25/02/2013

Chronique : polémique entre Iacub et Angot, les drôles de dames et DSK

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Marcela Iacub fait mieux que Christine Angot dans le genre littérature d'autofiction à forte connotation sexuelle. La querelle, par journaux interposés, de ces deux drôles de dames délurées a beaucoup agité le net ces derniers jours. Rappel des faits : Marcela Iacub, belle Argentine, tombe amoureuse d'un « cochon » vilipendé par toute la planète.

De ces huit mois de passion amoureuse elle en tire un livre. Un brûlot. Alternant réalité et fiction. Son amant, elle le compare à un porc. Marcela Iacub ne le nomme jamais mais tout le monde reconnaît DSK empêtré dans le scandale Nafissatou Diallo. Couverture du Nouvel Obs', une de Libération : ce sont les journaux de gauche qui donnent toute son ampleur à l'affaire.

La polémique enfle et prend une nouvelle tournure avec la publication, dans le Monde cette fois, d'une longue tribune de Christine Angot. « Non, non, non et non » jette-t-elle à la face de Iacub car certains critiques ont comparé son « Belle et Bête » aux romans d'Angot. Il est vrai qu'Angot a elle aussi complaisamment romancé ses amours, ne privant pas le lecteur de détails croustillants. Le principal reproche fait à Iacub est d'avoir séduit DSK pour écrire son livre. Une impression résumée dans un tweet de Mickaël Frison « Mi-homme mi-cochon. Mi-livre mi-torchon. »

Je ne sais pas si la littérature ressortira grandie de ces querelles de coucheries étalées sur la place publique, mais la machine à fantasmes a toujours fait courir les foules. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

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22/02/2013

Chronique : Boire la tasse sur TF1 avec Splash

 

splash.jpg

Ce soir, sur TF1, finale de Splash. Le prototype d'émission se prêtant au buzz sur internet grâce aux réseaux sociaux ou à un extrait vidéo détourné.

Le principe : demander à des célébrités (enfin, des people de seconde zone, les habitués de la Ferme et autre téléréalité un peu dégradante) de sauter dans une piscine depuis un plongeoir. Cela commence à 3 mètres pour aller jusqu'à 10. Un jury note et (surtout) le public vote à coup de SMS surtaxés.

Dans le genre « mieux disant culturel » TF1 n'est jamais allé aussi bas. Quelques professionnels s'offusquent, Mireille Dumas trouve l'émission « monstrueuse ».

Sur Twitter aussi les commentaires fusent. Très méchant pour Dédo : « Splash sur TF1 aurait vraiment pu être une excellente émission. Mais ils ont laissé l'eau dans la piscine. » Les tenues des plongeurs aussi sont source de tweets. Clément Lefert, médaillé olympique, fait sensation dans un « mini short moulant taille 12 ans ».

L'émission permet également de se rincer l'œil, même si l'on se serait passé d'entrevoir un quart du téton droit d'Eve Angeli...


Pour se montrer dans ce genre de show, il faut avoir les nerfs solides. Le danger est réel et les retombées imprévisibles. Sheryfa Luna, en hésitant de très longues minutes est devenue la risée de Twitter. Mais finalement, refuser le grand saut serait peut-être le moins bête des choix. Peut-être que TF1 cherche tout simplement sa première « mort en direct », titre d'un film prémonitoire de Bertrand Tavernier ?    

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16/02/2013

Chronique : Carambolages en série et en vidéo sur les routes russes


Dashcam crash compilation par Spi0n


Vous avez certainement vu la semaine dernière les images incroyables d'une météorite en feu traversant le ciel russe. Une vidéo diffusée sur internet et vue des milliers de fois. Les images sont prises de l'intérieur d'une voiture. Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander quel était ce conducteur qui filme ses trajets en continu. Et j'ai trouvé l'explication en découvrant le phénomène des dashcam en Russie. Peut-être un héritage de l'ère soviétique, quand les agents du KGB espionnaient à tire-larigot. Ces petites caméras sont installées sur le pare-brise et filment dès que l'auto est en mouvement. Elles sont essentiellement utilisées par les assurances dans les litiges en cas d'accrochage. On vous grille la priorité, il passe au feu rouge : la preuve en images.

