14/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : La bêtise, cul sec, avec Neknomination

neknomination,alcool,facebook,idiots,chaineAvec le phénomène Neknomination sur Facebook, les détracteurs des réseaux sociaux ont une nouvelle raison de dénoncer l'effet viral de la bêtise. Neknomination est un défi destiné aux jeunes adultes. Il s'agit de se filmer en train de boire cul sec un verre d'alcool puis de désigner trois de ses amis qui devront faire pareil, voire mieux, dans les 24 heures. Les vidéos Neknomination se propagent de page en page. Certaines restent banales, d'autres deviennent beaucoup plus inquiétantes.

L'alcool et les jeunes n'ont jamais fait bon ménage. Le sempiternel "avec modération" est peu respecté dans ce qui est pour beaucoup un simple jeu. Dangereux quand même. Gare aux effets foudroyants d'un verre d'absinthe à 70 ° bu d'une traite. Les mélanges explosifs ne sont pas sans risque. On peut voir un participant boire le mélange de dix sortes d'alcools forts (du rhum au gin...), le tout dilué dans sa propre urine... Un autre, dans un bar à strip-tease en Thaïlande, s'enfile trente shoots de tequila en moins d'une minute.

Neknomination est marqué aussi par une volonté de transgression. Sur quantité de films, les participants se montrent en slip ou complètement nus. Quand l'exhibitionnisme rejoint la bêtise, le summum de la décadence. Sur la page Facebook de Neknomination France, l'administrateur, face aux critiques, tente de se dédouaner : Boire cul sec "ça n'a jamais tué personne" et "si les gens sont assez cons pour prendre le volant après avoir bu, c'est pas notre problème." Attention, la Justice pourrait avoir un avis différent.

En bonus, une compilation des "meilleurs" neknomination.

Et cette autre vidéo pour expliquer l'idiotie du challenge...

07/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Ma nécrologie avant l'heure grâce à Facebook

facebook, paper, film, 10 ans

Pour ses dix ans, Facebook propose quelques nouveautés à ses millions d'abonnés. Le réseau social frappe fort aux USA avec « Paper », une application pour smartphone. Elle permet de raccorder les articles en provenance de grands sites d'informations avec les statuts de vos amis et connaissances. Le mélange du privé et du grand public, toute l'originalité de Facebook depuis une décennie. Notons quand même l'ironie du nom choisi. Paper, soit papier ou journal en anglais. Or, si l'on réfléchit un tant soit peu, les journaux en papier, à cause notamment de ces nouvelles trouvailles technologiques, semblent voués à l'oubli. A moins que Facebook ne veuille carrément s'approprier le mot sur le long terme.

En France, les dix ans de Facebook sont fêtés plus modestement. Notamment avec l'apparition d'un petit logiciel de vidéo qui transforme l'historique de votre profil en vidéo d'une minute. Comme un reflet de vos activités depuis votre inscription, de la première image de profil, aux statuts les plus populaires ou les photos partagées. Avec une musique de fond douce, un peu planante. Vous avez la possibilité de partager cette vidéo et beaucoup de mes « amis » l'ont fait.

Un malaise m'assaille car j'ai parfois l'impression de visionner une sorte de nécrologie préparée à l'avance. Heureusement quelques petits malins ont détourné le principe. La vidéo de Rob Ford, maire controversé de Toronto (alcoolique, drogué et violent...) contient des photos édifiantes. Photos sans nul doute postées à son insu.

07:58 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, paper, film, 10 ans

09/11/2013

NET ET SANS BAVURE : Les #RorschachDoodle, à devenir fou !

#RorschachDoodle, rorschach, doodle, google, fou, parano, facebook, twitter

« C'est grave docteur ? » Cette interrogation ne cesse de tourner en boucle sur les réseaux sociaux. En cause ? L'écran d'accueil du moteur de recherche Google rend hommage aux 129 ans d'Hermann Rorschach, inventeur du test du même nom.

A cette occasion, une des fameuses taches s'affiche au centre de l'écran et vous êtes invités à décrire ce que vous voyez. Sur Twitter, Facebook ou Google+, après le mot-dièse #RorschachDoodle, les commentaires déferlent. Chacun apporte son interprétation et la partage. Quelques réponses que l'on peut qualifier de « normales » style un visage, un chat, des nains ou, la plus fréquente, des dinosaures jouant au ballon...

