30/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : De la puissance comique de Barack Obama

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Quand Barack Obama ne sera plus président des États-Unis, se posera la question de sa reconversion. Il pourrait, comme Blair ou Sarkozy, courir les conférences privées rémunératrices.

Franchement, ce serait dommage car il a un talent incontestable pour la comédie. La preuve le week-end dernier quand il donne un véritable show au traditionnel dîner de l'association des correspondants de la Maison Blanche. La coutume veut que le président y prenne la parole dans un discours plein d'autodérision. Il a placé la barre très haut cette année en s'adjoignant la complicité du comédien Keegan-Michael Key, en "traducteur colérique" d'Obama.

Calme et imperturbable, le président débite de jolies phrases politiquement correctes. Derrière lui, son traducteur, yeux exorbités, grimaçant, exprime en hurlements son réel ressenti. "C'est quoi ce dîner ? Et pourquoi je suis obligé d'y aller ?" Tout y passe, de la presse aux Républicains sans oublier Hillary Clinton, future candidate démocrate saluée par un tonitruant ""Khaleesi is coming to Westeros !" ("La Khaleesi arrive à Westeros !") en référence à la série très sexe et violence "Game of Thrones".

Obama reste d'un calme imperturbable, mais petit à petit hausse le ton, pour lui aussi se mettre dans une colère homérique. Affolé, Keegan-Michael Key lui rappelle alors son rang et le remet sur les rails.

Écrit au millimètre, joué à la perfection, ce sketch devrait rester dans les annales. Et être montré à tous les élus de la planète : faire rire volontairement n'est pas rédhibitoire ni incompatible avec l'exercice du pouvoir.

29/04/2015

BD : Femme fantôme dans "Face d'ange" de Koldo et Unzueta

 

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La Californie à la fin des années 50. Paul, fermier, ancien soldat en Corée, se réveille avec une puissante gueule de bois. Incapable de se souvenir de ce qu'il a fait la veille. Le téléphone sonne. Son ami et ancien supérieur militaire, Bill, devenu procureur, lui annonce que sa femme Diane vient d'être retrouvée assassinée dans une chambre d'hôtel. Il lui demande de venir sur place pour identifier le corps. Cet album des Espagnols Koldo (scénario) et Unzueta (dessin) débute comme un polar. Puis il bascule dans le vaudeville car la belle Diane a quitté Paul pour vivre avec Bill. Un peu de social quand apparaît Callie, la fille de Paul et Diane, élevée par Bill. Finalement le tout bascule dans le fantastique avec l'intervention du fantôme de Diane qui tente de dire quelque chose à sa fille qui vient d'être confiée à son père biologique. Un récit rempli d'ellipses, où les apparences sont souvent trompeuses. On en oublierait presque le fil conducteur de l'histoire (prévue en deux tomes) : découvrir ce que faisait Diane dans cette chambre d'hôtel et surtout qui l'a assassinée ?

 

« Face d'ange » (tome 1), Glénat, 13,90 €

 

21:30 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : face d'ange, koldo, unzueta, glénat

DVD : Lumineuse princesse

Simplement beau, « Le conte de la princesse Kaguya » est un dessin animé à l'ancienne

 

princesse, kugoya, takahata, disney, ghibliUn coupeur de bambou découvre dans le tronc d’un arbre lumineux une minuscule princesse qui tient dans ses mains. Il la ramène à la maison pour la montrer à sa femme. Instantanément la princesse se transforme en bébé rieur. Le couple décide d’élever cette fillette qui semble venue tout droit du soleil. Ce célèbre conte japonais est adapté pour la première fois sous forme d’un long-métrage. Isao Takahata est à la réalisation. Un retour plus de dix ans après « Mes voisins les Yamada ». D’une étonnante longueur (plus de deux heures), ce film bénéficie d’une technique particulière. Des couleurs chaudes, beaucoup d’aquarelle, des mouvements fluides : c’est du grand art. L’œil est sans cesse ébloui par la beauté des scènes.

La première partie se déroule à la campagne. Kaguya, qui n’a pas encore de nom, n’est qu’une fillette surnommée par ses camarades de jeu « Pousse de bambou ». Elle s’émerveille en découvrant les animaux (insectes compris), profite du soleil et de l’insouciant temps de l’enfance. Son problème : elle grandit beaucoup plus vite que tout le monde. En moins d’une année elle est devenue une charmante jeune fille. Ses parents adoptifs lui offrent une grande maison dans la capitale, de beaux habits et des cours de maintien. Elle sera princesse et promise à un beau mariage.

Cette opposition entre la liberté des gens simples et les contraintes des riches donne une bonne idée des rigidités de la civilisation japonaise. Mais il n’est pas facile de devenir une princesse quand on a connu les joies de l’insouciance.

