25/03/2013

Chronique : Super sponsor

super héros, sponsor, roberto vergati santos, julie Lescaut

Envahissante la publicité. Notamment sur internet où il devient impossible de voir une vidéo sans subir un spot. Si les marques ne ratent aucune occasion de s'incruster sur les écrans, le pire est encore à venir selon un artiste italien. Roberto Vergati Santos a diffusé sur internet un diaporama dans lequel il imagine des super héros sponsorisés comme de vulgaires sportifs. Si Batman reste classe avec la virgule de Nike, Wolverine fait un peu plouc avec le logo d'Adidas sur le torse. Iron Man a l'air idiot  avec le M de MacDo tatoué sur son armure. Quant à Superman, son justaucorps griffé Giorgio Armani casse le mythe. Ce n'est que pure spéculation, mais ne doutons pas que quelques publicitaires vont tenter de récupérer l'idée. 

Pour une fois, la France devrait montrer l'exemple. Nous aussi avons quelques héros ou personnalités au fort potentiel. Reste à y associer le bon produit. Avec Astérix, le Viagra® s'impose tant la petite pilule bleue s'apparente à une potion magique pour certains messieurs vieillissants. Depardieu c'est la vodka. Le vin aussi. Et tout alcool dépassant les 10°... Navarro pourrait décrocher le jackpot en signant pour les couches Confiance. Mais il devra batailler avec Derrick... Quant à Véronique Genest alias Julie Lescault, elle a une nouvelle fois tout compris avant tout le monde. Cela fait des années que son image est associée à une marque de jambon. Les fabricants de quiche parviendront-ils à se relever de cette erreur stratégique ?

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.  

Chronique : Caramba ! Carambar arrête les blagues ! #cetaituneblague

carambar, blagues, malabar, humour, twitter, nostalgie

Caramba !  Carambar n'aura jamais plus le même goût. La recette ne change pas mais le fabricant a décidé de supprimer les blagues à l'intérieur du papier d'emballage. Parler d'une « blague Carambar » est pourtant passé dans le langage populaire pour décrire une mauvaise plaisanterie. Exemple : « Quelle est la blague à deux balles ? Pan Pan ! » Les galéjades seront remplacées par des jeux « ludo-éducatifs », bonjour la prise de tête ! Sur le site internet de la friandise sucrée, un compte à rebours s'égraine inexorablement. Il prendra fin lundi.

Sur Twitter, les réactions des internautes se révèlent très partagées. Un gros contingent affiche sa nostalgie, « l'humour de notre enfance disparaît ». D'autres en profitent pour se moquer de certains comiques : « Les dégâts collatéraux de l'affaire Carambar. Le prochain spectacle de l'humoriste Arthur est annulé » twitte Didier Porte, toujours aussi vachard avec son « collègue ». 

Cette décision marketing possède au moins le mérite de remettre le produit à la pointe de l'actualité. Les nostalgiques ne représentent certainement pas les consommateurs d'aujourd'hui. Les enfants ont beaucoup changé. Si les blagues disparaissent, c'est non seulement parce qu'elles ne font plus rire, mais qu'en plus elles paraissent complètement ringardes à une clientèle incapable de comprendre le second degré.

Enfin, les indécrottables grands enfants pourront se rattraper avec les décalcomanies de Malabar. Même si aujourd'hui on dit « tatoo »...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

MISE A JOUR LUNDI : c'était une blague ! Pas la meilleure, certes, mais une blague. Bravo à l'agence de pub. On y a tous cru. #cetaituneblague

24/03/2013

Chronique : Twitter a 7 ans, l'âge de réseau

twitter, anniversaire, 7 ans, racisme

« Twitter fête ses 7 ans... l'âge de réseau. » cette jolie formule est de Diane Saint-Réquier, Mme @lactualaloupe, une « veilleuse » parmi les plus rapides et originales du micro réseau social. Imaginé en 2000, Twitter n'a démarré que le 21 mars 2006 après des années passées dans les cartons de son concepteur Jack Dorsey. Un paradoxe quand on sait que la force de ce concept tient dans sa rapidité. Dans le cas de Twitter, son expansion est directement liée à l'avènement des smartphones. Et la limite de 140 signes n'est pas une invention théorique mais la norme déjà imposée aux SMS. Twitter, à la base, n'est que la simple possibilité de faire un envoi massif (et gratuit) d'un SMS à tous ses contacts. Twitter est l'accélérateur de croissance de l'internet mobile. Facebook tente de se raccrocher aux branches, mais aura toujours un wagon de retard. 