Et puis d'autres plus alambiquées, souvent suivies de la fameuse interrogation (docteur ?). Parmi les plus improbables, relevons « deux coqs en train de picorer une tireuse à bière » ou le torride « des porte-jarretelles en froufrou »... Des milliers d'internautes ont donc tenté d'en savoir un peu plus sur leur inconscient. Mais Google ne fournit pas les conclusions. Contrairement à Hermann Rorschach, pas d'explications sur nos déviances ou inaptitudes à la vie en société.

Enfin, certains plaisantins notamment sur Twitter, en ont pondu quelques bonnes tirades. Selon @Konbini, « Le #RorschachDoodle serait un piège de la police de l'Internet afin de coincer les fous et leur en interdire l'accès à vie. »

 

 

 

Le mot de la fin à @Zgabou, particulièrement clairvoyant sur le coup : « Je vois... une productivité dans les bureaux en chute de -55%. »

 

 

 

Chronique "Net et sans bavure" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

14/10/2013

NET ET SANS BAVURE : La prison pour un simple bisou

 

maroc,facebook,turquie,télévision,musulman,islam

Trois adolescents marocains viennent de passer trois jours en prison. Leur crime : le garçon et la fille se sont embrassés sur la bouche devant leur collège et un ami, auteur de la photo, l'a publiée sur leur profil Facebook. Un simple baiser d'amoureux. Comme il s'en donne des millions chaque jour dans le monde entre jeunes de 14 et 15 ans. Un bisou, pas plus. Au Maroc c'est direct la prison et un procès pour « atteinte à la pudeur ». Si le Maroc a la réputation d'être très tolérant, il reste une chape religieuse difficile à briser. Il est interdit de s'embrasser en public dans un pays islamique. Samedi, après un appel relayé Facebook, quelques personnes ont organisé un « kiss-in » à Rabat en soutien aux jeunes accusés. Des couples se sont embrassés devant le Parlement. Mais pas longtemps car des contre-manifestants leur ont jeté des chaises trouvées sur une terrasse...

 

La Turquie aussi a la réputation d'être plus tolérante. Mais il ne faut pas aller trop loin dans le décolleté plongeant. La présentatrice d'une émission de variétés l'a appris à ses dépens. Sa robe noire, échancrée sur le devant, laissait deviner la courbe des seins. Un membre influent du parti au pouvoir a trouvé son attitude extrême car, en plus de dévoiler un brin de peau, elle dansait et souriait. Pas de prison pour Gözde Kansu, mais la porte. Sur le champ. Virée avec pertes et fracas par sa direction. Noëlle Noblecourt, une des premières speakerines françaises, licenciée en 1964 pour avoir dévoilé ses genoux, doit bien rigoler... 

Chronique "Net et sans bavure" parue en dernière page ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

07/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Trop honnête pour être vrai

 

facebook,gorafi,fake,courrier des échos

L'histoire est subtile et à deux niveaux, tout ce que j'aime. Un lien circule énormément en ce moment sur Facebook. Il raconte l'histoire d'Antoine Garrot, un jeune infirmier Rennais de 26 ans. Lassé de ces fausses amitiés sur le réseau social où il faut « liker » pour être bien vu, il décide, dans le cadre d'une expérimentation sociologique selon les termes de l'article, de considérer tous les statuts de ses amis avec un maximum d'honnêteté. Résultat, il perd la moitié d'entre eux en moins d'une journée. Quand son pote Brice s'extasie à propos de vacances en Corse, avec mojito et pêche au gros au programme, Arnaud réplique « T'as jamais été heureux Brice. Pourquoi tu fais semblant sur Facebook. Et puis la pêche au gros c'est pas nécessaire, tu as déjà Lucile, non ? » Brice le prend mal. Et Lucile, n'en parlons pas... On en rêve tous de se lâcher un jour sur Facebook. Antoine l'a fait. Même auprès d'une maman, de celle qui publie sans cesse les photos de son petit prince. Commentaire d'Antoine : « On n'en peut plus de ton gosse. On sait que tu te fais chier dans ta vie, mais c'est pas un site internet qui va combler ton vide existentiel. » Là, je trouve qu'il est allé un peu trop loin. Et d'un seul coup le doute m'assaille . L'article est publié sur un site intitulé Le courrier des Echos. C'est en traduisant sa maxime que je comprends. « Publier en premier, vérifier après ». L'article sur Antoine Garrot, tout comme l'ensemble du site, est un faux, une parodie mode Gorafi. Mais si bien fait qu'il est partagé au premier degré. J'en ris encore.  

