22/07/2017

Littérature jeunesse : César et Capucine, enfants désobéissants


Imaginés par Tebo, le créateur de Captain Biceps avec Zep, César et Capucine sont deux jeunes enfants débordants d’imagination. A la base, leurs aventures étaient destinées à une bande dessinée. L’éditeur tardant à donner son accord, le dessinateur contacte une société de production audiovisuelle qui accepte de lancer la production de 52 épisodes. Diffusés sur France 5, remportant un beau succès, César et Capucine reviendront bientôt pour une saison 2 et Tebo, pour mieux exploiter graphiquement les personnages, adapte leur désobéissance chronique dans deux albums pour les enfants à partir de 5 ans. Dans « On ne veut pas faire la sieste ! », ils s’échappent de leur chambre sur des bulles de savon, découvrent une île aux fruits et affrontent un lion paresseux. Dans le second opus « On ne veut pas ranger la chambre ! », ils découvrent une île aux jouets très marrante. Mais un requin leur fait peur. A moins que ce ne soit eux qui effraient le requin, un spécimen très peureux. Joliment dessinés, aux couleurs vives et tout en courbes, ces albums permettent aux enfants de développer leur imagination.
➤ « César et Capucine », Bamboo Jeunesse, 11,95 €

08:46 Publié dans BD, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : césar, capucine, tébo, bamboo

16/07/2017

BD : Un tournant pour Spider-Man

 


Portés par le succès des films aux effets spéciaux de plus en plus gigantesques, les comics américains ont connu un réel développement en France. Avant la vague, il y a 20 ans, Panini Comics a lancé nombre de magazines puis a décliné les séries dans de beaux albums, aux couvertures cartonnées, reprenant de 6 à 8 épisodes pour obtenir des titres compacts, bien imprimés et au goût des amateurs français du genre. Pour célébrer ses 20 ans, la maison d’édition ressort en 2017 douze titres emblématiques avec une couverture dessinée par une gloire française de la BD. Ce Spider-Man de Straczynski et Quesada par exemple bénéficie d’une interprétation par Bastien Vivès. Sollicités également Boulet, Trondheim, Sfar ou Barbucci. Et le denier titre sur les Avengers, en octobre, bénéficiera de quatre couvertures signées Vatine, Bajram, Mourier et Tarquin. Impossible de faire mieux...
➤ «Spider-Man, un jour de plus », Panini Comics, 16 € 

15/07/2017

BD : Les survivants rentrent à bon port

 

Fin de galère pour les survivants du vaisseau spatial échoué sur une planète inconnue et dangereuse, où des anomalies quantiques leur font faire des bonds dans le futur. Après quatre tomes bourrés de péripéties et de rencontres avec des races extraterrestres toutes plus étonnantes les unes que les autres, la grande spécialité de Léo le scénariste et dessinateur des Mondes d’Aldébaran, ils voient enfin le bout du tunnel avec l’arrivée de Sven, le compagnon de Kim Keller. Il explique le rôle de la mantrisse de cette planète et les ramène à Aldebaran. Là, après un temps pour réapprendre à vivre sans avoir peur au quotidien, Manon, le personnage clé de « Survivants », devrait rencontrer Kim. Mais ce sera pour le prochain cycle. Peut-être le dernier pour l’auteur brésilien âgé de 73 ans.
➤ « Survivants » (tome 5/5), Dargaud, 11,99 €

09:50 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : léo, aldebaran, survivants, dargaud

14/07/2017

BD : Angoisse entre terre et mer

 


