29/12/2012

Chronique : Live is live !

2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 2/6.

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Internet, loin de signer la mort de la presse, permet d'inventer de nouvelles pratiques journalistiques. En 2012, le « live » ou « direct » a pris un essor phénoménal. Pour un événement prévu (match de rugby, conseil municipal ou procès) ou imprévu (incendies, phénomène climatique), le live est un instrument médiatique alliant souplesse et réactivité. Complément parfait d'une diffusion télévisée, il permet une réelle interactivité.  

Par l'intermédiaire de Twitter, de SMS ou de commentaires en direct, les questions de ces lecteurs multimédias fusent. Comme une grande discussion à bâtons rompus dans un immense forum. Néophytes et spécialistes se répondent en fonction des dernières informations diffusées par le ou les journalistes en direct sur place. En 2012, sur le site de l'Indépendant, les « lives » voient leur audience grimper exponentiellement. Cet été, des milliers d'internautes ont pu suivre en direct l'avancée des incendies en Catalogne Sud. 

Dernier exemple en date, le record absolu de la saison, est à mettre au crédit de la pseudo fin du monde. Durant la nuit de vendredi à samedi, entre les tweets en direct de Bugarach (calme plat) et les délires des uns et des autres, vous êtes des milliers à avoir rigolé en ligne. Le live est un exercice tout terrain dont on est loin d'avoir fait le tour. Confirmation en 2013.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mercredi en dernière page de l'Indépendant.

28/12/2012

Chronique : Rires GIFesques (bilan 2012, 1/6)

2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 1/6.

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2012 a été le théâtre d'une résurrection sur le net : le GIF. Ce format, un des premiers pour transmettre des images, a connu un regain d'intérêt sidérant. Comme toujours, c'est grâce à une utilisation au second degré que le GIF (graphics interchange format) a inondé les boîtes mails et les comptes Tumblr. Une vingtaine d'images en boucle forment un petit film sans fin. L'idée géniale de cette année 2012 aura été de mettre une légende décalée à ce film minimaliste. Un chaton se contorsionne, la tête en bas, et finit en boule dans un petit aquarium. Déjà rigolo tout court, mais la légende : « Quand mon chat se prend pour un poisson » décuple l'effet. Les GIF permettent aussi quelques trucages. Un chat (pas le même) devient une star en sautant d'un balcon à un autre, manquant la cible d'un bon mètre. Son saut dans le vide prend toute sa signification quand il s'élance de la capsule de Félix Baumgartner. 

Les GIF sont pain bénit durant la campagne présidentielle. Rien de tel pour se moquer d'une expression ou d'un tic. Les deux finalistes de mai en prennent plein les dents... Vainqueur le montage où Hollande en Batman et Sarkozy en Robin fuient face au 18 % du Front national. 

Et si vous aussi avez envie de vous moquer de vos proches ou de vos animaux de compagnie, téléchargez Microsoft Gif Animator. Simple et gratuit.   

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mardi en dernière page de l'Indépendant.

23/12/2012

Vidéo : l'autre visage de Bugarach

13:37 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2012

Chronique : Bugarach, le jour d'après...

Bugarach, fin du monde


Exploit international ! J'ai résisté à la facilité et boycotté la fin du monde et le show médiatico-pathétique de Bugarach durant une semaine. Aujourd'hui, samedi 22 décembre, le jour d'après, rien de neuf sur la planète. Pas d'apocalypse. Ni de renouveau. Juste un sentiment étrange, presque un malaise, à l'écoute de certains témoignages. Le fameux Sylvain, « Christ cosmique », a crevé l'écran. Un gentil frapadingue. Sauf qu'il se présente parfois comme enseignant (médium ou musicien aussi, un vrai schizophrène). Mais qui oserait confier l'éducation de ses gamins à cet illuminé de première ? 