Les dashcam représentent une mine d'images insolites. Des compilations sont régulièrement mises en ligne sur Youtube. On peut donc voir une météorite, mais aussi le crash d'un avion, un char d'assaut traversant une autoroute ou un amateur de vodka sur la bande du milieu d'une voie rapide... dans un chariot de supermarché. Plusieurs niveaux de gravité des accidents sont proposés. Vous voulez rire, contentez-vous des dérapages en tout genre sur les routes verglacées de Sibérie. Et puis il y a la version hard, quand on se doute que l'accident ne peut pas être sans conséquence pour les conducteurs et occupants des véhicules impliqués. Face à des camions, bus ou tramways : les voitures ne font pas le poids, même les russes... 

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12/02/2013

Chronique : Hippocampe surgelé à la façon Findus

Le cheval est affublé de cornes, le bœuf est un pur-sang... Comment s'y retrouver dans ce scandale de lasagnes ? Pour une fois, internet n'offre ni réponses ni explications à cet embrouillamini de première. On découvre tout et son contraire. Au concours de « C'est pas moi, c'est lui ! », impossible de trouver un responsable, encore moins un coupable. Mais est-ce si grave que cela ? En France, bien des gastronomes apprécient la viande de cheval. Un plaisir de plus en plus difficile à satisfaire car les boucheries chevalines sont en voie de disparition. Espérons que les amateurs de lasagnes « mixtes » ont eu le temps de dévaliser les rayons de surgelés avant le retrait des produits car habituellement la viande de cheval n'est pas vraiment bon marché ! Le scandale, venu de Grande-Bretagne, où manger du cheval équivaut à déguster une vache sacrée en Inde, aurait pu prendre une tout autre ampleur si par malheur on avait mélangé du porc à la viande bovine... Et dans les questions sans réponses : les chevaux étaient-ils hallal ?

Mieux vaut se rabattre sur le poisson, l'autre spécialité de Findus. Néanmoins, qui nous assure que les carrés panés surgelés ne contiennent pas de chair d'hippocampe, version maritime du cheval ? Ou pire, que les poissons élevés ont engraissé en ingurgitant des farines animales issues de carcasses de chevaux sur le retour ?

Non, franchement, mieux vaut parfois ne pas savoir ce que l'on a dans son assiette. Mais perso, ce soir, je me contenterai de pâtes au beurre bio.

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11/02/2013

Chronique : Concours de philosophie à deux balles sur Twitter

Les réseaux sociaux, un peu comme l'alcool, font tomber toutes les inhibitions. Il suffit d'un compte et de plus de 20 abonnés pour se croire autorisé à diffuser sa pensée comme le Messie sa parole ou le pilier de bar ses brèves de comptoir. La philosophie en 140 signes, voilà la nouvelle mode sur Twitter. Les amateurs d'humour n'y perdent rien au change, même si les auteurs, eux, prennent leurs « pensées » très au sérieux. 

Parmi les hashtags populaires ce dimanche, deux ouvrent des boulevards aux théoriciens de pacotille. L'idée est de débuter une phrase, à vous de lui donner tout son sens en l'achevant. « La vie serait moins pénible si... » semble l'exemple type. « … quand tu aimes vraiment quelqu'un, cet amour est automatiquement réciproque » espère un certain @Sunshine13300 à l'inexpérience criante. Moins profonds et plus prosaïques les espoirs de Sandra « … on pouvait se lever tous les jours a 13h » ou de Calvin « … j'aurais pas de français a faire. » (mais dans son cas, on peut douter de la pertinence !) 

Ce jeu sur Twitter mise beaucoup sur le « je ». Ils sont nombreux à se dévoiler en prolongeant le hashtag « #MoiJeVeuxEtre ». Chachou, très égocentrique, espère être « morte juste un ou deux jours pour voir qui pleurerait pour moi. » D'autres se voient « éternelle », « un bon père », ou « amoureuse ». Un conseil aux philosophes à deux balles, achetez « Pensées étranglées » de Cioran (Collection Folio 2€). D'une autre portée intellectuelle et pile poil dans votre budget. 