Olivier Mégaton fait partie de ces réalisateurs français qui n’ont pas peur de faire dans le cinéma de genre. Il a réalisé Taken 2 et 3 et signe le scénario d’une BD qui pourrait tout à fait faire une série B horrifique comme il en sort tant sur le marché de la vidéo. Scénario écrit en collaboration avec Sylvain Ricard maîtrisant parfaitement la narration de la BD et dont le dessin a été confié à l’Italien Genzianella qui a déjà à son actif les cinq tomes de Bunker scénarisés par Bec. On retrouve d’ailleurs beaucoup des univers du scénariste aveyronnais dans ce « Ni terre ni mer ». Une bande de jeunes adultes, deux garçons et trois filles, part en mer sur un voilier. Pris dans une tempête, le frêle esquif s’échoue sur le rivage escarpé d’une île isolée dominée par un phare. Deux hommes vivent dans ce bâtiment loin de tout. Rapidement, les naufragés vont paniquer car leurs « sauveteurs » ne sont pas très accueillants. Quand un premier rescapé est retrouvé assassiné, l’angoisse monte d’un cran. Et les secrets viennent encore compliquer l’entente des rescapés. Car ce naufrage n’est pas dû au hasard. Il y a deux ans, ils avaient aussi fait une croisière. Mais au départ ils étaient six. Chapeau au dessinateur qui parvient à insuffler beaucoup de suspense psychologique malgré l’économie de décors.
➤ « Ni terre ni mer » (tome 1/2), Dupuis, 14,50 €

09/07/2017

BD : H. G. Wells et les monstres de Moreau

 


Dernier album de la série lancée autour des adaptations des romans fantastiques de H. G. Wells, « L’île du docteur Moreau » est la plus horrible, la plus pessimiste sur l’espèce humaine. Un naufragé se retrouve sur une île peuplée des créatures mi-bêtes, mi-hommes du docteur Moreau. La révolte gronde dans la meute. Le règne de Moreau va prendre fin. Mais le seul survivant, le naufragé, va choisir de poursuivre l’œuvre de domination humaine. En vain. Dobbs adapte le texte et permet à Fiorentino de signer de superbes planches entre jungle et monstres.
➤ « L’île du docteur Moreau », Glénat, 14,50 € 

08/07/2017

Bd : Stéphane Clément et l’art vivant

 


Daniel Ceppi, après des années de silence éditorial, a repris sa plume et lancé une série policière suisse. Pour cet album grand format, il a la bonne idée de ressusciter son personnage emblématique de Stéphane Clément. Le voyageur baroudeur s’est posé en Irlande avec sa compagne Cynthia. Mais lors d’un séjour à Genève, il se trouve mêlé à une série de crimes mystérieux. Le tueur semble mener une vengeance et transforme ses victimes en représentations de chair et de sang de peintures célèbres. D’où le titre de l’album, Lady of Shalott, toile de John William Waterhouse. Une intrigue pleine de références et de rebondissements pour un auteur qui n’a rien perdu de son talent.
➤ « Lady of Shalott », Le Lombard, 14,99 €

05/07/2017

BD : Salch, un père méchant ou trop réaliste ?


Il est devenu célèbre avec son « Lookbook », jeu de massacre sur les apparences des hommes et femmes cherchant trop à se couler dans une mode, une catégorie sociale. Son dessin un peu crasseux, à la Reiser, fait mouche dans ce genre très destructeur. Il se moque de tout le monde dans ces recueils, alors pourquoi ne pas s’occuper aussi un peu de sa pomme ? L’autofiction il connaît. Il a déjà dézingué ses amours passagères dans les deux tomes de ses « Meufs cools » parues aux éditions Les Rêveurs. Cette fois, il se penche sur sa condition de père divorcé. Salch a trois enfants. Les deux derniers, des garçons, partent avec lui dans une petite maison de sa tante en Corrèze. Quinze jours loin de tout. Les gamins s’ennuient. Lui tente de se remettre en forme en faisant du sport, en stoppant les bières (pas longtemps...) et surtout en décidant de dessiner des décors réalistes. Un petit chemin caillouteux notamment. Il raconte, sans la moindre concession ses errements de père trop cool, son rejet de la famille, sa passivité et aussi ses énervements. Sorte de manifeste d’anar’ d’aujourd’hui, rejetant notre société tout en ayant parfaitement conscience de s’y vautrer en toute indécence. Souvent salutaire, parfois déprimant, mais avant tout hilarant.
➤ « Le petit chemin caillouteux », Fluide Glacial, 13,90 €

