19/09/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Incivilités officielles

Nous vivons dans un pays soi-disant civilisé. Or nous sommes envahis d'incivilités. . Rien de plus énervant que de subir ces petites choses qui ne fonctionnent pas. Heureux propriétaire de deux chiens, je les sors tous les jours, les poches remplies de sacs plastiques. Depuis six mois, un distributeur de sacs à crottes est installé dans la rue principale de mon village. Belle initiative. Six mois qu'il est en fonction. Six mois que je passe presque quotidiennement devant et constate, effaré, son vide sidéral et systématique. Matin, midi et soir... Quelle utilité d'installer un distributeur s'il n'est jamais approvisionné ? L'intention est bonne, le suivi calamiteux. Dans cette même rue principale, plusieurs jardinières donnent des couleurs au centre ville. Un système d'arrosage automatique est implanté dans les pots. Le réglage en reste visiblement à revoir. Le pot se remplit, déborde, l'eau se répand sur le trottoir et finit aux égouts. Non seulement les fleurs meurent par noyade, mais en plus les trois-quart de l'eau utilisée ne sert strictement à rien si ce n'est à produire à quelques endroits des algues du plus bel effet. Un gaspillage qui horripile mon épouse, elle qui récupère l'eau de la vaisselle pour nettoyer la terrasse.

 

Entre les flaques et les crottes, mieux vaut ouvrir l'œil quand on marche sur les trottoires de mon village. Heureusement il est toujours très bien éclairé. La nuit. Le jour aussi. Parfois, les lampadaires restent allumés malgré un beau soleil. Encore un mystère de l'automatisation à outrance de certaines tâches, pourtant si simples à gérer au quotidien...

Chronique "De choses et d'autres" parue vendredi 19 septembre en dernière page de l'Indépendant

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