S’il intéressera les jeunes, ce dessin animé est beaucoup plus une réflexion philosophique pour les adultes et leur volonté de « façonner » leur descendance. Mais au-delà du discours, il y a la forme. Takahata réalise sans doute son chef-d’œuvre. Le DVD offre quelques bonus comme les différentes bandes-annonces et les spots TV, mais rien sur la réalisation elle-même. Dommage, on aurait aimé savoir comment les animateurs sont parvenus à obtenir cette fluidité d’image tout en conservant un trait classique et lumineux.

 

 

« Le conte de la princesse Kaguya », Disney et Studio Ghibli, 17,99 euros le DVD, 22,99 euros le blu-ray

 

28/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'île des Sentinelles, un Koh-Lanta de la réalité

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Une nouvelle saison de Koh-Lanta a débuté vendredi sur TF1. Vingt candidats français lâchés sur une île sauvage. Enfin sauvage... les conditions sont rudes, mais il ne faut pas exagérer.

Koh-Lanta redeviendra peut-être intéressant quand les producteurs oseront parachuter les concurrents sur North Sentinel. Cet îlot de 72 km², à la végétation luxuriante, perdu au milieu du golfe du Bengale, dépend de l'Inde. Une tribu d'irréductibles y vit depuis des siècles. Leur nom : les Sentinelles. Ils interdisent à quiconque de s'approcher des côtes. En 2004, après le tsunami, un hélicoptère des secours survole North Sentinel. Rentre la carlingue criblée de flèches. 2006 : deux pêcheurs trouvent la mort, tués par ces farouches guerriers. Alors j'imagine parfaitement une édition de Koh-Lanta dans ce milieu véritablement hostile.

Premier avantage, l'aventure a peu de chance de durer plus de dix jours. Avant de trouver l'eau, le feu ou le sac de riz, les aventuriers devront se confectionner un camp fortifié imprenable. Lorsqu'il sera question de stratégie, les combines à deux balles ne feront pas le poids. Trouver une parade à l'attaque massive de sauvages sans pitié deviendra la priorité.

Pour filmer, mieux vaudra miser sur la solution go-pro et drones, au risque de voir l'équipe technique périr sous les assauts. Le téléspectateur avide d'action en aura pour son argent. Et la téléréalité pourra enfin supporter la comparaison avec son ancêtre : les jeux du cirque. Panem et circences, les Sentinelles ont tout compris.

BD : Le verre et la vérité

 

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Rarement une bande dessinée m'aura autant fait rire. Pourtant les dessins de « Drink a LOL » (Marabout) de Thom J. Tailor et Ookah sont basiques et les gags répétitifs. Mais le personnage principal, un psychologue de cocktail, se montre tellement odieux, méchant, misogyne et imbuvable qu'il en devient irrésistible. Chaque strip de trois cases se déroule au cours d'une réception. Le psy, un verre à la main, s'adresse souvent à une femme, robe verte, queue de cheval. Elle tente peut-être de le séduire. Ou de simplement partager un moment. Lui, fait tout pour casser l'ambiance. Cela donne des dialogues extrêmes. Elle : « J'apprécie ces moments où on peut rester sans rien se dire ». Lui : « Eh bien qu'est-ce que tu attends pour la fermer ? » Elle : « Personnellement, le 11 septembre 2001 j'ai été traumatisée ». Lui : « Pourquoi ? C'est le jour où tu t'es vue dans une glace ? ». Le penseur alcoolique est également l'auteur de quelques aphorismes à méditer longuement comme « Les gens sont cons quand ils boivent... et encore plus quand j'ai bu. » ou le définitif mais très réaliste « Partir de rien pour arriver nulle part ».

 

« Drink a LOL », Marabulles, 17,95 €

 

27/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Big Vahine

tahiti, hamburger, record, grosse bouffe, nutrition, PapeeteJ'ai toujours été tenté par les concours de nourriture. Gros mangeur devant l'éternel, engloutir le maximum de mets semble le sport extrême par excellence inventé pour ma grassouillette personne. Un reste de bon sens m'a cependant empêché de franchir le pas. L'animation proposée actuellement dans un fast-food de Tahiti est taillée à la mesure de mon estomac. Au menu un cheeseburger de 1 kilo (cinq tranches de viande, trois de fromage...) accompagné de 400 grammes de frites. Si le client parvient à finir l'assiette en moins de 20 minutes, c'est la maison qui régale. Gros succès pour l'enseigne avec plusieurs centaines de réservations. Pas étonnant que ce défi se déroule en Polynésie française. Là-bas, manger gras et en grosse quantité est devenu la norme.