Aujourd'hui, Twitter compte 500 millions d'utilisateurs enregistrés dans le monde. Un quart est véritablement actif. Mais le succès de ce réseau social est flagrant dès qu'il est question d'actualité. Formidable agence de presse planétaire, son instantanéité est redoutablement efficace. Seul bémol, il reste à trouver un pare-feu contre les dérives. Une liberté totale autorise tous les excès, notamment en matière de racisme. Espérons que la plainte au pénal de l'Union des étudiants juifs de France contre l'entreprise américaine fasse un peu bouger les lignes. Même si réclamer 38,5 millions d'euros semble un peu excessif. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant

22/03/2013

Chronique : les corrections à la chaîne de Petit Prof

collège, fautes, élèves, prof

Si l'enseignement de l'écriture cursive va se raréfier (voir précédemment), il reste encore du travail côté grammaire et orthographe. Pour s'en persuader il suffit de faire un tour sur le compte Twitter de @Petit_Prof. Sobrement présenté par le laconique « Un prof, des élèves. No routine », on y trouve des perles de collégiens à mourir de rire. Et surtout récentes, quasiment d'actualité. Du genre, quand le prof demande de raconter la journée d'un chevalier, à la pause déjeuner, il « mange des kebbabs »... Autre devoir, sur l'analyse d'un roman de Jean Giono cette fois. Un cancre, plus intéressé par le cinéma américain que par la littérature française, considère que « l'auteur puise son imagination dans l'univers de Pirates des Caraïbes. » 

Petit Prof assure que tout est vrai. Souvent elle photographie des portions de copie. C'est tout bonnement hallucinant. Feuilles raturées, mots inventés, dessins dans les marges... les ados d'aujourd'hui ne manquent pas d'imagination. Certains ont même un réel avenir dans l'humour. « Avec le verbe "onduler", on voit que l'eau devient molle » explique cet observateur. Pour un poète, tendance slam religieux, « Une strophe de trois vers s'appelle une diocèse ». Ce dernier qui ne se foule vraiment pas : « Copier-coller tout un article Wikipédia dans un devoir en laissant les liens hypertexte. ».

Et pourtant Petit Prof aime son métier. Pourquoi , Réponse dans ce tweet : « Vu ancien élève. À l'époque, renfermé et transparent. Maintenant, épanoui. "Vous m'avez fait aimer les livres." »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant. 

09:34 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : collège, fautes, élèves, prof

20/03/2013

Chronique : L'écriture en option

Plusieurs états américains viennent de décider que l'enseignement de l'écriture cursive deviendra une option dans les prochaines années. Oui vous avez bien lu (vous savez, la lecture, ce truc ringard appris dans votre enfance), l'apprentissage de l'écriture  ne sera plus obligatoire partout aux USA dès la rentrée 2014 ! A la place, les élèves bénéficient de cours sur des logiciels de traitement de texte. Le clavier va définitivement enterrer le porte-plume.

Je ne vous ferai pas l'affront de jouer le rôle de l'ancien combattant, regretter avec des trémolos dans la voix (ou plutôt des tremblements dans les doigts qui frappent les touches) quelque chose qui a quasiment disparu de mon quotidien. Car je l'avoue, je n'écris presque plus à la main. Excepté pour prendre des notes, mes stylos sèchent désespérément sur mon bureau, abandonnés, délaissés. Toutes ces chroniques sont directement tapées au clavier, archivées sur le disque dur, dématérialisées. Les jeunes d'aujourd'hui ne tiennent plus de journal intime. Tout au plus postent-ils leurs états d'âme sur leur page Facebook. Certaines tablettes proposent l'option écriture. Avec un stylet, vous écrivez, le logiciel tape le texte à votre place. Mais je sens que cet argument ne se montrera pas déterminant. 

Le problème se posera cruellement dans quelques années, quand les décideurs exigeront, en vain, des lettres de motivation manuscrites. Et les graphologues iront tous pointer au chômage...  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mardi en dernière page de l'Indépendant.   

