05/11/2012

Chronique : Facebook peut rendre fou (parfois)

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Vendredi soir, 22 heures. Je suis au journal à contrôler les dernières pages de l'édition de samedi. Coup de fil énervé de mon épouse. « Qu'est-ce que tu as ENCORE trafiqué avec l'ordinateur ? Plus moyen de me connecter sur Facebook. » On se calme ! Il est vrai que j'ai la mauvaise habitude d'ouvrir quantité de programmes en même temps. Le PC ne supporte pas toujours cette pléthore d'informations. « Sois précise. Que se passe-t-il exactement ? » « Au lieu d'avoir la page d'accueil, j'ai un message en anglais. » « Sorry, something went wrong », je lui réplique instantanément. « A peu près... » Bon d'accord, mon accent n'est pas parfait, mais « wrong » c'est quand même compréhensible... Pour une fois, je n'y suis pour rien. Facebook connaît un gros bug dans toute l'Europe. Sur Twitter les messages défilent sans équivoque. « Facebook ça bug ou quoi ?? » « Facebook bug ! Le monde entier s'affole. Faut voir ça ».


La crise de nerfs menace des millions d'accros. De quoi apporter de l'eau au moulin de ces spécialistes américains militant pour la reconnaissance officielle de l'addiction à internet comme maladie psychiatrique. Un anonymous revendique l'attaque sur le réseau social. Démenti de la société : les problèmes de connexions sont dus à une « modification du DNS dans le but de faire un test d'optimisation du trafic. »... Info ou intox ? Le saura-t-on un jour ? Samedi tout était rentré dans l'ordre, les drogués du « like » plongés à nouveau dans leur paradis artificiel.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant. 

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01/11/2012

Chronique : Disney achète une étoile à 4 milliards de dollars

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Ceux qui doutaient de la prochaine fin du monde ont l'air fin aujourd'hui. Le temps n'est plus aux interrogations depuis l'annonce, ce lundi soir, de l'achat de la société de production Lucas Film par le géant Disney. Une transaction de 4 milliards de dollars. Georges Lucas, créateur de Star Wars, est donc passé du côté obscur. S'il abandonne sa franchise, acceptant même la mise en chantier d'un septième opus (sortie annoncée en 2015), tout espoir est mort. Cet extraordinaire visionnaire empoche le pactole. Cela lui laisse moins de deux mois pour le dilapider. A moins qu'avec cette montagne de dollars il ne se rabatte sur un autre sommet, le fameux Pic de Bugarach... 

georges lucas, lucas filmp, disney, star wars, jedi, mickey, bugarachCe qui est certain, c'est que la vente de Star Wars provoque une pléthore de réactions sur les réseaux sociaux. Le moindre geek connaît sa trilogie par cœur, tel un séminariste les évangiles. La greffe de Disney sur cet univers donne beaucoup d'idées, souvent farfelues, de remakes sauce « grandes oreilles » : « L'empire contre Tic et Tac », « La belle Leïa au bois dormant », « Ewoks et Rouky »... Dark Vador avec des oreilles de Mickey, est-ce plus ou moins effrayant pour les générations futures ? Harrison Ford va-t-il devoir prendre des cours de chant s'il veut rempiler pour Star Wars  7 ? Il ne reste plus à Disney qu'à racheter Spielberg (détenteur des droits ciné de Tintin) pour lancer le héros ultime : Mickey en pantalons de golf armé d'un sabre laser. Pauvre de nous...  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : Suicides d'adolescents après des harcèlements sur le net

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Va-t-on bientôt voir, au bas des pages d'accueil des réseaux sociaux, cet avertissement : « Attention, l'abus d'internet tue » ? Ce raccourci, à priori excessif, s'avère pourtant parfaitement justifié dans les cas d'Amanda et de Gauthier, une adolescente canadienne et un jeune Brestois, retrouvés morts chez eux. Deux suicides directement liés à des histoires de harcèlement sur le net.

Gauthier, au cours d'une conversation via webcam sur le site chatroulette, accepte de se montrer nu pour une amie. Cette dernière enregistre la performance et menace Gauthier d'en diffuser un extrait sur Facebook s'il ne lui fait pas parvenir 200 euros. C'en est trop pour le jeune homme de 18 ans qui se pend le 10 octobre dans le cabanon de jardin de la demeure familiale. La police criminelle de Brest cherche à identifier la maître-chanteuse.

