17/12/2012

Chronique : RJ45 ou prise en T ?

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Déménager, quelle aventure ! Je viens de passer 15 jours éprouvants. Avant, pendant et surtout après. Où se cache le carton de couverts ? Il me le faut pour retrouver ce satané tire-bouchon, indispensable pour ouvrir la bonne bouteille de Taïchat achetée afin de décompresser après une journée de dingue. Les couverts réapparaîtront trois jours plus tard, au fond du garage entre deux piles de cartons de livres...

La bouteille a quand même été dégustée après utilisation détournée du tournevis cruciforme de l'électricien. Déménager est un sacré challenge, si en plus la maison est en travaux, la folie guette. L'électricien a pour mission de tout remettre aux normes. Sur le devis, il annonce une « ligne RJ45 (78,24 HT) » dans le salon. RJ45 ce sont les nouvelles prises pour téléphone et box Internet. Chouette, je vais être à la pointe du progrès. Problème, mes câbles actuels sont obsolètes. Et parmi le millier de choses à faire avant le déménagement, je me dis qu'il me faut acheter des câbles RJ45 à la place des prises en T. Bien évidemment, je ne trouve pas le temps de me procurer ce qui me paraissait pourtant d'une urgence absolue... Arrivé dans la nouvelle maison, surprise, je découvre... une prise en T. Finalement je me connecte tout simplement avec les vieux fils emballés la veille avec la box. D'accord, mon réseau n'est pas à la pointe, mais au moins, il fonctionne. Contrairement à la salle de bain dont les joints ne sont toujours pas secs... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

22/11/2012

Chronique : de la liberté de conscience à la liberté de critiquer

liberté de conscie ce, hollande, mariage pour tous, critique, discriminationTrois mots du président et internet s'enflamme. « Liberté de conscience ». Isolé, on croit à une belle profession de foi. Dans le contexte, cette « liberté de conscience » pour les maires de refuser de célébrer des mariages pour tous ressemble fort à une acceptation de l'homophobie...

Sur Twitter, les réactions ne sont pas tendres avec le président. Pour beaucoup, il porte un coup de canif à l'égalité de tous face aux lois. Et amène le risque de toutes les dérives : « C'est comme si un maire raciste pouvait refuser de marier un Noir et une Blanche » relève Florent Latrive en citant le rédacteur en chef de Têtu. Fanny Pidoux redoute de son côté un « droit à la discrimination » devenu quasi officiel. 


Sur un mode plus sarcastique, Frédéric Bounous lance « Chers amis négationnistes, remerciez le président ! »  « Quand je serai maire, je ne marierai ni les cons ni les moches » prévient Diego-san alors que Denis, un prof se demande « A qui je dois envoyer la liste des élèves auxquels je ne veux pas faire cours ? »

D'autres préfèrent ramener cette fameuse liberté de conscience à des exemples plus triviaux. Ils sont des centaines à se dire que finalement cette déclaration de François Hollande leur donne parfaitement le droit de ne pas payer les impôts locaux, le plein d'essence ou le parcmètre... Et c'est vrai, si on ne faisait que ce qui nous plaît dans la vie, tout serait plus simple. Au pays des Bisounours, c'est possible. En France aussi. Bientôt. 

Et en bonus, ce vieux clip de Forent Pagny sur sa "liberté de penser"...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

21/11/2012

Chronique : la nouvelle débrouille passe par internet

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La crise ce n'est pas uniquement une note dégradée pour la France, elle représente aussi le quotidien de millions de Français. Comment s'en sortir ? La débrouille, en net regain, a de beaux jours devant elle, d'autant qu’internet permet d'utiliser de nouvelles pratiques.

Le succès du site leboncoin.fr est révélateur. Au lieu de faire un ou deux vide-greniers par an, on met son bric-à-brac en vente sur le site. En vivre, impossible, une petite rentrée d'argent bienvenue, certain. A l'autre bout de la chaîne, le quidam peut acheter à très bon prix de l'occasion. Et le bricoleur est doublement gagnant. On récupère, on retape, on revend... Difficile de faire plus écologique dans le recyclage. 

crise, vide-greniers, système d, leboncoin, supermarmite, débrouilleAutre volet de cette nouvelle débrouille, la vente ou le troc de services. Super-marmite.com est par excellence le concept du moment. Vous vous surpassez aux fourneaux, vos tartes ou sushis sont à tomber. Pourquoi ne pas en faire profiter les voisins en plus de votre famille et vos amis ? Une annonce sur le site et les personnes intéressées vous passent commande. On ne peut véritablement parler de concurrence pour les traiteurs (généralement il n'y a pas de choix), mais un petit plus financier pour le particulier. Surtout s'il aime cuisiner... 

