25/10/2012

Chronique : Lourdes, son eau, sa boue

L'eau de Lourdes possède nombre de vertus. Depuis la vision de Bernadette Soubirous, elle est très recherchée car réputée miraculeuse. Mais trop, c'est trop ! Ce week-end, des trombes se sont déversées sur la région. Le gave de Pau sort de son lit et inonde la grotte. L'eau, de miraculeuse, se transforme en catastrophe. Les dégâts sont estimés à 2 millions d'euros. Devant l'urgence, le site internet des Sanctuaires de Notre Dame de Lourdes lance une grande opération de solidarité. Vous pouvez faire un don en ligne. Pour vous convaincre, un diaporama photo montre l'état de la grotte. Des tonnes de boue recouvrent l'esplanade où les fidèles se regroupent. Les pompiers ont nettoyé le plus gros des dégâts, mais il reste encore des stigmates...

A Lourdes, l'eau représente un peu le pétrole de la région. A la différence près qu'elle est gratuite ! Par contre, il est fortement conseillé d'acheter les récipients sur place. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, commandez en ligne. Sur la « Boutique des Moines » la bouteille d'un litre est facturée 11,90 €. Argument commercial imparable : « Vous avez la garantie que l’eau que nous vous offrons provient directement de la source de la grotte miraculeuse. » Vous ne payez que le prix du récipient, l'eau est « offerte » et authentifiée par « un certificat d’huissier de Lourdes. » Comme c'est parti, un charlatan va bientôt revendre en ligne la boue récupérée des récentes inondations. Rien de tel qu'un bon bain de boue...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mercredi en dernière pagbe de l'Indépendant.

23/10/2012

Chronique : Piques entre voisins par l'intermédiaire du réseau wi-fi

Une nouvelle distraction se développe dans les centres urbains : renommer son réseau wi-fi. Par défaut, votre fournisseur d'accès lui donne la marque de votre box suivi de chiffres et lettres aléatoires. En le personnalisant, vous pouvez lui donner un nom qui sera visible par vos voisins. Idéal pour faire passer un message aux malotrus. Ce petit jeu est en pleine expansion en Angleterre. On trouve ainsi de plus en plus de « Shut up ! » (Fermez-la), « Stop slamming the door ! » (Arrêtez de claquer la porte!) ou le grivois et très gênant « We can hear you having sex » (Nous vous entendons faire l'amour).

D'autres donnent des identités particulièrement révélatrices à leur réseau : le truc, le confondre avec un pseudonyme. Si vous arrivez à capter le signal d'un « bogossdu66 » ou d'une « Sexygirl11 », le petit jeu sera de deviner qui dans l'immeuble ou le quartier se promène sur le net sous cet avatar on ne peut plus explicite. 

Et puis il y a ceux qui ne sécurisent pas leur réseau. Il y en a plus qu'on ne le croit. Mais ne faites pas comme cette jeune femme de Menton. Les pompiers l'ont retrouvée inconsciente au pied de son appartement. Tentative de suicide ? Alors pourquoi a-t-elle sauté du premier étage avec son ordinateur portable ? C'est à l'hôpital (elle souffre de multiples fractures) qu'elle a expliqué sa mésaventure. Elle n'arrivait pas à se connecter dans son salon, du coup elle s'est penchée par la fenêtre pour tenter de capter la wi-fi. Un peu trop... L'histoire ne dit pas si l'ordinateur est blessé.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

 

22/10/2012

Chronique : Après la lutte, les injures des classes

La lutte des classes est toujours d'actualité. Elle a simplement changé de forme. La semaine dernière elle s'est exprimée par le biais d'une altercation entre un responsable d'Orange et une fonctionnaire de la SNCF.