C'est aussi une photo de nu qui conduit Amanda, Canadienne de 15 ans, à la dernière extrémité. Devant sa webcam, elle accepte de dévoiler sa poitrine pour un « ami ». La photo est publiée sur le mur Facebook de ses connaissances. Honte, déprime, harcèlement : la descente aux enfers débute pour la lycéenne. N'en pouvant plus, elle poste une vidéo particulièrement émouvante où elle raconte sa détresse sur des feuilles de papier. Quelques jours plus tard, Amanda se donne la mort.

Oui, internet peut se transformer en arme mortelle. Ce média si puissant peut décupler une situation déjà problématique. Mais il est du ressort de chacun de se méfier, d'être attentif, notamment les parents.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

30/10/2012

Chronique : L'autre football mis à l'honneur avec la Coupe de France

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Le football amateur avait les honneurs de la télévision ce week-end. Enfin presque. En partenariat avec la FFF (Fédération française de football), France Télévisions et Eurosport retransmettaient, en direct, le match de Coupe de France entre l'Etoile Sportive Labeuvrière (Excellence) et Cambrai (Division Honneur). Cette diffusion n'a cependant pas eu la gloire  des ondes hertziennes puisque réservée aux sites internet des deux télévisions.

A l'origine, il s'agit d'un concours pour élire le club digne du « match de rêve ». Sur la page Facebook de la FFF, les supporters votent préalablement pour leur club. 25 000 participants et victoire finale de Labeuvrière (Pas-de-Calais, 1600 âmes). Le match est commenté par Emmanuel Petit et la Coupe de France en personne a fait le déplacement. La partie, très engagée, est remportée par Cambrai sur le score de 3 à 0.  A la mi-temps, diffusion d'un reportage sur le capitaine de l'équipe locale, facteur dans le civil.

Ce coup de com', même à  diffusion réduite, redore sérieusement l'image du foot. Certes les amateurs du dimanche ne possèdent pas la technique d'un Ribéry et encore moins la vista du quasi-dieu « Ibra », mais eux, au moins, jouent uniquement pour le plaisir. Quelques caméras en bord de terrain ne leur tournent pas la tête. Un ballon, deux équipes, un terrain (même bosselé et pas aux normes) et la magie du foot fonctionne. Pour vous en persuader, regardez le replay du match. Cela vaut largement certaines « affiches » de Ligue 1 !


ES Labeuvrière 0-3 AC Cambrai (28/10/2012) par ffftv


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : Petit baiser, gros effets

baiser.jpg

Un simple baiser, entre deux étudiantes à Marseille, met à mal toute une stratégie de communication nationale patiemment élaborée par l'association Alliance Vita.

Dans 75 villes, au même moment, une chorégraphie devait appuyer l'hostilité des membres de l'association à l'adoption des enfants par les couples homosexuels. En scandant le slogan : « Un papa. Une maman. On ne ment pas aux enfants », les manifestants étaient persuadés d'une visibilité médiatique maximale.

Problème à Marseille. Deux étudiantes, amies, pas du tout homosexuelles mais sensibles à la cause, décident de faire un peu de provoc' facile : hommes et femmes (dress code : vert et blanc) se tiennent de part et d'autre d'un « ange » symbolique aux ailes tatouées « maman » d'un côté, « papa » de l'autre. Elles se mettent au centre et s'embrassent tendrement. Cinq secondes filmées par un ami mais surtout immortalisées par Gérard Julien, photographe de l'AFP.

Sur le cliché, on voit au premier plan les jeunes filles enlacées et les manifestantes, a l'arrière, qui les invectivent. A vouloir être trop médiatique, on risque de se brûler les ailes... L'ange n'a pas fait le poids face à cette image d'amour reprise un peu partout sur les sites d'informations et les réseaux sociaux... Ce qui devait être une démonstration éclatante de force, s'est transformé en « bad buzz ».