02/07/2017

BD : Brice surfe sur des planches

 


Le surfeur imaginé par Jean Dujardin, devenu célèbre sur grand écran, a une seconde vie en BD. Le blond débile a au moins un peu de succès auprès des auteurs femmes (à défaut des surfeuses) puisque Sabine Duhamel et Pauline Roland se sont associées pour écrire les gags et histoires courtes, mises en images par la dernière, installée dans l’Aude. On retrouve les répliques cultes de Brice, la bêtise de Grégor et les gaffes de Marius. On a même droit, encarté dans l’album, à un mini manga où Brice, pour le coup entièrement jaune, affronte des poissons panés géants... C’est fun, drôle et idéal pour bronzer en bord de plage quand il n’y a pas de vagues.
➤ « La Brice dessinée de Nice », Jungle, 10,60 € 

01/07/2017

BD : Petit Marsupilami fera son nid

 

Le 30e album des aventures du Marsupilami, créé par Franquin et repris avec talent par Batem au dessin et Colman au scénario est une aventure un peu particulière car l’animal de légende dévoile un pas secret de ses origines et de sa vie privée. Si en fil rouge il y a un combat entre deux tribus avec le Marsu en champion des Chahutas, il expédiera la bagarre car on l’attend ailleurs, loin de la civilisation, pour célébrer un rite magique et unique. Donc on rit beaucoup avec les jeux de mots dignes d’un Astérix de Goscinny, mais on est aussi emporté par la poésie de cette histoire toute simple, pleine d’espoir pour l’Humanité si elle sait dans un futur proche imiter l’espiègle animal tacheté.
➤ « Le Marsupilami » (tome 30), Marsu Productions, 10,95 €

11:01 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marsupilami, batem, franquin, colman, marsu

27/06/2017

BD : Le zombie de la toute première heure


Selon les codes du genre, on devient zombie après une morsure. Excepté Tizombi, nouveau héros de cette série de gags, écrits par Cazenove et dessinés par William. Il est né zombie. Son père, le premier a été mordu et a viré au mortvivant. Il a ensuite embrassé sa femme (et plus si affinité) qui, étant enceinte, a donné naissance à ce Tizombi qui n’aura jamais connu la vie humaine. Il ne s’en plaint pas et a immédiatement abandonné le lait maternel pour la bonne chair fraîche humaine. En bon bébé en pleine croissance, il est « Toujours affamé », titre de ce premier recueil. Tizombi mange et Margotik, jeune fille très dark, écrit des vers. Lassée des disputes de ses parents, elle a trouvé refuge une nuit dans ce cimetière, lieu de chasse de Tizombi et de ses trois meilleurs compères, Fatal, gros morfale qui n’a pas inventé l’eau chaude (source inépuisable de gags), Tékaté, l’élément féminin de la bande (elle adore les ossements humains, si jolis une fois transformés en bijoux fantaisie) et Tribiade, le sage de la bande, du moins quand il n’a pas perdu son cerveau, un peu baladeur du fait des béances de sa boîte crânienne. Les auteurs des Sisters s’offrent une récréation dans l’air du temps, pour rire du pire et de l’horrible.
➤ « Tizombi », Bamboo, 10,60 €

25/06/2017

BD : Quand Leslie Plée chante, gare aux zygomatiques

 