La scène, enregistrée par un témoin, se déroule dans une gare de la banlieue parisienne. L'agent commerciale de la SNCF a l'outrecuidance de faire remarquer au cadre de la société de téléphonie qu'il parle un peu trop fort  dans son portable. Il sort immédiatement de ses gonds : « Moi je ne respecte pas les fonctionnaires français. Je gagne 70 K-euros (70 000 euros par an), vous gagnez le smic alors vous fermez votre gueule. » Durant de longues minutes il agonit d'insultes la pauvre femme qui garde son calme. Publiée sur Youtube, la vidéo est vue plus d'un million de fois et déclenche la polémique. Dans un premier temps les deux entreprises se montrent très prudentes. Pas de confirmation, juste l'annonce d'enquêtes internes. La SNCF dégaine la première et via un tweet apporte « son soutien à son agent agressée verbalement. »

Vendredi, c'est Orange qui annonce avoir identifié l'irascible : « Il nous a fait part de lourdes difficultés personnelles et de sa volonté de s'excuser auprès de l'intéressée et de son entreprise. » Il semble se repentir après coup mais le mal est fait. Preuve par A plus B que certains prétendus « pigeons » ne sont pas si gentils et que les fonctionnaires ont parfois de bonnes raisons de faire grève... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

20/10/2012

Chronique : Coup de vieux à génération variable

 

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Pas toujours facile de faire jeune quand on a allègrement passé le demi-siècle. Surfer sur internet, twitter, sélectionner les sites les plus à la mode, se prétendre branché ne trompe personne. L'imposture nous saute aux yeux quand on tombe par hasard sur le désespérant « Coup de vieux ». Un site vérité, où il n'est question que de ces produits, marques, chanteurs ou émissions de télé d'un « temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » selon l'expression de l'ancêtre Aznavour.

La nostalgie se partage à tire-larigot dans ce site participatif. Chacun peut proposer un souvenir au vote des visiteurs. Classés par catégories, ils vont des céréales multicolores aux chanteurs les Musclés en passant par la série télé Manimal ou la première console de jeu nomade, la Gameboy. Une excellente occasion de retrouver un pan de son enfance à jamais révolue. Quel que soit son âge (enfin sauf si on a moins de 17 ans...) on se laisse happer par cette multitude de bons souvenirs qui permettent également de se situer dans l'échelle des générations. Si le petit canard Saturnin vous parle et que Goldorak c'est du Chinois, pas de doute, vous êtes des années 70.

Le succès du site tient aussi au fait des nombreux jeunes qui s'y baladent pour se moquer des goûts douteux de l'époque. Mais sachez, jeunes écervelés, que notre Sabrina (Boys, boys, boys 1987) vaut largement vos Lady Gaga et autres Nicki Minaj. Vous verrez dans 20 ans !  


Michel Litout

(Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

18/10/2012

Chronique : Les nuits de Christophe H.

Il se passe des choses bizarres la nuit sur la toile. Christophe Hondelatte, ancien journaliste, nouveau chanteur, en fait le sujet de son nouveau single intitulé « Cybernight ». Virtuose de la rime riche, il frappe fort. Après son légendaire Dr House/Mickey Mouse, il ose le SMS/fesses. Et comme jamais rien n'est simple avec lui, lorsqu'Europe 1 diffuse sa chanson mardi sans son autorisation, « Aux voleurs » s'indigne-t-il immédiatement sur son mur Facebook. Reprise sur nombre de sites, « Cybernight » fait beaucoup jaser. Il est vrai que les phrases crues sur les rencontres d'un soir via le net ont de quoi interpeller. « T'es OK pour un plan ce soir ? Moi je ne peux pas recevoir. J'aime le cuir et le latex, et les toilettes du Grand Rex ». Le premier couplet plante le décor. Et de demander ensuite d'envoyer « par SMS », une photo « de tes fesses ». Les commentaires et avis sur les réseaux sociaux déferlent. Assez méchants dans l'ensemble. Christophe Hondelatte endosse involontairement le rôle de la tête de Turc dont il est si facile de se moquer. Beaucoup se demandent si les paroles sont inspirées des expériences personnelles de l'auteur...

Le problème est que la teneur du texte a éclipsé l'affaire du vol. Enregistré cet été, le single ne devait être dévoilé que le 15 novembre. L'énorme buzz a entraîné un changement de planning. On peut donc écouter « Cybernight » sur Youtube. Mais pas la noter. Logique : « Dr House » a recueilli 1234 « j'aime » contre 6219 « Je n'aime pas »...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

17/10/2012

Chronique : Sexy ce gros thon...

