11/02/2013

Chronique : Concours de philosophie à deux balles sur Twitter

Les réseaux sociaux, un peu comme l'alcool, font tomber toutes les inhibitions. Il suffit d'un compte et de plus de 20 abonnés pour se croire autorisé à diffuser sa pensée comme le Messie sa parole ou le pilier de bar ses brèves de comptoir. La philosophie en 140 signes, voilà la nouvelle mode sur Twitter. Les amateurs d'humour n'y perdent rien au change, même si les auteurs, eux, prennent leurs « pensées » très au sérieux. 

Parmi les hashtags populaires ce dimanche, deux ouvrent des boulevards aux théoriciens de pacotille. L'idée est de débuter une phrase, à vous de lui donner tout son sens en l'achevant. « La vie serait moins pénible si... » semble l'exemple type. « … quand tu aimes vraiment quelqu'un, cet amour est automatiquement réciproque » espère un certain @Sunshine13300 à l'inexpérience criante. Moins profonds et plus prosaïques les espoirs de Sandra « … on pouvait se lever tous les jours a 13h » ou de Calvin « … j'aurais pas de français a faire. » (mais dans son cas, on peut douter de la pertinence !) 

Ce jeu sur Twitter mise beaucoup sur le « je ». Ils sont nombreux à se dévoiler en prolongeant le hashtag « #MoiJeVeuxEtre ». Chachou, très égocentrique, espère être « morte juste un ou deux jours pour voir qui pleurerait pour moi. » D'autres se voient « éternelle », « un bon père », ou « amoureuse ». Un conseil aux philosophes à deux balles, achetez « Pensées étranglées » de Cioran (Collection Folio 2€). D'une autre portée intellectuelle et pile poil dans votre budget. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

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01/02/2013

Chronique : la retraite dorée d'un certain David Beckham

 

Vous êtes saturé de mariage pour tous et de guerre au Mali ? Rassurez-vous, une autre information brûlante a détrôné hier, en quelques minutes, ces sujets : David Beckham signe au PSG ! (photo AFP) Et ne me dites pas que ce n'est pas important ! Sur internet, de Twitter à Facebook, il n'y en a que pour le bad boy et sa Posh chérie. Réflexions sanglantes, comme si toute la toile est devenue marseillaise. Les plaisanteries fusent de toutes parts sur « la précarité des footballeurs, un CDD de six mois c'est peu » ou la création d'une nouvelle « maison de retraite de luxe : le PSG ».

Quelques-uns saluent le gros coup de com' du Qatar, mais beaucoup préfèrent dénigrer, jouer du sarcasme (et nous faire rire au passage). Sur la page Facebook de l'Indep, Chris Tophe fait remarquer que Beckham a « besoin de cannes anglaises pour se déplacer, mais à part ça... ». Très méchante, cette réflexion de @lapuss sur Twitter « Avec une femme désagréable et prétentieuse, il était temps qu'il signe à Paris en fait. »

 

Même les célébrités dénigrent cette signature. Jean-Michel Apathie, éditorialiste politique, ose « Beckham qui court maintenant moins vite que moi va signer au PSG. Ah ça, les Qatari, ils ne savent pas comment le dépenser leur argent. »

 

Toujours dans la veine « troisième âge », @LaMortLaVraie signale que le PSG devient un « exemple à suivre pour les entreprises qui n'embauchent pas de seniors. »

 

A ce rythme, Codorniou va revenir au Racing et Lièvremont à l'USAP...

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28/01/2013

Chronique : Frère Jacques by 1D

 

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Chaque dimanche en fin d'après-midi, des milliers de Français se connectent sur internet et tentent de rattraper un week-end d'informations. Sur Twitter, les tendances sont affichées en fonction des hashtags les plus célèbres. Très pratique, on pourrait le définir comme un résumé des centres d'intérêts de nos compatriotes. Hier on gazouillait beaucoup autour de François Gabart, du Vendée Globe ou de la manifestation en faveur du mariage pour tous. Mais il étaient loin derrière « Frère Jacques » qui a pris la tête de la course dès samedi soir. Mais qui se cache donc derrière le fameux frère Jacques ? Un religieux favorable au mariage pour tous ? Le futur pape ? Ce n'est quand même pas la comptine chantée aux enfants depuis des siècles ? Eh bien si ! Frères Jacques a fait le buzz. Ou plus exactement,  ses interprètes ont réveillé le refrain dans la mémoire collective. Samedi soir, lors de la remise des NRJ Music Awards, émission diffusée sur TF1 et présentée par Nikos Aliagas, le boys band « One Direction » (OneD ou 1D pour les fans, photo AFP), a chanté en français durant 10 secondes les quatre vers de Frère Jacques. Ce clin d'œil spontané a suffi pour déclencher l'hystérie de leurs admirateurs francophones... 