Il y a 20 ans, quand j'ai débarqué dans ce territoire d'Outre-mer pour y travailler quelques années, j'avais la tête remplie de clichés : le lagon, les cocotiers et les vahine. Surtout les vahine, déesses gracieuses aux longs cheveux ornés de fleurs de tiare. La réalité était tout autre. Surtout les vahine.

L'abus de hamburgers, de chips et de soda dans le biberon dès l'âge de six mois a légèrement distordu le tableau. De la grâce il en restait un peu, mais difficile de la distinguer derrière les couches de graisse. D'ailleurs la campagne de promotion du fast-food est vivement dénoncée par l'association locale des diététiciens "dans un contexte d'explosion de l'obésité et du diabète."

Rassurons-nous, cela ne durera pas : le restaurant va vite mettre la clé sous la porte à force de nourrir à l'œil des centaines de Tahitiens.

BD : Amour d'enfance

 

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Daniel Pennac ouvre sa boîte aux souvenirs. Gamin, il passait ses vacances d'été chez ses grands-parents dans l'arrière-pays niçois. C'est là qu'il a vécu sa première histoire d'amour. Il décide donc de la raconter à sa copine Florence Cestac pour qu'elle la dessine. L'album mélange véritables souvenirs et élaboration de l'album dans une brasserie parisienne. Un récit double qui amène encore plus de fantaisie à l'ensemble. Car Pennac n'est pas tombé amoureux d'une petite Provençale typique. Non, il a succombé au charme de Germaine et Jean Bozignac, couple improbable (il est grand et laid, elle est petite et rigolote) vivant dans un petit cabanon. Le garçonnet adore écouter ces vieilles personnes raconter comment elles se sont rencontrées, ont quitté leurs familles respectives pour se marier en cachette et ont survécu en revendant l'immense collection de livres de Jean, des éditions rares et originales. Une belle histoire, loufoque et étrange, qui devient encore plus fantaisiste sous la plume de Cestac. Elle aussi est séduite par Germaine et Jean. Au point qu'elle accepte, pour la première fois de sa carrière, d'abandonner son traditionnel nez rond en forme de pomme au four pour un tarin « en quart de brie », plus ressemblant à celui du véritable Jean. Bourré de poésie (et de grande littérature), cet album regonfle le moral du lecteur sensible aux vies bien remplies.

 

« Un amour exemplaire », Dargaud, 14,99 euros

 

26/04/2015

BD : Éléments déchaînés dans "Le reste du monde" de Chauzy

 

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La BD (avec la littérature), peut tout se permettre en matière de scènes grandioses. Là où le cinéma doit dépenser des millions de dollars, un dessinateur inspiré se contente de quelques nuits d'insomnies. L'album « Le reste du monde » de Jean-Christophe Chauzy en est le parfait exemple. Cela commence comme un téléfilm de France 3. Une prof en vacances, abandonnée par son mari au début des vacances, conduit ses deux enfants de 10 et 8 ans, chez des voisins. Ils vont y passer la nuit en compagnie d'un ami un peu plus âgé. Elle va profiter de cette soirée pour remettre en ordre et nettoyer le chalet où ils viennent de séjourner un mois au grand air. Dans deux jours ils seront tous de retour à Paris pour la rentrée scolaire. Une fin d'été très chaude dans cette vallée des Pyrénées. Un orage éclate. Violent, effroyable. Des trombes d'eau, des éclairs et tout à coup un tremblement de terre. Un peu comme le « big one » attendu en Californie. En quelques pages, l'histoire change de registre. Terminé le cadre verdoyant et paisible, place au chaos et à la mort. Pour passer d'un univers à l'autre, le dessinateur va utiliser de grandes images, secouées dans tous les sens, de plus en plus sombres. La suite des 100 pages décrit la lente désagrégation de la société. La mère, après avoir difficilement récupéré ses gamins, constate que la vallée est coupée du monde. Les gendarmes et pompiers tentent de maintenir un semblant d'ordre, mais au bout d'une semaine, sans nouvelles de l'extérieur, la faim pousse les rescapés à s'entretuer. Telle une femelle cherchant à protéger sa portée, la prof va se transformer en redoutable guerrière qui doit choisir entre le rôle de chasseuse ou de proie. Un scénario implacable, une mise en images impeccable : le seul bémol consiste aux deux mots placés après la dernière page, (à suivre)...