Chronique "Net et sans bavure" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

18/09/2013

ÇA BRUISSE SUR LE NET : Lapin meurtrier

 

soutienaulapin, bijoutier, facebook, franquin

#SoutienAuLapin ? Ce mot-dièse ou hashtag caracole en tête des discussions sur Twitter depuis lundi soir. Il a pris la place de #SoutienAuBijoutier. Face à la page Facebook ouverte pour exprimer sa solidarité avec le bijoutier de Nice (plus de 1,6 million de « likes » en quatre jours), un pastiche a vu le jour. Reprenant la typographie et les arguments de l'original, cela devient « Soutien au lapin qui a tué un chasseur » avec en explication : « Soutenons ce lapin qui ne faisait que son travail ». Lancé dimanche, la page SoutienAuLapin, comme celle du bijoutier, célèbre régulièrement sa progression. Première étape « 38 soutiens. Merci ». Rapidement le buzz fonctionne. Lundi soir plus de 130 000 personnes ont cliqué sur le « j'aime » de la meilleure réponse aux dérives extrémistes de certains soutiens au bijoutier. Mercredi à 10 heures, les 250 000 étaient dépassés. Preuve que l'humour peut aussi être politique. Et vous, plutôt bijoutier ou lapin ? Si vous ne savez pas, faites ce petit test. Allez sur chacune des pages, vous verrez combien de vos amis ont fait le choix. Personnellement le lapin l'emporte, 10 à 3.

 

Et à ceux qui pensent que c'est ridicule un lapin qui tue un chasseur, relisez vos classiques comme cette « Idées noires » de Franquin parue en 1977 : grâce à « PANDAN-LAGL : la cartouche de sécurité pour les lapins », un chasseur découvrait la joie de recevoir une volée de chevrotines en pleine tête.


14/06/2013

ÇA BRUISSE SUR LE NET : Réseaux sociaux en pleine mutation

twitter,facebook,pinterest,réseaux sociauxLa concurrence fait rage dans le créneau des réseaux sociaux. Tous cherchent à marquer des points pour conserver des abonnés et si possible en détourner quelques-uns des concurrents. Quitte à ouvertement copier le voisin. Petite révolution chez Facebook avec la possibilité de greffer des hashtags (mots-dièses en français correct) sur ses notes. En toute impunité, la société de Marc Zuckerberg s'approprie le petit plus qui a largement contribué au succès de Twitter... Et a bien l'intention d'aller plus loin car prochainement, une fenêtre reprendra les « trending hashtags », les mots-dièses les plus populaires. Twitter pourrait le considérer  pour un bel hommage à son inventivité si au final, il ne s'agissait pas d'un cas flagrant de contrefaçon. 

Autre signe de la bataille menée en coulisses entre les différents réseaux sociaux, l'annonce par Pinterest du lancement de la version française. « Epingler c'est partager », voilà le nom de code de l'extension française d'un réseau graphique dont plus de 26 millions d'utilisateurs, Américains pour la plupart, grossissent les rangs. 

Dans l'absolu, ce foisonnement de choix risque de compliquer la vie des internautes. A quand l'invention d'un logiciel permettant d'agréger toutes les plateformes ? Une petite fenêtre Twitter, un volet Pinterest, des conversations sur Facebook... Celui ou celle qui met au point le truc pourrait devenir le futur milliardaire du net. 

10/06/2013

Chronique : Snapchat, Path, Social Number ; les nouveaux réseaux sociaux

 

snap chat path,social number,facebook,twitter,jeunes

La nouvelle mode sur internet, notamment chez les jeunes, consiste à tester les nouveaux réseaux sociaux, rejetons de Facebook et Twitter. Ces deux mastodontes souffrent de plus en plus de leur gigantisme.

Côté photo, Snapchat décroche la palme du succès. Cette application pour smartphone permet d'envoyer des photos à  tous ses amis. Différence conséquente : la durée de vie de la photo. Elle « n'existe » que d'une à dix secondes une fois réceptionnée. Un peu comme les messages de Mission impossible, elle s'autodétruit une fois visionnée. L'idée géniale vient de trois étudiants de Stanford. Ils la transforment en application dans le cadre de leur mémoire de fin d'études. Brevet déposé, start-up lancée : l'entreprise pèse aujourd'hui plus de 60 millions de dollars.