Avec un bémol cependant : les fans de Justin Bieber (autre phénomène marketing de la variété internationale) ont signalé que leur idole a déjà chanté Frère Jacques. Et comme par hasard c'était déjà sur NRJ, dans une émission du même Nikos Aliagas, un professionnel de la spontanéité...


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26/01/2013

Chronique : Mot-dièse et gazouillis

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Dans cette chronique sur les aléas du monde virtuel, j'utilise parfois des mots incompréhensibles pour les non-avertis. Dès qu'il est question de Twitter, le problème du hashtag se pose. Hashtag qu'es aquo ? A plusieurs reprises, dans un souci de clarification, je me suis rabattu sur le terme de mot-clé. Mais les initiés sont accro au hashtag (d'ailleurs il y a hash dans hashtag...)

Le gouvernement français, face à l'urgence de la situation et l'importance du sujet, décide de légiférer sans même passer par la case parlement ou référendum. Dans le Journal officiel de mercredi, page 1515, à la rubrique « Vocabulaire des télécommunications et de l'informatique », il est recommandé d'utiliser « mot-dièse » à la place de « hashtag ». Dans sa grande bonté, le législateur en précise même le pluriel (mots-dièse) et en donne la définition exacte : « Suite signifiante de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signale un sujet d'intérêt et est insérée dans un message par son rédacteur afin d'en faciliter le repérage. » Exit le hashtag, bienvenue au mot-dièse. Enfin, ça c'est dans le monde parfait des bureaucrates qui ressemble parfois à celui des Bisounours.

Les utilisateurs de Twitter ont  vite rangé l'idée aux oubliettes. Mot-dièse est un néologisme mort-né. Même certaines des plus belles trouvailles n'arrivent pas à s'imposer en français. Pour preuve, pourquoi toujours utiliser le mot  « tweet » alors que « gazouillis », en référence à l'oiseau bleu symbolisant ce réseau social, est tellement plus joli ? 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant.

21/01/2013

Chronique : De la neige sur tous les écrans

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Exploit du jour : trouver une photo sans neige sur les réseaux sociaux ! Tous, du nord au sud, ont partagé sur Twitter, Facebook ou Instagram les quelques flocons tombés ce week-end en ville ou dans la campagne.

Incroyable comme un phénomène météorologique vieux comme le monde peut encore provoquer enthousiasme et émerveillement. Sarcasme aussi car il y a toujours des aigris pour dénigrer les joies simples. Sur Twitter par exemple, ils sont nombreux à donner la hauteur dans leur rue ou photographier leur bonhomme de neige, mais plus encore envoient des messages pour se plaindre du fait que tout le monde parle de la neige... 

Après, c'est un sujet de plaisanterie comme un autre. ‏@Dedodante prévient : « À tous ceux qui s'éclatent en mangeant des flocons de neige j'espère que dieu existe et qu'il se marre en vous voyant bouffer ses pellicules. »


On a échappé au pire pour ‏@bengallerey : « On a de la chance que les flocons n'aient pas une petite tête de chaton mignon, l'Internet n'aurait pas tenu le choc. »


Mais pourquoi une telle avalanche (blague à deux balles) de photos de neige ? Un certain Laurent tient l'explication : « La neige est beaucoup plus photogénique que la pluie qui a toujours été incapable de poser correctement. » 


Hier la neige était en vedette. Aujourd'hui elle sera oubliée. La boue va lui voler le premier rôle. Même si annoncer sur internet que l'on patauge dans la gadoue est beaucoup moins enchanteur. 