La mode est aux comédies musicales, aux opéras rock. Il ne se passe pas une semaine sans que n’émerge un projet depuis le succès de « Notre Dame ». Tous les thèmes sont revisités et cela a donné l’idée à Leslie Plée d’imaginer ce qui pourrait se faire de pire dans le genre. Pas dans la catégorie grosse production avec stars et effets spéciaux mais dans la niche « spectacle de banlieue fauché, bourré de clichés et d’idées tordues ». Une vingtaine d’histoires courtes composent ce recueil, avec en vedette les trois membres fondateurs des « Nouveaux Sergio Lama ». Ils revisitent la vie de Delon, celle de Brel, imaginent le quotidien de Buckingham ou de façon encore plus improbable la vie extraterrestre façon XFiles... Complètement délirant et absolument hilarant.
➤ « Mon opéra rock », Delcourt, 16,95 € 

24/06/2017

BD : Lilas, la fièvre d’un été torride

 


Inoubliable Lilas. Quand il signe en 1980 son roman « L’été en pente douce », Pierre Pelot ne se doute certainement pas de la puissance de cette héroïne d’un huis clos provincial dramatique. Personnifiée par Pauline Lafont dans le film de Gérard Krawczyk sorti il y a trente ans, elle est de retour sous le pinceau de Jean-Christophe Chauzy. Et la magie opère encore, son corps lascif, exposé au soleil, déclenche toujours autant de sensations fortes. Auprès de Fane, son homme, mais aussi de Mo, le frère handicapé mental ou Dédée, la voisine qui cherche à mettre la main sur la maison de Fane et au passage sa belle compagne. Elle, gentille, sensible, libérée, n’a pas conscience des ravages que sa beauté et son effronterie vont provoquer dans la région. Une histoire en passe de devenir un classique dans son universalité.
➤ « L’été en pente douce », Fluide Glacial, 18,90 €

10:03 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pelot, lilas, chauzy, fluide glacial

23/06/2017

BD : Jack Wolfgang, un loup dans l’Humanité

 


L’immense succès de « Blacksad » semble avoir donné des idées à certains auteurs ou éditeurs. Le chat détective dans un monde où les animaux se comportent comme des humains a sa déclinaison en loup. Jack Wolfgang est un agent de la CIA dans ce monde imaginé par Desberg. Mais contrairement à l’univers de la BD de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, dans le futur de Jack Wolfgang, hommes et bêtes évoluées cohabitent. Longtemps ils ont été à couteau tirés, car les carnivores continuaient à manger de la viande, transformant toute la chaîne alimentaire en vaste cauchemar cannibale. L’invention d’un exhausteur de goût du tofu a permis de retrouver la paix. Et à certains à édifier de colossales fortunes. Le premier tome lance Jack, aidé par Antoinette Lavaux, superbe panthère de la brigade française des stupéfiants, sur les traces d’un trafic d’une étrange poudre venue du fin fond de l’Inde. Quelle est sa composition ? Pourquoi est-elle si chère ? Des interrogations résolues dans cet album de 64 pages dessiné par Henri Reculé, délaissant son style réaliste parfait pour un anthropomorphisme d’une étonnante beauté.
➤ « Jack Wolfgang », Le Lombard, 13,99 €


17/06/2017

BD : Moth, enfant et esclave

 


Très compliquée la vie dans le Haut Palais quand on est un enfant esclave de dix ans. Destiné à devenir couvreur sous la responsabilité de la jeune et autoritaire Fless, il a été repéré par Cael Extat, l’intendant du clan des Aldercrest. Un homme tout puissant maniant la magie. Moth, vendu par sa mère pour permettre de subvenir aux besoins des autres enfants, a le cœur lourd. La nuit, dans le dortoir commun des esclaves, il pleure et cauchemarde. Surtout quand Obsidian, une mystérieuse entité prisonnière des lieux le contacte. Moth, de simple esclave va-t-il devenir un élu ? Une histoire fantastique écrite par l’Anglais Mike Carey et dessinée, dans un style très franco-belge, par l’Américain Peter Gross.
➤ « Le Haut Palais » (tome 1), Glénat, 14,95 € 