Et maintenant, le camp des protestataires a changé. Les associations de soutien à la cause homosexuelle participent à des séances de bisous. Sympa la contre-manifestation...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

26/10/2012

Chronique : Tubes d'hier et de demain, des Stones à Anne Horel

 

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« Clique sur moi » de Anne Horel. Retenez ce titre et le nom de cette chanteuse. Mon petit doigt, celui qui justement ne clique jamais sur une souris, me dit que sa ritournelle basique va devenir un tube. Petite voix sucrée, cheveux en pétard, rythme électronique, elle truffe sa chanson de références au net. « Dis-moi que tu m'aimes avec ton pouce. Fais-moi vibrer avec Bluetooth », si vous ne surfez pas régulièrement, vous ne comprendrez rien. Quant au « Clique sur moi » du refrain : très explicite...Le clip, visible sur la chaîne Youtube de l'artiste, est un mélange psychédélique d'images puisées sur la toile, montées façon stroboscope, de quoi provoquer une crise d’épilepsie carabinée à toute personne bien portante.

Anne Horel va devenir célèbre. Ou pas. Peut-être dans deux mois rejoindra-t-elle le décoiffant site « Bide et musique », cimetière de ces chansons remarquables uniquement par leur insondable médiocrité. A côté, il y a des groupes qui durent. Hier matin, sur leur compte Twitter, les Rolling Stones annoncent un concert surprise, le soir même, au Trabendo à Paris. 350 places en vente dans un grand magasin des Champs Elysées au prix imbattable de 15 euros. Un petit tweet et une immense file d'attente. En quelques minutes tout était vendu... Mick Jagger et ses potes maîtrisent moyennement le français mais ils n'ont pas besoin de demander « clique sur moi ». Quant au mot bide, il est totalement absent de leur vocabulaire.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

En bonus, le clip d'Anne Horel :


Et un autre des Stones, un court extrait du concert de jeudi...


25/10/2012

Chronique : Bref, la soirée

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Monsieur Poulpe et son pull sur la scène du Grand Rex.

Un rêve de gosse. Kyan Khojandi, Navo et leurs potes ont réalisé leur rêve d'enfant : passer sur la scène du Grand Rex à Paris. Salle mythique, surtout pour les concerts de rock, elle était le théâtre mardi de la soirée de lancement de l'intégrale DVD/Bluray de la série phénomène « Bref ».

Une année sur Canal Plus, 80 épisodes et un engouement toujours très fort. Soirée caritative, cependant ouverte à  tout le monde car retransmise en direct sur le site canalplus.fr. Les internautes ont pu voir défiler sur scène les auteurs et acteurs de la série. Kyan, en maître de cérémonie a accueilli Alice David (qu'elle est belle cette fille) ou Bérengère Krief (la copine marrante et plan régulier). Sous les feux de la rampe également des amis artistes, de la plus bancable (Florence Foresti, réalisatrice d'un hommage plein d'autodérision) au plus improbable, Mr Poulpe, pull hideux, qui a fièrement twitté, après coup « J'ai pissé sur la scène du Grand Rex ! »


Les Twittos étaient mis à contribution. En envoyant un message durant la soirée avec le hashtag #brefsoirée, ce dernier s'affichait quelques secondes sur le grand écran de la salle. Regrettons que les images de la soirée ne soient pas rediffusées. En direct sinon rien. Ne reste de ce souvenir périssable que quelques tweets et des photos. La palme de la réactivité revient cependant à Cécilia qui a publié sur son mur Facebook, dès mercredi matin, 80 photos de la soirée.

Bref, c'était bien mais un peu court.

Michel Litout

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.



Chronique : Lourdes, son eau, sa boue

L'eau de Lourdes possède nombre de vertus. Depuis la vision de Bernadette Soubirous, elle est très recherchée car réputée miraculeuse. Mais trop, c'est trop ! Ce week-end, des trombes se sont déversées sur la région. Le gave de Pau sort de son lit et inonde la grotte. L'eau, de miraculeuse, se transforme en catastrophe. Les dégâts sont estimés à 2 millions d'euros. Devant l'urgence, le site internet des Sanctuaires de Notre Dame de Lourdes lance une grande opération de solidarité. Vous pouvez faire un don en ligne. Pour vous convaincre, un diaporama photo montre l'état de la grotte. Des tonnes de boue recouvrent l'esplanade où les fidèles se regroupent. Les pompiers ont nettoyé le plus gros des dégâts, mais il reste encore des stigmates...

