorge d'adresses étoilées. Dans la région, plusieurs restaurants sont distingués. Pourtant, les véritables pépites où l'on savoure bonheur culinaire et accueil chaleureux bénéficient rarement de cette publicité de prestige.

Durant mes années aveyronnaises, je n'ai jamais aussi bien mangé qu'à l'Hôtel du Centre de Baraqueville. Simple, rustique, copieux, pas cher. Et pas de chichis. Le potage, toujours compris dans le menu, était amené dans une grande soupière qui passait de table en table.

Quand j'étais en poste à Castelnaudary, le Bar de l'Industrie était devenu un second bureau tant l'accueil de Sabine, Philippe et Ali était chaleureux. Des endroits de ce genre, heureusement il en existe encore. Il faut les chercher, ne pas hésiter à pousser des portes inconnues.

Et il s'en crée même de nouveaux. Pour preuve dans mon village actuel, à Pollestres au sud de Perpignan, deux jeunes n Vincent et Sébastien - viennent de reprendre le bar du centre-ville après trois longues années de fermeture. Un matin, je sirote mon café et le barman s'occupe en découpant des pommes de terre destinées à devenir les frites maison du plat du jour. Car le midi, ils proposent un menu tout compris, sans prétention mais qui ne déçoit jamais. Derrière les fourneaux, Sébastien le cuistot allie tradition et modernité. Comme le décor, peintures refaites à neuf mais avec aux murs de vieilles publicités émaillées pour des boissons du passé, un vélo rouillé et des pochettes de 33 tours. Eux, comme d'autres, ne figurent pas dans le Michelin mais ne déméritent pas.

Cinéma : le fil si ténu de la vie dans "Le sens de l'Humour" de et avec Marilyne Canto

Comment aimer après un deuil ? Cette interrogation torture le personnage d'Élise, au centre du film "Le sens de l'humour" réalisé et interprété par Marilyne Canto. La cinéaste sera ce vendredi 28 février à 19 heures au Castillet pour présenter son premier long-métrage.

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Talentueuse actrice française vue dans de très nombreuses productions ces dix dernières années, Marilyne Canto passe pour la premières fois derrière la caméra. Son premier long-métrage, mais pas ses débuts à la réalisation puisqu'elle a déjà quelques courts-métrages à son actif. « Le sens de l'humour » est d'ailleurs la suite de « Fais de beaux rêves », césar en 2006.

 

 

 

On retrouve Élise, interprétée par Marilyne Canto, dans sa vie de mère hyper active. Conférencière au Louvre, elle élève seule son fils Léo (Samson Dajczman) âgé d'une dizaine d'années. Seule car le père est mort. Dans le court, Marilyne Canto filme le moment de la disparition. Dans « Le sens de l'humour », on les retrouve, quelques années plus tard, dans la continuité. La vie continue. Le travail, l'école. L'absence physique du mort s'est atténuée, dans la tête, c'est une autre histoire. Certes Élise a rencontré un homme, Paul (Antoine Chappey), bouquiniste aux Puces. Ils s'aiment. Physiquement essentiellement. Élise est plus que sur la réserve. Dure avec cet homme, n'hésitant pas à lui affirmer « Je ne t'aimerai jamais », elle ne semble avoir de l'amour que pour son fils.

 

Omniprésence de l'absent

Composé de longs plans-séquences, dans les rues de Paris, au Louvre ou dans l'appartement d'Élise, ce film pourrait-être catalogué de cérébral. A cause du personnage d'Élise Une femme pleine de doutes, comme effrayée par l'amour, l'attirance. Pas encore guérie du deuil, incapable de se « donner », comme coupable d'infidélité. Mais à côté, sa vie bouillonne. Samson Dajczman, dans le rôle de Léo, est d'une justesse trop rare dans le cinéma français. Lui aussi son père lui manque. Il n'en a que peu de souvenirs. Matériellement cela se résume à une clarinette qu'il peine à monter. Qu'il conserve dans son lit la nuit. Avec Paul le courant passe. Une réelle complicité s'installe entre eux. Élise apprécie. Et c'est peut-être cette amitié qui va lui permettre d'accepter cet amour.