 

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17/01/2013

Chronique : « Vas-y le Préfé ! »

 

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Il neige en Moselle. Les routes sont glissantes. La préfecture ouvre une cellule de crise et analyse la situation. Le service de communication annonce sur Twitter qu'il n'est pas nécessaire de « prendre un arrêté d'interdiction de circulation des transports scolaires. » Une décision qui n'est pas du goût des jeunes Twittos mosellans. Ils apostrophent vertement le compte @PrefetMoselle. Qui répond calmement, avec pédagogie. Des conversations au-delà du surréalisme, à mourir de rire si l'on maîtrise un minimum l'orthographe et la politesse (deux denrées en voie de disparition dans ce département de l'Est de la France). Un Tumblr a rassemblé les meilleures sorties dont voici un florilège (et encore toutes mes excuses pour le langage « fleuri » de certains). @YoungMuiaBaby menace « T'as vue comme y neige negro ! Tu me met un arrêté illico ou j'crame la préfecture ! » Un certain @BadDreeam est tout aussi direct : « Vazy fou un arret préfectoral juska vendredi 00h fait pas ta lopsa. » @NicoWayne3 invective « Oh met un arreter prefectoral ou jte nike ta mere ! » Réponse policée de la préfecture avec un sublime et culte « Etes-vous sûr d'utiliser le ton adéquat ? » Mais Nico est susceptible : « Tu veux pas que je te baise les pieds non ? »

 

Sur Twitter, la patience du communicant de la préfecture de Moselle a été louée. D'autres se sont étonnés : « Je ne savais pas qu'on pouvait écrire autant de fautes d'orthographe en 140 signes. » Logique pourtant. Ce n'est pas pour rien qu'ils ne veulent pas aller en cours... 

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12/01/2013

Chronique : Twitter, roi de la blague pourrie

humour, blague, twitterAu concours des blagues les plus pourries, Twitter est imbattable. Il paraît que les humoristes y puisent parfois des idées. Pourtant se distinguent  souvent par leur niveau dramatiquement bas. La faute peut-être à la longueur. 140 signes, pas énorme pour planter une situation et amener la chute. Voilà un petit florilège trouvé hier sur le micro-réseau social.  

Gontran Main fait dans le jeu de mot : « William Lemeyrgie est notre avenir. Économisons-le. » Dans le même genre, cette devinette de H. Patrice : « Quel est le sport préféré des racailles ? Tous les sports hippiques. Hippique ta voiture, hippique ton vélo, hippique ta mobylette... » 

Certaines sont abandonnées avant même d'avoir existé comme cette constatation de Diane Saint-Réquier ‏: « Je me tâtais à faire une blague à base de Kurde Cobain, mais en fait c'est pas drôle. »  Plus compliqué, arriver à faire sourire avec des considérations très personnelles comme Janine, auteur de BD : « Petit déjeuner : brioche. Déjeuner : brioche. Forme et consistance de mon corps : brioche ». Il arrive même que certains fassent des propositions de titres pour la presse. Jean-Daniel Flaysakier, médecin, propose : « Pilule de 3e génération : coup de frein sur les plaquettes »,  précisant qu'il s'agit d'une « titraille nulle et libre de droits »...

Le dernier mot revient à Hugues Serraf : « Sur Twitter, quand tu fais une vanne en 140 signes, il faut que tu l'expliques en 280. »

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07/01/2013

Chronique : La révolution des audiences télé passe par Twitter

 

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Enterrées les audiences télé de Médiamétrie et les parts de marché sur les ménagères de moins de 50 ans. Le succès d'un programme est désormais tributaire de la célébrité de son hashtag (mot-clé) sur Twitter. Le réseau social se révèle chaque jour plus populaire et pratique pour commenter les émissions en direct. Le site Devantlatélé.com utilise et analyse en live cette interactivité. A la fin de la journée, il publie les dix émissions auxquelles les abonnés de Twitter ont réagi le plus. Et le classement est rarement le même que celui de Médiamétrie. Samedi par exemple, la chaîne Gulli fait longtemps la course en tête. Avec 16730 tweets, l'émission de Laurent Ruquier sur France 2 l'emporte de peu face au programme diffusé par la chaîne jeunesse de la TNT. Gulli a fait le bon choix avec un docu-réalité sur les coulisses de la tournée de Justin Bieber...

La télé-réalité reste une valeur sûre des audiences, sur Twitter aussi. Koh-Lanta le vendredi, Star Academy le jeudi, Nouvelle Star le mardi : les « petites » chaînes montent en grade dès qu'il s'agit de donner son avis sur la dernière trahison dans le camp des rouges, les fausses notes d'un candidat ou la colère surjouée d'un « prof ».