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10/02/2013

Chronique : "Origine du monde", "Liberté...", des toiles sur la Toile

 

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Étrange cette fascination des internautes pour l'art. Deux histoires de toiles ont animé la Toile ces dernières 48 heures. 

Hier, tout le monde s'offusque de l'attentat subi par « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix. Une femme, fragile psychologiquement, écrit au feutre indélébile sur le tableau exposé au musée du Louvre de Lens. Un tag mystérieux, qui ne reste pas longtemps secret. AE911. Ce n'est pas le code d'un colorant chimique, ni d'une autoroute en Belgique. Les initiés reconnaissent immédiatement le nom d'un site internet de « complotistes ». Ils tentent de démontrer que les attentats du 11 septembre ne sont qu'une mise en scène du pouvoir. Raison de plus pour donner une résonance amplifiée à cette histoire de tableau maculé. 

Jeudi, c'est un visage qui fait jaser sur Twitter et Facebook. Un scoop de Paris Match : on a découvert la tête de « L'origine du monde » de Courbet. La toile sulfureuse, montrant en gros plan un sexe de femme hyper réaliste, aurait été découpée. Le haut du tableau, le visage du modèle, viendrait d'être retrouvé. Cela casse un peu la force de la composition et immédiatement le débat a fait rage car beaucoup  prétendent que ce n'est que pure invention.

Plus prosaïquement, j'ai une autre explication à ces subites passions pour le grand art. La Liberté montre une femme aux seins nus et pour l'Origine, pas la peine de faire un dessin. Enfin, si cela peut aider à faire venir les jeunes dans les musées...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

08/02/2013

Chronique : R.I.P. le CD

Exit le CD. Le fossoyeur du vinyle et de la cassette n'a pas régné longtemps sur le monde de la musique. Une étude récente de la société Gfk montre que le CD ne représente plus que 24 % de l'écoute moyenne de musique.

Radio et télévision font la course en tête (50 %) et la musique dématérialisée représente plus d'un quart avec 26 %. Téléchargement légal et streaming ont pris le dessus. Essentiellement sur des ordinateurs. Le phénomène ne peut que s'amplifier avec le succès des smartphones et des tablettes...  Dans les années 80, le CD était devenu l'arme ultime du mélomane. Enfin un support pour profiter parfaitement du travail de l'artiste, de l'arrangeur et du producteur. Inusable, il semblait être appelé à durer des siècles. Moins de 20 ans plus tard, la rondelle de plastique brillant est complètement obsolète. Juste bonne à accrocher aux branches des arbres fruitiers pour effrayer les oiseaux... 

Si vous êtes de la génération CD et que vous regrettez ses emballages  impossibles à ouvrir, soyez patients. Dans quelques années, il devrait revenir sur le devant de la scène. Du moins si l'histoire se répète. Les derniers chiffres de ventes aux USA montrent une baisse de 13 % pour les CD, une  augmentation de 14 % pour le numérique et l'explosion (+ 17%) des ventes de... vinyles. La bonne vieille galette noire et craquante fait un retour en force dans les rayons. Des rééditions mais aussi quelques nouveautés.

Donc, en 2030, le CD sera de nouveau tendance ! 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

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07/02/2013

Chronique : petit cours de rap pour les nuls

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Depuis quelques jours, une polémique entre rappeurs français prend une dimension jamais atteinte. Relayée par les réseaux sociaux, elle oppose Booba au duo Rohff et La Fouine.

Vous n'y comprenez rien ? Rassurez-vous, moi non plus. J'ai dû réviser mon « rap pour les nuls » pour avoir une petite chance de démêler les fils.

Il était une fois trois petits gars de la banlieue. Ils n'ont pas la langue en poche. Leurs rimes sont riches mais violentes. Les oreilles chastes sont choquées. Les autres apprécient. Succès et argent changent la vie des rappeurs. Ils entrent dans une autre dimension. Mais dire du mal de la France, des policiers et autres symboles de la société ne suffit plus. En septembre dernier, Booba prend pour cible les autres rappeurs. Pour être sûr qu'ils saisissent le message, la chanson est truffée de gros mots. Rohff se sent directement visé. Sur la même musique, il attaque en frontal Booba, paroles tout aussi explicites à l'appui. Le duel (qui a failli se régler sur un ring) accueille un troisième larron, La Fouine, dézingué par Booba qui rappelle ses démêlés judiciaires d'antan.

