17/10/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Annabelle, la poupée de sang

annabelle, chahut, horreur, cinéma

Annabelle. Retenez ce prénom. Dans quelques dizaines d'années, il fera frissonner juste à son évocation comme ses prédécesseurs Freddy ou Chucky. Le film d'horreur de John R. Leonetti n'a rien d'exceptionnel. Juste un parfait savoir-faire dans les moments de tension et un double personnage réellement effrayant : la poupée et la jeune fille à la tête penchée, visage masqué par ses longs cheveux.

Le film, à quelques jours d'Halloween, semble bien parti pour devenir l'un des gros succès de la fin d'année. Du moins, s'il survit au phénomène qui transforme chaque projection en chahut incontrôlable. Précédée d'une campagne virale très réussie sur les réseaux sociaux, Annabelle est devenue le rendez-vous incontournable pour se faire peur en groupe. Interdit aux moins de 12 ans, ce sont les adolescents qui font le succès du long-métrage. Plusieurs cinémas (Marseille, Strasbourg, Montpellier) ont préféré le déprogrammer face aux débordements. Durant la projection, une surenchère de cris, hurlements, gesticulations et jets de projectiles agite la salle. Comme si la poupée maléfique avait pris possession de l'esprit des spectateurs. Envoûtement prolongé parfois en dehors de la salle.

Face à ce déferlement de jeunes surexcités, les services de sécurité ont vite baissé les bras. Donc, pour la tranquillité des autres spectateurs, ceux qui préfèrent la poésie de Lou ou le mystère de Gone Girl, les exploitants ont préféré faire l'impasse sur le film. A grand regret : en cinq jours, Annabelle frôle déjà les 500 000 entrées...

En bonus internet, la bande annonce du film :

 

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