Ce mariage entre réseau social et télévision ne peut que progresser. D'autant que le CSA, depuis la semaine dernière, autorise les chaînes à citer les marques Twitter et Facebook à l'antenne. Il l'interdisait auparavant car le considérait comme de la... publicité clandestine. 

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05/01/2013

Chronique : Tweeter en travaillant

quick.jpg

Décrire la réalité de son travail, si on est doté d'un bon sens critique, peut rapidement vous conduire à la case chômage. Embauché en CDI dans un restaurant Quick du sud de la France, un abonné à Twitter fait un récit détaillé de ses conditions de travail.

Début novembre, il ouvre le compte @EquipierQuick et publie quotidiennement plusieurs messages. Rapidement il fait découvrir les coulisses d'un fast-food. Hygiène défaillante : « Une sauce a passé la nuit hors du frigo... J'ai eu l'ordre de la mettre en place pour le rush du midi ».

Harcèlement de la part d'une manager : « Ça y est on est sous pression avec cette manager qui se croit tout permis... » « Juste avant de partir j'ai eu le droit à des moqueries de la manager... "mais on dirait que t'es une meuf !"... »

Le compte, très vivant, loin d'être seulement une tribune revendicative (il raconte aussi les pauses sympa, la bonne humeur du matin...), est suivi par plusieurs milliers de personnes. Mais ce type de grosse entreprise supporte mal de ne pas maîtriser sa communication à la virgule près. L'employé caché derrière @EquipierQuick, identifié par le siège, est suspendu fin novembre, avec émoluments, mais sans explication.

Jeudi, la société de restauration annonce sur son site son intention de le poursuivre pour diffamation... Pourquoi cette affaire prend-elle une telle ampleur ? Peut-être parce que le restaurant décrit est celui d'Avignon, déjà sous le feu des projecteurs après la mort d'un de ses clients intoxiqué en janvier 2011.  

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31/12/2012

Chronique : 2012, l'année des Twitteuses !

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2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 4/6.

Twitter a ses stars. Et en 2012, elles étaient surtout féminines. De Valérie Trierweiler à Audrey Pulvar en passant par Nadine Morano, elles ont parfaitement maîtrisé le réseau social pour faire parler d'elles. Pas toujours en bien, mais le résultat est le même.

François Hollande à peine élu, la nouvelle première dame de France réussit l'exploit de faire oublier « Carlita » en un seul tweet. Alors que les législatives s'annoncent plus serrées que prévu pour le PS, elle lance un pavé dans la mare en soutenant Olivier Falorni, le dissident de La Rochelle opposé à Ségolène Royal. Exit le débat politique, la guerre entre l'ex et la nouvelle éclipse tout débat de fond. Depuis @Valtrier a fermé son compte, puis en a rouvert un nouveau, beaucoup moins personnel, plus politiquement correct...

twitter, morano, pulvar, valtrierAndrey Pulvar aussi fait beaucoup jaser les twittos. Journaliste reconnue et compétente, elle change de statut en devenant la compagne d'Arnaud Montebourg. Là aussi, un certain voyeurisme est à l'origine de son succès. Femme de ministre, elle doit mettre un bémol dans ses interventions. Et c'est sur Twitter qu'elle annonce sa séparation. Qui dit que la gauche ne peut pas faire dans la peopolitique ?

twitter, morano, pulvar, valtrierMais la reine de Twitter reste et restera pour toujours Nadine Morano. Un délice pour les observateurs amateurs de second degré involontaire. Nadine, surtout, ne change rien !  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue vendredi en dernière page de l'Indépendant.

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12/11/2012

Chronique : Danse avec le ballon

Gros match samedi soir à la télévision. Je ne parle pas de la prestation du XV de France mais de la confrontation des téléspectateurs de TF1 et France 2 par Twitter interposé. Depuis la reprise de « Danse avec les stars », la Une cartonne en audience et en réactions à chaud sur le réseau social. Problème ce week-end, les danseurs se retrouvent face au match France Australie. Direct, suspense et émotion : les trois ingrédients du succès sont réunis.

