03/10/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'agonie de l'infraction

Journée noire ce samedi. Dès 9 h 30 je reçois un email me signalant une énorme faute dans la chronique du jour parue à cette même place. Marcel, lecteur narbonnais, me faisait remarquer sans méchanceté que le sourire de Michelle Obama qualifié d'"effraction" était peut-être une coquille.

Non, pas de coquille en l'occurrence, une grosse erreur sur certains mots de la langue française que je confonds et intervertis depuis mon plus jeune âge. Entre effraction et infraction, la différence est minime, mais suffisante pour changer la signification d'une phrase. Seconde fois que des lecteurs me reprennent après un "agonir d'injures" devenu sous ma plume un dramatique "agoniser d'injures". Bref, pour quelqu'un qui se targue parfois de donner des leçons, je ferais mieux de retourner à l'école.

Pourquoi ces erreurs ? J'ai beaucoup réfléchi ce week-end à ces lacunes récurrentes. J'en arrive à la conclusion qu'elles résultent, au choix, de mon passé de gaucher contrarié, d'une dyslexie ignorée voire d'un autisme type Asperger non diagnostiqué (vous pouvez aussi penser que je suis atteint de ces trois dysfonctionnement (même si le dernier n'en est pas un) et m'accabler (mince, j'écris de plus en plus comme Philippe Jaenada en multipliant les parenthèses dans les parenthèses (Jaenada qui n'est pas mal dans son genre puisqu'il a passé une année enfermé dans son appartement sans sortir une seule fois) (que ceux qui suivent me disent à quel endroit il convient de refermer la parenthèse… Moi, je suis complètement perdu)))).

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