31/07/2016

BD : SKY-DOLL, JOLIE POUPÉE

 

Il a fallu une sacrée dose de patience aux fans de la série Sky-Doll de Canepa et Barbucci. Après trois albums, silence durant dix ans avec la scénariste occupée par son rôle de directrice de collection. Barbucci a lui signé plusieurs albums d'Ekhö, peaufinant son trait onctueux. Nouveau départ donc pour la jolie Noa, androïde construite pour nettoyer les astronefs mais qui a pris le large, consciente de ne pas être qu'une machine. Réfugiée sur la planète Sudra, elle améliore le quotidien en monnayant son don: celui de ressusciter les morts. Mais son concepteur retrouve sa trace. Cette série de science-fiction, totalement atypique, propose aliens originaux, explications métaphysiques (pas loin des histoires à la Jodorowsky) et surtout des dessins et des couleurs d'une extraordinaire beauté. Il existe même une version luxe grand format en noir et blanc pour les esthètes.

« Sky-Doll » (tome 4), Soleil, 14,95 €

 

 

09:26 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sky-doll, canepa, barbucci, robot, soleil

30/07/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Michel passe à la radio (2/2)

Radio Michel tourne en boucle sur mon ordinateur. Pas que j'apprécie spécialement Sardou ou Berger, mais la webradio permet également de rire de bon cœur aux jingles bricolés par les concepteurs du projet. Mélanie le Beller et Julien Baldacchino ont tous les deux 25 ans et chantent comme des pieds. Quand ils fredonnent "Radio Michel, la radio de tous les Michel" sur l'air des "Poèmes de Michelle" de Teri Moïse, on comprend mieux leur credo expliqué dans un article de l'Obs "Ça reste de la grosse déconnade !

Si Radio Michel reste confidentielle, on s'en fiche un peu. On se marre bien et c'est l'essentiel." Et question chansons idiotes, le choix ne manque pas dans la programmation. Ne ratez pas "C'est Michel" de l'interprète éponyme dont le texte débute par ces vers inénarrables "Des mocassins en croco, une moustache à la Franco, c'est Michel". Sur un air techno entêtant, suivez cette caricature de beauf dans une virée en boîte jusqu'à sa rencontre avec... Michèle.

Dans le genre parodie, il existe aussi un certain Michel Bléro, spécialiste des reprises de tubes actuels, avec paroles grivoises comme le très hot "Aïe, je vais te pécho !".

Michel, prénom pourtant très commun, est devenu depuis quelques décennies la personnification d'un ignare un peu demeuré. Des vidéos de "Michel" tournent sur le web, concurrence frontale aux exploits des "Régis". Alors à quand une "Télé Michel" avec Denisot, Field, Polac, Drucker et des films de Galabru, Boujenah, Audiard ou de Michel Simon ?

En bonus : une compilarion de "Régis". 

29/07/2016

DVD et blu-ray : Le premier eco-terroriste de l'espace dans "Silent Running"

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Tourné au début des années 70, "Silent Running", film de science-fiction aux effets spéciaux soignés, est en réalité un des premiers manifeste pour la préservation de l'environnement sur terre. Dans un futur proche, la pollution a eu raison de toute végétation sur la planète bleue. Pour sauver un hypothétique avenir, il est décidé de recréer des dômes accueillant un grand échantillon de la flore terrestre. Dômes lancés aux confins de l'espace, aux bons soins de quatre astronautes plus ou moins motivés.

 

 

Si trois des pilotes n'en peuvent plus de tourner en rond dans la base, le quatrième, Freeman Lowell (Bruce Dern) s'extasie chaque jour un peu plus face à cet équilibre naturel. La quiétude des arbres, les légumes et fruits nourriciers : il est persuadé qu'il est en train de sauver l'avenir de la race humaine. Par contre ses supérieurs ne sont pas de cet avis. Programme trop cher. Abandon immédiat du projet et destruction des dômes par le feu nucléaire. Freeman ne le supporte pas. Au dernier moment, il s'oppose à un de ses collègues et le tue à mains nues. Ensuite il se débarrasse des deux autres et lance son arche de Noé végétale dans l'espace inconnu. Le scénario, un peu faible sur certaines séquences, n'en demeure pas moins d'une incroyable lucidité quant à l'œuvre de destruction de la race humaine sur terre. Est-il encore temps de changer ?