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterDépart en fanfare sur la Deux. Nyanga, le retour du « banni », pleure à chaudes larmes durant la Marseillaise. « Les larmes de Nyanga. Ah, on a pas eu celles d'Evra ou de Francky, hein. » relève sardoniquement Quentin Vinet. Question lacrymogène, TF1 n'est pas en reste. Gérard Vivès, un des candidats, s'y colle. Pas convaincant pour  Jesson : « Je suis peut-être cruel mais les larmes de crocodiles de Gérard Vivès ne me touchent absolument pas. »

shy'm, seins, nyanga, larmes, TF1, France 2, Rugby, danse avec les stars, twitterGrâce à Twitter, on peut zapper au bon moment. Quand tout le monde fait une réflexion sur les seins de Shy'm (membre du jury), l'audience doit monter en flèche... « Fofaaaaanaaa ! » hurlent des dizaines de twittos. Un essai ? Oui, et un beau. La veste de Chris Marques est le sujet de plaisanterie numéro 1 sur TF1, alors que sur France 2, pour une fois, le retour de Michalak ne fait pas rire.

Et quand tout se brouille à  force de passer d'un canal à l'autre, un tweet de Jéromeuh résume le malaise : « Lorie s'est trompée de chaîne, elle devrait jouer au rugby sur la 2 ». Pas gentil, mais pas faux. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

08/11/2012

Chronique : Ma nuit américaine

barack obama, romney, USA, élections, twitter, facebook« Four more years » et une photo de Barack Obama enlaçant tendrement sa femme Michelle. Une image et ces trois mots, tweetés et publiés sur Facebook par l'équipe de campagne du candidat démocrate à 5 h 16, mercredi matin, mettent fin à une « nuit américaine » palpitante. « Quatre années de plus » au poste de président des USA. Le message prend presque de court les instituts de sondage. Immédiatement, des milliers de personnes propagent la nouvelle, phénomène de bouche à oreille virtuel sans précédent. Plus de 600 000 « retweets », 2,8 millions de « j'aime » sur Facebook à 14 heures, le « chouchou » des réseaux sociaux enfonce le clou. 

Durant cette nuit, le civisme  des électeurs américains s'étale au grand jour. Les messages annonçant « #Ivoted » sur Twitter déferlent au rythme de 2000 par minute. Une élection suivie aussi sur une carte interactive de Facebook. Chaque abonné peut signaler son passage dans l'isoloir. Près de 10 millions de personnes jouent le jeu, surtout des femmes et des jeunes. 

Les réseaux sociaux permettent aussi aux peoples de réagir instantanément. Joie pour Lady Gaga et son équipe après un concert.


Grosse fiesta chez Eva Longoria et un petit mot en français pour le rappeur Jay-Z : « Encore ». On attend toujours la réaction de Clint Eastwood. Les mauvaises langues prétendent qu'il demande conseil à une chaise vide...


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.


 

Pour les archives, la Chronique parue mercredi matin en dernière page de l'Indépendant. Ecrite la veille, sans connaître le résultat de l'élection...

Une mite dans la baraque

 

Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine. Du moins, sur les réseaux sociaux. Parce que dans la vraie vie, celle où les citoyens votent (vieille invention d'un pays en perdition : la Grèce), à l'heure où sont imprimées ces lignes, le résultat est indécis. Reste les réseaux sociaux, boule de cristal moderne. Nombre d'abonnés sur Twitter, partages de ses messages, « like » sur Facebook : partout Barack casse la baraque (je me permets ce jeu de mot usé jusqu'à la corde car en cas de défaite, c'est ma dernière occasion de le placer...). Logique finalement car Romney, avec son image de chef de famille mormon, n'a rien du geek à la page. Il ferait plutôt penser à un costume sentant la naphtaline pour effrayer les mites, Romney (celui-là, il est carrément tiré par les cheveux, mais là aussi, s'il perd, difficile de le replacer...) De cette campagne électorale, vu du net, on ne retiendra que quelques images reprises à l'envi. Clint Eastwood, soutien du candidat républicain, dialoguant avec une chaise vide, Obama étrangement absent dans le premier débat, brillant dans le second avec sa tirade sur les baïonnettes. La palme revient quand même à Romney quand il s'est « attaqué » à Big Bird, un héros de Sesame Street, l'émission pour la jeunesse. Non il n'a pas la phobie des bêtes à plumes, il veut simplement réduire les crédits de la télévision publique. Et du coup toute la campagne se trouve résumée en une phrase : « Obama a tué Ben Laden, Romney va s'occuper de Big Bird ».