Paradoxe de la crise et d'internet. On pourrait penser que le repli sur soi est la réaction primaire. Dans les faits, cela provoque une ouverture vers les autres. Le gagnant-gagnant du système D version numérique.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" paru en dernière page de l'Indépendant ce mercredi.

20/11/2012

[chronique] Valbuena, Jeunechamp : footballeurs à cran

 Sale temps pour l'image du football. Alors que les rugbymen alignent un sans faute tant questions résultats que comportement sur et en-dehors du terrain, les « footeux » se retrouvent avec de plus en plus de casseroles aux fesses.

Premier exploit à mettre à l'actif de Valbuena. Pas pour son but face aux Italiens mais une bordée d'injures contre... des enfants. La scène est filmée par un smartphone et mise sur YouTube. A Marseille, arrive une Lamborghini blanche. Des fans reconnaissent la voiture de Valbuena, bloquée dans un embouteillage. Ils se précipitent pour obtenir un autographe. L'attaquant de l'OM prend très mal le fait que la populace ose poser les mains sur son bolide. Il hurle sur les gamins. Pas si sympa finalement le petit joueur Marseillais.

Suite du feuilleton « bad boys et ballon rond » samedi à la fin du match Valenciennes contre Montpellier. Jeunechamp, joueur de La Paillade, repère un journaliste de l'Equipe en zone de presse. Ils s'écartent, discutent... se disputent. Paf ! Coup (pas franc) de Jeunechamp sur le pif du journaliste. Toute la twittosphère crie au scandale et occulte ainsi la nouvelle défaite du PSG... Hier, sur son site internet, le club de Montpellier présente ses excuses et précise qu'il condamne « fermement de tels comportements et étudiera en interne les suites à donner. »

S'attaquer à des enfants et à un journaliste : les footballeurs ont énormément d'argent mais pas beaucoup de jugeote...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce lundi.

18/11/2012

Chronique : quand l'ADN est au service de la haine

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Redoutable ADN. Son analyse permet de résoudre des affaires criminelles très anciennes. Exemple avec l’arrestation hier à Nice d’un gendarme, convaincu du meurtre d’une étudiante en 1995 à Lille. Les enquêteurs ont remonté la piste grâce à l’analyse d’un poil pubien retrouvé dans une baignoire.

La technique n’apparaît cependant pas infaillible. Au Soudan, en 2007, Wael est suspecté du meurtre de Wasel. Les enquêteurs sont certains de sa culpabilité. Mais incapables de la prouver. Ils ne trouvent qu’une seule trace d’ADN sur la victime. La sienne. Qui s’avère être aussi celle de Wael : ils sont jumeaux. L’acquittement vient d’être prononcé. Une page Facebook en hommage à Wasel a même été créée... par Wael. Encore plus compliqué que « Faux-semblants», le film de David Cronenberg (photo ci-dessus).

L’analyse ADN est à la portée de tous. Moyennant finances. Quantité de sociétés sur le net vous assurent une analyse en toute «confidentialité». Car le marché le plus porteur concerne surtout des maris pris de doute. Contre quelques centaines d’euros et deux prélèvements ADN, vous obtiendrez un test de paternité incontestable. Mieux, une société propose un «test d’infidélité». Il faut se transformer en détective: la société analyse «les profils ADN contenus dans un élément suspect (sous-vêtement, préservatif, chemise, mouchoir etc.)» Même les cocus peuvent se prendre pour des Experts... Mais que c’est glauque quand l’ADN se transforme en haine!


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

15/11/2012

Chronique : Marions-nous sur Facebook !