Lancée par Internet, la prétendue fin du monde du 21/12/12 a occupé tous les esprits. Mais pour un internaute prenant au sérieux le phénomène, il y en avait mille pour en rire. Sur Twitter, le compte à rebours a fonctionné toute la semaine. Les abonnés ont profité de l'occasion pour se confesser ou annoncer ce qu'ils feraient si leur dernier jour était vraiment venu. Beaucoup d'allusions graveleuses au final. Peu de vœux pieux. A Bugarach, les petits hommes bleus sont plus nombreux que les verts. Le petit village audois est devenu une attraction planétaire. La tranquillité pour les habitants, ce ne sera pas avant lundi. La rédaction de l'Indépendant est encore mobilisée ce week-end. Rendez-vous sur le compte Twitter @lindep_bugarach pour vivre en direct les derniers soubresauts de cette « non fin du monde ».

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

15:23 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bugarach, fin du monde

21/12/2012

Chronique : Tout schuss virtuel sur les pistes de Font-Romeu

google street, font-romeu, station de ski, descente

Je dois bien vous l'avouer, je ne suis pas très sports. Encore moins sports d'hiver. Jamais mis les pieds sur une piste de ski, encore moins dans les chaussures du même nom. Mais je ne mourrai pas idiot, Google Street me permet enfin de ressentir les sensations d'une descente tout schuss. Après avoir photographié toutes les rues et routes de France, les caméras à 360° du moteur de recherche dévalent les pistes des stations. Je me mets en condition : radiateur du salon au minimum, doudoune, bonnet et gants. Non, pas les gants. Pas très pratique pour la souris... Premier test : Les Angles. La piste est large, le ciel dégagé, les sapins nombreux. Décor de rêve. Je me place face au vide et me projette virtuellement 100 mètres plus bas. L'impression de descente est grisant. Il ne manque que le bruit des skis sur la neige glacée...


Et aucun risque de percuter un autre skieur ni de finir contre un arbre. Je m'arrête à mi-pente, fais une rotation complète de l'image et admire le paysage. Sublime.

En dix secondes et trois clics de souris, je me retrouve sur les sommets de Font-Romeu. Le ski sur Google Street permet aussi de zapper les interminables files d'attente. La piste, plus à pic, donne une impression de chute encore plus prononcée. Arrivé en bas, je repars... en sens inverse. Avec Google vous pouvez remonter une piste noire aussi vite que vous la descendez ! Et ça, même les champions ne peuvent pas le faire.  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

20/12/2012

Chronique : Instagram a mal

Vous faites des photos avec Instagram, le logiciel les transforme en dollars sonnants et trébuchants. Sympa le concept. Problème : les dollars restent dans l'escarcelle de la société rachetée par Facebook pour un milliard. Une simple modification dans les conditions d'utilisation de la marque enflamme les réseaux sociaux. La plate-forme annonce le 18 décembre qu'elle s'octroie le droit de vendre les photos passées par ses filtres. Exit le droit d'auteur ! Colère des utilisateurs. Nombreux sont ceux à annoncer leur intention de se passer de ce service censé donner du « cachet » à des photos quelconques. Instagram a fait, hier, son mea culpa.

Après la brouille avec Twitter, ce nouveau coup dur pour le logiciel a donné des idées à de nombreux concurrents. Côté vintage, la palme revient à « Hipstamatic ». Ses filtres seraient directement inspirés des effets proposés par un appareil argentique du même nom fabriqué en 200 exemplaires seulement en 1980 dans une petite ville du Wisconsin. Rare et mythique : tout pour plaire aux geeks branchés. Même si au final, il ne s'agit que d'une légende fabriquée de toute pièce par des publicitaires plus malins que la moyenne. Une entourloupe suffisante pour placer Hipstamatic en très bonne place face à Instagram. D'autant qu'à l'arrivée, les photos sont encore plus floues, encore plus saturées, encore plus trafiquées. En un mot : moches !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

19/12/2012

Chronique : Ma cuisine en 3D

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Notre nouvelle maison (voir chronique de lundi) est une de ces vieilles bâtisses typiques des bourgs des Pyrénées-Orientales. La cuisine se limite à un évier et deux placards. « Tout est à refaire ! » décrète ma femme.

