11/07/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Hôpital, on est mal (1/3)

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Un jour, le couperet tombe, inéluctable. On ne peut plus y couper. Ou plutôt si, la coupure est obligatoire. L'opération, longtemps repoussée, devient tout à coup nécessaire. Ce sera donc par "voie médiane" selon l'expression géométrique du chirurgien conseillé par mon médecin traitant.

Rien de tel qu'un séjour en hôpital pour débuter ses vacances d'été. Surtout quand on sait que des mains a priori expertes mais relativement inconnues vont vous ouvrir le ventre demain au petit matin. Inquiet de nature, j'ai tenté une bête méthode de persuasion pour dédramatiser le moment. Ce n'est pas une chambre d'hôpital mais la suite d'un luxueux palace. Le lit, certes un peu étroit, bénéficie des dernières nouveautés en matière de réglage. Par la fenêtre, j'aperçois les Albères et en me penchant un peu, le Canigou. La salle de bain, large et fonctionnelle.

Le personnel est aux petits soins : "Café ou thé pour le goûter ?" Servi en chambre, ce n'est pas une option. Au repas du soir, délicieux relents de nostalgie scolaire avec le bouillon servi dans un bol, au fond duquel quatre vermicelles mollassons se battent en duel. Mais le summum reste cette séance que je tente d'assimiler au meilleur des traitements esthétiques : une épilation soignée du nombril au pubis.

A la tondeuse, et vas-y que je rase tout ce qui dépasse. Mon nombril redevient le cratère lisse du bébé de ma jeunesse envolée. Et là, l'angoisse reprend le dessus. La voie médiane c'est sous le nombril, tout autour ou carrément à travers ? La nuit risque d'être courte.

(à suivre)

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