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Dans sa quête de suprématie totale et absolue sur internet, Facebook ne cesse de rajouter des fonctionnalités. Dernier gadget en date : si vous êtes en couple, vous pouvez créer une page commune avec votre moitié. Encore faut-il se méfier. Comme le souligne une abonnée de Twitter : « Facebook : le seul endroit où tu peux être marié à ton/ta meilleur(e) ami(e) et avoir 30 frères et sœurs. »


Résolu à payer de ma personne, je me lance. Sur mon profil Facebook, je passe du statut de « célibataire » à « marié ». Premier avantage, ma page ne sera plus squattée par les publicités genre « Rencontrez des femmes de votre région »... Mais encore faut-il que mon épouse accepte de confirmer notre relation... Bingo, elle dit « oui » ! Conséquence, apparaît en gros sur mon profil sa photo avec cette actualité « Mariage... le 14 novembre 2012. » « Franchement, on a l'air fin, 14 ans après... » ne peut-elle s'empêcher de remarquer sournoisement. D'autant qu'au début elle croyait à un regain de romantisme alors qu'il ne s'agissait que d'une expérience, d'un test. Reste à construire cette page commune. Patatras, la fonction n'est pas encore validée pour la France... Tout ça pour ça !

Aujourd'hui, j'hésite. Vais-je « divorcer » deux jours après mon mariage ? Ou entériner ma nouvelle situation amoureuse ? Courageux, mais pas téméraire, je ne vais pas trop jouer avec les nerfs de ma femme. Cela a beau être sur Facebook, donc totalement virtuel, ce n'est pas sans conséquences dans la vraie vie.  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.

18:23 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariage, couple, facebook, web

13/11/2012

Chronique : Nicolas Sarkozy, "reviens je t'en prie, viens nous sauver la vie"

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Sur internet, il faut savoir nager à contre-courant. C'est souvent la meilleure façon de se faire remarquer. Une conférence de presse de François Hollande ? Pas assez glamour. Le duel Copé/Fillon pour la présidence de l'UMP ? Trop joué d'avance. Non, rien ne remplace la nostalgie, même si elle ne date que de six mois.

Josh Stanley, adolescent et apprenti chanteur, cartonne sur YouTube avec une composition toute simple, véritable ode à... Nicolas Sarkozy. De la chanson « à texte » que certains humoristes ne renieraient pas. Mais Josh l'affirme : c'est du premier degré.

En un mois, plus d'un million de vues pour cette ballade sans nuance : « Nicolas Sarkozy, reviens je t'en prie, viens nous sauver la vie. » Carrément ! Six mois après l'élection de François Hollande, Josh a peur pour sa vie. Il y va fort le petit jeune. Mais pourquoi cette crainte ? Il faut peut-être chercher du côté de la nationalité de Josh. Un peu Français, mais surtout Monégasque !

Son premier passage télé, c'est sur la chaîne locale Canal Monaco qu'il le fait. Il vient de remporter le concours Idées Jeunes 2012. Ce succès tout neuf permet à ce passionné de karting, de patinage et de musique, titulaire d'un « brevet de pizzaïolo » rêvant de célébrité, d'enregistrer un premier single. Il finit par s'imposer avec sa chanson « sarkonostalgique » dont les dernières rimes ne manqueront pas d'affoler Copé ou Fillon : « Nico c’est à toi. On ne baissera pas les bras. On te soutiendra ! »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" à paraître ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

12/11/2012

Chronique : Danse avec le ballon

Gros match samedi soir à la télévision. Je ne parle pas de la prestation du XV de France mais de la confrontation des téléspectateurs de TF1 et France 2 par Twitter interposé. Depuis la reprise de « Danse avec les stars », la Une cartonne en audience et en réactions à chaud sur le réseau social. Problème ce week-end, les danseurs se retrouvent face au match France Australie. Direct, suspense et émotion : les trois ingrédients du succès sont réunis.

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterDépart en fanfare sur la Deux. Nyanga, le retour du « banni », pleure à chaudes larmes durant la Marseillaise. « Les larmes de Nyanga. Ah, on a pas eu celles d'Evra ou de Francky, hein. » relève sardoniquement Quentin Vinet. Question lacrymogène, TF1 n'est pas en reste. Gérard Vivès, un des candidats, s'y colle. Pas convaincant pour  Jesson : « Je suis peut-être cruel mais les larmes de crocodiles de Gérard Vivès ne me touchent absolument pas. »

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterGrâce à Twitter, on peut zapper au bon moment. Quand tout le monde fait une réflexion sur les seins de Shy'm (membre du jury), l'audience doit monter en flèche... « Fofaaaaanaaa ! » hurlent des dizaines de twittos. Un essai ? Oui, et un beau. La veste de Chris Marques est le sujet de plaisanterie numéro 1 sur TF1, alors que sur France 2, pour une fois, le retour de Michalak ne fait pas rire.