Le succès de Snapchat chez les jeunes tient du domaine de la transgression de l'interdit. Grimaçants ou dénudés, filles et garçons osent envoyer le cliché, aucun risque qu'il ne se balade sur le net. Toutes les audaces sont permises avec Snatchat. Et si par malheur un de vos correspondants parvient à faire une capture écran, vous l'apprenez dans la seconde. 

L'autre réseau en pleine expansion s'appelle Path. Très comparable à Facebook, vous ne pourrez cependant jamais y dépasser les 150 « amis »... Avant d'accepter une demande (ou d'en envoyer une) réfléchissez bien.

A l'inverse, Social Number permet le summum de l'anonymat. Chaque profil se réduit à un numéro et la liberté de parole est totale ! Dérives en vue ?

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant

04/06/2013

Chronique : Taratata, tais-toi

 

taratat,france2,nagui,juliette,twitter,facebook

France Télévisions veut faire des économies. Solution retenue : supprimer les émissions dont les audiences sont en berne. Exit « Les mots de minuit » et Taratata. Indifférence totale pour la première, lever de boucliers pour la seconde. Mobilisation éclair sur le net. Une page Facebook et surtout une pétition numérique sur change.org. En quatre jours, déjà 99 000 signatures. Plus que de téléspectateurs diront les mauvaises langues. Car l'émission de Nagui ne fait pas l'unanimité.

Quelques courageux osent émettre des réserves. Comme Juliette, la talentueuse chanteuse toulousaine. Sur son compte Twitter elle avoue son « problème existentiel : vais-je défendre la survie d'une émission qui a toujours refusé de m'inviter depuis 1995 ? »


Son seul passage, c'était à ses débuts, en tant que « révélation ». « Depuis malgré quelques disques d'or et beaucoup de concerts, mon attachée de presse a toujours essuyé des refus. Pas assez en anglais, je suppose... »

Pour beaucoup, le manque d'audience de Taratata est dû à son horaire tardif. Pour quelques uns, c'est aussi une programmation très « branchouille » qui condamne le show. Enfin, comme le remarque ce très caustique twittos : « Je suis vraiment ravi que ma redevance serve à payer les croquettes du chien de Michel Drucker. »


Et du côté de TF1 ils ont tout compris. Ils annoncent « 5 heures de direct pour fêter l'anniversaire de Johnny Hallyday » le 15 juin. D'ici là, Nagui aura peut-être signé sur la Une et paradera à la présentation...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant. 

31/05/2013

Chronique : RIP Léon Vivien sur Facebook

 

léon vivien,polilu,mort,facebook,grande guerre

« Je ne suis plus un homme du vingtième siècle, je suis un soldat de Crécy, un soudard du Moyen Âge, un fantassin sans armure. J'ai peur, Madeleine. Je t'aime. Ils arriv » Léon Vivien, instituteur, a posté son dernier message sur Facebook le 22 mai 1915 à 12 h 20. L'opération du  Musée de la Grande Guerre s'est achevée dans la boue, les larmes, le sang et la violence. Comme la vie de millions de soldats, des deux camps. Plus de 56 000 personnes ont suivi le destin brisé de Léon et la détresse de sa femme, Madeleine, jeune maman d'un petit Aimé qui ne connaîtra jamais son père. Au cours des  mois d'avril et mai 1915, Léon prend conscience de l'horreur de cette boucherie. Après l'enthousiasme de l'entraînement et la naissance de nouvelles camaraderies, la folie des officiers, la rage des ennemis et les conditions de vie en constante détérioration plombent le quotidien des tranchées. La veille de sa mort au combat, Léon, de plus en plus réaliste, raconte comment la troupe est équipée de nouvelles armes : « Des couteaux de boucher ; c'est idéal pour dépecer l'ennemi et ça nous rappelle ce que nous sommes, nous, les biffins : rien de plus que de la viande en uniforme... » En illustration, terminés les sourires de Poilus sûrs de leur force. Les monceaux de cadavres et les champs éventrés par les obus donnent une idée de l'enfer. Et puis il y a le dernier message de Madeleine après le statut inachevé de Léon. « Réponds-moi, je t'en supplie... » Toute la détresse d'une génération sacrifiée. Poignant. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

25/05/2013

Chronique : Deux euros, siouplaît... je me suis fait pirater !