Entre le compromis de vente et le déménagement, il nous reste trois mois pour plancher sur cette nouvelle cuisine. Chance, il existe des logiciels en ligne pour concevoir, en 3D, l'agencement idéal en fonction de vos contraintes, goûts et budget. Première difficulté, les deux derniers paramètres sont rarement convergents : le beau est cher, le moche économe.

Après une vaine tentative de télécharger le logiciel d'un fabricant suédois, je me rabats sur une enseigne française, alliant royalisme et magie. Et là, je me dis que les fameuses ménagères de moins de 50 ans ne sont certainement pas aussi cruches que le pensent les publicitaires, car je n'ai pas été capable de passer la première épreuve : définir les dimensions de la pièce et placer portes et fenêtres... J'ai vaguement installé un lave-vaisselle, mais mon évier a toujours refusé de se fixer au bon endroit...

Il faut au minimum un diplôme d'architecte pour maîtriser la bête. Ou avoir un peu de sens pratique.

Heureusement mon épouse n'en manque pas. Sans logiciel, mais armée de son mètre, elle a imaginé une cuisine fonctionnelle, lumineuse et élégante, tout acheté en kit et supervisé le montage ! J'ai juste été sollicité pour acheter les chants du plan de travail oubliés dans la commande. Pauvre de moi, je ne savais même pas ce que c'était...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

18/12/2012

Chronique : quand se photographier tous les jours devient ridicule

Tempus fugit. Avec les nouvelles technologies, rien de plus facile que de mettre en images cette expression latine. On ne saura jamais qui le premier a eu l'idée de se photographier quotidiennement et d'en faire un montage accéléré. Les vidéos de ce genre ont pullulé un moment sur internet. Une fois la surprise de la nouveauté passée, force est de constater que la chose n'est pas bien passionnante.

Deux sortent cependant du lot. Un père persévérant a filmé sa fille de sa naissance à ses 12 ans. Du gentil bébé joufflu, elle devient une charmante adolescente, de plus en plus réticente à l'exercice...


TimeLapse fille de 0 à 12 ans par Spi0n


Plus fun la vidéo de cet homme adepte des expériences capillaires en tout genre. De la crête d'Iroquois à la tonsure totale, de la barbe torsadée aux rouflaquettes, il devient en moins de deux minutes un catalogue complet pour coiffeur inventif. 


Se prendre en photo tous les jours pendant 2 ans ! par thony911


Les autres ne sont que fades copieurs. Sergio Salma, dessinateur de BD, imagine les pires sur son mur Facebook. « Elle se prend en photo chaque jour pendant 3 ans et demi, le temps d'un régime où elle va perdre 90 kg mais on voit rien, c'est mal cadré » est illustré par un bout d'épaule. La photo d'une souriante blonde explique qu'elle « se prend en photo tous les jours depuis 2 jours. Et c'est très con. » La dernière, ma préférée : « Il se prend en photo toutes les heures depuis 27 ans et se fait voler son ordinateur avec toutes ses photos dedans. »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

17/12/2012

Chronique : RJ45 ou prise en T ?

déménagement, chronique, téléphone, connexion, rj 45, prise en T

Déménager, quelle aventure ! Je viens de passer 15 jours éprouvants. Avant, pendant et surtout après. Où se cache le carton de couverts ? Il me le faut pour retrouver ce satané tire-bouchon, indispensable pour ouvrir la bonne bouteille de Taïchat achetée afin de décompresser après une journée de dingue. Les couverts réapparaîtront trois jours plus tard, au fond du garage entre deux piles de cartons de livres...

La bouteille a quand même été dégustée après utilisation détournée du tournevis cruciforme de l'électricien. Déménager est un sacré challenge, si en plus la maison est en travaux, la folie guette. L'électricien a pour mission de tout remettre aux normes. Sur le devis, il annonce une « ligne RJ45 (78,24 HT) » dans le salon. RJ45 ce sont les nouvelles prises pour téléphone et box Internet. Chouette, je vais être à la pointe du progrès. Problème, mes câbles actuels sont obsolètes. Et parmi le millier de choses à faire avant le déménagement, je me dis qu'il me faut acheter des câbles RJ45 à la place des prises en T. Bien évidemment, je ne trouve pas le temps de me procurer ce qui me paraissait pourtant d'une urgence absolue... Arrivé dans la nouvelle maison, surprise, je découvre... une prise en T. Finalement je me connecte tout simplement avec les vieux fils emballés la veille avec la box. D'accord, mon réseau n'est pas à la pointe, mais au moins, il fonctionne. Contrairement à la salle de bain dont les joints ne sont toujours pas secs... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