Et quand tout se brouille à  force de passer d'un canal à l'autre, un tweet de Jéromeuh résume le malaise : « Lorie s'est trompée de chaîne, elle devrait jouer au rugby sur la 2 ». Pas gentil, mais pas faux. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

11/11/2012

Chronique : Sam et Bob vont en boîte

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Sam en France, Bob en Belgique ont un point commun. Ils vont faire la fête en boîte de nuit, mais ne boivent pas une goutte d'alcool. Sam et Bob sont les sobriquets donnés par la Prévention routière au conducteur volontaire chargé de raccompagner à bon port les camarades alcoolisés. En Belgique, voilà des années que toute sortie d'un groupe d'amis débute par l'interrogation « Bon, qui fait Bob ce soir ? » Le volontaire (ou désigné d'office) s'engage à ne pas boire d'alcool. Retour sans risque assuré pour les autres. Et s'il croise une patrouille de gendarmes, son alcoolémie négative lui fera gagner un porte-clé Bob « qui brille dans la nuit »... 

La France vient de copier le concept et lancer le personnage de Sam, le capitaine de soirée. Il dispose d'une application pour smartphone et d'une page Facebook intitulée « Vie de Sam », un peu sur le principe de « Vie de merde ». Chaque Sam peut y raconter ses anecdotes les plus originales. Hadrien par exemple, désigné pour reconduire un pote, s'est doublement dévoué puisqu'en plus de l'ami, il s'est chargé de la jolie fille draguée durant la soirée. Le pote s'est endormi, Hadrien, sobre, a assuré... L'histoire recueillant le plus de « j'aime » sera illustrée et publiée sur Facebook. En jeu également chaque semaine une soirée VIP avec limousine et chauffeur. Le Sam sobre et sérieux pourra pour une fois se lâcher complètement. Mais attention, aucune précision dans le règlement du jeu ne prévoit le nettoyage de la moquette.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi 10 novembre en dernière page de l'Indépendant. 

09/11/2012

Chronique : Bilboquet Magazine, l'humour, le vrai

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Enfoncé Charlie Hebdo, ridiculisés les Canteloup, Gerra et autres amuseurs radiophoniques, dépassé le Groland. L'humour, le vrai, est à découvrir sur le site « Bilboquet Magazine ».

 

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Ses concepteurs acquièrent une certaine notoriété grâce à un article, totalement inventé mais plus vrai que nature, sur une association de « personnes démunies » furieuses contre les Enfoirés. Truffé de témoignages, le reportage  semble donner, pour la première fois, la parole à ces pauvres désireux de « récupérer leur dignité musicale. » En résumé : « Aujourd’hui on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid, mais surtout de laisser chanter Maurane et Catherine Lara ». Halte aux « chanteurs carrément has been », les Enfoirés doivent s'ouvrir à des interprètes plus talentueux comme « Radiohead, Arcade Fire, ou Lady Gaga. »

Beaucoup tombent dans le panneau. Des internautes laissent des commentaires scandalisés : « Ils feraient mieux de faire profil bas... » « Trop facile de dénigrer », certains journaux reprennent l'information au premier degré. Pourtant, les autres articles de Bilboquet Magazine sont sans équivoque. « Le prix Goncourt décerné au manuel utilisateur de l’iPad 3 », son auteur, Li Xiao Xiao est « un stagiaire chinois âgé d’à peine 37 ans, en poste chez Apple depuis 4 ans. » Encore plus farfelu, « Un Français champion du monde du lancer de boulette de papier dans une corbeille de bureau » avec un jet de « 64 mètres, sans bouger de sa chaise ».

Vous voulez rigoler ? Lisez le Bilboquet !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant

08/11/2012

Chronique : Ma nuit américaine

barack obama, romney, USA, élections, twitter, facebook« Four more years » et une photo de Barack Obama enlaçant tendrement sa femme Michelle. Une image et ces trois mots, tweetés et publiés sur Facebook par l'équipe de campagne du candidat démocrate à 5 h 16, mercredi matin, mettent fin à une « nuit américaine » palpitante. « Quatre années de plus » au poste de président des USA. Le message prend presque de court les instituts de sondage. Immédiatement, des milliers de personnes propagent la nouvelle, phénomène de bouche à oreille virtuel sans précédent. Plus de 600 000 « retweets », 2,8 millions de « j'aime » sur Facebook à 14 heures, le « chouchou » des réseaux sociaux enfonce le clou. 