 

facebook,pirate,carte bleue

Se faire pirater son compte Facebook n'arrive pas qu'aux plus célèbres. Les escrocs sont peu regardants quand il s'agit de ponctionner quelques euros, mais en masse. J'en ai fait la triste expérience cette semaine. Heureusement j'ai limité les dégâts car les alertes Facebook ont parfaitement fonctionné. Je reçois à 18 heures, un email me signalant que l'adresse chantal563lola@... vient d'être ajoutée à mon compte Facebook. Et de me prévenir : « Si vous ne l'avez pas fait, veuillez sécuriser votre compte. » Naïf, je me persuade que ce n'est qu'une erreur. Je panique quand, 10 minutes plus tard, Facebook m'annonce que l'adresse litout@... vient d'être retirée de mon compte. Je tente immédiatement de me connecter. Impossible. Mon profil Facebook vient de passer aux mains de l'ennemi. Et Chantal (sans doute un vilain robot russe) ne chôme pas. Elle envoie à une trentaine de mes relations Facebook un message hameçon : « Coucou, comment ça va ? » A ceux qui répondent, elle explique que j'ai un problème de carte bleue. Un paiement de deux euros, « et si tu veux je te rembourse, ok ? ». A ce stade, la plupart de mes amis se doutent de quelque chose et cessent sur le champ le dialogue. Moi je m'active et récupère le contrôle de mon profil. Dans un statut public, j'explique la carambouille et m'excuse platement. Personne ne m'en a voulu. Morale de l'histoire : il faut se méfier des Chantal et mes amis sont formidables.

Chronique "çA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant. 

10/05/2013

Chronique : Ariel Castro à visage découvert, ange ou démon ?

ariel castro, ange, démon, cleveland, facebook, jesus

Comment savoir ? Comment se douter ?

Ariel Castro, principal suspect dans l'affaire des séquestrées de Cleveland, avait une vie en apparence tout à fait normale. Si ses voisins tombent des nues, que dire de ses amis Facebook. Car Ariel Castro s'y est inscrit en février dernier.

Hier sa page était toujours publique. Sa photo est beaucoup moins effrayante que celle diffusée par la police. Petite barbe bien taillée, casquette et sourire, il a 38 amis. Il partage certains statuts comme cette photo, un enfant gratte une immense guitare. Il présente la basse sur laquelle il joue dans des groupes latino-américains. Son dernier message date du 2 mai. « Miracles really do happen, God is good :) » Quatre jours plus tard, le véritable miracle tenait à la libération des trois jeunes femmes captives depuis dix ans dans sa maison.

On ne voit pas l'intérieur de cette maison de l'horreur. Mais il en parle le 1er mai. Il explique avoir entendu un « grondement agréable » dans la rue et être sorti admirer une Harley. Sortir dans la rue, Amanda, Gina et Michelle devaient en rêver nuit et jour durant leur long cauchemar. La trace laissée par Ariel Castro sur Facebook est encore plus troublante quand on découvre qu'il est « ami » avec un musicien portant le même nom qu'une des séquestrées. Sur le mur de celui-ci, des centaines de commentaires. Certains croient qu'il est de la famille de Gina (faux) et d'autres l'interrogent : comment a-t-il pu être ami avec ce « sick freaks », ce monstre malade.

Comment savoir ? Comment se douter ? 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

07/05/2013

Chronique : Amitié et confiance, les deux mamelles de Facebook

facebook, mot de passe, code, amis, confiance

Un milliard de profils Facebook. Et dans le lot un gros contingent de têtes de linotte. Ceux qui oublient leur mot de passe. Beaucoup plus courant qu'on ne le croit. Et récupérer le précieux sésame se révèle un véritable parcours du combattant. Certains d'ailleurs préfèrent recréer une page et repartir de zéro. En créant votre compte Facebook, vous avez dû choisir une question de sécurité et renseigner la réponse. Mais même celle-là, certains l'oublient. Autre possibilité, remplir un long formulaire pour prouver son identité et reprendre la main sur ses informations personnelles. Tout nouveau, Facebook a eu l'idée d'utiliser ce qui fait la force du réseau : l'amitié.