19/03/2013

Chronique : Habemus Tweetam

 

pape, pontifex, twitter, françois

« Chers amis, je vous remercie de grand cœur et je vous demande de continuer à prier pour moi. » Habemus Tweetam ! Le pape François a enfin tweeté. Son compte officiel en anglais, fort de près de 2 millions d'abonnés, s'est réveillé ce dimanche sur le coup de midi. Un tweet traduit et diffusé simultanément sur ses nombreux comptes, du français au latin en passant par l'espagnol et l'arabe. Un premier message repris des milliers de fois, comme quand le Vatican a annoncé l'élection de François. Mais il n'atteint pas les records de mercredi soir : le compteur était monté jusqu'à 130 000 tweets à la minute. Benoît XVI avait lancé le mouvement. Une trentaine de tweets seulement. Certaines mauvaises langues prétendent que c'est en découvrant la rapidité du réseau que Joseph Ratzinger a pris conscience qu'il était temps pour lui d'abandonner sa charge.

François ne semble pas être à la pointe de la modernité. Mais il ne manque pas d'esprit. Lors de ses rares prises de paroles post-élection, il a souvent eu un petit mot pour plaisanter. Revenant sur le déroulement du Conclave, il a eu une expression très imagée pour définir le moment où il a compris qu'il risquait d'être élu : « Quand les choses sont devenues dangereuses... » Il a le sens de la formule. Idéal pour Twitter. Malheureusement, il y a peu de chance que le compte @pontifex concurrence les « stars de la déconne en 140 signes ». 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant. 

09:56 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pape, pontifex, twitter, françois

17/03/2013

Chronique : Mon 4 mieux que ton 5 !

iphone, galaxy, samsung, apple, smartphone

La bagarre commerciale entre Apple et Samsung pour la suprématie mondiale en matière de smartphone est digne d'une bagarre de cour de récréation. Si on oublie les milliards de dollars en jeu, les arguments des uns et des autres se limitent souvent à des affirmations d'autant plus efficaces qu'elles sont dites avec assurance.

Ton iPhone en est à sa cinquième version ? Certes, mais mon Galaxy S de Samsung, 4e mouture, est encore plus mieux ! Et de se chamailler sur des détails. Car pour les fonctions essentielles (téléphoner et surfer sur le net), ils se valent.

L'iPhone met en avant « siri », la petite intelligence artificielle qui répond à vos questions. Réplique de Samsung : le Galaxy S4 n'a plus besoin de la parole, ni des doigts de son utilisateur ! Il vous comprend d'un simple clignement de paupière. Quand une vidéo est diffusée, si vous quittez l'écran des yeux, elle se met en pause. Et ne reprend que quand votre regard est de nouveau dans l'axe de l'appareil. Une idée géniale, notamment pour les publicitaires. Impossible de zapper les annonces placées avant les clips...

Par contre le Eye-Scrolling, pour faire défiler les pages avec les yeux, est remplacé par un système sensible à l'inclinaison. Penchez votre Galaxy vers l'arrière, et les pages défilent vers le haut. Attention quand même au mal de mer.

On attend maintenant la réplique d'Apple. Deux axes de recherches seraient à l'étude : la commande par la pensée ou... le retour au cadran rotatif pour faire vintage. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

15/03/2013

Chronique : Les Experts dans le caca

experts.jpg

La série télé américaine « Les Experts » a popularisé le métier de policier scientifique. Dans leurs labos, armés d'éprouvettes, de loupes et autres produits chimiques, ils traquent les tueurs en utilisant leur moindre erreur. En France aussi ces nouveaux flics font rêver. Mais un récent fait divers, repris sur nombre de sites internet, vient de remettre en perspective leur boulot, pas si glamour que cela...