Film épuré, quasi minimaliste parfois, « Le sens de l'humour » est une radiographie de la difficulté d'accepter d'aimer à nouveau. Comme si Élise, après un long moment de repli sur soi, tentait enfin de déployer le fil ténu de la vie, croire au bonheur, à la renaissance des sentiments. S'épanouir et enfin sourire aux autres, aux siens.

 

Maryline Canto sera vendredi 28 février à partir de 19 heures au Castillet pour une séance exceptionnelle de son film en partenariat avec l'Institut Jean Vigo qui dévoilera le programme du 50e festival Confrontation du 9 au 15 avril.

26/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Parigots, têtes de bobos

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Les élections municipales ne sont guère passionnantes cette année à Paris où tout semble plié d'avance. Du moins vu de province. Car il faut bien le reconnaître, le « Parigot », comme on dit au-delà du périphérique, est une espèce bien complexe souvent tributaire de son arrondissement.

J'ai découvert sur le site internet « Merci Alfred » un test qui permet de déterminer dans quel arrondissement vous devriez vivre pour être le plus en accord avec vos goûts. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas tout compris. Première question : que buvez-vous ? Et d'entrée je n'ai aucune idée de ce que peut être de la Volcelest (une bière bio, après recherches). Dans le choix des journaux, au moins deux ne sont pas en vente dans notre région et quand arrive le volet musique, Deadmaus ou Booba n'ont jamais atteint mes oreilles.

Le pire, arrivé à la fin, c'est le petit texte explicatif du résultat. Si vous êtes 12e, « Vous êtes sacrément visionnaire. Peut-être un peu trop. Investir dans un appart' dans le 12e parce que "dans 20 ans, ça vaudra de l'or", fallait oser. » Le 8e semble un lieu réservé aux initiés : « Y avait la queue chez Ladurée et c'était blindé chez Maxim's. Heureusement que la bonne a emmené les gosses au Parc Monceau parce que là vous êtes carrément au bout du rouleau. »

Mais le pire semble le 4e : « Habiter dans un Paris de carte postale, ça en jette. Se coltiner les touristes qui les achètent, un peu moins. »

Bon, les Parigots, restez entre vous, de toute manière c'est trop cher, ça pue et en province, personne ne fait la différence entre vos arrondissements.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant. 

Cinéma : Au plus près des ours

En réalisant Terres des ours en 3D, Guillaume Vincent permet aux spectateurs de s'immerger dans cette région sauvage du Kamtchatka.

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La Russie, encore plus que les USA, s'étend sur des milliers de kilomètres. Si on désigne Moscou comme une capitale de l'Est, en fait, la ville est placée à l'Ouest du pays. L'Est, c'est la Sibérie et encore plus au bout du continent, la péninsule du Kamtchatka, la terre des ours. Quasiment aussi grand que la France, ce territoire qui est baigné par les eaux glacées du Pacifique Nord, est une immense réserve naturelle. Faune et flore y sont protégées. C'est donc une chance de pouvoir admirer ces paysages tourmentés sublimés par la caméra en 3D de Guillaume Vincent. Le réalisateur de film animaliers est ses différentes équipes techniques ont passé une année dans des conditions extrêmes pour raconter la vie des seigneurs des lieux : les ours bruns. Ils sont encore plusieurs milliers à vivre dans ces vastes étendues.

 

 

Durant huit mois de l'année, ils hibernent dans leur tanière. Ce sont les premières images du film. Dehors la neige et le vent glacé empêche toute vie. Sous terre une mère dort profondément. Seul son petit s'agite, réveillé un peu trop tôt. Il cherche à sortir, ne se doutant pas des dangers qui le guettent. Racontée par Marion Cotillard, voix off de luxe, l'histoire de ces ours est classique. Pas de scénario alambiqué ni de mise en scène. Les ours n'ont pas de nom. Ils sont un parmi d'autres. Sorti un peu tôt, poussé par la faim, un jeune mâle va rejoindre la vallée des geysers, un micro climat où il sait qu'il trouvera à manger même en plein hiver. Il se contentera au début de jeunes pousses d'herbes. Etonnante image de ce monstre de griffes et de muscles, broutant comme une vache.