Désormais vous pouvez retrouver votre mot de passe par l'intermédiaire de vos amis. Pour cela vous devez désigner une liste de « contacts de confiance ». Imaginons, vous avez encore une fois oublié ce satané mot de passe, très compliqué sur les conseils de tous les paranos de service (des chiffres, des lettres... et le compte n'est pas bon). Vous envoyez alors un mail ou téléphonez à trois amis de confiance. Ils signalent votre bourde à Facebook et reçoivent trois codes distincts. Ce sont ces trois « clés virtuelles » qui vous permettront de récupérer votre identité.

Mais attention de faire les bons choix. Il est des amis qui parfois ne vous veulent pas que du bien. Ou pire, des connaissances aussi tête en l'air que vous... Et quand tout le monde aura oublié son mot de passe, Facebook se glorifiera de 2 milliards de comptes. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant.

26/04/2013

Chronique : La manif partout et nulle part...

manif partout,mariage pour tous,facebook,smsFrançois Hollande a beau affirmer que la loi est passée, les opposants au mariage pour tous ne lâchent rien. Un regain de mobilisation particulièrement visible sur les réseaux sociaux. C'est sur le net que le mouvement « Un papa + une maman : on ne ment pas aux enfants » a quasiment fait son apparition. Il se poursuit sur Facebook et Twitter ainsi que via les SMS et les emails envoyés quotidiennement aux militants.

Le mariage pour tous s'est transformé en Manif partout, déclinée en page Facebook et compte Twitter. Le principe est simple et rappelle un peu les actions de la Résistance ou des manifestants de Mai 68. « Chaque jour, une action à faire. Nous sommes des milliers à faire cette action au même moment. Donc on en parle partout. »

En théorie seulement. Malgré plus de 10 000 inscrits, les  coups d'éclat de la Manif partout brillent surtout par leur incognito. Il est vrai que ce n'est pas à coup de dessins d'enfants envoyés à l'Elysée, d'appels téléphoniques au rectorat ou de coups de klaxon à midi pile sur l'air de « Taubira, ta loi on n'en veut pas » que les lignes vont bouger. Le mouvement, conservateur par nature, manque cruellement d'imagination. En fait, il manque la folie douce et l'inventivité que l'on retrouve... dans les milieux homosexuels.

Et qui sait, dans quelques années, rongés par le conformisme de l'institution du mariage, les gays et lesbiennes seront eux aussi devenus des couples plan-plan. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

13/04/2013

Chronique : Plongée dans le passé avec un profil Facebook sur la Grande Guerre

 

facebook,guerre,léon vivien,14 18

Les historiens ne vont pas forcément apprécier, mais l'initiative a l'avantage de permettre à un nouveau public de s'intéresser à cette matière. Le Musée de la Grande Guerre, associé à une agence de communication, raconte sur Facebook le quotidien d'un poilu. Léon Vivien, instituteur à Paris, débute son profil en juin 1914 par l'annonce de l'assassinat de François Ferdinand, archiduc d'Autriche. Ensuite son « journal » reprend les informations du quotidien, jusqu'à l'attentat contre Jaurès. On sent une gradation dans les commentaires. La mobilisation, l'attaque des Allemands : au début, il vit la guerre par procuration en recevant des nouvelles d'un ami, Jules. Un jeune médecin rapidement fauché par un éclat d'obus. Le conflit s'avère finalement plus long que prévu. Quelques jours après l'annonce à ses amis de la grossesse de son épouse Madeleine, Léon reçoit son ordre de mobilisation. On s'imprègne alors du quotidien du Poilu en formation, avec la publication de manuels et photos tirées des riches archives du Musée de la Grande Guerre. Et le 10 avril 1915, Léon Vivien annonce son départ pour le front. 

Cette façon de raconter la guerre 14/18 a remporté un immense succès sur le réseau social. En moins d'une semaine, le profil de Léon Vivien a récolté plus de 22 000 « fans ». Même avec 98 ans de décalage, relater la guerre à la première personne et au présent rend toute l'horreur de cette abominable boucherie. L'impact n'en est que plus fort.   