La semaine dernière, en région parisienne, une adolescente de 13 ans est interpellée, soupçonnée de cambriolage. Elle passe entre les mains des scientifiques pour une analyse ADN. Les fichiers parlent. Son ADN est également découvert sur un autre cambriolage près de Toulouse, un an auparavant. A l'époque, l'imprudente laisse des traces sur les lieux de son forfait. Des cheveux ? Une rognure d'ongle ? De la transpiration sur une poignée de porte ? Non... un morceau de papier hygiénique usagé au fond du jardin... On imagine la scène. Le chef veut bizuter le nouveau : « Kevin, va récupérer les preuves dans le jardin. Tu les manipules avec précaution... et tu les fais parler ! » Kevin, docile, s'exécute. Il ramasse la merde, dans tous les sens du terme. Et en tire une belle empreinte ADN. Car Kevin est consciencieux. Et aujourd'hui, Kevin pavoise. Son épreuve d'entrée dans le service n'aura pas été vaine. En faisant des prélèvements sur de la matière fécale (mot politiquement correct pour désigner le caca), il vient de mettre hors d'état de nuire une redoutable délinquante de 13 ans, qui ne sait même pas utiliser des toilettes. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

14/03/2013

Chronique : Nan mais, allo, allo quoi, Nabilla...

 

nabilla, anges, téléréalité, nrj12, néant, allo quoi

De plus en plus bas. Le néant absolu. Les théoriciens du buzz sur internet  en mangent leur chapeau. Depuis une semaine le « Allo, quoi... » de Nabilla (obscure participante à une téléréalité sur la téléréalité...) est sur tous les écrans. Toutes les lèvres aussi, comme si imiter la bêtise personnifiée était le summum de la branchitude. 

Tout est parti d'un court extrait des « Anges de la téléréalité », émission de NRJ12. Nabilla s'étonne, en simulant un coup de fil, que deux autres participantes n'aient pas de shampoing. Il suffit désormais de dire « Allo, quoi... » pour déclencher les rires. Les parodies se multiplient. Même Audrey Pulvar a cautionné le phénomène... Les professionnels du porno ont récupéré la séquence, avant de pouvoir faire signer un contrat juteux à la fameuse Nabilla.


Seul effet positif de ce buzz, les blondes ne passeront plus pour les idiotes de service car Nabilla est brune. « A forte poitrine » selon l'expression d'Elie Seimoun, mais brune. Par contre, je plains toutes les femmes prénommées Nabila (notre star du moment a doublé ses L, pour devenir un ange). Un prénom d'origine arabe signifiant « noble »... Jusqu'à la semaine dernière on n'y voyait qu'un brin d'exotisme. Aujourd'hui, c'est la honte suprême. 

Personnellement je me réserve pour le prochain télévendeur de panneaux solaires (deux appels par jour) : « Nan mais allo, allo quoi... Des panneaux solaires alors qu'il pleut... »   

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

13/03/2013

Chronique : Les bonus de Lastman, BD de Vivès, Balak et Sanlaville chez Casterman

lastman, delitoon, casterman, vivès, balak, Hitomi Tanaka

Face au numérique, l'édition classique n'a pas dit son dernier mot. Il faut innover pour exister. Aujourd'hui les libraires sont inondés d'exemplaires de Lastman, une BD de trois jeunes auteurs, Bastien Vivès, Balak et Mickaël Sanlaville. Ils ont relevé le challenge des mangakas japonais : 20 pages par semaine. Et comme il n'existe pas de revue de prépublication, c'est en ligne, sur le site de Delitoon, que ce combattant taciturne fait ses premiers pas. L'album complet est publié alors que les internautes en attendent encore la fin sur le net. Une prime au papier qui propose également des bonus. Dans une édition collector, sous pochette argentée comme les images Panini, on découvre un sticker original. 

Les éditions Casterman multiplient les appels pour populariser la BD. Des présentoirs personnalisés dans les librairies et même la diffusion sur le net d'un making-of hilarant. Les dessinateurs étant également de très bons acteurs (au moins du niveau des participants aux téléréalités), ils mettent en scène leur collaboration. Enthousiasme, tension, dispute, pression de l'éditeur : on s'y croirait. L'arrivée d'un coach japonais remet un peu d'ordre dans tout cela. Et quel coach ! Hitomi Tanaka, experte en apaisement de relations de travail, crève l'écran. En deux sourires et un décolleté plongeant, la pornstar japonaise renvoie tout ce petit monde au travail. Et sert au passage de modèle pour l'héroïne de Lastman, la pulpeuse Marianne.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant. 