Le film, au début des années 70 se voulait un signal d'alerte. Sans véritable effet quand on voit l'état de la planète un demi-siècle plus tard. Premier film de Douglas Trumbull, "Silent Running", malgré un petit budget, a bénéficié d'effets spéciaux impressionnants. Entre la reconstitution de l'intérieur du vaisseau spatial dans un porte-avions désaffecté ou l'animation de trois robots, "Silent Running" fait partie de ces films pionniers.

Pourtant l'ancien responsable des effets spéciaux de "2001 odyssée de l'espace" n'a pas confirmé dans cette veine. Les bonus du coffret permettent de savoir ce qu'il est devenu. Un long making-of donne aussi une foule d'informations sur le tournage, du choix de Bruce Dern au casting très particulier pour animer les robots.

"Silent Running", Wild Side Vidéo, coffret DVD et blu-ray, 25 €.

 

DE CHOSES ET D'AUTRES : Michel passe à la radio (1/2)

radio michel,sardou,berger,delpech,galabru,vivouxLes pires idées se révèlent parfois les meilleures. Passionnés de chansons françaises un peu vintage, deux jeunes de 25 ans viennent de lancer une webradio sobrement nommée « Radio Michel » sur la plateforme Radionomy.

Au menu : « Le retour du come-back de la radio de tous les Michel », profession de foi qui en dit long sur le côté peu sérieux et très ironique de l'initiative. Comme le faisait remarquer Bénabar dans une chanson sur Maritie et Gilbert Carpentier, à cette époque les chanteurs populaires « s'appelaient presque tous Michel, Polnareff, Jonasz, Delpech, Michel Fugain, Michel Berger, et Michel le Forestier » (le dernier exemple juste pour la rime).

Donc sur cette radio on peut entendre tous les tubes des Michel célèbres, mais également quelques raretés pour obtenir une programmation pas trop répétitive. Entre un Sardou et un Polnareff, très présents, ne soyez pas étonnés si tout à coup Houellebecq se met à déclamer son « Crépuscule ». On retrouve également quelques auteurs oubliés comme Jean-Michel Caradec ou une certaine Michèle Arnaud, coup de cœur des concepteurs de la radio et présentée comme une grande interprète des œuvres de Gainsbourg.

Pas entendu encore mais certainement programmé (plus de 700 titres sont en mémoire), Michel Vivoux, fantaisiste iconoclaste auteur au début des années 80 de l'album « Les pets de la dame au clebs », jeu de mot illustrant parfaitement sa folie douce. Car les Michel, quand ils ne sont pas catalogués un peu neuneus, font preuve de beaucoup d'esprit, c'est un Michel qui vous le dit !

 

28/07/2016

Cinéma : La vie secrète de nos animaux dévoilée dans "Comme des bêtes"

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Les animaux de compagnie s'ennuient parfois quand ils sont seuls. Sauf ceux de "Comme des bêtes", dessin animé très réussi sur une bande d'amis à poil et à plumes.

 

 

 Au cœur de l'été, les bonnes surprises au cinéma sont rares. Les studios "Illumination", créateurs des Minions, frappe fort avec "Comme des bêtes", gentil film d'animation (en 3D dans certaines salles) sur la vie cachée de nos animaux de compagnie. L'idée est venue au producteur, Chris Meledandri, en regardant ses propres animaux de compagnie. "Dès qu'on rentre à la maison, leur joie à notre simple vue, nous inciterait presque à nous demander s'ils n'ont pas fait de grosses bêtises pendant notre absence et s'ils n'exagèrent pas un peu pour nous donner le change," explique-t-il dans des notes de production.