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

01/04/2013

Chronique : Les faux poissons d'internet

 

poisson d'avril,insolite,détecteur de drogue,facebook,bombe corse

La tradition des poissons d'avril dans les journaux a du plomb dans l'aile. Pas par manque d'imagination des journalistes, mais à cause d'internet et de la recrudescence d'informations insolites. Pour preuve, la semaine dernière trois anecdotes auraient aisément pu faire d'acceptables poissons... si elles n'avaient pas été authentiques. 

Un escroc anglais vend de faux détecteurs de drogue à des policiers belges. Le vendeur peu scrupuleux achète des détecteurs de balles de golf (13 euros l'unité) et explique qu'ils peuvent également repérer drogue, explosifs et même cadavres... Il se montre tellement convaincant dans sa démonstration qu'il parvient à les écouler 25000 euros pièce. Tout le monde pourrait croire à un poisson en raison de la nationalité des grugés. Et pourtant...

Un juge canadien condamne une adolescente. La sanction : interdiction d'aller sur Facebook durant une année. A 12 ans, elle a proféré des menaces contre deux de ses camarades sur son mur Facebook. Elle affirmait vouloir les étrangler... Il t a des relents de poisson car interdire à une ado d'aller sur Facebook, durant une année en plus, paraît complètement impossible à moins de l'exiler au pôle Nord...

La sous-préfecture de Draguignan est évacuée après une alerte à la bombe. Dans le colis on ne retrouve que des saucissons. Pas crédible dès qu'on précise que la charcuterie est... corse.

Alors merci le web de nous faire vivre dans l'ambiance du 1er avril 365 jours par an !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce lundi 1er avril. 


01/03/2013

Chronique : Dépression Nord-Sud sur fond de World of Warcraft

 

suicide, facebook, nord, sud, nice, world of warcraft

Encore une histoire de suicide annoncé sur Facebook. Mais pour une fois, elle se termine bien. Mario, Niçois, joue en ligne et très régulièrement avec Bruno et Gaëtan, nordistes, à World of Warcraft. Si 1000 kilomètres les séparent, le jeu les rapproche. Au point qu'ils deviennent amis. Et quand Mario, 24 ans, en pleine dépression, veut se confier, il se tourne vers les deux ados de 15 et 17 ans. Et leur annonce son intention d'en finir. Les jeunes Chtis préviennent leur mère qui alerte la police niçoise. Il faudra qu'un policier spécialisé en informatique exploite l'adresse IP de Mario pour le localiser et le sauve alors qu'il venait de s'ouvrir les veines. Un beau fait divers raconté à deux voix sur leurs sites par La Voix du Nord d'un côté et Nice-Matin de l'autre.

L'avantage des happy end, c'est que le chroniqueur peut se permettre un peu de mauvais esprit. Comment croire dans ce récit que c'est le Niçois qui déprime et tente de se suicider ? Le Sud, sa douceur de vivre, son soleil, ses températures clémentes sont quand même plus attrayants que le ciel gris et plombé du Nord ! Autre anomalie : ils se sont connus en jouant à World of Warcraft. Ce jeu en ligne, très addictif, se déroule dans un monde virtuel peuplé de monstres et autres orques. Tuer du troll, même virtuel, ne rend pas plus gentil. D'ailleurs, en août 2011, la principale chaîne de magasins de Norvège a décidé de ne plus le vendre car c'était la distraction favorite... d'Anders Behring Breivik, le sinistre auteur d'une double attaque meurtrière faisant 77 morts et 151 blessés. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue de vendredi en dernière page de l'Indépenant. 

27/01/2013

Chronique : petite amie au kilo en vente sur Facebook

facebook, copine, fake

Un sentiment de solitude vous étreint ? Sur Facebook, votre statut de « célibataire » vous mine ? Pas de problème, achetez-vous une fausse petite amie. Oui, ça aussi c'est possible sur internet. Il n'y a que les idiots pour croire que ce qui est sur les réseaux sociaux est la stricte vérité. La grande majorité des utilisateurs enjolivent leur vie. Plusieurs sociétés ont découvert ce nouveau marché et s'engouffrent dans la brèche. Pour quelques dollars payés à une société brésilienne vous serez « en couple » avec une jolie fille tout ce qu'il y a de plus virtuel. Elle vous fera passer des petits mots doux sur votre mur, likera vos statuts. Il y a même l'option photo à deux (truquée, il va de soi), mais c'est un peu plus cher. Les sociétés vous proposent même des scénarios de rencontre. Vous partez en voyage (totalement virtuel lui aussi), rencontrez la belle autochtone qui succombe à votre charme. Avantage : la distance vous dispense de la présenter physiquement à vos amis. Enfin si vous en avez...