A Lourdes, l'eau représente un peu le pétrole de la région. A la différence près qu'elle est gratuite ! Par contre, il est fortement conseillé d'acheter les récipients sur place. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, commandez en ligne. Sur la « Boutique des Moines » la bouteille d'un litre est facturée 11,90 €. Argument commercial imparable : « Vous avez la garantie que l’eau que nous vous offrons provient directement de la source de la grotte miraculeuse. » Vous ne payez que le prix du récipient, l'eau est « offerte » et authentifiée par « un certificat d’huissier de Lourdes. » Comme c'est parti, un charlatan va bientôt revendre en ligne la boue récupérée des récentes inondations. Rien de tel qu'un bon bain de boue...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mercredi en dernière pagbe de l'Indépendant.

23/10/2012

Chronique : Piques entre voisins par l'intermédiaire du réseau wi-fi

Une nouvelle distraction se développe dans les centres urbains : renommer son réseau wi-fi. Par défaut, votre fournisseur d'accès lui donne la marque de votre box suivi de chiffres et lettres aléatoires. En le personnalisant, vous pouvez lui donner un nom qui sera visible par vos voisins. Idéal pour faire passer un message aux malotrus. Ce petit jeu est en pleine expansion en Angleterre. On trouve ainsi de plus en plus de « Shut up ! » (Fermez-la), « Stop slamming the door ! » (Arrêtez de claquer la porte!) ou le grivois et très gênant « We can hear you having sex » (Nous vous entendons faire l'amour).

D'autres donnent des identités particulièrement révélatrices à leur réseau : le truc, le confondre avec un pseudonyme. Si vous arrivez à capter le signal d'un « bogossdu66 » ou d'une « Sexygirl11 », le petit jeu sera de deviner qui dans l'immeuble ou le quartier se promène sur le net sous cet avatar on ne peut plus explicite. 

Et puis il y a ceux qui ne sécurisent pas leur réseau. Il y en a plus qu'on ne le croit. Mais ne faites pas comme cette jeune femme de Menton. Les pompiers l'ont retrouvée inconsciente au pied de son appartement. Tentative de suicide ? Alors pourquoi a-t-elle sauté du premier étage avec son ordinateur portable ? C'est à l'hôpital (elle souffre de multiples fractures) qu'elle a expliqué sa mésaventure. Elle n'arrivait pas à se connecter dans son salon, du coup elle s'est penchée par la fenêtre pour tenter de capter la wi-fi. Un peu trop... L'histoire ne dit pas si l'ordinateur est blessé.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

 

22/10/2012

Chronique : Après la lutte, les injures des classes

La lutte des classes est toujours d'actualité. Elle a simplement changé de forme. La semaine dernière elle s'est exprimée par le biais d'une altercation entre un responsable d'Orange et une fonctionnaire de la SNCF.

La scène, enregistrée par un témoin, se déroule dans une gare de la banlieue parisienne. L'agent commerciale de la SNCF a l'outrecuidance de faire remarquer au cadre de la société de téléphonie qu'il parle un peu trop fort  dans son portable. Il sort immédiatement de ses gonds : « Moi je ne respecte pas les fonctionnaires français. Je gagne 70 K-euros (70 000 euros par an), vous gagnez le smic alors vous fermez votre gueule. » Durant de longues minutes il agonit d'insultes la pauvre femme qui garde son calme. Publiée sur Youtube, la vidéo est vue plus d'un million de fois et déclenche la polémique. Dans un premier temps les deux entreprises se montrent très prudentes. Pas de confirmation, juste l'annonce d'enquêtes internes. La SNCF dégaine la première et via un tweet apporte « son soutien à son agent agressée verbalement. »

Vendredi, c'est Orange qui annonce avoir identifié l'irascible : « Il nous a fait part de lourdes difficultés personnelles et de sa volonté de s'excuser auprès de l'intéressée et de son entreprise. » Il semble se repentir après coup mais le mal est fait. Preuve par A plus B que certains prétendus « pigeons » ne sont pas si gentils et que les fonctionnaires ont parfois de bonnes raisons de faire grève... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

