14/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : La nouvelle aristocratie de la politique

clinton, bush, le pen

Le renouvellement de la classe politique laisse à désirer. Le suffrage universel permet normalement de donner sa chance à tout un chacun. Dans les faits, seules les têtes changent, les mêmes noms reviennent toujours. Aux USA, dimanche soir, Hillary Clinton annonce son intention de briguer la présidence des USA. Si, en 2016, elle est élue par les démocrates, elle deviendra First Lady au sens propre, à la tête de la première puissance mondiale. Pourtant elle ne sera que la seconde Clinton, Bill, son mari l'ayant précédée à la Maison Blanche. Et si elle échoue, pas de problème, leur fille Chelsea se positionnera certainement sur les rangs tôt ou tard.

La famille républicaine ne se diversifie guère plus. L'épouse de l'ancien président Clinton risque d'affronter le frère de l'ancien président Bush. Qui lui-même était le fils du premier président Bush. En résumé, le duel se réduit à "la femme de contre le frère de... »

En France, l'aristocratie a perdu le pouvoir en 1789. Hormis quelques baronnies locales (souvent dans le sud), les fils de ou femmes de, ne sont pas légion. Reste le cas du Front national. Un peu comme les Bush, on se trouve face à un coup de billard à trois bandes. Le père, poussé vers la sortie par la fille, décide finalement de céder sa place à la petite-fille.

Ainsi, presque chaque année, les Français peuvent piocher des bulletins de vote au nom d'un quelconque Le Pen, entre les présidentielles (déjà six fois) et les Européennes (tous les trois ans depuis 1984). Et comme Marion n'a que 24 ans, on en arrive à la quadrature du cercle.

19:59 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clinton, bush, le pen

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