Parfois on peut douter de la santé mentale des hommes (le service ne propose que des girlfriends) prêts à payer pour s'afficher avec une femme. Qui cherchent-ils à tromper ? Leur entourage ou eux ? Après il y a aussi les tordus, les amateurs de billards à double bande. Vous n'osez pas rompre directement avec votre petite amie. En prenant une maîtresse virtuelle sur Facebook, vous lui donnez une occasion de prendre l'initiative. Rassurez votre maman, désespérée de ne pas avoir de petits-enfants à choyer.

Achetez de la copine au kilo sur Facebook, c'est pas cher, c'est du vent !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant

09:34 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, copine, fake

23/01/2013

Chronique : Une place Joe Strummer à Grenade en Espagne

clash, joe strummer, grenade, spanish bombs, place, facebook

Ça pétitionne à tour de bras sur Facebook. Et souvent avec efficacité. Pour preuve la municipalité de Grenade en Espagne a accepté de baptiser une place de la ville du nom de Joe Strummer, leader emblématique des Clash. Une initiative d'Ideal, un journal local, relayée par un profil Facebook. Avec plusieurs milliers de signatures en soutien, le principe de donner le nom du chanteur de « London Calling » à un lieu près de l'Alhambra est acté en conseil municipal. La semaine dernière, la « Plaza Joe Strummer » est officiellement inaugurée, « un espace terreux bordé de deux rangées de pins luxuriants. On peut s’y asseoir pour contempler la majestueuse Sierra Nevada » explique Ideal. 

Pas sûr que cet éternel rebelle ait apprécié le geste. Les Clash n'ont jamais été dans le consensus. Une aversion à toute forme d'autorité qui ferait passer aujourd'hui Pete Doherty pour un agneau et renvoie Manu Chao sur l'échiquier politique vers le Modem de François Bayrou. Excessif, visionnaire et révolutionnaire, Joe Strummer incarne tout un pan de cette génération des années 80-90 rejetant en masse le moule dans lequel la société de consommation veut la fondre. 

L'hommage de Grenade est cependant logique car dans « Spanish Bombs », un des titres de « London Calling » élu meilleur album rock de tous les temps,  Joe Strummer parle du bombardement de la ville durant la guerre d'Espagne et de la mort de Federico Garcia Lorca. Ce poète a hanté le chanteur punk. Ils se retrouvent, pour l'éternité, dans cette Andalousie brûlante.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

10/01/2013

Chronique : invasion de :poop: sur les murs Facebook

poop, étron, emoticone, facebook

Amis du bon goût, bonjour. Et passez votre chemin. Cette chronique n'est pas pour vous. Les caganers de Catalogne Sud n'ont pas le monopole de l'excrément rieur. Grâce à un collègue farceur, j'ai découvert tout le charme du poop (prononcez « poupe »). « Sur une zone commentaire, notamment sur Facebook, tu tapes :poop: Tu verras, c'est marrant ! » Inconscient, je me lance. Mais de nature un peu méfiante quand même (le sourire ironique du collègue laisse deviner une fourberie), je choisis le mur d'un ami de confiance. J'écris le mot magique, je valide et mon :poop: se transforme en un ravissant... étron. Très marrant ! Certes un peu embarrassant, mais marrant. Si j'étais meilleur en anglais j'aurais su que poop a la même signification que shit ou crap. Par chance, ma victime est un fan inconditionnel des pétomanes, autre façon de transgresser son stade anal. 

Sachez-le, badigeonner le mur virtuel de quelqu'un avec des excréments tout aussi factices s'exécute avec une facilité déconcertante.  Reste à savoir quel programmateur dérangé a réussi l'exploit d'associer cette suite de six caractères à l'image d'un étron ? 

Et pour les perfectionnistes, il existe même des sites pour récupérer des « emoticons » plus élaborés. Dans la catégorie « pooping » vous trouverez des fèces fumantes, des oiseaux atteints d'entérite aiguë, un plombier arrosé ou un smiley marchant dans une crotte : il y en a pour tous les (mauvais) goûts. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mercredi en dernière page de l'Indépendant.

08:02 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poop, étron, emoticone, facebook