 

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Comment faire le buzz autour d'une cause à défendre ? Facile : demander à quelques célébrités de se dénuder. Pour dénoncer la maltraitance aux animaux, Peta (People of the ethical treatment of animals) a souvent mis en scène des mannequins et des stars nues, histoire de bien faire comprendre que porter des fourrures, c'est du passé et plus mode du tout. Dans le même ordre d'idée, the fishlove gallery a pour cheval de bataille la préservation des poissons dans les océans. La pêche équitable et raisonnée n'est pas un sujet passionnant le grand public. Pourtant ils sont des milliers à faire un petit tour sur la galerie photo mise en ligne sur le site de l'association. On peut y voir des thons, poulpes, bars, crabes et autres créatures marines menacées par la surpêche. Ils posent avec des célébrités soutenant le combat. Ainsi un poulpe n'est pas très engageant. Un poulpe sur le corps nu d'Emilia Fox, ravissante actrice anglaise, c'est déjà plus fun. Lizzy Jagger, top-model et fille de Mick Jagger, chevauche un thon rouge alors que Gretta Scacchi, inspiratrice du projet, serre sur sa poitrine... un énorme cabillaud. Les photos, très artistiques, jouent sur l'opposition entre deux mondes totalement étrangers. Mais ces poissons, forcément morts, cassent un peu le côté sexy des clichés.

Quant aux machos de tous poils, ils se discréditeront définitivement avec quelques bons mots genre : « Dans le thon, tout est bon » ou « Vraiment dessalée cette morue... »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

16/10/2012

Chronique : Dans l’œil du monstre marin...

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Un œil de 10 centimètres de diamètre : telle est la découverte faite il y a quelques jours par un promeneur sur la plage de Pompano Beach en Floride. Plusieurs biologistes tentent de définir à quelle espèce d'animal il peut appartenir. En vain. La photo de ce globe oculaire gigantesque a est donc publiée sur le mur Facebook de la Commission de conservation de la vie sauvage et marine de Floride. L'effet est immédiat. Partagée des milliers de fois, elle provoque une rafale de commentaires. Et pour beaucoup, pas de doute, cet œil appartient à l'un de ces monstres marins vivant dans les abysses.

Internet, lieu de toutes les rumeurs et de toutes les exagérations se délecte de ces cas inexpliqués. Régulièrement des vidéos ou des photos se propagent, comme si les utilisateurs du réseau, grands enfants dans l'âme, continuaient de croire aux histoires terrifiantes de leur jeunesse.

En juillet dernier, le cadavre gonflé d'un animal glabre, dents pointues et courtes pattes, suscite les hypothèses les plus farfelues. Finalement, il s'avère qu'un petit chien mort s'est noyé et a croupi un peu trop longtemps dans l'eau...

Dans le golfe du Mexique, une caméra a surpris une forme, énorme, ondulant entre deux eaux. Méduse, simple bâche en plastique ou Nessie des tropiques ?

Mais le meilleur exemple d'attributs gigantesques de monstre marin est celui sortant de l'océan dans le clip « Starships » de Nicky Minaj. Enormes ! Et il ne s'agit pas de ses yeux...