Durant cette nuit, le civisme  des électeurs américains s'étale au grand jour. Les messages annonçant « #Ivoted » sur Twitter déferlent au rythme de 2000 par minute. Une élection suivie aussi sur une carte interactive de Facebook. Chaque abonné peut signaler son passage dans l'isoloir. Près de 10 millions de personnes jouent le jeu, surtout des femmes et des jeunes. 

Les réseaux sociaux permettent aussi aux peoples de réagir instantanément. Joie pour Lady Gaga et son équipe après un concert.


Grosse fiesta chez Eva Longoria et un petit mot en français pour le rappeur Jay-Z : « Encore ». On attend toujours la réaction de Clint Eastwood. Les mauvaises langues prétendent qu'il demande conseil à une chaise vide...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.


 

Pour les archives, la Chronique parue mercredi matin en dernière page de l'Indépendant. Ecrite la veille, sans connaître le résultat de l'élection...

Une mite dans la baraque

 

Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine. Du moins, sur les réseaux sociaux. Parce que dans la vraie vie, celle où les citoyens votent (vieille invention d'un pays en perdition : la Grèce), à l'heure où sont imprimées ces lignes, le résultat est indécis. Reste les réseaux sociaux, boule de cristal moderne. Nombre d'abonnés sur Twitter, partages de ses messages, « like » sur Facebook : partout Barack casse la baraque (je me permets ce jeu de mot usé jusqu'à la corde car en cas de défaite, c'est ma dernière occasion de le placer...). Logique finalement car Romney, avec son image de chef de famille mormon, n'a rien du geek à la page. Il ferait plutôt penser à un costume sentant la naphtaline pour effrayer les mites, Romney (celui-là, il est carrément tiré par les cheveux, mais là aussi, s'il perd, difficile de le replacer...) De cette campagne électorale, vu du net, on ne retiendra que quelques images reprises à l'envi. Clint Eastwood, soutien du candidat républicain, dialoguant avec une chaise vide, Obama étrangement absent dans le premier débat, brillant dans le second avec sa tirade sur les baïonnettes. La palme revient quand même à Romney quand il s'est « attaqué » à Big Bird, un héros de Sesame Street, l'émission pour la jeunesse. Non il n'a pas la phobie des bêtes à plumes, il veut simplement réduire les crédits de la télévision publique. Et du coup toute la campagne se trouve résumée en une phrase : « Obama a tué Ben Laden, Romney va s'occuper de Big Bird ».

07/11/2012

[Chronique] Materrazzi contre Zidane : provocation, acte 2

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Quand on a la provocation dans le sang, difficile d'aller contre ce penchant. Tel un second « coup de boule », une photo de Marco Materrazzi postée sur son compte Twitter dimanche soir, a ranimé une vieille querelle.

Materrazzi, obscur footballeur italien, passe de l'ombre à la lumière un soir de 2006. Finale du Mondial, il s'approche de Zidane, déjà passablement énervé, et lui dit du mal de sa sœur. Zizou pète les plombs et lui assène un coup de tête dans le poitrail. Materrazzi, qui n'a pourtant pas fait l'Actor's Studio, en rajoute des tonnes. Suffisamment pour que l'arbitre expulse le n° 10 français. Ce légendaire coup de boule inspire un artiste, Adel Abdessemed, qui l'immortalise dans une statue géante installée temporairement devant le centre Beaubourg. Materrazzi, de passage en France, prend la pose devant l’œuvre d'art. Comme s'il était fier de ce fait de guerre.

Sur Twitter, le cliché est repris des milliers de fois et lance une nouvelle polémique: certains y voient un hommage tardif. Mais la majorité ne croit qu'à une seconde provocation. Hier, Zizou, grand seigneur, s'est abstenu de réagir.

PS : Pour mémoire, le fameux coup de boule...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'indépendant.

