30/04/2016

Cinéma : Dalton Trumbo, sa vie est un scénario

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Il a remporté deux Oscars du meilleur scénario. Mais jamais en son nom propre. Américain et communiste, Dalton Trumbo a dû subir les foudres du maccarthysme. Jay Roach en a fait un film.

Si Hollywood a transformé le cinéma en véritable industrie, cela n'a pas empêché l'éclosion de talents singuliers. Pour faire un bon film, il faut de l'argent, des stars mais surtout et avant tout une bonne histoire. Même s'ils ne sont pas les plus célèbres, les scénaristes sont à la base de tous les succès. Une vérité qui a traversé les âges et les modes. Durant les années 50, en pleine Guerre froide, certains auteurs progressistes ont fait le choix d'adhérer au parti communiste. Un militantisme qui n'était pas du goût des plus « patriotes ». Sous prétexte de contrer un complot de l'intérieur, certains politiques ont stigmatisé ces artistes sur leurs choix politiques. Une liste noire a donc été élaborée sur dénonciation.

Liste noire

Des milliers d'hommes et de femmes qui ont tout perdu du jour au lendemain. Licenciés, chassés de leurs maisons, mis en prison : cette période peu reluisante de l'histoire des USA a pris fin dans les années 60 avec l'arrivée de Kennedy au pouvoir. Hollywood, pour faire un exemple, a convoqué dix créateurs devant une commission d'enquête du Congrès.

Parmi eux: Dalton Trumbo (Bryan Cranston). Écrivain, reconverti dans l'industrie cinématographique, il invente des histoires comme d'autres fument les cigarettes : les unes après les autres. Le film de Jay Roach, basé sur des documents d'archives, reprend minutieusement la descente aux enfers de cet homme pourtant exemplaire. Il perd son titre de scénariste le mieux payé au monde et passe une année en prison à subir les humiliations des gardiens et des autres détenus. A sa sortie, il est sur la liste noire. Interdiction aux producteurs de l'employer. Il devra accepter des travaux alimentaires, sous pseudonymes, pour subvenir aux besoins de sa famille. Cela ne l'empêche pas d'être toujours aussi brillant, il remporte ainsi deux oscars du meilleur scénario pour « Vacances romaines » (1953) et « Les clameurs se sont tues » (1957).

Le chemin sera long avant de pouvoir de nouveau signer de son véritable nom. Il reviendra sur le devant de la scène en participant à deux chefs-d'œuvre que sont « Spartacus » avec Kirk Douglas et « Exodus » d'Otto Preminger. Le film de Jay Roach est un biopic comme sait si bien les réaliser la fameuse industrie d'Hollywood. Avec beaucoup de pathos quand les relations du héros avec sa femme (Diane Lane) se dégradent ou qu'il doit faire face à la rébellion de sa fille adolescente (Elle Fanning dans un rôle à 1000 lieues de la petite princesse de Maléfique). L'homme est charmeur, borné, brillant et talentueux. Avec tant de qualités, on ne peut qu'avoir beaucoup d'ennemis.

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 Une peau de vache avec un beau chapeau

dalton trumbo, usa, communisme, scénariste, hollywoodLes fameux "dix d'Hollywood", scénaristes et réalisateurs américains accusés d'être membres du parti communiste, ont bataillé contre le syndicat des acteurs dirigé par John Wayne et Ronald Reagan. Mais leur pire ennemie fut Hedda Hooper (Helen Mirren). Ancienne actrice du muet, elle quitte le feu des projecteurs durant les années 40. Sa reconversion dans le journalisme lui permet de toujours briller en société. Elle tient une rubrique de potins sur le tout Hollywood. Rubrique très suivie. Mais elle est aussi très extrémiste dans ses avis. Elle profite de sa tribune et de sa notoriété pour détruire ceux qui ne lui plaisent pas. Dans le film, elle prend Dalton Trumbo comme tête de turc. Véritable peste, capable de tous les chantages pour arriver à ses fins, elle est la "méchante" du film. Pour l'interpréter, Helen Mirren fait des prouesses. Pas évident de jouer avec des chapeaux farfelus, signe de reconnaissance d'Hedda Hooper, qui, en plus de ses opinions politiques exécrables, manquait horriblement de bon goût.

DE CHOSES ET D'AUTRES : La blague du pyjama

fémina, mode, pyjamaNous les hommes, manquons souvent cruellement de tact et de goût. Un matin, mal réveillé sans doute, j'ai eu le malheur de demander à mon épouse, alors qu'il était midi passé, si elle comptait sortir en pyjama. Telle la belle héroïne de la chanson de Marc Lavoine, elle utilise ses "yeux revolver" pour me crucifier sur place. "Oui je compte sortir comme ça. Et non ce n'est pas un pyjama !" Mais comment voulez-vous que nous les hommes fassions la différence entre un legging un peu bariolé et un simple pyjama ? On n'a pas tous l'œil acéré de Steevy ou de Lagerfeld !