A ce stade, on pourrait en rire, trouver que cela ressemble à une querelle de cour de récréation, niveau CE1. Problème, il y a longtemps que ces lascars ne sont plus des gamins. Quand l'un ressort une vieille affaire d'agression sexuelle, l'autre se fait tirer dessus au petit matin.

Prochaine étape ? La sortie d'un album. De trois exactement. Ce serait idiot de ne pas profiter de toute cette publicité gratuite...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi. (Illustration trouvée sur le site Team Blog)

Le clip de La Fouine "T'as la tremblote"  (attention textes et images explicites)


La réponse de Booba "Tue les tous"

06/02/2013

Chronique : Députés trop connectés

Le fameux « rappel au règlement » cher aux députés d'opposition désireux de ralentir l'adoption des lois a fait un retour triomphal dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Le débat sur le mariage pour tous se transforme en guerre de tranchées où tous les coups sont permis. Même les virtuels. Vendredi, un député Vert diffuse sur Twitter quelques piques à l'encontre de Hervé Mariton, député de droite en pointe dans l'obstruction. Christian Jacob, pour le groupe UMP, s'indigne et réclame une suspension de séance, « afin de ramener nos collègues de la majorité à la raison et la sérénité. » Suspension accordée. Nouveau retard dans les débats.

Quelques heures plus tard, nouvelle demande de l'UMP. Cette fois un député PS gazouille et avant de revenir en séance, confie à ses abonnés sa déprime face à « tant d'inepties et de mauvaise foi ». Un, passe encore, deux, c'en est trop :  rappel au règlement rejeté.

L'irruption des nouvelles technologies va-t-elle bouleverser les habitudes des parlementaires ?  Normalement, les débats doivent être strictement confinés à l'hémicycle pour éviter toute interférence avec l'extérieur. Les portables ne passent pas, un brouilleur est installé dans l'enceinte. Mais en déployant un réseau wifi, les services techniques de l'Assemblée nationale ont réveillé les smartphones. Nombreux sont les députés dissipés qui, en pleine séance, consultent leurs emails ou les réseaux sociaux.

Les députés connectés ont remplacé les godillots. Reste à savoir si le débat y gagne au change.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant

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05/02/2013

Chronique : Une appli SOS préservatif dans votre smartphone

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Les Don Juan du dimanche sont obligés, parfois, d'abandonner une bonne opportunité en découvrant, effarés, l'absence de préservatif dans leur trousse de parfait petit séducteur. Chercher désespérément un distributeur est souvent rédhibitoire pour la conquête du moment.

Désormais, que l'on soit chez soi ou dans sa voiture, la solution existe. Il suffit de disposer d'un smartphone, de l'application « SOS condom » et d'un peu de patience car la livraison du « laisser-passer » peut prendre une heure. Pour l'instant, il ne s'agit que d'une version test, expérimentée à... Dubaï.

Mais on peut en découvrir tous les avantages sur un site dédié. Une fois l'appli installée sur son smartphone, on lance sa géolocalisation en même temps que la commande. Un petit film publicitaire, non dénué d'humour, montre les trois options de livraison. Chez soi, rien de plus simple que de faire appel à un faux livreur de pizza. Dans la boîte vous trouverez un petit sachet semblable à celui utilisé pour l'huile pimentée. En espérant qu'il n'est pas question du « goût » du préservatif...

Dans votre voiture, vous serez livré avec une petite pointe d'adrénaline. C'est un faux policier, gyrophare allumé, qui vous dépanne en vous rendant vos papiers après contrôle.

Encore plus improbable, dans la rue, un couple de touristes vous demande votre route tout en vous glissant discrètement l'objet de votre convoitise. Sponsorisée par Durex, cette application prouve que l'on peut vraiment tout faire avec un smartphone, même se protéger.

 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

02/02/2013

Chronique : C'est loin Angoulême ?