22/11/2012

Chronique : de la liberté de conscience à la liberté de critiquer

liberté de conscie ce, hollande, mariage pour tous, critique, discriminationTrois mots du président et internet s'enflamme. « Liberté de conscience ». Isolé, on croit à une belle profession de foi. Dans le contexte, cette « liberté de conscience » pour les maires de refuser de célébrer des mariages pour tous ressemble fort à une acceptation de l'homophobie...

Sur Twitter, les réactions ne sont pas tendres avec le président. Pour beaucoup, il porte un coup de canif à l'égalité de tous face aux lois. Et amène le risque de toutes les dérives : « C'est comme si un maire raciste pouvait refuser de marier un Noir et une Blanche » relève Florent Latrive en citant le rédacteur en chef de Têtu. Fanny Pidoux redoute de son côté un « droit à la discrimination » devenu quasi officiel. 


Sur un mode plus sarcastique, Frédéric Bounous lance « Chers amis négationnistes, remerciez le président ! »  « Quand je serai maire, je ne marierai ni les cons ni les moches » prévient Diego-san alors que Denis, un prof se demande « A qui je dois envoyer la liste des élèves auxquels je ne veux pas faire cours ? »

D'autres préfèrent ramener cette fameuse liberté de conscience à des exemples plus triviaux. Ils sont des centaines à se dire que finalement cette déclaration de François Hollande leur donne parfaitement le droit de ne pas payer les impôts locaux, le plein d'essence ou le parcmètre... Et c'est vrai, si on ne faisait que ce qui nous plaît dans la vie, tout serait plus simple. Au pays des Bisounours, c'est possible. En France aussi. Bientôt. 

Et en bonus, ce vieux clip de Forent Pagny sur sa "liberté de penser"...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

21/11/2012

Chronique : la nouvelle débrouille passe par internet

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La crise ce n'est pas uniquement une note dégradée pour la France, elle représente aussi le quotidien de millions de Français. Comment s'en sortir ? La débrouille, en net regain, a de beaux jours devant elle, d'autant qu’internet permet d'utiliser de nouvelles pratiques.

Le succès du site leboncoin.fr est révélateur. Au lieu de faire un ou deux vide-greniers par an, on met son bric-à-brac en vente sur le site. En vivre, impossible, une petite rentrée d'argent bienvenue, certain. A l'autre bout de la chaîne, le quidam peut acheter à très bon prix de l'occasion. Et le bricoleur est doublement gagnant. On récupère, on retape, on revend... Difficile de faire plus écologique dans le recyclage. 

crise, vide-greniers, système d, leboncoin, supermarmite, débrouilleAutre volet de cette nouvelle débrouille, la vente ou le troc de services. Super-marmite.com est par excellence le concept du moment. Vous vous surpassez aux fourneaux, vos tartes ou sushis sont à tomber. Pourquoi ne pas en faire profiter les voisins en plus de votre famille et vos amis ? Une annonce sur le site et les personnes intéressées vous passent commande. On ne peut véritablement parler de concurrence pour les traiteurs (généralement il n'y a pas de choix), mais un petit plus financier pour le particulier. Surtout s'il aime cuisiner... 

Paradoxe de la crise et d'internet. On pourrait penser que le repli sur soi est la réaction primaire. Dans les faits, cela provoque une ouverture vers les autres. Le gagnant-gagnant du système D version numérique.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" paru en dernière page de l'Indépendant ce mercredi.

20/11/2012

[chronique] Valbuena, Jeunechamp : footballeurs à cran

 Sale temps pour l'image du football. Alors que les rugbymen alignent un sans faute tant questions résultats que comportement sur et en-dehors du terrain, les « footeux » se retrouvent avec de plus en plus de casseroles aux fesses.