10:31 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haut palais, carey, gross, glénat

16/06/2017

BD : Entre deux Spirou, Yoann dessine les Captainz

 


Commencée il y a près de dix ans, la première aventures des superhéros « Les Captainz » vient juste d’être achevé par Yoann. Entre-temps le dessinateur a délaissé le scénario de Texier pour se lancer dans la reprise de Spirou. Une trentaine de planches attendaient donc une conclusion récemment réalisées. Place donc aux Captain Mystérieux, Wawa, Déprime et Bisou. Sans oublier Mégahertz, capable de se déplacer à travers les ondes. Avouons avoir un petit faible pour Déprime dont le seul pouvoir est pousser les gens au suicide. Wawa est un petit chine, supérieurement intelligent, vivant dans un exosquelette de robot invincible. Bisou tient son sobriquet du fait qu’il se transforme en monstre destructeur dès qu’une femme l’embrasse. Reste Mystérieux, ado attardé complètement ignare. Le plus marrant de cette équipe d’étonnants bras cassés.
➤ « Les Captainz », Le Lombard, 12 €

09:48 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, captainz, yoann, texier, le lombard

15/06/2017

BD : "Les beaux étés" pour parfaitement se préparer aux vacances


Même les voitures ont droit à des petits noms. Par exemple, la Renault 4L de la famille des « Beaux étés » a été affublée, dès le premier grand voyage vers le sud, du sobriquet de « Mam’zelle Estérel ». Comment et dans quelles circonstances ? On l’apprend dans le troisième titre de la série écrite par Zidrou et dessinée par le Catalan surdoué Jordi Lafebre. La famille belge des Faldérault, en 1962, prend enfin deux semaines de vacances. Pierre, le père, rêve de Méditerranée. Mais comme il doit emmener avec lui les parents de sa femme, ce sera Saint-Etienne, ses églises et ses musées. Sans compter son hôtel, tenu par des Belges... Bonjour le dépaysement. On retrouve avec un plaisir évident le dessinateur doué mais manquant de reconnaissance et surtout d’un succès en librairie pour voir sa carrière décoller. Sa femme rêve d’émancipation, mais avec maman dans les jupes, ce n’est pas facile. Des deux enfants du couple, elles sont surtout passionnées par la bonhomie du papy, si gros, si doux. Un instantané bourré de nostalgie dans lequel on retrouve forcément un peu de notre vie.
➤ « Les beaux étés » (tome 3), Dargaud, 13,99 €

13/06/2017

DVD et blu-ray : « Seuls » face à ses propres cauchemars


Il n’est jamais facile d’adapter une bande dessinée au cinéma. Les ratages sont beaucoup plus nombreux que les réussites. Du bon côté il y a les grands classiques (Astérix, le Marsupilami), les héros de comics (Spiderman, XMen),les romans graphiques (Lulu femme seule) et les séries plus inclassables comme « Seuls » de Vehlmann et Gazzotti. Prépubliée dans les pages du journal Spirou depuis une quinzaine d’années, éditée par Dupuis,la série raconte comment cinq enfants se réveillent un matin seuls dans leur immense ville. Dix tomes sont parus donnants quelques explications sur ce qui leur est véritablement arrivé. Personnages forts et attachants,intrigue pleine de suspense et de rebondissements, virtuosité graphique de Gazzotti : la BD remporte un véritable succès. La richesse de l’univers imaginé par Vehlmann (par ailleurs scénariste des aventures de Spirou) a logiquement attiré des réalisateurs.