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Une fois par an, la bande dessinée est omniprésente dans la presse. Le festival d'Angoulême fête son 40e anniversaire et permet à ce genre, souvent qualifié de mineur, de profiter d'une énorme exposition médiatique. La BD a longtemps été populaire grâce aux magazines spécialisés. Disparus aujourd'hui, le net prend le relais. Les sites se multiplient. Chacun avec sa spécialisation. Critique pour ActuaBD, collection pour BDGest, nostalgie pour BDOubliées... Et il ne s'agit que d'un tout petit échantillon.

Le numérique permet également de tester de nouveaux formats. Passionnante l'expérience diffusée hier soir sur Arte. Frank Chiche a réalisé une fiction sur la guerre d'Algérie. Il a filmé des acteurs puis numérisé les images pour donner une impression de dessin. Une version pour tablette, utilisant tous les codes de la BD, sera commercialisée sur la plate-forme Apple.


Qui parle de festival d'Angoulême signifie aussi foire aux dédicaces. Des centaines d'auteurs s'y retrouvent pour vous exécuter un joli dessin sur leur album. Cependant, certains rechignent de plus en plus à sacrifier à cet exercice. La faute aux profiteurs sans scrupules. L'encre à peine sèche, le dessin se retrouve en vente sur eBay, le site d'enchères en ligne.

On trouve par exemple des Marini ou des Guarnido à plus de 150 euros. Record pour un dessin (un gribouillis plus exactement) d'Astérix signé Uderzo : 850 euros...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

01/02/2013

Chronique : la retraite dorée d'un certain David Beckham

 

Vous êtes saturé de mariage pour tous et de guerre au Mali ? Rassurez-vous, une autre information brûlante a détrôné hier, en quelques minutes, ces sujets : David Beckham signe au PSG ! (photo AFP) Et ne me dites pas que ce n'est pas important ! Sur internet, de Twitter à Facebook, il n'y en a que pour le bad boy et sa Posh chérie. Réflexions sanglantes, comme si toute la toile est devenue marseillaise. Les plaisanteries fusent de toutes parts sur « la précarité des footballeurs, un CDD de six mois c'est peu » ou la création d'une nouvelle « maison de retraite de luxe : le PSG ».

Quelques-uns saluent le gros coup de com' du Qatar, mais beaucoup préfèrent dénigrer, jouer du sarcasme (et nous faire rire au passage). Sur la page Facebook de l'Indep, Chris Tophe fait remarquer que Beckham a « besoin de cannes anglaises pour se déplacer, mais à part ça... ». Très méchante, cette réflexion de @lapuss sur Twitter « Avec une femme désagréable et prétentieuse, il était temps qu'il signe à Paris en fait. »

 

Même les célébrités dénigrent cette signature. Jean-Michel Apathie, éditorialiste politique, ose « Beckham qui court maintenant moins vite que moi va signer au PSG. Ah ça, les Qatari, ils ne savent pas comment le dépenser leur argent. »

 

Toujours dans la veine « troisième âge », @LaMortLaVraie signale que le PSG devient un « exemple à suivre pour les entreprises qui n'embauchent pas de seniors. »

 

A ce rythme, Codorniou va revenir au Racing et Lièvremont à l'USAP...

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31/01/2013

Chronique : Conseils téléphoniques hors forfait

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Les opérateurs de téléphonie mobile l'ont parfaitement compris, le smartphone est le nouveau bijou-doudou que l'on chouchoute comme la prunelle de ses yeux. Qu'importe le prix du forfait (et l'engagement qui va avec) si l'on a en plus le dernier-né de la gamme « Appl'sung ». Ils sont beaux, tactiles, remplis de gadgets, mais pas toujours faciles à maîtriser. « Tiens, voilà un créneau à exploiter » se réjouissent quelques comptables d'un grand groupe de télécommunications. Une amie, abonnée chez cet agrume mastodonte, reçoit ce message sur son vieux Nokia : « Profitez d'une assistance sur l'usage de votre smartphone ! Rendez-vous dans votre boutique (9 euros/prestation assistance smartphone de 45 minutes) ». Conséquence, elle pique une triple colère totalement justifiée. Primo, « ils baissent les tarifs, mais se rattrapent sur les services ! » Secundo, « ils me prennent pour une idiote, comme si je ne savais pas me servir de mon téléphone ». Tertio : « je n'ai pas de smartphone ! » J'ai senti beaucoup de détresse dans cette dernière constatation. Voilà comment, avec un simple SMS publicitaire, on se fâche irrémédiablement avec une bonne cliente.