Premier exploit à mettre à l'actif de Valbuena. Pas pour son but face aux Italiens mais une bordée d'injures contre... des enfants. La scène est filmée par un smartphone et mise sur YouTube. A Marseille, arrive une Lamborghini blanche. Des fans reconnaissent la voiture de Valbuena, bloquée dans un embouteillage. Ils se précipitent pour obtenir un autographe. L'attaquant de l'OM prend très mal le fait que la populace ose poser les mains sur son bolide. Il hurle sur les gamins. Pas si sympa finalement le petit joueur Marseillais.

Suite du feuilleton « bad boys et ballon rond » samedi à la fin du match Valenciennes contre Montpellier. Jeunechamp, joueur de La Paillade, repère un journaliste de l'Equipe en zone de presse. Ils s'écartent, discutent... se disputent. Paf ! Coup (pas franc) de Jeunechamp sur le pif du journaliste. Toute la twittosphère crie au scandale et occulte ainsi la nouvelle défaite du PSG... Hier, sur son site internet, le club de Montpellier présente ses excuses et précise qu'il condamne « fermement de tels comportements et étudiera en interne les suites à donner. »

S'attaquer à des enfants et à un journaliste : les footballeurs ont énormément d'argent mais pas beaucoup de jugeote...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce lundi.

18/11/2012

Chronique : quand l'ADN est au service de la haine

ADN, jumeaux, meurtre, infidélité, test de paternité

Redoutable ADN. Son analyse permet de résoudre des affaires criminelles très anciennes. Exemple avec l’arrestation hier à Nice d’un gendarme, convaincu du meurtre d’une étudiante en 1995 à Lille. Les enquêteurs ont remonté la piste grâce à l’analyse d’un poil pubien retrouvé dans une baignoire.

La technique n’apparaît cependant pas infaillible. Au Soudan, en 2007, Wael est suspecté du meurtre de Wasel. Les enquêteurs sont certains de sa culpabilité. Mais incapables de la prouver. Ils ne trouvent qu’une seule trace d’ADN sur la victime. La sienne. Qui s’avère être aussi celle de Wael : ils sont jumeaux. L’acquittement vient d’être prononcé. Une page Facebook en hommage à Wasel a même été créée... par Wael. Encore plus compliqué que « Faux-semblants», le film de David Cronenberg (photo ci-dessus).

L’analyse ADN est à la portée de tous. Moyennant finances. Quantité de sociétés sur le net vous assurent une analyse en toute «confidentialité». Car le marché le plus porteur concerne surtout des maris pris de doute. Contre quelques centaines d’euros et deux prélèvements ADN, vous obtiendrez un test de paternité incontestable. Mieux, une société propose un «test d’infidélité». Il faut se transformer en détective: la société analyse «les profils ADN contenus dans un élément suspect (sous-vêtement, préservatif, chemise, mouchoir etc.)» Même les cocus peuvent se prendre pour des Experts... Mais que c’est glauque quand l’ADN se transforme en haine!


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

15/11/2012

Chronique : Marions-nous sur Facebook !

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Dans sa quête de suprématie totale et absolue sur internet, Facebook ne cesse de rajouter des fonctionnalités. Dernier gadget en date : si vous êtes en couple, vous pouvez créer une page commune avec votre moitié. Encore faut-il se méfier. Comme le souligne une abonnée de Twitter : « Facebook : le seul endroit où tu peux être marié à ton/ta meilleur(e) ami(e) et avoir 30 frères et sœurs. »


Résolu à payer de ma personne, je me lance. Sur mon profil Facebook, je passe du statut de « célibataire » à « marié ». Premier avantage, ma page ne sera plus squattée par les publicités genre « Rencontrez des femmes de votre région »... Mais encore faut-il que mon épouse accepte de confirmer notre relation... Bingo, elle dit « oui » ! Conséquence, apparaît en gros sur mon profil sa photo avec cette actualité « Mariage... le 14 novembre 2012. » « Franchement, on a l'air fin, 14 ans après... » ne peut-elle s'empêcher de remarquer sournoisement. D'autant qu'au début elle croyait à un regain de romantisme alors qu'il ne s'agissait que d'une expérience, d'un test. Reste à construire cette page commune. Patatras, la fonction n'est pas encore validée pour la France... Tout ça pour ça !