07/11/2012

[Chronique] Materrazzi contre Zidane : provocation, acte 2

materazzi.jpg

Quand on a la provocation dans le sang, difficile d'aller contre ce penchant. Tel un second « coup de boule », une photo de Marco Materrazzi postée sur son compte Twitter dimanche soir, a ranimé une vieille querelle.

Materrazzi, obscur footballeur italien, passe de l'ombre à la lumière un soir de 2006. Finale du Mondial, il s'approche de Zidane, déjà passablement énervé, et lui dit du mal de sa sœur. Zizou pète les plombs et lui assène un coup de tête dans le poitrail. Materrazzi, qui n'a pourtant pas fait l'Actor's Studio, en rajoute des tonnes. Suffisamment pour que l'arbitre expulse le n° 10 français. Ce légendaire coup de boule inspire un artiste, Adel Abdessemed, qui l'immortalise dans une statue géante installée temporairement devant le centre Beaubourg. Materrazzi, de passage en France, prend la pose devant l’œuvre d'art. Comme s'il était fier de ce fait de guerre.

Sur Twitter, le cliché est repris des milliers de fois et lance une nouvelle polémique: certains y voient un hommage tardif. Mais la majorité ne croit qu'à une seconde provocation. Hier, Zizou, grand seigneur, s'est abstenu de réagir.

PS : Pour mémoire, le fameux coup de boule...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'indépendant.

28/10/2012

Chronique : Littérature minimaliste

Twitter s'avère le réseau social le plus littéraire. On  y trouve de nombreux auteurs adeptes de cet échange en direct avec les lecteurs. Les maisons d'éditions twittent également et nombre d'écrivains en autoédition profitent  du réseau pour se faire connaître.

La nouvelle mode : faire de la littérature en 140 signes. Raconter une histoire en un tweet. Le challenge est ardu  mais ce minimalisme n'est finalement pas aussi précurseur qu'on pourrait le croire. Un article du monde.fr fait l'historique d'un genre en plein renouveau.  Hemingway par exemple s'illustre dans la flash fiction. La plus connue : « A vendre : chaussures de bébé, jamais portées. » En France, Félix Fénéon, journaliste au Matin au début du XXe siècle, tient une rubrique intitulée « Nouvelles en trois lignes ». Ses faits divers deviennent de véritables bijoux.

Plus récemment, Pierre Desproges débute sa carrière en réécrivant des brèves authentiques et insolites pour un quotidien qui ne se doute pas qu'il s'agissait des premières lignes du plus grand humoriste français du siècle dernier. 

Twitter a compris tout l'intérêt de cette bouillonnante création. Pour preuve le lancement fin novembre, sur la plate-forme,  du premier festival de la fiction. Proposez vos idées par l'intermédiaire du blog de Twitter et si vous êtes retenu, vous serez mis en avant durant la période du festival, à partir du 28 novembre et durant 5 jours. Car écrire court reste la meilleure garantie d'être lu. Mais stop, là, je suis trop long... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

16/10/2012

Chronique : Week-end nauséeux entre Baumgartner et le hashtag de la honte

 

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Sensations fortes assurées le week-end dernier. Dimanche, enfin, l'Autrichien inconscient a sauté. Après quelques faux départs (lire chronique du 11 octobre) Félix Baumgartner a battu des records (altitude et vitesse en chute libre). Le tout diffusé en direct sur la plate-forme dédiée et des milliers d'autres sites, dont celui de l'Indépendant. Le problème pour le grand froussard que je suis, c'est que les images étaient d'une qualité telle que je me suis surpris à avoir le vertige. Et quand je l'ai vu chuter en tourbillonnant sur lui-même, j'étais limite nausée. Quelques heures plus tard, les images embarquées, encore plus impressionnantes, renforçaient le malaise. Un exploit, d'accord, mais un exploit de malade ! 

Enfin, pour être honnête, la nausée, la vraie, celle qui vous fait rendre tripes et boyaux, m'est venue en découvrant sur Twitter le phénomène du week-end : le mot-clé ou hashtag #unbonjuif. Sous couvert d'humour (tendance Dieudonné), des petits rigolos (selon eux), de sinistres racistes (en fait), ont multiplié les blagues de très mauvais goût. A côté, la sortie de Le Pen sur Michel Durafour fait songer aux Teletubbies.