12/03/2013

Chronique : Le Code, tu repasseras !

code de la route, test, pièges, amendes

Plusieurs associations proposent aux personnes âgées de vérifier leurs connaissances en matière de code de la route. Mais pourquoi réserver cette possibilité aux plus vieux détenteurs du permis de conduire ? Etes-vous sûr de bien maîtriser toutes les finesses des nouveaux panneaux et autres obligations quand vous prenez le volant ? 

Passer le code c'est répondre à 40 questions sur des situations précises illustrées de diapositives. Un questionnaire à choix multiple. Au-delà de cinq fautes, pas de code. Il est particulièrement facile de trouver des sites « d'entraînement ». Très utiles pour les apprentis conducteurs. Inquiétants pour ceux dont le contenu du fameux code Rousseau n'est plus qu'un lointain souvenir.

Premier test sur www.codeclic.com. On clique sur les réponses, on valide dans la foulée. Le temps de réflexion est limité. Je me souviens des pièges de l'époque. Bien regarder dans le rétroviseur et surveiller le tableau de bord en plus de la route. Deux ou trois questions me déstabilisent. Notamment le nombre de points perdus en fonction des infractions commises. Plein de confiance en moi, je suis sidéré par le résultat. 13 fautes ! Examen raté... Je me console en me disant que j'ai quand même obtenu la moyenne. Second test sur www.passetoncode.fr. Là, c'est la cata. 21 fautes ! Et le site de me demander comme à un vulgaire abruti « Êtes-vous sûr d'avoir bien compris le principe ? » D'accord, je vais réviser...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant. 

11/03/2013

Chronique : piques épiques ou pathétiques de Véronique

 

veronique genest, caron, ruquier, ruquier, france2

Les réseaux sociaux ont une nouvelle star. Ou une tête-de-Turc. Cela dépend de son camp. Il y a les « pathétiques » et les « épiques ». Cela rime avec Véronique, Genest de son nom. L'ex-interprète de Julie Lescaut tente un retour en grâce auprès du public en passant par la case politique. Elle se présente, en tant que suppléante de Jonathan Simon Sellem (à droite, toute), sur la 8e circonscription des Français de l'étranger.

Elle commence très fort quand, en direct dans l'émission d'Alexandra Sublet, elle prononce ce lapsus d'anthologie : « Politiquement je ne me situe nulle part, je suis un étron libre. » Relevée dans l'heure sur Twitter, diffusée sur YouTube, la séquence de l'électron tourne en rond et remporte un beau succès.


Mais cet épisode est loin de déstabiliser Véronique Genest bien décidée à se montrer dans tous les médias. Elle accepte même de passer sous les fourches caudines du redoutable duo Polony-Caron samedi soir chez Ruquier. C'est ce dernier qui se charge de la mise à mort. Un véritable massacre, un « traquenard » dira Véronique Genest à la sortie de l'enregistrement. Comme souvent dans ce genre d'émission, il faut suivre l'interview les yeux rivés sur Twitter. Quelques rires ou plaisanteries adoucissent la violence de l'affrontement. Exemple cette remarque : « Très fort le sketch de Jonathan Lambert déguisé en Véronique Genest. Comment ça c’était la vrai ! »

En fait il ne s'agit que de mauvais théâtre, panem et circenses dans notre société moderne. 


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant

09/03/2013

Chronique : Feu le telepod et autre Tripod d'Apple

apple, iphone, ipod, ipad, tripod, googleLes nouvelles technologies sont une mine pour les inventeurs de mots. En l'espace de quelques décennies, des noms, propres ou communs, ont enrichi notre vocabulaire. Mais avant de devenir connu de tous, le nom est le résultat d'une longue réflexion. En amont, elle est souvent cachée. Seul le résultat compte. Sauf dans le cas de l'iPhone d'Apple. Un responsable du service publicité de la société à la pomme a dévoilé récemment les différentes options proposées à Steve Jobs. A l'époque, et après de graves difficultés, l'entreprise retrouvait des couleurs (et de substantiels bénéfices) avec l'iPod. Le téléphone portable Apple devait s'appuyer sur ce succès. Votre iPhone a donc failli s'appeler TelePod ou TriPod. Autre piste, Mobi. Il a même été envisagé iPad. Mais finalement le très simple et efficace iPhone a été retenu. Un risque à l'époque, car il n'y avait dans cette formule ni le Mac ni le Pod très identifiables à Apple. 