Aujourd'hui, j'hésite. Vais-je « divorcer » deux jours après mon mariage ? Ou entériner ma nouvelle situation amoureuse ? Courageux, mais pas téméraire, je ne vais pas trop jouer avec les nerfs de ma femme. Cela a beau être sur Facebook, donc totalement virtuel, ce n'est pas sans conséquences dans la vraie vie.  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.

18:23 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariage, couple, facebook, web

13/11/2012

Chronique : Nicolas Sarkozy, "reviens je t'en prie, viens nous sauver la vie"

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Sur internet, il faut savoir nager à contre-courant. C'est souvent la meilleure façon de se faire remarquer. Une conférence de presse de François Hollande ? Pas assez glamour. Le duel Copé/Fillon pour la présidence de l'UMP ? Trop joué d'avance. Non, rien ne remplace la nostalgie, même si elle ne date que de six mois.

Josh Stanley, adolescent et apprenti chanteur, cartonne sur YouTube avec une composition toute simple, véritable ode à... Nicolas Sarkozy. De la chanson « à texte » que certains humoristes ne renieraient pas. Mais Josh l'affirme : c'est du premier degré.

En un mois, plus d'un million de vues pour cette ballade sans nuance : « Nicolas Sarkozy, reviens je t'en prie, viens nous sauver la vie. » Carrément ! Six mois après l'élection de François Hollande, Josh a peur pour sa vie. Il y va fort le petit jeune. Mais pourquoi cette crainte ? Il faut peut-être chercher du côté de la nationalité de Josh. Un peu Français, mais surtout Monégasque !

Son premier passage télé, c'est sur la chaîne locale Canal Monaco qu'il le fait. Il vient de remporter le concours Idées Jeunes 2012. Ce succès tout neuf permet à ce passionné de karting, de patinage et de musique, titulaire d'un « brevet de pizzaïolo » rêvant de célébrité, d'enregistrer un premier single. Il finit par s'imposer avec sa chanson « sarkonostalgique » dont les dernières rimes ne manqueront pas d'affoler Copé ou Fillon : « Nico c’est à toi. On ne baissera pas les bras. On te soutiendra ! »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" à paraître ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

12/11/2012

Chronique : Danse avec le ballon

Gros match samedi soir à la télévision. Je ne parle pas de la prestation du XV de France mais de la confrontation des téléspectateurs de TF1 et France 2 par Twitter interposé. Depuis la reprise de « Danse avec les stars », la Une cartonne en audience et en réactions à chaud sur le réseau social. Problème ce week-end, les danseurs se retrouvent face au match France Australie. Direct, suspense et émotion : les trois ingrédients du succès sont réunis.

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterDépart en fanfare sur la Deux. Nyanga, le retour du « banni », pleure à chaudes larmes durant la Marseillaise. « Les larmes de Nyanga. Ah, on a pas eu celles d'Evra ou de Francky, hein. » relève sardoniquement Quentin Vinet. Question lacrymogène, TF1 n'est pas en reste. Gérard Vivès, un des candidats, s'y colle. Pas convaincant pour  Jesson : « Je suis peut-être cruel mais les larmes de crocodiles de Gérard Vivès ne me touchent absolument pas. »

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterGrâce à Twitter, on peut zapper au bon moment. Quand tout le monde fait une réflexion sur les seins de Shy'm (membre du jury), l'audience doit monter en flèche... « Fofaaaaanaaa ! » hurlent des dizaines de twittos. Un essai ? Oui, et un beau. La veste de Chris Marques est le sujet de plaisanterie numéro 1 sur TF1, alors que sur France 2, pour une fois, le retour de Michalak ne fait pas rire.

