18/05/2017

De choses et d'autres : le grand écart de Nicolas Hulot


Habitué à être sur le devant de la scène depuis ses aventures télévisuelles, Nicolas Hulot a finalement décidé de franchir le pas et de passer aux responsabilités. Longtemps agitateur d’idées, inlassable défenseur de la nature, écologiste pur et dur, il agissait dans l’ombre, avait d’excellents rapports avec les présidentes (Sarkozy puis Hollande), mais n’avait jamais osé se frotter au difficile rôle de ministre.
Emmanuel Macron (ou Édouard Philippe ?) a décroché la lune en persuadant ce « people » de rejoindre le gouvernement. Avec le titre de ministre d’État en plus. Mais avant de prendre les premières décisions, il va falloir qu’il fasse connaissance avec ses collègues. Il ne sera pas évident pour le ministre Hulot de trouver des points de convergence avec son chef direct, le Premier ministre « homme de droite » qui a longtemps travaillé pour Areva, le géant de l’industrie nucléaire.
De même, si l’ancien présentateur d’Ushuaia est sollicité pour soutenir certains candidats de « La république en marche », il pourrait se retrouver en meeting dans le Gard à faire l'article pour Marie Sara face à Gilbert Collard, la Torera qui « pique » des toros contre l’avocat qui défend les hommes. Un sacré grand écart pour ce pionnier de l’écologie médiatique.
Mais le pire serait qu’Emmanuel Macron, lui demande de se charger de la réouverture des chasses présidentielles, une des nombreuses promesses du candidat Macron quand il est intervenu devant les chasseurs français le 15 mars dernier. 
(Chronique parue le 18 mai en dernière page de l'Indépendant)

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