Vous ne lirez pas d'exemple dans cette chronique, ce serait trop d'honneur pour ces tristes individus. Et j'avoue que le fait même d'en parler me fait culpabiliser. Je crois dénoncer, mais ne suis-je pas complice en m'indignant ? Informer n'est pas cautionner, mais dans le cas présent la frontière me semble très ténue car jamais internet n'aura autant servi de déversoir à une haine antisémite primaire.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

04/10/2012

Chronique : Les geonpis sont vénères

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Internet sert de caisse de résonance depuis quelques jours à ce qui ressemble fort à une révolte patronale française. En cause le projet de loi de finances 2013. Il taxera lourdement le capital des entreprises, notamment celles du net (prélèvement de 60 % des plus-values de cession des entreprises). Ce « mouvement de défense des entrepreneurs français » a ironiquement pris pour nom « les Pigeons ».

Sur leur page Facebook, un pigeon en colère proclame « We are pigeons », slogan directement inspiré du révolutionnaire « We are legion » des hackers d'Anonymous. Sur Twitter, cela donne le mot-clé #geonpi parce que les patrons savent aussi parler verlan sur la toile. En moins d'une semaine, le phénomène a littéralement explosé : 43 000 fans sur Facebook ce jeudi. Un chiffre en constante progression car dans ces « pigeons » se trouvent également l'armada d'auto-entrepreneurs dont les charges sociales vont fortement augmenter.

Les « geonpis » se démènent sur internet. Anonymes, non affiliés à un syndicat ou un parti politique, ils multiplient les initiatives, relancent les rédactions et sont de plus en plus cités par les spécialistes économiques.

On est quand même encore loin d'une révolte populaire. La parfaite maîtrise de la forme, comme une campagne publicitaire millimétrée, incite davantage à penser aux efforts d'un lobby de nantis qui refuse de céder la moindre part de son gros gâteau numérique.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

03/10/2012

Chronique : Patrick Montel, voyant sportif

Sur Twitter, question tête de turc, pas de jaloux, c'est chacun son tour. Il y a quelques mois, Nelson Monfort était raillé pour une histoire de cassettes vidéo jetées aux ordures. Aujourd'hui, c'est Patrick Montel (le propriétaire des cassettes) qui se trouve la risée de la toile.

Le match de handball présumé truqué, Patrick Montel était au courant. Sur son blog (déjà sollicité pour dénoncer le scandale des cassettes...) il publie le 26 septembre un billet rédigé... le 17 mai. Il y raconte comment « un colosse, joueur cadre de l'équipe de Montpellier de handball » et sa compagne, une « blonde au physique de mannequin, animatrice sur la TNT » avaient misé 4500 euros sur le club de Cesson.

Donc, Patrick Montel savait, mais il s'est tu. Dans la zone commentaires, les internautes lui reprochent de ne pas avoir dévoilé l'information plus tôt. Le journaliste joue le jeu et répond aux critiques. Il nie tout lien avec le fait que sa chaîne diffusait les Jeux de Londres.

N'empêche, c'est à nouveau sur Twitter que l'on rit le plus. Sous le mot clé #MontelFacts, le jeu consiste à imaginer ce qu'il sait mais n'a pas encore révélé. « Patrick Montel sait qui est arrivé en premier entre la poule et l’œuf », « Les attaques du 11 septembre ? Patrick Montel le savait le 11 juin ! » ou « Patrick Montel vient de recevoir l'iPhone 6. » Dernier hommage, la comparaison avec une autre vedette de Twitter : « Patrick Montel sait comment tuer Chuck Norris. » On attend avec impatience la prochaine note de Patrick, voyant extralucide.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mardi en dernière page de l'Indépendant.

02/10/2012

Chronique : Lady Gaga est en formes, les top-models un peu moins...

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Je voulais éviter le sujet mais impossible de faire l'impasse. Tout le monde en a parlé la semaine dernière sur internet, a donné son avis, évalué l'importance des révélations, élaboré des conjonctures sur l'évolution... Lady Gaga a grossi. 11 kilos de plus. De trop ? La preuve en images : la diva givrée s'est photographiée en sous-vêtements jaunes et a posté les clichés sur Twitter. Effet assuré avec 29 millions d'abonnés.

