02/09/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Petits sièges, gros avions

avion, sièges, étroit, longs-courriers, low-cost

 Il fut un temps où je prenais beaucoup l'avion. Au moins deux fois par an. Pas des moyens-courriers au cours desquels à peine a-t-on le temps de se remettre du décollage que déjà l'appareil redescend vers la destination finale. Non, de ces vols de plus de 12 heures pour rejoindre les contrées exotiques situées au mieux dans l'hémisphère Sud, au pire aux antipodes. En ces temps reculés mon embonpoint me faisait déjà me sentir à l'étroit dans des sièges peu confortables. Par chance, je suis aussi plutôt petit. Mon fondement était littéralement encastré entre les deux accoudoirs, mais au moins mes jambes ne souffraient pas trop. Je ne préfère pas imaginer mon calvaire à présent.

La classe "éco" perd de l'espace au profit des premières beaucoup plus rentables. Certaines compagnies américaines portent atteinte au minimum vital. Pour preuve, deux avions récemment déroutés en raison d'un début de bagarre. Ces trucs-là commencent toujours par un impoli qui incline son siège au maximum. Résultat le passager de derrière ne peut plus ouvrir sa tablette sous peine de se faire hara-kiri. Certains l'acceptent. D'autres non. Récriminations, cris, insultes, horions... fin du vol.

L'alternative retenue par les compagnies low-cost, consiste à choisir des sièges non inclinables. Idée pour lesdites compagnies, avides de services payants : un double monnayeur de part et d'autre du dossier. Un euro, le siège s'incline. Un euro, il se redresse. À la fin du vol, c'est le jackpot assuré pour, vous avez dit low-cost ?

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