20/10/2012

Chronique : Coup de vieux à génération variable

 

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Pas toujours facile de faire jeune quand on a allègrement passé le demi-siècle. Surfer sur internet, twitter, sélectionner les sites les plus à la mode, se prétendre branché ne trompe personne. L'imposture nous saute aux yeux quand on tombe par hasard sur le désespérant « Coup de vieux ». Un site vérité, où il n'est question que de ces produits, marques, chanteurs ou émissions de télé d'un « temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » selon l'expression de l'ancêtre Aznavour.

La nostalgie se partage à tire-larigot dans ce site participatif. Chacun peut proposer un souvenir au vote des visiteurs. Classés par catégories, ils vont des céréales multicolores aux chanteurs les Musclés en passant par la série télé Manimal ou la première console de jeu nomade, la Gameboy. Une excellente occasion de retrouver un pan de son enfance à jamais révolue. Quel que soit son âge (enfin sauf si on a moins de 17 ans...) on se laisse happer par cette multitude de bons souvenirs qui permettent également de se situer dans l'échelle des générations. Si le petit canard Saturnin vous parle et que Goldorak c'est du Chinois, pas de doute, vous êtes des années 70.

Le succès du site tient aussi au fait des nombreux jeunes qui s'y baladent pour se moquer des goûts douteux de l'époque. Mais sachez, jeunes écervelés, que notre Sabrina (Boys, boys, boys 1987) vaut largement vos Lady Gaga et autres Nicki Minaj. Vous verrez dans 20 ans !  


Michel Litout

(Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

18/10/2012

Chronique : Les nuits de Christophe H.

Il se passe des choses bizarres la nuit sur la toile. Christophe Hondelatte, ancien journaliste, nouveau chanteur, en fait le sujet de son nouveau single intitulé « Cybernight ». Virtuose de la rime riche, il frappe fort. Après son légendaire Dr House/Mickey Mouse, il ose le SMS/fesses. Et comme jamais rien n'est simple avec lui, lorsqu'Europe 1 diffuse sa chanson mardi sans son autorisation, « Aux voleurs » s'indigne-t-il immédiatement sur son mur Facebook. Reprise sur nombre de sites, « Cybernight » fait beaucoup jaser. Il est vrai que les phrases crues sur les rencontres d'un soir via le net ont de quoi interpeller. « T'es OK pour un plan ce soir ? Moi je ne peux pas recevoir. J'aime le cuir et le latex, et les toilettes du Grand Rex ». Le premier couplet plante le décor. Et de demander ensuite d'envoyer « par SMS », une photo « de tes fesses ». Les commentaires et avis sur les réseaux sociaux déferlent. Assez méchants dans l'ensemble. Christophe Hondelatte endosse involontairement le rôle de la tête de Turc dont il est si facile de se moquer. Beaucoup se demandent si les paroles sont inspirées des expériences personnelles de l'auteur...

Le problème est que la teneur du texte a éclipsé l'affaire du vol. Enregistré cet été, le single ne devait être dévoilé que le 15 novembre. L'énorme buzz a entraîné un changement de planning. On peut donc écouter « Cybernight » sur Youtube. Mais pas la noter. Logique : « Dr House » a recueilli 1234 « j'aime » contre 6219 « Je n'aime pas »...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

17/10/2012

Chronique : Sexy ce gros thon...

 

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Comment faire le buzz autour d'une cause à défendre ? Facile : demander à quelques célébrités de se dénuder. Pour dénoncer la maltraitance aux animaux, Peta (People of the ethical treatment of animals) a souvent mis en scène des mannequins et des stars nues, histoire de bien faire comprendre que porter des fourrures, c'est du passé et plus mode du tout. Dans le même ordre d'idée, the fishlove gallery a pour cheval de bataille la préservation des poissons dans les océans. La pêche équitable et raisonnée n'est pas un sujet passionnant le grand public. Pourtant ils sont des milliers à faire un petit tour sur la galerie photo mise en ligne sur le site de l'association. On peut y voir des thons, poulpes, bars, crabes et autres créatures marines menacées par la surpêche. Ils posent avec des célébrités soutenant le combat. Ainsi un poulpe n'est pas très engageant. Un poulpe sur le corps nu d'Emilia Fox, ravissante actrice anglaise, c'est déjà plus fun. Lizzy Jagger, top-model et fille de Mick Jagger, chevauche un thon rouge alors que Gretta Scacchi, inspiratrice du projet, serre sur sa poitrine... un énorme cabillaud. Les photos, très artistiques, jouent sur l'opposition entre deux mondes totalement étrangers. Mais ces poissons, forcément morts, cassent un peu le côté sexy des clichés.