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14/10/2012

Chronique : Un peu de ciel bleu en direct de Roswell

Un ciel bleu, quelques nuages d'altitude. Mardi après-midi, durant de longues minutes, je scrute cet azur immobile. Pourtant je ne suis pas dehors. Au contraire, calé devant mon écran d'ordinateur, je suis censé travailler. La curiosité (et une bonne connexion internet) m'ont entraîné devant la retransmission, en direct sur Youtube, du saut en chute libre de Felix Baumgartner depuis la stratosphère. Ce casse-cou autrichien veut battre deux records : d'altitude (36.576 mètres) et de vitesse (atteindre le mur du son soit 1227,6 km/h). Un exploit très médiatisé car sponsorisé par une boisson énergisante présumée vous donner des ailes. Alors voilà plus d'un quart d'heure que je contemple cette image fixe du ciel bleu de Roswell. Rien ne bouge. J'attends. Je rêvasse. Une soucoupe volante va-t-elle surgir ? Ou Baumgartner à la vitesse d'une balle de pistolet ? En fait je ne sais pas si l'expérience a débuté. Seule certitude : comme moi, plus de 800 000 personnes dans le monde sont connectées et scrutent cette immensité. Je passe en mode plein écran. Guère plus concluant. Catastrophe, mon chef approche. Je ripe sur Echap, la touche magique qui permet de faire disparaître la vidéo. Le ciel bleu continue d'illuminer mon écran. Pris en flagrant délit de glandage. « Ah, toi aussi tu regardes le saut ? Je crois que ça va être annulé, trop de vent... » Sauvé, il a délaissé son édito pour un pan de ciel bleu. Et je me rattrape comme je peux... « Euhhh, je crois que je vais en faire mon sujet de chronique de demain... »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

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13/10/2012

Chronique : Les « plus » de Facebook, nouveau dada des sociologues

Facebook, sociologues, méchant, surpoids, sexe, réseaux sociaux, chroniqueS'il en est bien dont le succès de Facebook booste les carrières ce sont les chercheurs en sociologie. Pas un jour ne passe sans que les journaux ne décryptent une étude comportementale sur les habitudes du milliard d'utilisateurs du troisième pays (virtuel) le plus peuplé de la planète.

Après « Pourquoi les utilisateurs du réseau social sont-ils plus méchants que la moyenne des gens ? », une nouvelle étude démontre que « plus on est sur Facebook, plus on est en surpoids et à découvert. »

Dans le même temps, des chercheurs de l'université de Chicago affirment que « consulter Facebook et Twitter semble plus tentant que d'avoir des relations sexuelles ou de fumer une cigarette. »

Une constante dans ces études : plus on est sur Facebook, moins on a de qualités... Au final, si l'on additionne tous les résultats, le portrait type d'un utilisateur a tout du monstre : un être renfrogné, détestant les vrais gens, gros, pauvre, méchant et affabulateur. Le portrait craché du regretté "Gros Dégueulasse" de Reiser (illustration)... Pas étonnant dans ces conditions s'il se tourne vers des amis « virtuels ».

A moins que ces adeptes de Facebook fassent eux aussi partie du domaine de l'imaginaire. Quel outrecuidant irait vérifier la pertinence d'études de prétendus chercheurs qui passent leur temps à diaboliser le grand méchant Facebook et si ça se trouve, sont encore plus asociaux que les cobayes débusqués sur le net ? Reste à analyser l'étude ultime, celle encore à réaliser qui démontrera, à coup sûr, que « plus on est sur Facebook, plus on se prend pour des chercheurs en sociologie qui ont réponse à tout. » 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

09/10/2012

[Chronique] Fantômes urbains : du virtuel au réel sur Google Street View

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Du virtuel au réel, des écrans à la rue. La démarche artistique de Paolo Cirio, artiste hacker, si elle ne révolutionne pas l'art contemporain, a le mérite de faire réfléchir sur notre société connectée et ses dérives.

Tout le monde est déjà allé sur Google Street View. Cette fonction bonus de Google Maps permet de se balader virtuellement dans les rues et sur les routes des pays photographiés sous toutes les coutures par le géant américain du net.

Après quelques scandales et procès pour atteinte à la vie privée, tous les visages des passants sont floutés. Ils en deviennent méconnaissables, comme des ectoplasmes figés dans un décor très réel. Paolo Cirio, pour s'insurger contre l'utilisation abusive de ces images,  reproduit ces « fantômes » de Google Street et les peint sur les murs, à l'adresse exacte où ils se trouvaient au moment de la photo originale. De silhouettes immobiles mais virtuelles (et quasi immortelles, les images de Google Street ne sont pas mises à jour), elles reviennent dans la vie réelle après le passage de Paolo Cirio. L'illusion est étonnante quand on compare la photo sur le site et celle réalisée par l'artiste italien.

Ces fantômes urbains font leur apparition depuis quelques semaines dans trois villes (New York, Londres et Berlin), mais la performance n'est pas terminée et de nouveaux spectres numériques sont en passe d'apparaître dans d'autres villes.