Quand tous vont sortir avec l'arrivée des beaux jours, ce sera un feu d'artifice d'images marquantes. Un vieux mâle se baigne dans un torrent et frotte sa fourrure à un arbre comme pour mieux profiter de cette nature généreuse. Une mère, tout en surveillant ses deux petits, joueurs et insouciants, va prendre la direction des rivières, là où la nourriture sera abondante. Car les ours n'attendent qu'une chose : l'arrivée des saumons pour le banquet annuel. Le film explique très pédagogiquement cette interdépendance entre les poissons venus du Pacifique et les ours. Des milliers de saumons vont remonter les rivières pour aller frayer là où ils sont né, cinq ans plus tôt. Les ours, au passage, pêchent les poissons et de goinfrent. Il y va de leur survie. Sans cette graisse accumulée en quelques semaines, ils ne pourraient passer les huit mois d'hibernation.

Spectacle grandiose, renforcé par les images en 3D, cette Terre des ours est un sanctuaire à protéger. Mais grâce au film de Guillaume Vincent, il ne sera plus ignoré du plus grand nombre.

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Un livre pour prolonger le voyage

Le film de Guillaume Vincent, fruit d'une année de travail, se décline aussi sous forme d'un beau livre paru chez Arthaud (24,90 €). La première partie, signée Yves Paccalet, le scénariste, est consacrée au Kamtchatka et aux ours bruns. Un texte entre poésie et pédagogie, illustrée de photos tirées du film. La seconde partie est l'œuvre de Guillaume Vincent. Il y raconte le making of du tournage. En montagne sous la neige, sous l'eau pour capter l'arrivée des saumons, au bord du lac Kourile entouré de centaines d'ours nerveux se disputant les saumons : il révèle nombre de secrets, comme pour mieux rendre hommage à son équipe technique mise à rude épreuve. Un dernier chapitre intitulé « La technique au service de la poésie » en est le meilleur exemple.

 

25/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Élégants, pas tricheurs les skieurs français

 

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Pas banale cette histoire de pantalons prétendument non conformes, aux jeux olympiques de Sotchi. En ski cross, les Français terminent aux trois premières places. Discipline peu connue mais spectaculaire, le trio tricolore va vite, très vite. Trop vite selon les Slovènes et les Canadiens qui accusent l'encadrement des Bleus d'avoir modifié la coupe des pantalons au dernier moment pour les rendre plus aérodynamiques.

Dans le genre « Explication tordue d'un mauvais perdant », on a rarement vu aussi gros. Le tribunal arbitral du sport a bien évidemment donné raison aux Français. Nos compatriotes n'avaient pas l'intention de tricher. Simplement, la fameuse French Touch leur interdisait de porter n dans une compétition internationale qui plus est n ces pantalons pattes d'eph' (le summum du mauvais goût depuis trois décennies).

Plutôt que d'avoir l'air aussi ploucs que les Slovènes ou les Canadiens devant des millions de téléspectateurs, ils ont exigé que la coupe soit rectifiée. Ainsi le bon goût français a triomphé et le rayonnement culturel du pays n'a pas souffert de cette faute de style qui aurait fait se retourner dans sa tombe Yves Saint-Laurent et Karl Lagerfeld (le second n'est pas vraiment mort mais depuis son régime il ressemble à une momie).

Ce n'est quand même pas le Canada, patrie de Gilles Vigneault et de Justin Bieber qui va nous donner des leçons d'élégance vestimentaire.

Et de toute manière, dans trois jours plus personne ne se souviendra du ski cross et encore moins du nom des médaillés français...

En bonus la vidéo de la course. 

BD : traque et traquenard dans "Perico" de Berthet et Hautière

 

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« Ligne noire », nouvelle collection des éditions Dargaud est directement inspirée de la mythique série Noire. Des histoires sombres, dessinées par Philippe Berthet, l'unique illustrateur très ligne claire de la série. Premier titre avec « Perico » (perruche en espagnol, mais également cocaïne en argot cubain) sur un scénario original de Régis Hautière. A la fin des années 50, à Cuba, pays en pleine déconfiture peu de temps avant l'arrivée de Castro au pouvoir, Joaquim, un jeune employé d'un hôtel restaurant appartenant au caïd de la pègre locale, récupère une valise bourrée de dollars. Avec ce trésor, il quitte l'île en compagnie de Livia, une chanteuse de talent promise en « cadeau » au président dictateur Battista par le gangster. Le couple va tenter de rejoindre Hollywood par la route. Des relations compliquées entre Joaquim et la diva, l'incrustation d'un joli et mystérieux) blondinet dans la voiture décapotable et les hommes de main à leurs trousses, l'action ne manque pas. Un road movie tendu et dramatique, mis en couleur par Dominique David qui a peut-être donné un coup de main à Berthet sur les dessins, le héros ressemblant énormément à Jimmy Boy, son héros si attachant mais abandonné faute de succès.