« Le reste du monde », Casterman, 18 euros

 

 

 

20:12 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reste du monde, chauzy, casterman

BD : Retour à Belle-Ile

 

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Vanessa Blue est une vedette. De ces actrices au succès insolent, phénomène de mode irrationnel. La jeune femme a débuté dans une telé réalité. Son naturel a séduit le public. Un producteur a décidé de lui donner sa chance dans un feuilleton quotidien. Vanessa est adulée, mais bizarrement insatisfaite. Très inconstante dans ses amours, elle vient de flasher sur un écrivain à la mode. Une sorte de Houellebecq, moins destroy, plus intéressé. Il la persuade d'interpréter le rôle principal de sa future pièce de théâtre « intello ». Elle décide donc de se mettre en congé pour quelques mois de la série et part travailler son rôle dans une retraite paisible sur l'île de Belle-île en Mer. Ce roman graphique de Patrick Weber rend hommage à une île, mais aussi à la quête d'identité de Vanessa. Son choix de villégiature n'est pas innocent. C'est sur cette île qu'elle a vécu ses premières années. Mais sa mère a quitté ce bout de Bretagne quand le père de Vanessa s'est suicidé. Dessiné par Nicoby, le plus Breton des illustrateurs, ce roman graphique met également en parallèle la célébrité factice de notre époque à celle, mondiale et justifiée, de Sarah Bernhardt, la première a avoir popularisé la destination de Belle-île.

 

« Belle-île en père », Vents d'ouest, 18,50 €

 

25/04/2015

Livres : De très étranges personnages

Ils sont tracassés les personnages de ces deux romans. Entre l'éleveur de porc, fétichiste de poupées et le jeune garçon attiré par les vieux messieurs, attendez-vous à d'étranges rencontres

L'amour prend parfois d'étranges chemins de traverses. Dans « La fourmi assassine » de Patrice Pluyette et « Votre serviteur » de Christian Combaz, il frappe dans des lieux inattendus. Et des personnages peu communs.

fourmi assassine, votre serviteur, combaz, pluyette, flammarion, seuilLegousse, éleveurs de porcs, ne demande pas grand chose à personne. Son plaisir c'est d'acquérir des poupées grandeur nature, aussi vraies que de véritables femmes. Il aime les sortir, leur faire faire du shopping et même aller au bar avec elles. Un véritable harem qui résout bien des problèmes dans la vie triste de cet homme solitaire. Legousse est au centre de l'intrigue d'un roman iconoclaste signé Patrice Pluyette. Sa passion des poupées le rend suspect au yeux de la majorité des gens « bien pensants ». Aussi, quand Odile Chassevent disparaît, il se retrouve logiquement dans la liste des suspects. Mais Odile a sans doute d'autres raisons de s'éclipser de la vie de son mari. Ce dernier le reconnaît, mais un peu tard : « On recrée en totalité le spectre de la femme perdue, la vie autour, elle et nous dans cette vie. Il mesurait son attachement à elle. Il était prêt à tout recommencer pour la faire revenir. Il reconnaissait ses erreurs. Il aurait dû lui parler plus souvent. Lui dire qu'il l'aimait. Se rendre disponible. Il pensait qu'elle ne partirait jamais et qu'il aurait assez de la vie pour s'améliorer. Maintenant c'était trop tard. C'est toujours trop tard pour bien faire dans la vie. » Oui, la vie est d'une grande complication, à tous les niveaux. Patrice Pluyette nous l'explique dans le détail en déroulant les vies de ces héros du quotidien. On se reconnaît (un peu) même si certaines attitudes nous semblent réellement extrêmes.

 

Mon amour de général

fourmi assassine, votre serviteur, combaz, pluyette, flammarion, seuilL'amour aussi est omniprésent dans le roman en partie autobiographique de Christian Combaz. « Votre serviteur » retrace la jeunesse d'un petit Français comme les autres. Enfin pas exactement puisque rapidement il se découvre des attirances sexuelles assez éloignées de la moyenne : seuls les vieux messieurs l'émoustillent. Invité chez un ami rencontré à khâgne, le narrateur, Simon, lui révèle « qu'il n'a aucun goût pour les jeunes filles. Puis, répondant à une question qu'on ne lui posait pas davantage, il ajouta que les jeunes hommes le laissaient indifférent aussi (…) Il fallait admettre qu'il était tombé dans une case négligée par les statistiques. Sa particularité ressemblait à ces cultes sectaires qui n'ont qu'un millier d'adeptes. »

Le provincial va s'installer à Paris, découvrir la haute bourgeoisie, devenir l'ami et le confident de quelques hommes influents pour finalement rencontrer l'amour de sa vie, un vieux général de l'armée de l'air. Etonnante histoire que la leur, l'ancien militaire et le petit journaliste, partant en vacances comme oncle et neveu, oubliant toute pudeur une fois à l'abri, dans l'intimité de la chambre.

En plus d'une description détaillée et savante du milieu culturel des années 70, ce récit est avant tout une très belle histoire d'amour, où la différence des âges importe peu, si ce n'est qu'elle implique la disparition du général d'aviation bien avant Simon.

« La fourmi assassine », Patrice Pluyette, Seuil, 15 €

 

« Votre serviteur », Christian Combaz, Flammarion, 21 €