Ces anonymes de la toile deviennent acteurs involontaires d'une double démarche artistique : capturés par Google, relâchés par Paolo Cirio.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

08/10/2012

Chronique : Pain au chocolat vs chocolatine

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Internet est le lieu de tous les débats. Du plus profond au plus futile. Vendredi, Jean-François Copé, en meeting à Draguignan, explique comprendre l'exaspération de ces parents quand ils apprennent, en rentrant du travail, que « leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan. »

Après le « racisme anti blanc », cette nouvelle déclaration sous forme d'anecdote du candidat à la présidence de l'UMP provoque une levée de boucliers. Nombreux sont ceux qui s'indignent de le voir marcher sur les plate-bandes du Front National. Un tweet résume cet état d'esprit : « Copé, c'est Le Pen au chocolat ! »

Ce débat de société on ne peut plus grave en provoque un second, beaucoup moins essentiel, mais qui suscite lui aussi quantité de réactions. En parlant de pain au chocolat, Jean-François Copé se met à dos les millions de zélateurs de la chocolatine.

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Et sur Twitter les deux camps s'affrontent. Férocement. Mathieu Madénian : « Jean-François Copé dépasse les bornes. Ses propos sont honteux. On ne dit pas pain au chocolat. On dit chocolatine. »

 

 

Un certain Stan réplique « Ayons une pensée de compassion pour les attardés qui disent chocolatine. »

 

 

Comment trancher ? Facile, un site spécialement dédié a vu le jour samedi. Vous pouvez voter et faire triompher le bien face au mal. Et le premier Belge qui ose parler de couque au chocolat sera passé par les armes !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

06/10/2012

Chronique : comment se ruiner sans effort...

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Comment se ruiner ? La question semble incongrue en pleine crise, mais la réponse est sur le net. Un site vous y aide. Il se nomme tout simplement commentseruiner.com. L'idée est de permettre à l'internaute de dépenser ses derniers euros en achats compulsifs.

Gadgets aussi futiles que marrants, vous y trouverez tout ce qui fera de vous un véritable geek, branché... mais ruiné. Craquez pour cette télécommande universelle. Elle permet de piloter télé, lecteur de DVD, home cinéma mais aussi de décapsuler vos bières. Dans le même ordre d'esprit, ne vous privez pas de la glacière à roulettes télécommandée. Confortablement allongé dans votre canapé, elle vous amène les bières fraîches à portée de main. La vidéo de démonstration ci-dessous :

Pour moins de 50 euros, téléphonez avec votre main. Il suffit d'enfiler ce gant kit mains libres. Muni d'un micro à l’extrémité de l’auriculaire gauche et d’un écouteur à l’extrémité du pouce gauche, vous pourrez téléphoner tel un agent secret - ou un gamin de 5 ans qui fait semblant.

Amoureux de l'Italie ? Conciliez deux spécialités locales, avec cette roulette à découper les pizzas en forme de Vespa. Plus de 700 objets sont référencés sur le site, des baguettes sabres laser aux boucles d'oreilles Pac-Man en passant par un lanceur de pop-corn ou le micro cibi à brancher sur votre iPhone.

Mais pour vous ruiner vraiment inutilement, rien ne vaut le kit extermination zombies (efficace aussi contre les invasions extra-terrestres) vendu 22 000 euros !

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Chronique : Mourir, la bonne blague !

 

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Personne n'est éternel. S'il est quelque chose que tout le monde partage, c'est bien la mort. Alors sur internet, quelques petits malins ont développé l'idée. Jesuismort.com propose une vaste panoplie de nécrologies de gens célèbres. Très complète, la plate-forme publie le « Top of the top », c'est à dire le niveau de célébrité de la personne disparue. En tête hier Claude François suivi par Jacques Brel et... Jésus de Nazareth. Le chanteur belge doit bien rigoler, où qu'il soit, d'être devant l'idole de ces « Bigotes » dont il s'est si bien moqué.