Quant aux machos de tous poils, ils se discréditeront définitivement avec quelques bons mots genre : « Dans le thon, tout est bon » ou « Vraiment dessalée cette morue... »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

16/10/2012

Chronique : Week-end nauséeux entre Baumgartner et le hashtag de la honte

 

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Sensations fortes assurées le week-end dernier. Dimanche, enfin, l'Autrichien inconscient a sauté. Après quelques faux départs (lire chronique du 11 octobre) Félix Baumgartner a battu des records (altitude et vitesse en chute libre). Le tout diffusé en direct sur la plate-forme dédiée et des milliers d'autres sites, dont celui de l'Indépendant. Le problème pour le grand froussard que je suis, c'est que les images étaient d'une qualité telle que je me suis surpris à avoir le vertige. Et quand je l'ai vu chuter en tourbillonnant sur lui-même, j'étais limite nausée. Quelques heures plus tard, les images embarquées, encore plus impressionnantes, renforçaient le malaise. Un exploit, d'accord, mais un exploit de malade ! 

Enfin, pour être honnête, la nausée, la vraie, celle qui vous fait rendre tripes et boyaux, m'est venue en découvrant sur Twitter le phénomène du week-end : le mot-clé ou hashtag #unbonjuif. Sous couvert d'humour (tendance Dieudonné), des petits rigolos (selon eux), de sinistres racistes (en fait), ont multiplié les blagues de très mauvais goût. A côté, la sortie de Le Pen sur Michel Durafour fait songer aux Teletubbies.

Vous ne lirez pas d'exemple dans cette chronique, ce serait trop d'honneur pour ces tristes individus. Et j'avoue que le fait même d'en parler me fait culpabiliser. Je crois dénoncer, mais ne suis-je pas complice en m'indignant ? Informer n'est pas cautionner, mais dans le cas présent la frontière me semble très ténue car jamais internet n'aura autant servi de déversoir à une haine antisémite primaire.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : Dans l’œil du monstre marin...

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Un œil de 10 centimètres de diamètre : telle est la découverte faite il y a quelques jours par un promeneur sur la plage de Pompano Beach en Floride. Plusieurs biologistes tentent de définir à quelle espèce d'animal il peut appartenir. En vain. La photo de ce globe oculaire gigantesque a est donc publiée sur le mur Facebook de la Commission de conservation de la vie sauvage et marine de Floride. L'effet est immédiat. Partagée des milliers de fois, elle provoque une rafale de commentaires. Et pour beaucoup, pas de doute, cet œil appartient à l'un de ces monstres marins vivant dans les abysses.

Internet, lieu de toutes les rumeurs et de toutes les exagérations se délecte de ces cas inexpliqués. Régulièrement des vidéos ou des photos se propagent, comme si les utilisateurs du réseau, grands enfants dans l'âme, continuaient de croire aux histoires terrifiantes de leur jeunesse.

En juillet dernier, le cadavre gonflé d'un animal glabre, dents pointues et courtes pattes, suscite les hypothèses les plus farfelues. Finalement, il s'avère qu'un petit chien mort s'est noyé et a croupi un peu trop longtemps dans l'eau...

Dans le golfe du Mexique, une caméra a surpris une forme, énorme, ondulant entre deux eaux. Méduse, simple bâche en plastique ou Nessie des tropiques ?