Reste que l'intention est bonne. Pour beaucoup, les nouvelles technologies sont trop compliquées. Enfants, leur télévision était en noir et blanc et composer un numéro prenait une minute avec le cadran rotatif. 45 minutes de formation, ce n'est pas grand chose en comparaison d'une vie. Pour autant, elle pourrait être comprise dans le forfait !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

30/01/2013

Chronique : l'info trash et la photo qui tue

A la base, il y a un de ces faits divers croustillant qui fait les choux gras d'Internet. Une histoire égrillarde, reprise par tous les sites d'information pour faire causer à la machine à café.

Au Brésil, une femme tente d'empoisonner son mari en se badigeonnant le sexe d'un poison violent. Incommodé par l'odeur inhabituelle, l'homme renonce à y regarder de plus près. La dame, victime de son subterfuge, finit aux urgences. Les médecins découvrent le poison. Le mari porte plainte pour tentative d'assassinat. Mieux que le colonel Moutarde au Cluedo !

Le souci dans le cas présent, c'est que toute histoire sur Internet doit obligatoirement être illustrée. Mais quelle photo choisir pour un article titré « Elle tente d'empoisonner son mari... avec son vagin » ou « La tueuse au sexe empoisonné voulait supprimer son mari » ? Impossible de publier une image de vagin. Utiliser le mot dans le titre passe encore. Mais il y a des limites... Il faut donc faire dans le suggestif. Sur plusieurs sites on retrouve la photo d'un corps de femme avec une superbe pomme rouge en cache sexe. Cette composition, entre Blanche Neige et Adam et Eve, est une photo d'art presque trop belle pour un sujet trash. Plus « brésilien » ce cliché montrant des fesses rebondies débordant d'un string dans une ambiance de boîte de nuit. Mais la palme revient à cette photo de pieds recouverts d'une petite culotte. On voit le bas, on imagine le haut. J'ai de la chance. Cette chronique, sur le papier, ne doit pas être illustrée. Mon problème reste entier pour sa version internet...

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Chronique : Triste poupée Barbie, de chair et de plastique

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Dans un monde parfait, tout le monde serait jeune, mince et beau. Ce monde existe : c'est celui de la poupée Barbie. Mais ce qui ne devrait être qu'un jeu peut avoir des conséquences néfastes sur les petites filles.

La blonde plastifiée est à mille lieues de la réalité. Régulièrement, des activistes dénoncent le formatage d'une fausse image de la femme et interviennent sur le net. Vous pouvez ainsi découvrir sur le site d'une revue espagnole la photo d'une Barbie sans maquillage. Cernes sous les yeux, taches sur le visage, dents jaunies et cils quasi inexistants... En fait, une femme (surprise au réveil) comme toutes les autres...

Restent les proportions du corps. Complètement erronées si on y regarde de près. Katie Halchischick, mannequin militant pour des rondeurs assumées, a dessiné sur son corps nu les courbes de la poupée. Là aussi la photo est explicite. Aucun chirurgien ne pourrait obtenir une taille aussi fine. Les seins devraient être remontés, le menton limé, les yeux relevés de plusieurs centimètres. Le cou, très fin, ne pourrait pas supporter le poids de la tête. A moins qu'elle ne soit complètement vide...

Loin de l'idéal féminin, la poupée Barbie tient plus de l'extra-terrestre que du canon de beauté. Pour preuve cette Ukrainienne de 21 ans, Valeria Lukyanova, copie conforme du jouet mythique. Sur son blog elle ne cesse de prendre la pose, décolleté généreux, visage figé, yeux écarquillés.

Pauvre joujou. Plutôt réservé aux grands garçons !

 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce mardi.