De ces nouveaux noms issus des nouvelles technologies, Google est le plus célèbre. Pourtant il n'est apparu qu'en 1997. Les deux créateurs du moteur de recherches se sont inspirés du terme mathématique « googol » utilisé pour désigné un nombre commençant par 1 suivi de cent zéros. Un concept hors de portée de l'esprit humain. Par contre, internet, à priori infini, peut tout à fait supporter cette idée. Mais il y a de la marge. Et franchement, les créateurs de Google se contentent parfaitement des 9 zéros (soit un milliard) inscrits sur leur compte en banque...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant. 

17:33 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apple, iphone, ipod, ipad, tripod, google

08/03/2013

Chronique : Par amour des seins

 

for tits sake, jess rose wide, seins, moulages, exposition

L'appel aux financement participatif des internautes se diversifie. Limité à la musique dans un premier temps, il permet désormais de monter toutes sortes de projets. Dont certains sortent de l'ordinaire. « For tits sake ! », que l'on peut traduire par « Pour l'amour des seins » si l'on est politiquement correct ou d'un « Nom d'un téton ! » moins chaste, est une performance artistique de Jess Rose Wise. Cette plasticienne américaine veut dénoncer le diktat de la poitrine parfaite. Non, tous les seins ne se ressemblent pas, ils ne sont pas parfaits et brillent au contraire par leur diversité. Elle veut faire une exposition et un livre sur le sujet. Mais elle a besoin d'une mise de départ de 6000 $. Elle a ouvert son projet sur le site KickStarter et en deux jours la somme était réunie. Jess Rose Wise se propose de mouler dans du plâtre toute une série de poitrines pour ensuite les exposer. La démarche est pure, très militante. Mais dès qu'il est question de seins sur internet, on voit se profiler un raz-de-marée de voyeurs. Pas de bol pour eux, la vidéo de démonstration est un modèle du genre. On voit l'artiste, le plâtre, le modèle de dos ou de trois-quart, mais pas l'ombre d'un téton, tout au plus une courbe suggestive.


Plus radical par contre le blog photo rattaché au projet. Là, les seins s'imposent aussi par leur absence. Le cancer fait des ravages et nombre de malades ne doivent leur survie qu'à une ablation complète. Deux mots. Cela ne semble pas traumatisant. Mais une photo en gros plan de la cicatrice a un tout autre effet.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

07/03/2013

Chronique : ces études inutiles, c'est du vent...

tumblr, études à la con, vents, beauté

Chercheur est un beau métier. Tous les jours on en a la preuve sur internet avec la publication de résultats d'études pour le moins incongrues. Des gens, payés par l'État, des universités ou des multinationales, passent des mois à faire des tests dont l'utilité ne saute pas immédiatement aux yeux.  Le moindre intérêt tout court non plus... Un site recense « le meilleur du pire des études à la con ». Il résume en une phrase les conclusions de pages et de pages d'enquêtes, questionnaires et autres expériences.

Dernière étude « à la con » recensée, celle affirmant que « Regarder de la télé-réalité liée au culte du corps donne envie de bronzer. » Un constat fait après un sondage mené par l'académie de dermatologie américaine auprès de  576 étudiants. Sachez également que « Les femmes ont l'air plus vieilles le mercredi à 15 h 30. » Commandée par la marque de cosmétique « Saint-Tropez », cette vaste étude met en évidence une « chute des niveaux d'énergie » tous les mercredis après-midi. Milieu de semaine, stress à son comble : résultat les femmes semblent avoir l'âge de leur mère. CQFD !

Enfin, si vous projetez un long trajet en avion, imprégnez-vous de cette très sérieuse recommandation d'un magazine médical néo-zélandais : « Ne retenez pas vos vents dans l'avion, c'est mauvais pour la santé. » Une directive scientifiquement prouvée et qu'ils agrémentent d'une mesure à prendre : « l'utilisation de coussins remplis de charbon absorbant les odeurs. » Merci pour les voisins. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant.

05/03/2013

Chronique : « Mon » cardinal à moi, rien qu'à moi...