Jacques Brel - les bigotes par bisonravi1987

Le site permet également aux visiteurs d'écrire une lettre d'hommage au défunt. Véritable fourre-tout de la mort médiatique, il répertorie les dates d'anniversaire des disparus.

Aujourd'hui 6 octobre, souvenons-nous de Colette Renard, François Cevert et Henry Calvin. Ce dernier nom ne vous dit peut-être rien, c'est pourtant le nom de l'interprète l'inoubliable Sergent Garcia dans Zorro.

On retrouve un peu le même principe sur necropedia.org. A une différence de taille : les vedettes ne sont pas encore mortes. Il s'agit de « Nécrologies anticipées de personnalités à l'usage des journalistes pressés »... Ces infos un peu glauques permettent de récupérer des pages plus vraies que nature annonçant la mort de votre chanteur préféré ou animateur de télé honni. A ne pas utiliser pour propager de fausses rumeurs demande Nécropédia. D'accord, mais c'est tellement tentant...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

04/10/2012

Chronique : Les geonpis sont vénères

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Internet sert de caisse de résonance depuis quelques jours à ce qui ressemble fort à une révolte patronale française. En cause le projet de loi de finances 2013. Il taxera lourdement le capital des entreprises, notamment celles du net (prélèvement de 60 % des plus-values de cession des entreprises). Ce « mouvement de défense des entrepreneurs français » a ironiquement pris pour nom « les Pigeons ».

Sur leur page Facebook, un pigeon en colère proclame « We are pigeons », slogan directement inspiré du révolutionnaire « We are legion » des hackers d'Anonymous. Sur Twitter, cela donne le mot-clé #geonpi parce que les patrons savent aussi parler verlan sur la toile. En moins d'une semaine, le phénomène a littéralement explosé : 43 000 fans sur Facebook ce jeudi. Un chiffre en constante progression car dans ces « pigeons » se trouvent également l'armada d'auto-entrepreneurs dont les charges sociales vont fortement augmenter.

Les « geonpis » se démènent sur internet. Anonymes, non affiliés à un syndicat ou un parti politique, ils multiplient les initiatives, relancent les rédactions et sont de plus en plus cités par les spécialistes économiques.

On est quand même encore loin d'une révolte populaire. La parfaite maîtrise de la forme, comme une campagne publicitaire millimétrée, incite davantage à penser aux efforts d'un lobby de nantis qui refuse de céder la moindre part de son gros gâteau numérique.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

Chronique : recherche en paternité

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L'information a tourné en boucle mardi sur tous les sites internet. Si bien que pour certains c'est « la fin d'un des plus grands mystères de ce siècle : on sait qui est le père de l'enfant de Rachida Dati. »

 

 

A l'origine un article du Point affirme que l'ancien Garde des Sceaux « a assigné Dominique Desseigne, le P-DG du groupe de casinos et hôtels Lucien Barrière, devant un tribunal civil hors de Paris pour reconnaissance de paternité ». Information immédiatement démentie par la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, elle demande, une nouvelle fois, que « l'on respecte ma famille et particulièrement la santé de ma fille souvent perturbée par ce type d'agissements. »

Ce nouveau rebondissement de la « peopolisation » de la vie politique française atteint une ampleur démesurée sur internet. Tous les sites accordent une importance énorme à ce genre de nouvelles car elles assurent de fortes audiences. Il est fini le temps où la politique se suffisait à elle-même.

Le meilleur exemple en est Roselyne Bachelot. Cette ministre emblématique de tous les gouvernements Fillon, se reconvertit comme chroniqueuse à la télévision. Lors de la présentation de l'émission (dès lundi sur D8, la chaîne customisée par Canal+), elle a volé la vedette à la présentatrice Laurence Ferrari. Et ce n'est pas un hasard si l'autre chroniqueuse mise en avant est Audrey Pulvar... compagne de ministre. Pour une fois je vais être nostalgique : rendez-nous Simone Veil !

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03/10/2012

Chronique : Patrick Montel, voyant sportif

Sur Twitter, question tête de turc, pas de jaloux, c'est chacun son tour. Il y a quelques mois, Nelson Monfort était raillé pour une histoire de cassettes vidéo jetées aux ordures. Aujourd'hui, c'est Patrick Montel (le propriétaire des cassettes) qui se trouve la risée de la toile.