Et quand tout se brouille à  force de passer d'un canal à l'autre, un tweet de Jéromeuh résume le malaise : « Lorie s'est trompée de chaîne, elle devrait jouer au rugby sur la 2 ». Pas gentil, mais pas faux. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

11/11/2012

Chronique : Sam et Bob vont en boîte

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Sam en France, Bob en Belgique ont un point commun. Ils vont faire la fête en boîte de nuit, mais ne boivent pas une goutte d'alcool. Sam et Bob sont les sobriquets donnés par la Prévention routière au conducteur volontaire chargé de raccompagner à bon port les camarades alcoolisés. En Belgique, voilà des années que toute sortie d'un groupe d'amis débute par l'interrogation « Bon, qui fait Bob ce soir ? » Le volontaire (ou désigné d'office) s'engage à ne pas boire d'alcool. Retour sans risque assuré pour les autres. Et s'il croise une patrouille de gendarmes, son alcoolémie négative lui fera gagner un porte-clé Bob « qui brille dans la nuit »... 

La France vient de copier le concept et lancer le personnage de Sam, le capitaine de soirée. Il dispose d'une application pour smartphone et d'une page Facebook intitulée « Vie de Sam », un peu sur le principe de « Vie de merde ». Chaque Sam peut y raconter ses anecdotes les plus originales. Hadrien par exemple, désigné pour reconduire un pote, s'est doublement dévoué puisqu'en plus de l'ami, il s'est chargé de la jolie fille draguée durant la soirée. Le pote s'est endormi, Hadrien, sobre, a assuré... L'histoire recueillant le plus de « j'aime » sera illustrée et publiée sur Facebook. En jeu également chaque semaine une soirée VIP avec limousine et chauffeur. Le Sam sobre et sérieux pourra pour une fois se lâcher complètement. Mais attention, aucune précision dans le règlement du jeu ne prévoit le nettoyage de la moquette.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi 10 novembre en dernière page de l'Indépendant. 

09/11/2012

Chronique : Bilboquet Magazine, l'humour, le vrai

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Enfoncé Charlie Hebdo, ridiculisés les Canteloup, Gerra et autres amuseurs radiophoniques, dépassé le Groland. L'humour, le vrai, est à découvrir sur le site « Bilboquet Magazine ».

 

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Ses concepteurs acquièrent une certaine notoriété grâce à un article, totalement inventé mais plus vrai que nature, sur une association de « personnes démunies » furieuses contre les Enfoirés. Truffé de témoignages, le reportage  semble donner, pour la première fois, la parole à ces pauvres désireux de « récupérer leur dignité musicale. » En résumé : « Aujourd’hui on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid, mais surtout de laisser chanter Maurane et Catherine Lara ». Halte aux « chanteurs carrément has been », les Enfoirés doivent s'ouvrir à des interprètes plus talentueux comme « Radiohead, Arcade Fire, ou Lady Gaga. »

Beaucoup tombent dans le panneau. Des internautes laissent des commentaires scandalisés : « Ils feraient mieux de faire profil bas... » « Trop facile de dénigrer », certains journaux reprennent l'information au premier degré. Pourtant, les autres articles de Bilboquet Magazine sont sans équivoque. « Le prix Goncourt décerné au manuel utilisateur de l’iPad 3 », son auteur, Li Xiao Xiao est « un stagiaire chinois âgé d’à peine 37 ans, en poste chez Apple depuis 4 ans. » Encore plus farfelu, « Un Français champion du monde du lancer de boulette de papier dans une corbeille de bureau » avec un jet de « 64 mètres, sans bouger de sa chaise ».

Vous voulez rigoler ? Lisez le Bilboquet !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant

08/11/2012

Chronique : Ma nuit américaine

barack obama, romney, USA, élections, twitter, facebook« Four more years » et une photo de Barack Obama enlaçant tendrement sa femme Michelle. Une image et ces trois mots, tweetés et publiés sur Facebook par l'équipe de campagne du candidat démocrate à 5 h 16, mercredi matin, mettent fin à une « nuit américaine » palpitante. « Quatre années de plus » au poste de président des USA. Le message prend presque de court les instituts de sondage. Immédiatement, des milliers de personnes propagent la nouvelle, phénomène de bouche à oreille virtuel sans précédent. Plus de 600 000 « retweets », 2,8 millions de « j'aime » sur Facebook à 14 heures, le « chouchou » des réseaux sociaux enfonce le clou. 