Sur le coup, j'avoue, elle m'a cloué le bec. Mais comme je ne lâche pas l'affaire, j'ai profité de l'incident pour le transformer en plaisanterie récurrente. Parfait pour détendre l'atmosphère. Ainsi, quand elle sort des placards un ensemble qu'elle n'a pas mis depuis des années (ou qu'elle vient d'acheter, l'un n'empêche pas l'autre), je ne me prive jamais de lui glisser un sournois : "Joli ton nouveau pyjama... ». Ça a le don de la mettre en rogne, avec un sourire en coin, parfaitement consciente que je la fais marcher.

Le problème, avec les femmes, c'est qu'on perd toujours. Un matin, alors que je venais de lui décocher une nouvelle flèche vestimentaire, elle me met sous le nez un Fémina, supplément dominical de l'Indépendant : "Grande tendance de l'été 2016, le pyjama s'invite partout", explique un article illustré des photos de Naomi Campbell, Nicole Richie et Juliette Binoche en pyjama, dans des soirées huppées.

Pyjama 1 - Litout 0.

10:42 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fémina, mode, pyjama

29/04/2016

Roman : Étranges mutations dans la zone interdite

Jeff Vandermeer imagine une expédition dans une région où tout évolue. De la science-fiction très nature.

diable vauvert, annihilation, vandermeerDans un futur non défini, une expédition de quatre femmes part à la découverte des mystères de la Zone X. Depuis une expérimentation militaire ratée, elle est entourée d'une frontière difficilement franchissable. L'expédition a pour mission de cartographier la zone et de répertorier les espèces animales.

"Annihilation" de Jeff Vandermeer est la première partie de la trilogie du Rempart Sud. Les quatre femmes, uniquement nommées sous leur spécialisation, savent qu'elles n'ont que peu de chance de retour. C'est la 11e expédition. La narratrice est la biologiste. Elle se trouve en compagnie d'une géomètre, d'une anthropologue et d'une psychologue. Cette dernière, chef de mission, experte en hypnose, joue un rôle trouble. Après la description du paysage, un lac, des marais recouverts de bambous, un phare au loin, quelques ruines... le groupe tombe en arrêt devant l'entrée d'un tunnel. Les murs sont recouverts de mots formés d'une espèce végétale inconnue. "Les lettres, reliées par l'écriture cursive, étaient faites de ce qu'un profane aurait pris pour une mousse à l'apparence d'une fougère d'un vert riche."

La géologue, qui est en réalité sur la piste de son mari, disparu dans la zone quelques années auparavant, respire des spores de cette mousse et sent qu'elle se transforme : ses sens décuplés, une clairvoyance nouvelle. Par contre la psychologue, blessée par un organisme inconnu, devient folle et paranoïaque. Au point de se suicider. Sur le cadavre, la narratrice constate qu'"une espèce de duvet fibreux vert doré vaguement lumineux avait colonisé son bras, du coude à la clavicule."

Ce roman, parfois comparable au Darwinia de Robert Charles Wilson, plonge le lecteur dans un monde imaginaire foisonnant, où tous les repères sont modifiés. Une évasion complète et absolue.

"Annihilation" de Jeff Vandermeer, Au Diable Vauvert

 

DE CHOSES ET D'AUTRES : TF1 en mode Ninja

tf1, ninja, warriors, beaugrand, cannes, brogniartLa télévision est parfois plus passionnante par ses coulisses que ses programmes. Prenez TF1, la chaîne la plus regardée en France. Un mastodonte de l'audiovisuel qui, pour la première fois depuis bien longtemps, est déficitaire sur les trois premiers mois de l'année.

Conséquence l'état-major a sonné le branle-bas de combat pour grappiller quelques parts de marché. Car même les valeurs sûres telles que Koh-Lanta (battu fin février par un match de rugby) ou The Voice donnent des signes de faiblesse. Alors il faut prendre des risques. Mais mesurés les risques. Face au buzz continuel autour de Cyril Hanouna et de son émission sur D8, TF1 ressort son atout maître : Arthur. Il lance une émission de distraction avec chroniqueurs autour d'une table, en hebdo dans un premier temps le vendredi soir, puis tous les jours à 17 heures. Nom de code : "5 à 7 avec Arthur". La grande déconnade assurée... entrecoupée d'un maximum de pubs.

Dans le même style, un nouveau programme va être diffusé. Rien de bien original puisqu'il s'agit de l'adaptation de "Ninja Warriors", jeu extrême de franchissement d'obstacles imaginé au Japon et déjà vu sur les chaînes de la TNT, à l'époque où elles achetaient n'importe quoi pour meubler l'antenne.