De fait, les héros du film vivent souvent pour et par leurs maîtres. Notamment Max, un gentil toutou, en osmose avec sa jeune maîtresse. Mais cette dernière, chaque jour, va travailler. Un concept étranger à Max qui attend patiemment derrière la porte. Comme ses voisins et copains, Chloé la chatte, Mel le chien, un oiseau et un cobaye. Dans cet immeuble de New York où tous peuvent communiquer par l'escalier de service, ils se demandent ce que peuvent bien faire leurs maîtres durant ces longues heures d'absence.

Une place pour deux

Pour Max, la vie rêvée prend fin quand Duke investit l'appartement. Duke est un gros chien, recueilli à la fourrière. Entre eux deux, c'est la guerre pour savoir qui sera le préféré. À la faveur d'une sortie hygiénique dans Central Park, ils affrontent une bande de chats errants et tombent dans les griffes des animaux révolutionnaires réfugiés dans les égouts de la ville. S'en suit une folle course-poursuite au cours de laquelle les deux chiens devront éviter les agents de la fourrière, les révolutionnaires menés par Pompon (lire ci-dessous) et l'indigestion quand ils tombent par hasard dans une fabrique de saucisses.

Truffé de gags, avec des personnalités très marquées pour chaque animal et pas que les rôles principaux, ce film est un véritable rayon de soleil. La preuve que les animaux de compagnie font du bien à leurs maîtres. Sans doute la meilleure publicité pour tous les refuges de la SPA de France et de Navarre. L'histoire enchantera les plus petits (gare aux dégâts collatéraux du merchandising) et fera rire aux éclats les plus grands tant l'humour est omniprésent. On reconnaît d'ailleurs la patte des auteurs des Minions, personnages délirants présents avant le film dans un court-métrage présenté en hors-d'œuvre.

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Le plus adorable des méchants

comme des bêtes,lapinou,max,duke,minions,universalDans tout film qui se respecte, il faut un "méchant". "Comme des bêtes" n'échappe pas à la règle. Dans les égouts de New York, toute une ménagerie d'animaux abandonnés par leurs maîtres fomente une révolution. Crocodiles, chats errants, corniauds, serpents, cochons et iguanes complotent avec le désir de tuer ces humains ingrats. Pour les mener à la victoire finale, il fallait un véritable monstre assoiffé de sang, une bestiole sanguinaire, sans pitié, méchante jusqu'au bout des oreilles.

Formidable idée des scénaristes, cet archétype du mauvais est interprété par Pompon... un adorable petit lapinou blanc à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Ses grands yeux permettent d'apitoyer l'humain. Ensuite il se déchaîne, devient une véritable bête à tuer. Enfin, dans ses rêves seulement car ce ne sont pas ses deux incisives ni ses petites pattes qui font beaucoup de dégâts chez l'ennemi. Il est surtout redoutable par ses sautes d'humeur et son excellence à mener ses troupes.

Dans la version française il a la voix de Willy Rovelli, l'humoriste au timbre haut perché. Et même si Pompon est le méchant, sa peluche risque de se vendre comme des petits pains dans peu de temps.

DE CHOSES ET D'AUTRES : État végétatif (3/3)

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Manger de la viande passe forcément par une étape qui s'appelle "abattage". Les consommateurs, exemptés de cette tâche ingrate, occultent ainsi le côté "bout de cadavre dans l'assiette".

Les vegan vont plus loin et bannissent aussi tout ce qui est produit laitier. Pourtant, traire une vache ou une brebis n'est pas synonyme de maltraitance. Depuis des millénaires, les humains ont compris qu'ils pouvaient ponctionner un peu de ce liquide nourricier sans nuire au développement des petits de l'animal.