Le match de handball présumé truqué, Patrick Montel était au courant. Sur son blog (déjà sollicité pour dénoncer le scandale des cassettes...) il publie le 26 septembre un billet rédigé... le 17 mai. Il y raconte comment « un colosse, joueur cadre de l'équipe de Montpellier de handball » et sa compagne, une « blonde au physique de mannequin, animatrice sur la TNT » avaient misé 4500 euros sur le club de Cesson.

Donc, Patrick Montel savait, mais il s'est tu. Dans la zone commentaires, les internautes lui reprochent de ne pas avoir dévoilé l'information plus tôt. Le journaliste joue le jeu et répond aux critiques. Il nie tout lien avec le fait que sa chaîne diffusait les Jeux de Londres.

N'empêche, c'est à nouveau sur Twitter que l'on rit le plus. Sous le mot clé #MontelFacts, le jeu consiste à imaginer ce qu'il sait mais n'a pas encore révélé. « Patrick Montel sait qui est arrivé en premier entre la poule et l’œuf », « Les attaques du 11 septembre ? Patrick Montel le savait le 11 juin ! » ou « Patrick Montel vient de recevoir l'iPhone 6. » Dernier hommage, la comparaison avec une autre vedette de Twitter : « Patrick Montel sait comment tuer Chuck Norris. » On attend avec impatience la prochaine note de Patrick, voyant extralucide.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mardi en dernière page de l'Indépendant.

02/10/2012

Chronique : Lady Gaga est en formes, les top-models un peu moins...

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Je voulais éviter le sujet mais impossible de faire l'impasse. Tout le monde en a parlé la semaine dernière sur internet, a donné son avis, évalué l'importance des révélations, élaboré des conjonctures sur l'évolution... Lady Gaga a grossi. 11 kilos de plus. De trop ? La preuve en images : la diva givrée s'est photographiée en sous-vêtements jaunes et a posté les clichés sur Twitter. Effet assuré avec 29 millions d'abonnés.

Quand la famille royale s'offusque d'une photo volée, la Lady préférée des jeunes excentriques s'exhibe en toute sérénité. Les réactions vont de « Horreur, elle est grosse ! » à « Que ces formes sont sensuelles ! » Lady Gaga, toujours mise en concurrence avec la sculpturale et sportive Madonna, est désormais classée dans la case Adele, quelques octaves en moins.

Cette prise d'embonpoint serait à mettre au crédit du restaurant italien ouvert par son père. Pizza, pasta : Gaga en raffole. Derrière cette opération marketing, il y a cependant du fond. Lady Gaga affirme avoir cessé de se tourmenter à propos de son poids. Elle s'accepte comme elle est, rondeurs et imperfections comprises. Une démarche courageuse alors que les défilés de mode battent leur plein. Malgré les belles déclarations d'intention des créateurs contre l'anorexie, la maigreur des mannequins fait peur. Comprendront-ils un jour que ces grands échalas tout en os et tête d'enterrement ne mettent pas en valeur leurs créations ? Certes, Lady Gaga a des goûts vestimentaires douteux, mais au moins elle est agréable à regarder.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

30/09/2012

Chronique : succès confirmé pour le Festiblog

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La BD bouge encore. Pour preuve le succès du Festiblog dont c'est la 8e édition ce week-end à Paris (cour de la mairie du 3e arrondissement). L'idée de ce festival est à mettre à l'actif de Yannick Lejeune. Il constate l'incroyable vitalité des blogs BD, propose aux plus célèbres de participer à une séance de dédicace en pleine rue. Quelques tentes, des auteurs en devenir n'ayant pour la plupart encore rien publié : le pari était risqué. Mais les milliers de visites virtuelles se transforment en milliers de visiteurs, en chair et en os.