Retransmis en été mais tourné en une semaine sur le port de Cannes, il sera présenté par Christophe Beaugrand et Denis Brogniart, les Guy Lux et Léon Zitrone des temps modernes, avec Sandrine Quétier dans le costume de Simone Garnier. Que d'audace, la concurrence tremble.

28/04/2016

BD : Vie et mort d'un juge hors normes

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Olivier Berlion est Lyonnais. Plusieurs de ses albums se déroulent dans cette ville et région qu'il affectionne particulièrement. Pour sa nouvelle série, il plonge dans l'histoire récente de la ville en racontant la vie et la mort du Juge Renaud, surnommé le Shérif. Implacable, cet ancien Résistant, a des méthodes peu orthodoxes mais très efficaces. Le magistrat a été un des premiers à faire le lien entre grand banditisme et politique avec le SAC (Service d'action civique) pour relais. Une enquête qui lui sera fatale. Berlion raconte avec minutie comment certaines forces de l'ombre ont froidement décidé de se débarrasser du juge. Un triptyque écrit en étroite collaboration avec Francis, le fils du juge Renaud.

"Le Juge, la République assassinée" (tome 2), Dargaud, 13,99 euros

 

09:50 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juge, renaud, lyon, berlion, dargaud

DE CHOSES ET D'AUTRES : Pour qui la cagnotte ?

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 Il ne se passe plus un jour sans un projet faisant appel au financement participatif. La grande mode du moment passe par Ulule, Kickstarter et autres KissKissBankBank. Comme si donner son argent sur internet était devenu la nouvelle religion dominante. Profitant de l'engouement, certains ont même eu l'idée de collectes plus privées. Tout employé d'une société de plus de dix personnes sait qu'à l'occasion d'un mariage, d'une naissance ou d'un départ à la retraite, vous êtes priés de contribuer à la célébration du moment.

Ainsi sont nées les cagnottes Leetchi suivies par quelques concurrents comme Lepotcommun, la Cagnotte facile ou Tilt. Plutôt que de passer dans les bureaux et de faire la quête, vous créez une page sur la plateforme choisie et envoyez le lien à tous vos collègues. On voit ainsi la somme grossir au fur et à mesure, avec la possibilité pour le bénéficiaire de profiter comme il veut de l'argent. Cela semble gros, mais de petits malins ont rapidement tenté de profiter de l'aubaine.

On voit ainsi fleurir des cagnottes pour le moins farfelues. La plus originale, et totalement vouée à l'échec, une collecte pour "racheter l'Olympique de Marseille". Pas moins... D'autres sont plus terre à terre : les sous serviront clairement à se faire plaisir. D'un Ipad à Noël en passant par une semaine de vacances aux Baléares ou une nouvelle paire de chaussures.

En fait, il n'y a pas de limitation dans les idées, pas plus, visiblement, que dans la naïveté des gens qui acceptent de participer à ce genre d'"aventure".

09:45 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leetchi, cagnotte

27/04/2016

BD : Buck Danny, "l'authentique", est de retour

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Attachez vos ceintures, gare aux turbulences, Buck Danny est aux commandes. Le héros créé par Charlier et Hubinon n'en finit plus de séduire jeunes et nostalgiques. En plus de la série originale qui profite des dernières innovations de l'aviation militaire mondiale (54 titres parus !), les éditions Zéphyr proposent une collection "Classic" reprenant l'univers et le graphisme des années 60. Au dessin, Jean-Michel Arroyo rend un hommage permanent à Hubinon. C'est totalement dans le ton, avec un peu aussi de Milton Caniff dans l'utilisation des aplats noirs. Après deux albums se déroulant en Corée, cap sur le Japon, en 1945, peu de temps après la capitulation. Des militaires fanatiques aidés par la redoutable Miss Lee, fomentent un complot pour attaquer les USA. Ils dérobent une bombe atomique et veulent la lâcher sur la Californie. Heureusement Buck et ses fidèles compagnons interviennent. La grande aventure est indémodable.

"Buck Danny Classic" (tome 3), Dupuis-Zéphyr, 14 euros

 

 

09:57 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : buck danny, classic, arroyo, dupuis

26/04/2016

Livre : Roland, le voisin mort et si encombrant

Roland, voisin discret, meurt la tête dans la gamelle de son chien. Début des soucis pour le narrateur.

