30/05/2017

De choses et d'autres : un sou est un sou


Ma femme, qui gère les comptes et donc à ce titre se charge de toutes les dépenses du foyer (façon diplomatique de reconnaître que c’est elle qui fait les courses dans 80 % des cas), s’est étonnée au moment de payer par carte bancaire d’un message sur le lecteur. Il lui proposait d’arrondir le montant à l’euro supérieur et de ce fait reverser le surplus, soit quelques centimes, à une association partenaire de l’enseigne.
Hasard de son shopping, elle a été confrontée à deux reprises à ce phénomène, d’abord à Maisons du Monde puis chez Jules. « L’arrondi » est un programme lancé depuis quelques années par la start-up Microdon. Et justement les deux enseignes viennent de rejoindre le mouvement depuis février dernier. L’objectif, louable, est « d’offrir la possibilité aux Français de faire des microdons de manière spontanée à partir des actes de la vie courante. »
Quand on achète donc mais aussi chaque mois quand on perçoit son salaire ou que la banque fait le décompte mensuel. Dans ces deux autres cas, l’arrondi se fait à la baisse. Les entreprises, après accord des salariés, au lieu de verser, par exemple dans le cas d’un smic, 1480,27 euros au salarié, n’en vire que 1480, les 27 centimes sont collectés pour une association. Individuellement cela ne représente pas grand-chose, mais si l’entreprise est importante, cela chiffre rapidement. Microdon a ainsi collecté 1M€ en 2014 redistribués à 250 associations participantes. Une façon simple de faire des bonnes actions. L’ancêtre de la boîte à centimes en quelque sorte dans laquelle nous mettions toute notre ferraille et qui, une fois l’an, était donnée au plus méritant des enfants pour convertir le tout en bonbons pour les plus frivoles, en livret A pour les plus prévoyants. 

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