05/11/2012

Chronique : Facebook peut rendre fou (parfois)

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Vendredi soir, 22 heures. Je suis au journal à contrôler les dernières pages de l'édition de samedi. Coup de fil énervé de mon épouse. « Qu'est-ce que tu as ENCORE trafiqué avec l'ordinateur ? Plus moyen de me connecter sur Facebook. » On se calme ! Il est vrai que j'ai la mauvaise habitude d'ouvrir quantité de programmes en même temps. Le PC ne supporte pas toujours cette pléthore d'informations. « Sois précise. Que se passe-t-il exactement ? » « Au lieu d'avoir la page d'accueil, j'ai un message en anglais. » « Sorry, something went wrong », je lui réplique instantanément. « A peu près... » Bon d'accord, mon accent n'est pas parfait, mais « wrong » c'est quand même compréhensible... Pour une fois, je n'y suis pour rien. Facebook connaît un gros bug dans toute l'Europe. Sur Twitter les messages défilent sans équivoque. « Facebook ça bug ou quoi ?? » « Facebook bug ! Le monde entier s'affole. Faut voir ça ».


La crise de nerfs menace des millions d'accros. De quoi apporter de l'eau au moulin de ces spécialistes américains militant pour la reconnaissance officielle de l'addiction à internet comme maladie psychiatrique. Un anonymous revendique l'attaque sur le réseau social. Démenti de la société : les problèmes de connexions sont dus à une « modification du DNS dans le but de faire un test d'optimisation du trafic. »... Info ou intox ? Le saura-t-on un jour ? Samedi tout était rentré dans l'ordre, les drogués du « like » plongés à nouveau dans leur paradis artificiel.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant. 

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01/11/2012

Chronique : Disney achète une étoile à 4 milliards de dollars

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Ceux qui doutaient de la prochaine fin du monde ont l'air fin aujourd'hui. Le temps n'est plus aux interrogations depuis l'annonce, ce lundi soir, de l'achat de la société de production Lucas Film par le géant Disney. Une transaction de 4 milliards de dollars. Georges Lucas, créateur de Star Wars, est donc passé du côté obscur. S'il abandonne sa franchise, acceptant même la mise en chantier d'un septième opus (sortie annoncée en 2015), tout espoir est mort. Cet extraordinaire visionnaire empoche le pactole. Cela lui laisse moins de deux mois pour le dilapider. A moins qu'avec cette montagne de dollars il ne se rabatte sur un autre sommet, le fameux Pic de Bugarach... 

georges lucas, lucas filmp, disney, star wars, jedi, mickey, bugarachCe qui est certain, c'est que la vente de Star Wars provoque une pléthore de réactions sur les réseaux sociaux. Le moindre geek connaît sa trilogie par cœur, tel un séminariste les évangiles. La greffe de Disney sur cet univers donne beaucoup d'idées, souvent farfelues, de remakes sauce « grandes oreilles » : « L'empire contre Tic et Tac », « La belle Leïa au bois dormant », « Ewoks et Rouky »... Dark Vador avec des oreilles de Mickey, est-ce plus ou moins effrayant pour les générations futures ? Harrison Ford va-t-il devoir prendre des cours de chant s'il veut rempiler pour Star Wars  7 ? Il ne reste plus à Disney qu'à racheter Spielberg (détenteur des droits ciné de Tintin) pour lancer le héros ultime : Mickey en pantalons de golf armé d'un sabre laser. Pauvre de nous...  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : Suicides d'adolescents après des harcèlements sur le net

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Va-t-on bientôt voir, au bas des pages d'accueil des réseaux sociaux, cet avertissement : « Attention, l'abus d'internet tue » ? Ce raccourci, à priori excessif, s'avère pourtant parfaitement justifié dans les cas d'Amanda et de Gauthier, une adolescente canadienne et un jeune Brestois, retrouvés morts chez eux. Deux suicides directement liés à des histoires de harcèlement sur le net.

Gauthier, au cours d'une conversation via webcam sur le site chatroulette, accepte de se montrer nu pour une amie. Cette dernière enregistre la performance et menace Gauthier d'en diffuser un extrait sur Facebook s'il ne lui fait pas parvenir 200 euros. C'en est trop pour le jeune homme de 18 ans qui se pend le 10 octobre dans le cabanon de jardin de la demeure familiale. La police criminelle de Brest cherche à identifier la maître-chanteuse.

C'est aussi une photo de nu qui conduit Amanda, Canadienne de 15 ans, à la dernière extrémité. Devant sa webcam, elle accepte de dévoiler sa poitrine pour un « ami ». La photo est publiée sur le mur Facebook de ses connaissances. Honte, déprime, harcèlement : la descente aux enfers débute pour la lycéenne. N'en pouvant plus, elle poste une vidéo particulièrement émouvante où elle raconte sa détresse sur des feuilles de papier. Quelques jours plus tard, Amanda se donne la mort.