28/01/2013

Chronique : Frère Jacques by 1D

 

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Chaque dimanche en fin d'après-midi, des milliers de Français se connectent sur internet et tentent de rattraper un week-end d'informations. Sur Twitter, les tendances sont affichées en fonction des hashtags les plus célèbres. Très pratique, on pourrait le définir comme un résumé des centres d'intérêts de nos compatriotes. Hier on gazouillait beaucoup autour de François Gabart, du Vendée Globe ou de la manifestation en faveur du mariage pour tous. Mais il étaient loin derrière « Frère Jacques » qui a pris la tête de la course dès samedi soir. Mais qui se cache donc derrière le fameux frère Jacques ? Un religieux favorable au mariage pour tous ? Le futur pape ? Ce n'est quand même pas la comptine chantée aux enfants depuis des siècles ? Eh bien si ! Frères Jacques a fait le buzz. Ou plus exactement,  ses interprètes ont réveillé le refrain dans la mémoire collective. Samedi soir, lors de la remise des NRJ Music Awards, émission diffusée sur TF1 et présentée par Nikos Aliagas, le boys band « One Direction » (OneD ou 1D pour les fans, photo AFP), a chanté en français durant 10 secondes les quatre vers de Frère Jacques. Ce clin d'œil spontané a suffi pour déclencher l'hystérie de leurs admirateurs francophones... 


Avec un bémol cependant : les fans de Justin Bieber (autre phénomène marketing de la variété internationale) ont signalé que leur idole a déjà chanté Frère Jacques. Et comme par hasard c'était déjà sur NRJ, dans une émission du même Nikos Aliagas, un professionnel de la spontanéité...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

27/01/2013

Chronique : petite amie au kilo en vente sur Facebook

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Un sentiment de solitude vous étreint ? Sur Facebook, votre statut de « célibataire » vous mine ? Pas de problème, achetez-vous une fausse petite amie. Oui, ça aussi c'est possible sur internet. Il n'y a que les idiots pour croire que ce qui est sur les réseaux sociaux est la stricte vérité. La grande majorité des utilisateurs enjolivent leur vie. Plusieurs sociétés ont découvert ce nouveau marché et s'engouffrent dans la brèche. Pour quelques dollars payés à une société brésilienne vous serez « en couple » avec une jolie fille tout ce qu'il y a de plus virtuel. Elle vous fera passer des petits mots doux sur votre mur, likera vos statuts. Il y a même l'option photo à deux (truquée, il va de soi), mais c'est un peu plus cher. Les sociétés vous proposent même des scénarios de rencontre. Vous partez en voyage (totalement virtuel lui aussi), rencontrez la belle autochtone qui succombe à votre charme. Avantage : la distance vous dispense de la présenter physiquement à vos amis. Enfin si vous en avez...

Parfois on peut douter de la santé mentale des hommes (le service ne propose que des girlfriends) prêts à payer pour s'afficher avec une femme. Qui cherchent-ils à tromper ? Leur entourage ou eux ? Après il y a aussi les tordus, les amateurs de billards à double bande. Vous n'osez pas rompre directement avec votre petite amie. En prenant une maîtresse virtuelle sur Facebook, vous lui donnez une occasion de prendre l'initiative. Rassurez votre maman, désespérée de ne pas avoir de petits-enfants à choyer.

Achetez de la copine au kilo sur Facebook, c'est pas cher, c'est du vent !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant

09:34 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, copine, fake

26/01/2013

Chronique : Mot-dièse et gazouillis

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Dans cette chronique sur les aléas du monde virtuel, j'utilise parfois des mots incompréhensibles pour les non-avertis. Dès qu'il est question de Twitter, le problème du hashtag se pose. Hashtag qu'es aquo ? A plusieurs reprises, dans un souci de clarification, je me suis rabattu sur le terme de mot-clé. Mais les initiés sont accro au hashtag (d'ailleurs il y a hash dans hashtag...)