Les végétaliens ont été obligés de trouver des substituts à la crème et autre dérivés lactés que sont le beurre ou le fromage. Internet regorge de recettes de moelleux au chocolat sans beurre mais à base de courgette râpée. Surtout pour éviter les calories, car la recette nécessite quatre œufs (quatre cadavres en langage vegan).

Par contre l'utilisation du lait de coco se décline à l'infini pour la crème au chocolat par exemple. Une tuerie. Et je ne vous parle pas des glaces à la crème de soja que ma femme fabrique à tour de bras, de la banane aux nectarines en passant par le sorbet de pastèque, chose la plus rafraîchissante qui soit en période de canicule.

Par contre j'attendrai encore un peu avant de me brosser les dents avec une pâte maison à base d'argile verte et de bicarbonate de soude. Bref, ma conversion au végétarisme se passe sans trop de difficultés.

Excepté quand mon voisin lance un barbecue sur son balcon : comment résister à l'odeur des roustes grillées et autres saucisses ou merguez dorées sur la braise ?

27/07/2016

Cinéma : En août, le Castillet de Perpignan s'offre un festival d'avant-premières

Si depuis des décennies l'été et plus particulièrement le mois d'août est synonyme de baisse de fréquentation dans les cinémas français, la malédiction n'est pas immuable. Et au Castillet, le cinéma du centre-ville de Perpignan, en plus d'une programmation très large entre art et essai (Carmina !), blockbusters (Jason Bourne) et films pour la jeunesse (Dory, Comme des bêtes), le mardi soir, c'est avant-première. Cinq films remarqués à Cannes, présentés quelques semaines ou même mois avant leur sortie nationale. L'occasion de découvrir ce qui fera certainement l'actualité cinématographique de ces prochains mois.

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Début des hostilités le 3 août à 19 heures avec "Aquarius », film brésilien de Kleber Mendonça Filho avec la sublime Sonia Braga en vedette. Cette dernière a manqué le prix d'interprétation féminine à Cannes au grand désespoir de tous les critiques. L'Aquarius est un immeuble en bord de mer. Une société immobilière veut le racheter mais Clara (Sonia Braga), ancienne critique musicale, refuse de céder.

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Le 9 août à 21 h 30, place à un film français de Houda Benyamina lauréat de la Caméra d'Or 2016. "Divines", présenté également au festival de Prades, a remporté le prix du jury jeunes. "Divines" plonge le spectateur au cœur du malaise des banlieues. Trois jeunes filles, pauvres et fascinées par l'argent, vont tout faire pour réussir. Une critique sociale très acide.

En présence de Radu Mihaileanu

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"L'histoire de l'amour" sera présentée en avant-première le 16 août à 20 heures en présence de son réalisateur, Radu Mihaileanu. De la Pologne des années 30 à Central Park aujourd'hui, le manuscrit d'un livre, "L'Histoire de l'Amour", va voyager à travers le temps et les continents.

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Les deux derniers films seront présentés les 23 et 30 août. "Victoria » de Justine Triet avec Virginie Efira, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud (21 h 15) est ce qui se fait de mieux dans la catégorie cinéma français original. La performance de Virginie Efira a particulièrement été remarquée, toujours au festival de Cannes dans la sélection de la semaine de la critique. Victoria, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu'elle a sorti d'affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime.

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Enfin "Captain Fantastic" clôturera ce mois d'avant-premières au Castillet le mardi 30 août à 21 h 15. Une comédie familiale décalée de Matt Ross avec Viggo Mortensen. Un père élève ses enfants au fin fond de la forêt américain, loin, très loin du progrès. Mais quand ils doivent se rendre dans la ville, tout ce fragile équilibre risque d'être remis en question. Le film sortira nationalement le 12 octobre. Mais les chanceux disponibles le 30 août pourront le découvrir au Castillet.