 

vatican, conclave, cardinal, scherrer, pape

Les voies du Seigneur, loin d'être impénétrables, sont de plus en plus virtuelles. L'église catholique semble résolue à se mettre à la page. La désignation du prochain pape est l'occasion rêvée. Benoît XVI, présent sur Twitter, a fait le premier pas. Aujourd'hui, un site internet intitulé « Mission conclave », tout ce qu'il y a de plus officiel, vous propose le nom d'un  « cardinal pour lequel vous pourrez prier afin que l'Esprit Saint soit son guide tout au long du conclave. »

C'est tellement simple que je n'ai pas pu m'empêcher de tester. Sur un formulaire, on inscrit son nom, prénom et une adresse email valide. Le site vous répond immédiatement en vous donnant le nom du cardinal et la prière. « Litout, vous vous êtes engagé à prier pour le Cardinal Odilo Pedro Scherrer (Brésil). Merci ! »

Un petit tour sur la toile m'apprend qu'il a 63 ans et qu'il est archevêque de Sao Paulo depuis 2007. L'autre partie du contrat consiste à dire « ce texte  tous les jours pendant le conclave, avec la prière de votre choix (chapelet ou autre). » Je vous passe les détails, ne retenant que ce passage : « Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle. »

Désormais, je vais suivre ce conclave différemment. Odilo Pedro Scherrer va-t-il l'emporter (je ne pense pas ce que cela soit le bon terme) ? Est-ce que je gagne quelque chose s'il est nommé pape (un voyage au Brésil par exemple.) Et surtout, maintenant qu'il a mon email, Dieu va-t-il m'envoyer des spams ? 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant

 

Chronique : Petits riens, gros effets sur le miroir déformant d'internet

Un troisième soldat français tué au Mali, la démission du pape ou la hausse du chômage. Ces trois informations, sérieuses et vérifiées, n'intéressent que peu les internautes. Partout sur le web, l'insolite, le futile, le bizarre est plébiscité et synonyme de forte audience.

Parmi ces nouvelles, devinez celle qui intéressera le plus les internautes.

Tarte à la viande sans viande. En Islande, les tests ADN pour déterminer s'il y avait du cheval dans des préparations culinaires démontrent que des tartes à la viande (spécialité locale) contiennent... 0% de viande.

Saut à ski en pneu. La vidéo est impressionnante. Des Japonais utilisent un tremplin à ski pour déterminer quel pneu saute le plus loin. Le record est de 44 mètres. Le pneu de tracteur détruit le tremplin.

 

Mary Poppins en vrai. Un parachutiste veut imiter Mary Poppins. Il se jette d'une montgolfière accroché à un parapluie. Images en caméra GoPro époustouflantes, notamment quand le parapluie se disloque...

 

Trou glouton. En Floride, un homme disparaît dans le trou apparu en pleine nuit dans sa chambre. Une énorme cavité engloutit la pièce, le lit et son occupant dont on est sans nouvelles depuis trois jours....

Gifle au réveil. Un homme, au petit matin, se fait réveiller par une gifle donnée par sa femme. 15 jours d'affilée résumés en une minute. Aïe !

 

Omar Sy est un mutant. L'acteur comique français sera au générique du prochain X-Men ! C'est bon, on a notre gagnant toutes catégories.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.  

03/03/2013

Chronique : L'énergie de Yahoo! contre le télétravail

 

télétravail,yahoo!,bureau

Coup de tonnerre pour les inconditionnels du télétravail. Yahoo! vient de rouvrir le débat sur son intérêt aux États-Unis. La patronne du groupe  internet, Marissa Mayer, a décidé que tous les salariés seraient désormais obligés de venir au bureau, pour « ressentir l'énergie et l'excitation » du travail en équipe, selon un document interne dévoilé par le Wall Street Journal. « La vitesse et la qualité sont souvent sacrifiés quand on travaille de la maison. Nous avons besoin d'être un Yahoo! uni, et cela commence en étant physiquement ensemble », souligne-t-elle.

Qu'une des plus grosses entreprises d'internet décide de se recentrer est un signe fort. La dématérialisation du travail de bureau a ses limites. Isolé, l'employé peut prendre des libertés inadmissibles au siège. Certains petits  malins savent que le télétravail permet de faire autre chose en parallèle comme cuisine, ménage, distraction (télé, lecture...) voire fumer ou... dormir. Pas évident de piquer un petit roupillon devant son écran dans un open space. On a toutes les chances de retrouver la photo du délit sur un réseau social où on n'a pas que des amis. Chez vous, glissez en toute décontraction dans les bras de Morphée pour cette petite sieste réparatrice. De plus, de retour au bureau vous devrez de nouveau supporter frontalement les humeurs et réflexions cassantes du petit chef et les blagues pourries de Marcel Tricard à la machine à café. 