Oui, internet peut se transformer en arme mortelle. Ce média si puissant peut décupler une situation déjà problématique. Mais il est du ressort de chacun de se méfier, d'être attentif, notamment les parents.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

30/10/2012

Chronique : L'autre football mis à l'honneur avec la Coupe de France

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Le football amateur avait les honneurs de la télévision ce week-end. Enfin presque. En partenariat avec la FFF (Fédération française de football), France Télévisions et Eurosport retransmettaient, en direct, le match de Coupe de France entre l'Etoile Sportive Labeuvrière (Excellence) et Cambrai (Division Honneur). Cette diffusion n'a cependant pas eu la gloire  des ondes hertziennes puisque réservée aux sites internet des deux télévisions.

A l'origine, il s'agit d'un concours pour élire le club digne du « match de rêve ». Sur la page Facebook de la FFF, les supporters votent préalablement pour leur club. 25 000 participants et victoire finale de Labeuvrière (Pas-de-Calais, 1600 âmes). Le match est commenté par Emmanuel Petit et la Coupe de France en personne a fait le déplacement. La partie, très engagée, est remportée par Cambrai sur le score de 3 à 0.  A la mi-temps, diffusion d'un reportage sur le capitaine de l'équipe locale, facteur dans le civil.

Ce coup de com', même à  diffusion réduite, redore sérieusement l'image du foot. Certes les amateurs du dimanche ne possèdent pas la technique d'un Ribéry et encore moins la vista du quasi-dieu « Ibra », mais eux, au moins, jouent uniquement pour le plaisir. Quelques caméras en bord de terrain ne leur tournent pas la tête. Un ballon, deux équipes, un terrain (même bosselé et pas aux normes) et la magie du foot fonctionne. Pour vous en persuader, regardez le replay du match. Cela vaut largement certaines « affiches » de Ligue 1 !


ES Labeuvrière 0-3 AC Cambrai (28/10/2012) par ffftv


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : Petit baiser, gros effets

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Un simple baiser, entre deux étudiantes à Marseille, met à mal toute une stratégie de communication nationale patiemment élaborée par l'association Alliance Vita.

Dans 75 villes, au même moment, une chorégraphie devait appuyer l'hostilité des membres de l'association à l'adoption des enfants par les couples homosexuels. En scandant le slogan : « Un papa. Une maman. On ne ment pas aux enfants », les manifestants étaient persuadés d'une visibilité médiatique maximale.

Problème à Marseille. Deux étudiantes, amies, pas du tout homosexuelles mais sensibles à la cause, décident de faire un peu de provoc' facile : hommes et femmes (dress code : vert et blanc) se tiennent de part et d'autre d'un « ange » symbolique aux ailes tatouées « maman » d'un côté, « papa » de l'autre. Elles se mettent au centre et s'embrassent tendrement. Cinq secondes filmées par un ami mais surtout immortalisées par Gérard Julien, photographe de l'AFP.

Sur le cliché, on voit au premier plan les jeunes filles enlacées et les manifestantes, a l'arrière, qui les invectivent. A vouloir être trop médiatique, on risque de se brûler les ailes... L'ange n'a pas fait le poids face à cette image d'amour reprise un peu partout sur les sites d'informations et les réseaux sociaux... Ce qui devait être une démonstration éclatante de force, s'est transformé en « bad buzz ».

Et maintenant, le camp des protestataires a changé. Les associations de soutien à la cause homosexuelle participent à des séances de bisous. Sympa la contre-manifestation...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

28/10/2012

Chronique : Littérature minimaliste

Twitter s'avère le réseau social le plus littéraire. On  y trouve de nombreux auteurs adeptes de cet échange en direct avec les lecteurs. Les maisons d'éditions twittent également et nombre d'écrivains en autoédition profitent  du réseau pour se faire connaître.

La nouvelle mode : faire de la littérature en 140 signes. Raconter une histoire en un tweet. Le challenge est ardu  mais ce minimalisme n'est finalement pas aussi précurseur qu'on pourrait le croire. Un article du monde.fr fait l'historique d'un genre en plein renouveau.  Hemingway par exemple s'illustre dans la flash fiction. La plus connue : « A vendre : chaussures de bébé, jamais portées. » En France, Félix Fénéon, journaliste au Matin au début du XXe siècle, tient une rubrique intitulée « Nouvelles en trois lignes ». Ses faits divers deviennent de véritables bijoux.