Durant cette nuit, le civisme  des électeurs américains s'étale au grand jour. Les messages annonçant « #Ivoted » sur Twitter déferlent au rythme de 2000 par minute. Une élection suivie aussi sur une carte interactive de Facebook. Chaque abonné peut signaler son passage dans l'isoloir. Près de 10 millions de personnes jouent le jeu, surtout des femmes et des jeunes. 

Les réseaux sociaux permettent aussi aux peoples de réagir instantanément. Joie pour Lady Gaga et son équipe après un concert.


Grosse fiesta chez Eva Longoria et un petit mot en français pour le rappeur Jay-Z : « Encore ». On attend toujours la réaction de Clint Eastwood. Les mauvaises langues prétendent qu'il demande conseil à une chaise vide...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.


 

Pour les archives, la Chronique parue mercredi matin en dernière page de l'Indépendant. Ecrite la veille, sans connaître le résultat de l'élection...

Une mite dans la baraque

 

Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine. Du moins, sur les réseaux sociaux. Parce que dans la vraie vie, celle où les citoyens votent (vieille invention d'un pays en perdition : la Grèce), à l'heure où sont imprimées ces lignes, le résultat est indécis. Reste les réseaux sociaux, boule de cristal moderne. Nombre d'abonnés sur Twitter, partages de ses messages, « like » sur Facebook : partout Barack casse la baraque (je me permets ce jeu de mot usé jusqu'à la corde car en cas de défaite, c'est ma dernière occasion de le placer...). Logique finalement car Romney, avec son image de chef de famille mormon, n'a rien du geek à la page. Il ferait plutôt penser à un costume sentant la naphtaline pour effrayer les mites, Romney (celui-là, il est carrément tiré par les cheveux, mais là aussi, s'il perd, difficile de le replacer...) De cette campagne électorale, vu du net, on ne retiendra que quelques images reprises à l'envi. Clint Eastwood, soutien du candidat républicain, dialoguant avec une chaise vide, Obama étrangement absent dans le premier débat, brillant dans le second avec sa tirade sur les baïonnettes. La palme revient quand même à Romney quand il s'est « attaqué » à Big Bird, un héros de Sesame Street, l'émission pour la jeunesse. Non il n'a pas la phobie des bêtes à plumes, il veut simplement réduire les crédits de la télévision publique. Et du coup toute la campagne se trouve résumée en une phrase : « Obama a tué Ben Laden, Romney va s'occuper de Big Bird ».

07/11/2012

[Chronique] Materrazzi contre Zidane : provocation, acte 2

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Quand on a la provocation dans le sang, difficile d'aller contre ce penchant. Tel un second « coup de boule », une photo de Marco Materrazzi postée sur son compte Twitter dimanche soir, a ranimé une vieille querelle.

Materrazzi, obscur footballeur italien, passe de l'ombre à la lumière un soir de 2006. Finale du Mondial, il s'approche de Zidane, déjà passablement énervé, et lui dit du mal de sa sœur. Zizou pète les plombs et lui assène un coup de tête dans le poitrail. Materrazzi, qui n'a pourtant pas fait l'Actor's Studio, en rajoute des tonnes. Suffisamment pour que l'arbitre expulse le n° 10 français. Ce légendaire coup de boule inspire un artiste, Adel Abdessemed, qui l'immortalise dans une statue géante installée temporairement devant le centre Beaubourg. Materrazzi, de passage en France, prend la pose devant l’œuvre d'art. Comme s'il était fier de ce fait de guerre.

Sur Twitter, le cliché est repris des milliers de fois et lance une nouvelle polémique: certains y voient un hommage tardif. Mais la majorité ne croit qu'à une seconde provocation. Hier, Zizou, grand seigneur, s'est abstenu de réagir.

PS : Pour mémoire, le fameux coup de boule...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'indépendant.