Mais le meilleur exemple d'attributs gigantesques de monstre marin est celui sortant de l'océan dans le clip « Starships » de Nicky Minaj. Enormes ! Et il ne s'agit pas de ses yeux...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

14/10/2012

Chronique : Un peu de ciel bleu en direct de Roswell

Un ciel bleu, quelques nuages d'altitude. Mardi après-midi, durant de longues minutes, je scrute cet azur immobile. Pourtant je ne suis pas dehors. Au contraire, calé devant mon écran d'ordinateur, je suis censé travailler. La curiosité (et une bonne connexion internet) m'ont entraîné devant la retransmission, en direct sur Youtube, du saut en chute libre de Felix Baumgartner depuis la stratosphère. Ce casse-cou autrichien veut battre deux records : d'altitude (36.576 mètres) et de vitesse (atteindre le mur du son soit 1227,6 km/h). Un exploit très médiatisé car sponsorisé par une boisson énergisante présumée vous donner des ailes. Alors voilà plus d'un quart d'heure que je contemple cette image fixe du ciel bleu de Roswell. Rien ne bouge. J'attends. Je rêvasse. Une soucoupe volante va-t-elle surgir ? Ou Baumgartner à la vitesse d'une balle de pistolet ? En fait je ne sais pas si l'expérience a débuté. Seule certitude : comme moi, plus de 800 000 personnes dans le monde sont connectées et scrutent cette immensité. Je passe en mode plein écran. Guère plus concluant. Catastrophe, mon chef approche. Je ripe sur Echap, la touche magique qui permet de faire disparaître la vidéo. Le ciel bleu continue d'illuminer mon écran. Pris en flagrant délit de glandage. « Ah, toi aussi tu regardes le saut ? Je crois que ça va être annulé, trop de vent... » Sauvé, il a délaissé son édito pour un pan de ciel bleu. Et je me rattrape comme je peux... « Euhhh, je crois que je vais en faire mon sujet de chronique de demain... »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

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13/10/2012

Chronique : Les « plus » de Facebook, nouveau dada des sociologues

Facebook, sociologues, méchant, surpoids, sexe, réseaux sociaux, chroniqueS'il en est bien dont le succès de Facebook booste les carrières ce sont les chercheurs en sociologie. Pas un jour ne passe sans que les journaux ne décryptent une étude comportementale sur les habitudes du milliard d'utilisateurs du troisième pays (virtuel) le plus peuplé de la planète.

Après « Pourquoi les utilisateurs du réseau social sont-ils plus méchants que la moyenne des gens ? », une nouvelle étude démontre que « plus on est sur Facebook, plus on est en surpoids et à découvert. »

Dans le même temps, des chercheurs de l'université de Chicago affirment que « consulter Facebook et Twitter semble plus tentant que d'avoir des relations sexuelles ou de fumer une cigarette. »

Une constante dans ces études : plus on est sur Facebook, moins on a de qualités... Au final, si l'on additionne tous les résultats, le portrait type d'un utilisateur a tout du monstre : un être renfrogné, détestant les vrais gens, gros, pauvre, méchant et affabulateur. Le portrait craché du regretté "Gros Dégueulasse" de Reiser (illustration)... Pas étonnant dans ces conditions s'il se tourne vers des amis « virtuels ».

A moins que ces adeptes de Facebook fassent eux aussi partie du domaine de l'imaginaire. Quel outrecuidant irait vérifier la pertinence d'études de prétendus chercheurs qui passent leur temps à diaboliser le grand méchant Facebook et si ça se trouve, sont encore plus asociaux que les cobayes débusqués sur le net ? Reste à analyser l'étude ultime, celle encore à réaliser qui démontrera, à coup sûr, que « plus on est sur Facebook, plus on se prend pour des chercheurs en sociologie qui ont réponse à tout. » 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

09/10/2012

[Chronique] Fantômes urbains : du virtuel au réel sur Google Street View

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Du virtuel au réel, des écrans à la rue. La démarche artistique de Paolo Cirio, artiste hacker, si elle ne révolutionne pas l'art contemporain, a le mérite de faire réfléchir sur notre société connectée et ses dérives.

Tout le monde est déjà allé sur Google Street View. Cette fonction bonus de Google Maps permet de se balader virtuellement dans les rues et sur les routes des pays photographiés sous toutes les coutures par le géant américain du net.