DE CHOSES ET D'AUTRES : État végétatif (2/3)

vegan, pois chiches, mousse chocolat, oeufs, houmousLes adeptes de l'alimentation vegan, non seulement ne consomment que du végétal, mais en plus font très attention à la souffrance animale. Un œuf, à les entendre, c'est un poussin en puissance qui semble hurler quand on lui casse la coquille. Mais alors, comment concocter une mousse au chocolat sans blancs montés en neige ?

Une amie de ma femme, pas vegan mais adepte du cru (autre dérive de l'alimentation du XXIe siècle), prétend que le meilleur substitut reste le jus des pois chiches en conserve. En entendant une telle affirmation, je ricane intérieurement. Mon épouse, cuisinière dans l'âme et toujours prête aux expériences les plus improbables dès qu'il s'agit de gagner quelques calories dans un plat, cherche sur internet et trouve rapidement confirmation. Il suffit de battre ce liquide qui d'ordinaire finit au fond de l'évier pour obtenir une mousse compacte.

Notre dernier bocal de pois chiches servira de cobaye. Dans un saladier, avec un mixer électrique, elle se lance dans la recette. Dix minutes plus tard, une crampe dans le bras et le poignet douloureux, elle abandonne. La mixture est vaguement mousseuse, mais elle n'a absolument rien du blanc en neige, onctueux et vaporeux. Théoriquement, les protéines des pois chiches permettent la modification de sa consistance.

Perdu, je ne mangerai pas de mousse au chocolat vegan. Mais tout malheur est bon puisque les pois chiches se sont transformés en un délicieux houmous, parfait à l'apéro pour accompagner des bâtonnets de carottes.

Demain : beurre ou courgette râpée ?

26/07/2016

BD : Humour décalé à base de chaussons aux pommes et de savant fou

 

Un peu dans le même format et le même esprit que le « Vaisseau Spécial », le recueil de gags signés Kaze Dolemite est lui aussi une mine de rires décalés. Le dessin est, là aussi, minimaliste, les dialogues essentiels et les personnages encore plus caricaturaux. Un riche savant part à l'aventure dans un ballon dirigeable avec son équipage. Presque du Jules Verne, si on oublie que la priorité du professeur est de faire provision de chaussons aux pommes. Et là aussi, il y a une héroïne à forte poitrine, source de tous les fantasmes de l'équipage. De l'humour sans limite, répétitif et brillant.

« Chaussons aux pommes et autres péripéties », Delcourt, 16,95 €

 

DE CHOSES ET D'AUTRES : État végétatif (1/3)

 

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 Faut que ça change ! Sans révolutionner notre quotidien, nous avons décidé, mon épouse et moi (surtout mon épouse), de lever le pied sur les protéines animales. La barbaque on apprécie, mais tous les jours, est-ce vraiment nécessaire ? La peur au ventre, je me lance dans cette expérience avec l'angoisse d'une addiction potentielle : on commence avec un joint et on finit accro à l'héro. Un cliché qui se transforme dans mon esprit par : un jour végétarien, vegan dans un an.

L'été est la meilleure période pour se passer de viande. On dispose de quantité de fruits et légumes pas chers et savoureux. De toute manière, vu le prix d'un (bon) steak, plus personne ne peut en manger au quotidien sans se retrouver à découvert le 10 du mois. Moins de viande et plus du tout de lait. Depuis quelques années on est passé à la boisson à base de soja. Pur, mes papilles me hurlent que ce n'est pas fameux. Mais pour toute sorte de préparations, on ne goûte pas la différence.

La crème de soja aussi remplace avantageusement la matière grasse animale. Idéale pour les glaces de cet été. Et pour ne pas être en manque de protéines, il suffit d'ajouter dans les salades une bonne ration de lentilles. Des haricots secs aussi.

Mais là, j'ai plus de difficulté. Car pour moi, les fayots ne sont bons que dans le cassoulet. Et franchement, un cassoulet végétarien à base de saucisses de tofu, je sens que mon estomac n'est pas encore prêt. Comme pour la recette de demain : mousse au chocolat à base de jus de pois chiche.