22/08/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Copains comme cochons

Ma femme me reproche parfois de ne pas avoir d'amis. Ce n'est pas tout à fait vrai. En fait, comme beaucoup d'hommes, depuis le début de notre vie commune, je n'ai plus eu de nouveaux amis. Et mes liens se sont distendus avec les anciens. Mais ils sont toujours mes camarades de jeunesse, ceux avec qui j'ai fait les 400 coups et peuvent à tout moment réapparaître. Un peu comme la relation entre Patrick et Nicolas. Le premier, longtemps petit roi dans son pré carré, a un peu trop joué avec les règles. Au point que toute la fortune immobilière qu'il a accumulée au fil des décennies a littéralement fondu au soleil des malversations découvertes par la justice. Le second, grand roi d'un territoire immense, a perdu son trône au profit de son ennemi de toujours. Pour accéder au pouvoir, Nicolas a eu besoin de ses amis. Patrick a souvent été sollicité. Il était toujours au rendez-vous, sans rechigner, le doigt sur la couture du pantalon, prêt à toutes les folies pour son ami de 30 ans. Alors quand Patrick se retrouve coincé sur le territoire national, délesté de ses résidences secondaires ensoleillées du Maroc et des Antilles et qui plus est privé de passeport pour cause de tracas judiciaire, Nicolas, bon prince (à défaut d'être resté roi), lui offre gîte et couvert dans sa villa en bord de Méditerranée. Alors vous qui n'avez pas pu partir en vacances cet été, rassurez-vous, ce n'est pas le cas de Patrick Balkany. Il a peaufiné son bronzage au Cap Nègre chez Nicolas Sarkozy. A la rentrée, les juges blafards apprécieront.

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