C’est David Moreau qui a été les plus convaincant. Il s’est lancé dans l’adaptation des cinq premiers albums. Première idée : vieillir un peu les protagonistes. Car certaines actions de ces survivants urbains sont délicates. Comment faire conduire une Maseratti à une fillette de 12 ans ? Seconde idée : changer de personnage pivot. Dodji (Stéphane Bak) dans la BD s’efface au profit de Leïla (Sofia Lesaffre). Troisième idée :instiller un embryon de romance entre Leïla et Dodji. Par contre on retrouve le personnage véritablement angoissant du Maître des couteaux.
Le film débute par quelques images de la vie d’avant de Leïla. Une fille très renfermée, un peu garçon manqué, en rupture avec sa famille et ses rares amis. Et puis, au petit matin, elle se réveille,plus personne dans l’appartement, rues désertes, même l’hôpital où son frère était soigné est abandonné. Elle rencontre d’autres jeunes et tente de survivre.
Le film bascule ensuite dans le thriller pur et dur, avec une fin très ouverte qui devrait permettre de donner une suite à cette première partie assez réussie dans l’ensemble.
 ➤ « Seuls », Studiocanal, 14,99 €

10/06/2017

BD : Mais qui a imaginé la Sainte-Chapelle ?

 


Passionnante histoire que cette construction de la Sainte-Chapelle à Paris par Saint-Louis. Pierre-Roland Saint-Dizier (qui sera présent le week-end prochain à Leucate sur le Lydia dans le cadre du festival méditerranéen du polar) propose une version romancée de ce bijou architectural. Les maîtres d’œuvre connus de l’époque auraient spolié le travail d’un génie méconnu. Cet architecte sans visage (il est défiguré et n’apparaît que masqué), serait à l’origine de la grâce élancée d’une bâtisse construite en quatre ans et destinée à protéger et mettre en lumière, les reliques ramenées de Terre Sainte. Dessiné par Andrea Mutti, cet album entre érudition et enquête policière, transforme l’Histoire en romance palpitante.
➤ « L’architecte de la Sainte-Chapelle », Glénat, 14,50 €

09/06/2017

BD : Cap sur Neptune à bord du Rorqual

 


Les albums de Valp, jeune dessinatrice suisse, se lisent à deux niveaux. Pour l’histoire, originale souvent. Mais aussi juste pour les dessins. Elle a cette grâce et cette délicatesse qui transforme la moindre case, toute attitude et moue des personnages en petit tableau dont on peut longuement se délecter. Ses femmes sont sublimes, ses méchants d’anthologie et comme le tout est à base de science-fiction steampunk, les engins, robots et autres créatures imaginaires sont tout aussi intéressants. Alors sachez que dans la suite des aventures de la jeune Meena, elle sera aux prises avec une espionne vénale, un savant fou, une créature mystérieuse et que l’essentiel de l’histoire se déroule dans le Rorqual, immense vaisseau spatial en partance pour les lunes de Saturne. Bref, de quoi voyager loin dans un imaginaire qui semble sans fin.
➤ « Les fantômes de Neptune » (tome 2), Delcourt, 12,50 €

12:13 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fantômes neptune, valp, delcourt

06/06/2017

BD : Père et grand-père en plein brouillard

 


Suite et fin de l’histoire de « L’adoption » écrite par Zidrou et dessinée par Arno Monin. Après un séisme au Pérou, un couple en mal d’enfant adopte une petite fille, Qinaya. La fillette amène joie et bonheur. Pour Gabriel aussi, le grand-père taciturne. Mais l’adoption est illégale. Qinaya est renvoyée dans son pays d’origine et le père emprisonné. La suite raconte comment Gabriel, sur un coup de tête, décide de se rendre au Pérou. Il engage un détective privé pour retrouver Qinaya. Sur ce sujet délicat, Zidrou parvient à faire passer un message plein d’espoir et d’ondes positives. Gabriel est en plein doute alors qu’il se retrouve plongé dans la Garua, ce brouillard venu du Pacifique et spécifique à Lima. La rencontre avec un père venu lui aussi rechercher sa fille disparue va changer sa vision de la vie. Lumineux et terriblement concret.
➤ « L’adoption » (tome 2), Bamboo Grand Angle, 14,90 €