Nicolas Robin joue sur le comique de répétition pour plonger le lecteur dans ce roman aux airs farfelus et légers mais d'une étonnante profondeur humaine. Chaque chapitre (il y en a 27) débute par la phrase "Roland est mort". Roland c'est le voisin du narrateur, un trentenaire, chômeur, se remettant mal d'une histoire d'amour foireuse. Tout ce qu'il souhaite, lui, c'est qu'on le laisse tranquille, à siroter son Campari tout en matant du porno. Mais les pompiers font du raffut en cassant la porte du voisin pour constater sa mort, depuis une semaine. Ils emportent le corps et confient au voisin de palier le caniche du mort. Une vieille femelle, qui répond au doux nom de Mireille. Comme Mireille Mathieu, Roland adorait les tubes de la chanteuse française à la coupe au bol, seuls sons que le narrateur entendait en provenance de l'appartement mitoyen. Que faire de ce chien ?

Le début du roman raconte les différentes tentatives de se débarrasser de l'animal puant. Mais les ennuis s'aggravent quand un croque-mort remet au voisin une urne contenant les cendres de Roland. Sans famille ni ami, cet employé au tri postal était un solitaire. "Quand la solitude prend racine, elle est plus tenace que le chiendent", constate le narrateur, en prenant conscience qu'il ressemble de plus en plus au mort.

Le roman de Nicolas Robin alterne scènes cocasses (un anniversaire de vieux copains ou un mariage en péril) avec de vrais moments d'émotion comme le retour chez les parents ou la rencontre avec Chantal, la seule 'amie' de Roland.

"Roland est mort" de Nicolas Robin. Anne Carrière. 17 euros.

 

25/04/2016

Poches : meurtres à travers les âges et le temps

10/18, folio, pocket


Paris, en l'an 1584. Une année troublée par la mort de "Monsieur", le frère du roi, et par l'assassinat du prince d'Orange. Tandis que rumeurs et pamphlets circulent sur les pratiques occultes du roi, le jeune commissaire au Châtelet Jean du Moncel, imaginé par Viviane Moore, est chargé d'enquêter sur un vol de cadavres au gibet de Montfaucon.

"L'homme au masque de verre", inédit, 10/18, 8,10 euros

10/18, folio, pocket

Brooklyn, 1922. En pleine nuit, un petit garçon se terre au fond de son lit : quatre hommes viennent de tuer sa mère et d'enlever son père. Réfugié en Irlande, il jure de revenir chercher son père. 90 ans plus tard, le vol d'une vieille montre cassée intrigue. Une montre qui s'est arrêtée une certaine nuit de 1922. Un thriller à travers les âges signé par Peter James.

"Que sonne l'heure", Pocket, 7,40 euros

10/18, folio, pocket

Jeune journaliste ambitieuse, Nola rêve du prix Pulitzer mais est confinée aux pages Loisirs d'un quotidien de La Nouvelle-Orléans. Jusqu'au jour où on lui confie un reportage sur les délinquants sexuels libérés au moment de l'ouragan Katrina et qui, depuis, sont toujours dans la nature. Un premier roman policier saisissant de Joy Castro qui publie 'Au plus près' ce mois-ci dans la Série Noire.

"Après le déluge", Folio, 8,20 euros

 

08:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1018, folio, pocket

DE CHOSES ET D'AUTRES : Sacré bœuf au paradis

prince, papa wemba, bowie, lemmy, paradisParfois me vient l'envie de croire au Paradis. Et tant qu'à faire m'y rendre illico presto. Parce que franchement, s'il existe, il doit être drôlement animé depuis le début de l'année. L'hécatombe des chanteurs et musiciens permet de composer un orchestre incroyable dans un ailleurs possible, peut-être.

En premier, Lemmy Kilmister, le chanteur guitariste de Motorhead. Il n'est pas resté longtemps seul, David Bowie le suivait de quelques semaines. Le duo se transforme en trio avec l'arrivée de Prince.

Et comme le producteur des Beatles, George Martin, a lui aussi cassé sa pipe, il fallait un quatrième musicien hors normes pour former un groupe d'exception. Le sort a décidé que Papa Wemba (décédé samedi), icône de la rumba congolaise s'y collerait.

Ces quatre ne sont plus sur terre pour enchanter leurs fans, mais le petit Jésus doit avoir des fourmis dans les jambes en entendant leurs compositions (surtout en ces temps de résurrection). Et je les imagine, à fond dans un bœuf pour Saint-Pierre et ses anges, les veinards.

Plus prosaïquement, on peut se demander pourquoi cette année 2016 est si propice aux décès de célébrités. Des statisticiens ont enquêté et ont tout simplement mis le phénomène sur le dos du babyboom. La génération née après la seconde guerre mondiale approche des 70 ans. Or, c'est dans cette tranche d'âge (qui représente près d'un quart de la population) que l'on trouve le plus d'hommes et de femmes ayant "réussi" ces dernières décennies.

Donc, sans être un devin, on peut objectivement croire que l'au-delà résonnera de plus en plus de musiques d'exception.