 

« Perico » (tome 1), Dargaud, 14,99 €

 

24/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Le coup de la panne entre WhatsApp et Facebook

 

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Mark Zuckerberg, Pdg et créateur de Facebook, ne sait plus quoi faire de son argent. La semaine dernière il a déboursé 16 milliards de dollars pour acheter "WhatsApp", une application pour envoyer des SMS gratuits depuis son smartphone. Cela fait un peu cher le bidule qui, a priori, ne rapporte pas un kopeck puisque son succès est dû à sa gratuité et son absence totale de publicité. On se doute que le jeune entrepreneur, potentiellement homme le plus riche de la Terre (voire de la galaxie) a une idée derrière la tête.

Encore faut-il qu'il ne se soit pas fait tout simplement escroquer. Trois jours après l'annonce de cette acquisition, WhatsApp tombe en panne ! Non seulement ça coûte un bras, mais en plus c'est cassé. On ne va pas le plaindre. Il s'est fait avoir, comme tout un chacun à un moment ou un autre.

Dans le genre, je suis un spécialiste, mais heureusement dans un autre ordre de grandeur question finances. Ma première voiture, une 204 Peugeot achetée d'occasion à Montpellier et au comptant avec toutes mes économies, a roulé 200 kilomètres. Pas plus... Juste assez pour rallier Rodez, devant chez moi.

Sur les vide-greniers, mon enthousiasme me perd souvent. Trop content de trouver un lot de revues de BD des années 70 (mon péché mignon), j'achète. Les yeux fermés. Cruelle désillusion arrivé à la maison, le propriétaire de l'époque a consciencieusement découpé les quatre pages de la meilleure série à suivre...

En conclusion, Mark, avant de sortir ton carnet de chèques, vérifie au moins que ce que tu achètes fonctionne encore !

23/02/2014

Regards : Smartphone, le nouvel esclavage

Entre le « 22 à Asnières » de Fernand Raynaud et le « Allô, quoi... » de Nabilla, la communication téléphonique a vécu une révolution en accéléré. Si le principe est le même, permettre la communication entre deux personnes éloignées, les outils n'ont plus rien à voir. Comme si le progrès entre l'invention de la roue et du moteur à explosion s'était concentré sur une génération.

 

Le règne des smartphones est une évidence. Au début, on ne l'utilise que comme un téléphone portable. Et puis il s'impose par sa polyvalence. Internet, SMS, musique, vidéo, jeux, information... on peut tout faire avec ce couteau suisse des nouvelles technologies. Avec l'avantage de pouvoir le personnaliser transformant ces composants électroniques en « prolongement de notre vie intérieure » selon l'expression de Joëlle Menrath, sociologue. On peut parfois oublier ses clés ou son portefeuille. Jamais son téléphone portable. Il est devenu trop essentiel dans notre quotidien. Regardez dans la rue, ces jeunes, écouteurs dans les oreilles, dans les transports en commun, plongés dans la vision de la dernière vidéo qui fait le buzz ou en train de composer des SMS. Au bureau ou en regardant la télévision, le smartphone est devenu le second écran pour se distraire ou donner son avis. Le smartphone, en devenant aussi précieux que la prunelles de ses yeux, aiguise les appétits. Commerciaux mais surtout sécuritaires. Dans Big Brother de Orwell, des caméras surveillaient chaque citoyen. Aujourd'hui c'est encore plus simple, la caméra étant individuelle et déclenchée volontairement par chaque individu. Avec les services de géolocalisation, vous êtes parfaitement traçable par les autorités. Les faits divers ne cessent de raconter les histoires de ces voleurs trahis par leur téléphone. A quoi bon mettre des gants pour ne pas laisser d'empreintes quand on a dans la poche un téléphone qui signale sa présence dans le secteur toutes les minutes ? On est souvent fier de montrer son smartphone. Comme une chaine en or arborée en signe de réussite. Mais un bijou synonyme d'esclavage.