Après quelques scandales et procès pour atteinte à la vie privée, tous les visages des passants sont floutés. Ils en deviennent méconnaissables, comme des ectoplasmes figés dans un décor très réel. Paolo Cirio, pour s'insurger contre l'utilisation abusive de ces images,  reproduit ces « fantômes » de Google Street et les peint sur les murs, à l'adresse exacte où ils se trouvaient au moment de la photo originale. De silhouettes immobiles mais virtuelles (et quasi immortelles, les images de Google Street ne sont pas mises à jour), elles reviennent dans la vie réelle après le passage de Paolo Cirio. L'illusion est étonnante quand on compare la photo sur le site et celle réalisée par l'artiste italien.

Ces fantômes urbains font leur apparition depuis quelques semaines dans trois villes (New York, Londres et Berlin), mais la performance n'est pas terminée et de nouveaux spectres numériques sont en passe d'apparaître dans d'autres villes.

Ces anonymes de la toile deviennent acteurs involontaires d'une double démarche artistique : capturés par Google, relâchés par Paolo Cirio.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

08/10/2012

Chronique : Pain au chocolat vs chocolatine

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Internet est le lieu de tous les débats. Du plus profond au plus futile. Vendredi, Jean-François Copé, en meeting à Draguignan, explique comprendre l'exaspération de ces parents quand ils apprennent, en rentrant du travail, que « leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan. »

Après le « racisme anti blanc », cette nouvelle déclaration sous forme d'anecdote du candidat à la présidence de l'UMP provoque une levée de boucliers. Nombreux sont ceux qui s'indignent de le voir marcher sur les plate-bandes du Front National. Un tweet résume cet état d'esprit : « Copé, c'est Le Pen au chocolat ! »

Ce débat de société on ne peut plus grave en provoque un second, beaucoup moins essentiel, mais qui suscite lui aussi quantité de réactions. En parlant de pain au chocolat, Jean-François Copé se met à dos les millions de zélateurs de la chocolatine.

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Et sur Twitter les deux camps s'affrontent. Férocement. Mathieu Madénian : « Jean-François Copé dépasse les bornes. Ses propos sont honteux. On ne dit pas pain au chocolat. On dit chocolatine. »

 

 

Un certain Stan réplique « Ayons une pensée de compassion pour les attardés qui disent chocolatine. »

 

 

Comment trancher ? Facile, un site spécialement dédié a vu le jour samedi. Vous pouvez voter et faire triompher le bien face au mal. Et le premier Belge qui ose parler de couque au chocolat sera passé par les armes !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

06/10/2012

Chronique : comment se ruiner sans effort...

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Comment se ruiner ? La question semble incongrue en pleine crise, mais la réponse est sur le net. Un site vous y aide. Il se nomme tout simplement commentseruiner.com. L'idée est de permettre à l'internaute de dépenser ses derniers euros en achats compulsifs.

Gadgets aussi futiles que marrants, vous y trouverez tout ce qui fera de vous un véritable geek, branché... mais ruiné. Craquez pour cette télécommande universelle. Elle permet de piloter télé, lecteur de DVD, home cinéma mais aussi de décapsuler vos bières. Dans le même ordre d'esprit, ne vous privez pas de la glacière à roulettes télécommandée. Confortablement allongé dans votre canapé, elle vous amène les bières fraîches à portée de main. La vidéo de démonstration ci-dessous :

Pour moins de 50 euros, téléphonez avec votre main. Il suffit d'enfiler ce gant kit mains libres. Muni d'un micro à l’extrémité de l’auriculaire gauche et d’un écouteur à l’extrémité du pouce gauche, vous pourrez téléphoner tel un agent secret - ou un gamin de 5 ans qui fait semblant.

Amoureux de l'Italie ? Conciliez deux spécialités locales, avec cette roulette à découper les pizzas en forme de Vespa. Plus de 700 objets sont référencés sur le site, des baguettes sabres laser aux boucles d'oreilles Pac-Man en passant par un lanceur de pop-corn ou le micro cibi à brancher sur votre iPhone.

Mais pour vous ruiner vraiment inutilement, rien ne vaut le kit extermination zombies (efficace aussi contre les invasions extra-terrestres) vendu 22 000 euros !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

15:05 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruiner, objets inutiles, geek