Le gouvernement français, face à l'urgence de la situation et l'importance du sujet, décide de légiférer sans même passer par la case parlement ou référendum. Dans le Journal officiel de mercredi, page 1515, à la rubrique « Vocabulaire des télécommunications et de l'informatique », il est recommandé d'utiliser « mot-dièse » à la place de « hashtag ». Dans sa grande bonté, le législateur en précise même le pluriel (mots-dièse) et en donne la définition exacte : « Suite signifiante de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signale un sujet d'intérêt et est insérée dans un message par son rédacteur afin d'en faciliter le repérage. » Exit le hashtag, bienvenue au mot-dièse. Enfin, ça c'est dans le monde parfait des bureaucrates qui ressemble parfois à celui des Bisounours.

Les utilisateurs de Twitter ont  vite rangé l'idée aux oubliettes. Mot-dièse est un néologisme mort-né. Même certaines des plus belles trouvailles n'arrivent pas à s'imposer en français. Pour preuve, pourquoi toujours utiliser le mot  « tweet » alors que « gazouillis », en référence à l'oiseau bleu symbolisant ce réseau social, est tellement plus joli ? 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant.

23/01/2013

Chronique : Une place Joe Strummer à Grenade en Espagne

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Ça pétitionne à tour de bras sur Facebook. Et souvent avec efficacité. Pour preuve la municipalité de Grenade en Espagne a accepté de baptiser une place de la ville du nom de Joe Strummer, leader emblématique des Clash. Une initiative d'Ideal, un journal local, relayée par un profil Facebook. Avec plusieurs milliers de signatures en soutien, le principe de donner le nom du chanteur de « London Calling » à un lieu près de l'Alhambra est acté en conseil municipal. La semaine dernière, la « Plaza Joe Strummer » est officiellement inaugurée, « un espace terreux bordé de deux rangées de pins luxuriants. On peut s’y asseoir pour contempler la majestueuse Sierra Nevada » explique Ideal. 

Pas sûr que cet éternel rebelle ait apprécié le geste. Les Clash n'ont jamais été dans le consensus. Une aversion à toute forme d'autorité qui ferait passer aujourd'hui Pete Doherty pour un agneau et renvoie Manu Chao sur l'échiquier politique vers le Modem de François Bayrou. Excessif, visionnaire et révolutionnaire, Joe Strummer incarne tout un pan de cette génération des années 80-90 rejetant en masse le moule dans lequel la société de consommation veut la fondre. 

L'hommage de Grenade est cependant logique car dans « Spanish Bombs », un des titres de « London Calling » élu meilleur album rock de tous les temps,  Joe Strummer parle du bombardement de la ville durant la guerre d'Espagne et de la mort de Federico Garcia Lorca. Ce poète a hanté le chanteur punk. Ils se retrouvent, pour l'éternité, dans cette Andalousie brûlante.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

22/01/2013

Chronique : Mesdames, un site qui chamboule

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Menalso.fr. Mesdames, cette adresse internet risque de vous faire tourner la tête. A la base c'est un simple site de e-commerce comme il y en a des centaines qui s'ouvrent. Son ambition : « mettre fin à une injustice : le monopole des femmes sur la lingerie. » Acheter des slips, boxers et autres strings en ligne pour son chéri peut devenir une expérience unique quand publicitaires et concepteurs web s'associent. Sur la page d'accueil, un mannequin, de dos, vous demande de cliquer sur play. Au lieu d'avoir une simple photo du produit, c'est une animation à 360° qui s'ouvre. Et pour chaque sous-vêtement, le mannequin est grimé en fonction d'une profession ou d'un style particulier. Au total, 40 ambiances sont proposées aux visiteurs. Et visiteuses. Car ce site semble être une formidable machine à fantasmes pour dames. Les mannequins, en plus d'être jeunes et musclés, ont d'autres atouts mis en valeur par « les plus belles coupes et les plus belles matières des grandes marques de lingerie masculine ». 

A chaque profession son style de sous-vêtement. Si vous êtes à la recherche d'images sages, peintre, pompier et golden-boy peuvent être vus par tous. Un peu plus osées les scènes avec rugbyman, dandy ou médecin. Ils portent des jockstraps dont l'arrière vaut le coup d’œil. Par contre, prenez vos précautions avant de sélectionner la rubrique prêtre : croyante vous risquez l'apoplexie. Non croyante aussi, mais pas pour les mêmes raisons...

En bonus caché, la vidéo !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce mardi.

11:39 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : menalso, slip, boxer, lingerie