Depuis, les pionniers sont devenus des valeurs sûres de la BD. Boulet explose les ventes avec ses « Notes », Laurel enchaîne les projets, Pénélope Bagieu vend des milliers de « Joséphine », Margaux Motin est incontournable dans les magazines féminins. Ces stars ne dédicacent pas au Festiblog de ce week-end. Place aux jeunes : dans le numérique, une génération ne dépasse pas 5 ans... Le festival s'est étoffé. Les partenaires se bousculent car le public est au rendez-vous.

Mais comme partout, les réussites font office d'arbre qui cache la forêt. La simplicité de mise en œuvre d'un blog BD ne garantit pas la qualité. Et Bastien Vivès, le premier, a osé une BD critique sur le phénomène. « La Blogosphère » chez Delcourt se moque de ces gribouilleurs tentés de reproduire les recettes des plus originaux. Une sorte de consécration pour un phénomène de mode de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

29/09/2012

Les AFOL, adultes fans de Lego®, ont leur bible

 

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AFOL comme « Adult fan of Lego® ». Ils sont de plus en nombreux dans le monde ces hommes et ces femmes incapables de délaisser les petites briques colorées de leur enfance. Totalement accros à ces jouets, ils bâtissent de véritables chefs-d’œuvre avec les milliers de pièces accumulées dans leur jeunesse. Et se retrouvent sur le net ou dans des clubs.

Ces passionnés disposent désormais d'une « bible », un superbe ouvrage sorti en librairie ce jeudi. «Culture Lego® », aux éditions Muttpop (29,90 €) propose sur 300 pages l'analyse de ce phénomène. De la création de l'entreprise au Danemark aux usages robotiques, le tour d'horizon est large et exhaustif. Vous aurez même droit aux premiers plans de la brique, ses dimensions et son secret pour permettre de s'emboîter aisément. Le chapitre des records est impressionnant. La tour la plus haute culmine à 31 mètres et la statue de Sitting Bull est la plus grande : 7,6 mètres de haut et 1,5 million de briques. Le succès de Lego® est dû aussi à son côté indémodable et évolutif. Et le jeu est passé dans la culture populaire. Il est la vedette de bandes dessinées, de films d'animation, permet de recréer des tableaux de maîtres ou des scènes de films cultes.

Sur Internet, les groupes de discussion se multiplient, des logiciels facilitent la construction. Des robots en Lego® fonctionnent, il existe même une imprimante 3D (voir vidéo ci-dessous). Ce beau livre, richement illustré, vous donnera l'envie de replonger dans votre caisse de briques ou sera le cadeau parfait pour l'AFOL qui s'ignore.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce vendredi.


09:29 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, afol, muttpop

26/09/2012

Chronique : Facebook, présumé coupable, explication d'un faux-bug

 Ça chauffe pour Facebook. Le méchant mastodonte numérique, victime d'un « énorme bug », publie les messages et discussions privés des années 2007 à 2009 de ses abonnés sur leur mur. L'information a affolé la toile toute la journée de lundi. Du moins ceux qui ont des choses à cacher à leurs « amis ». En clair, maris infidèles, épouses volages et employés critiques envers leurs collègues ou hiérarchie...

Facebook a souvent été cloué au piloris de la confidentialité. Lundi, comme pris d'une frénésie sécuritaire, ils sont nombreux à recommander d'effacer en urgence les historiques. Mais hier, après 24 heures d'un buzz négatif, Facebook dément l'information. Et d'expliquer que ce que l'on croit être des messages privés ne sont que des notifications publiques, de mur à mur. Du temps où les inscrits n'avaient pas compris que ces statuts, adressés à une seule personne, étaient visibles par tous. L'arrivée l'an dernier de la nouvelle version de la timeline a exhumé ces messages oubliés.

Le site du journal Metro, le premier à avoir levé le lièvre, a fait son mea culpa. Mais l'incident risque de laisser des traces. Pour preuve cette discussion (publique) entre deux amis : « Tous nos messages privés, même les plus privés des plus privés, sont stockés en Irlande. Ils pourront toujours resurgir un jour » et l'autre de surenchérir : « C'est aussi pour ça que je détruis mon compte tous les 6 mois, et change de nom à chaque fois. » Paranoïa et réseaux sociaux feront toujours bon ménage.

Chronique "ça bruisse sur le net" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.