09/09/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Reconversions

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Un élu abandonne rarement ses mandats, son pouvoir, pour se reconvertir dans le privé. L'exemple de Roselyne Bachelot, nouvelle voix de RMC l'après-midi (sur le créneau horaire occupé par Brigitte Lahaie, il fallait oser), n'est pas isolé. Ancienne pharmacienne, elle a occupé des postes de ministre avant de tout plaquer et se lancer dans cette carrière de confidente des auditeurs.

De même, pour continuer d'exister, Daniel Cohn-Bendit assure une chronique chaque matin sur Europe1 et Jean-Louis Debré anime sa propre émission sur Paris Première.

Nicolas Sarkozy a failli suivre le même chemin. Battu en 2012, il annonce son retrait de la politique. Avec l'ambition, jamais avouée mais flagrante : engranger le plus d'argent possible en donnant des conférences excessivement rémunératrices (un rôle de comique aurait également pu lui rapporter gros). Mais le démon de la politique lui est chevillé au corps. Il part à nouveau en campagne. S'il perd à la primaire, il ne lui restera que la retraite. À 61 ans. Un paradoxe pour celui qui voudrait en prolonger l'âge légal de quelques années.

L'an prochain, si Hollande renonce ou perd, je le verrais bien devenir commandant de paquebot. Un gros, un énorme. L'antithèse du pédalo.

Valls dispose du physique et du rictus propres aux vigiles de supermarché. Les petits voleurs feront demi-tour aussi sec.

Quant à Jérôme Cahuzac, à la fin de son procès, son avenir d'acteur semble tout tracé. Les yeux dans les yeux, il peut endosser tous les rôles. De méchants, de préférence.

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