Plus récemment, Pierre Desproges débute sa carrière en réécrivant des brèves authentiques et insolites pour un quotidien qui ne se doute pas qu'il s'agissait des premières lignes du plus grand humoriste français du siècle dernier. 

Twitter a compris tout l'intérêt de cette bouillonnante création. Pour preuve le lancement fin novembre, sur la plate-forme,  du premier festival de la fiction. Proposez vos idées par l'intermédiaire du blog de Twitter et si vous êtes retenu, vous serez mis en avant durant la période du festival, à partir du 28 novembre et durant 5 jours. Car écrire court reste la meilleure garantie d'être lu. Mais stop, là, je suis trop long... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

26/10/2012

Chronique : Tubes d'hier et de demain, des Stones à Anne Horel

 

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« Clique sur moi » de Anne Horel. Retenez ce titre et le nom de cette chanteuse. Mon petit doigt, celui qui justement ne clique jamais sur une souris, me dit que sa ritournelle basique va devenir un tube. Petite voix sucrée, cheveux en pétard, rythme électronique, elle truffe sa chanson de références au net. « Dis-moi que tu m'aimes avec ton pouce. Fais-moi vibrer avec Bluetooth », si vous ne surfez pas régulièrement, vous ne comprendrez rien. Quant au « Clique sur moi » du refrain : très explicite...Le clip, visible sur la chaîne Youtube de l'artiste, est un mélange psychédélique d'images puisées sur la toile, montées façon stroboscope, de quoi provoquer une crise d’épilepsie carabinée à toute personne bien portante.

Anne Horel va devenir célèbre. Ou pas. Peut-être dans deux mois rejoindra-t-elle le décoiffant site « Bide et musique », cimetière de ces chansons remarquables uniquement par leur insondable médiocrité. A côté, il y a des groupes qui durent. Hier matin, sur leur compte Twitter, les Rolling Stones annoncent un concert surprise, le soir même, au Trabendo à Paris. 350 places en vente dans un grand magasin des Champs Elysées au prix imbattable de 15 euros. Un petit tweet et une immense file d'attente. En quelques minutes tout était vendu... Mick Jagger et ses potes maîtrisent moyennement le français mais ils n'ont pas besoin de demander « clique sur moi ». Quant au mot bide, il est totalement absent de leur vocabulaire.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

En bonus, le clip d'Anne Horel :


Et un autre des Stones, un court extrait du concert de jeudi...


25/10/2012

Chronique : Bref, la soirée

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Monsieur Poulpe et son pull sur la scène du Grand Rex.

Un rêve de gosse. Kyan Khojandi, Navo et leurs potes ont réalisé leur rêve d'enfant : passer sur la scène du Grand Rex à Paris. Salle mythique, surtout pour les concerts de rock, elle était le théâtre mardi de la soirée de lancement de l'intégrale DVD/Bluray de la série phénomène « Bref ».

Une année sur Canal Plus, 80 épisodes et un engouement toujours très fort. Soirée caritative, cependant ouverte à  tout le monde car retransmise en direct sur le site canalplus.fr. Les internautes ont pu voir défiler sur scène les auteurs et acteurs de la série. Kyan, en maître de cérémonie a accueilli Alice David (qu'elle est belle cette fille) ou Bérengère Krief (la copine marrante et plan régulier). Sous les feux de la rampe également des amis artistes, de la plus bancable (Florence Foresti, réalisatrice d'un hommage plein d'autodérision) au plus improbable, Mr Poulpe, pull hideux, qui a fièrement twitté, après coup « J'ai pissé sur la scène du Grand Rex ! »


Les Twittos étaient mis à contribution. En envoyant un message durant la soirée avec le hashtag #brefsoirée, ce dernier s'affichait quelques secondes sur le grand écran de la salle. Regrettons que les images de la soirée ne soient pas rediffusées. En direct sinon rien. Ne reste de ce souvenir périssable que quelques tweets et des photos. La palme de la réactivité revient cependant à Cécilia qui a publié sur son mur Facebook, dès mercredi matin, 80 photos de la soirée.

Bref, c'était bien mais un peu court.

Michel Litout

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.