Quand la famille royale s'offusque d'une photo volée, la Lady préférée des jeunes excentriques s'exhibe en toute sérénité. Les réactions vont de « Horreur, elle est grosse ! » à « Que ces formes sont sensuelles ! » Lady Gaga, toujours mise en concurrence avec la sculpturale et sportive Madonna, est désormais classée dans la case Adele, quelques octaves en moins.

Cette prise d'embonpoint serait à mettre au crédit du restaurant italien ouvert par son père. Pizza, pasta : Gaga en raffole. Derrière cette opération marketing, il y a cependant du fond. Lady Gaga affirme avoir cessé de se tourmenter à propos de son poids. Elle s'accepte comme elle est, rondeurs et imperfections comprises. Une démarche courageuse alors que les défilés de mode battent leur plein. Malgré les belles déclarations d'intention des créateurs contre l'anorexie, la maigreur des mannequins fait peur. Comprendront-ils un jour que ces grands échalas tout en os et tête d'enterrement ne mettent pas en valeur leurs créations ? Certes, Lady Gaga a des goûts vestimentaires douteux, mais au moins elle est agréable à regarder.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

25/09/2012

Chronique : réseaux (trop) sociaux

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Une nouvelle fois, le monde du travail pointe les réseaux sociaux dans sa ligne de mire. Une récente étude américaine chiffre la perte pour l'économie, en raison du temps passé sur internet au travail, à la somme astronomique de 650 milliards de dollars. Une infographie synthétise les données et certains chiffres ont de quoi faire bondir les patrons à la recherche d'une meilleure productivité. En moyenne, un employé américain est interrompu dans sa tâche toutes les dix minutes par du courrier électronique ou un réseau social. Encore plus dramatique : une fois le travail arrêté, l'employé met 23 minutes pour le reprendre... Aux USA, on consacre en moyenne 28 % de son activité professionnelle à la lecture d'emails. Facebook aussi est un dévoreur de temps : 405 minutes par mois environ.

Mais pour être honnête, il faut noter que les Français n'ont pas attendu les statistiques américaines pour plomber leur productivité. Pause cigarette, déjeuner qui s'éternise, coups de fil aux amis, papotage à la machine à café : certains sont les rois de la débrouille quand il s'agit de faire semblant de travailler.

Et personne n'est parfait : durant l'écriture de cette chronique (interrompue à trois reprises durant plus de 20 minutes), j'ai reçu 12 emails (dont 11 spams), été une fois sur Facebook, fumé trois cigarettes, répondu 14 fois à mon épouse (oui, elle est très bavarde...), envoyé balader un démarcheur téléphonique et totalement ignoré Twitter sans quoi je n'aurais pas dépassé la seconde phrase.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce mardi.

24/09/2012

Chronique : de YOLO à YODO... Petit cours de rap par l'exemple

 

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Sans frontière, le net permet à des expressions de passer d'un continent à l'autre. Connaissez-vous le sens de l'expression YOLO popularisée par les rappeurs américains ? YOLO est l'acronyme de « You Only Live Once » traduisible par « Tu ne vis qu'une fois » .

Hermétique au rap, tant en anglais qu'en français (lessupporters de Toulon ne constituent pas une exception...), j'ai découvert YOLO en lisant un article sur « la mort la plus idiote du mois ». Erwin McKinney (photo ci-dessus), rappeur de 21 ans, a tweeté dans la nuit du 3 septembre un message prémonitoire : « Drunk af going 120 drifting corners #FuckIt YOLO ».

 

 

En substance, il explique qu'il a bu comme un trou et qu'il roule à 120 miles à l'heure (190 km/h) au volant de sa Nissan Sentra. Pour lui, et les trois amis qui ont pris place dans son bolide, ce doit être le summum du YOLO.

Et ce qui devait arriver arriva : perte de contrôle, crash monumental. RIP Erwin McKinney (et ses trois copains...) Question subsidiaire : l'accident est-il dû à l’alcool, à la vitesse ou à la mauvaise idée de tweeter en conduisant ? Les trois mon colonel, répond le pragmatique.

En fait, Erwin a peut-être simplement fait une faute de frappe. A cause d'une lettre erronée, personne n'a compris que son tweet était l'annonce de son suicide, histoire d'avoir sa minute de gloire à la Andy Warhol. Il a écrit YOLO alors qu'il pensait YODO : « You Only Die Once » soit « on ne meurt qu'une fois »...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.