Entamer la conversation avec la nouvelle stagiaire aussi. Et ça, c'est mieux que Chatroulette ou Meetic.

Chronique "ça bruisse sur le net" parue en dernière page de l'Indépendant

09:00 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : télétravail, yahoo!, bureau

02/03/2013

Chronique : Du Harlem Shake au chèque

harlem shake, perpignan, vidéo virale

Harlem Shake, la dernière folie sur le Net, est un phénomène plus complexe que les gesticulations de collégiens prépubères masqués en mal de copulations. Les 30 secondes de vidéo montrent toute la force d'Internet sur ses fondamentaux : musique moderne, anonymat, vidéo simple, partage immédiat. Un cocktail explosif. Le premier Harlem Shake apparaît le 2 février, il y a exactement un mois. Il en existe des milliers sur les réseaux sociaux. Et le phénomène ne semble pas sur le point de s'essouffler puisque quelques polémiques lui donnent une publicité renforcée. En Tunisie, des islamistes radicaux tentent d'arrêter un tournage. Aux USA, plusieurs collégiens sont renvoyés pour avoir eu des « attitudes indécentes » sur les campus. Cela déborde même de la simple plaisanterie entre potes puisque cet après-midi à Perpignan, rendez-vous est donné devant le Castillet pour un Harlem Shake collectif...

Derrière ce Shake, il y a les chèques encaissés grâce aux publicités diffusées avant les vidéos. Comme pour Gangnam Style, le compositeur de la musique, DJ Baauer a choisi la solution « libre de droits ». Il abandonne ses droits d'auteur, mais il touche un pourcentage sur toutes les publicités placées avant chaque Harlem Shake. C'est un peu comme s'il avait gagné à l'Euromillions, mais aussi à la loterie américaine, au loto chinois et au bingo japonais. Continuez à vous agiter sur sa musique, DJ Baauer ramasse les pièces qui tombent de vos poches...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.  (Photo Michel Clemetz)

01/03/2013

Chronique : Dépression Nord-Sud sur fond de World of Warcraft

 

suicide, facebook, nord, sud, nice, world of warcraft

Encore une histoire de suicide annoncé sur Facebook. Mais pour une fois, elle se termine bien. Mario, Niçois, joue en ligne et très régulièrement avec Bruno et Gaëtan, nordistes, à World of Warcraft. Si 1000 kilomètres les séparent, le jeu les rapproche. Au point qu'ils deviennent amis. Et quand Mario, 24 ans, en pleine dépression, veut se confier, il se tourne vers les deux ados de 15 et 17 ans. Et leur annonce son intention d'en finir. Les jeunes Chtis préviennent leur mère qui alerte la police niçoise. Il faudra qu'un policier spécialisé en informatique exploite l'adresse IP de Mario pour le localiser et le sauve alors qu'il venait de s'ouvrir les veines. Un beau fait divers raconté à deux voix sur leurs sites par La Voix du Nord d'un côté et Nice-Matin de l'autre.

L'avantage des happy end, c'est que le chroniqueur peut se permettre un peu de mauvais esprit. Comment croire dans ce récit que c'est le Niçois qui déprime et tente de se suicider ? Le Sud, sa douceur de vivre, son soleil, ses températures clémentes sont quand même plus attrayants que le ciel gris et plombé du Nord ! Autre anomalie : ils se sont connus en jouant à World of Warcraft. Ce jeu en ligne, très addictif, se déroule dans un monde virtuel peuplé de monstres et autres orques. Tuer du troll, même virtuel, ne rend pas plus gentil. D'ailleurs, en août 2011, la principale chaîne de magasins de Norvège a décidé de ne plus le vendre car c'était la distraction favorite... d'Anders Behring Breivik, le sinistre auteur d'une double attaque meurtrière faisant 77 morts et 151 blessés. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue de vendredi en dernière page de l'Indépenant.