05/09/2012

Maman renarde débrouillarde et courageuse

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Amis des animaux, cet album de Brrémaud et Bertolucci fera votre bonheur. Votre admiration même. Entièrement muet, il raconte une journée de la vie d'une renarde sur une île du grand nord. A la chasse, elle attrape un lapin. Belle proie qu'elle devra cependant abandonner car autour d'elle la nature s'affole. Un volcan vient de se réveiller. Bruit, fumées, lave en fusion : tous les animaux paniquent et font tout pour survivre. En 80 pages entièrement en couleurs directes, on suit la fuite de la renarde qui croise dans sa course des buffles paniqués, un ours brun, des porcs-épics... La fureur des éléments va même se répercuter en mer. Des orques profitent de l'aubaine pour faire un carnage de phoques, une baleineau est lui aussi sur le point d'être avalé par les redoutables mammifères marins. Les auteurs ont même mis en scène un incroyable combat sous l'eau entre un ours polaire et un orque. La renarde, elle, au lieu de s'éloigner du danger, s'en rapproche, par tous les moyens. Elle veut sauver son petit resté dans le terrier. Le titre de la série, « Love », prend alors toute sa signification.

« Love » (tome 2), Ankama, 14,90 €


08:32 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brrémaud, bertolucci, love, renard, ankama

04/09/2012

De Zlatan à Rihanna, les fans sont versatiles

 

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Devenu une sorte de rituel de l'abonné de Twitter, le livetweet du dimanche soir est devenu aussi incontournable que le repas de famille ou la sieste devant Michel Drucker. Avant-hier, la moitié des connectés commentaient le film « Harry Potter », les autres causaient football ou people. Les deux sujets se rejoignent car à part des considérations sur Zlatan Ibrahimovic du PSG, il n'y a pas eu beaucoup d'analyse footballistique de fond. Zlatan commence mal le week-end. Une altercation le samedi avec Néné, l'autre attaquant parisien. Le voilà catalogué de jaloux et de mauvais camarade. Dimanche soir, 27e seconde, il marque. C'est un génie ! Sur Twitter aussi le fan est versatile...

La chanteuse Rihanna a 25 millions d'abonnés sur Twitter. Dont pas mal de Français. Samedi soir, incognito, elle doit rejoindre Paris pour participer dimanche au concert de Coldplay au Stade de France. Mais avant d'embarquer dans l'Eurostar, Rihanna poste la photo du quai avec le numéro du convoi.


Le train va vite, mais pas autant que la frénésie des fans qui sont des centaines à l'attendre gare du Nord. Mini émeute, bousculade... Quelques minutes plus tard elle tweete, énervée, « The French are fuckin insane!!! »


Là, sa cote dégringole. Des dizaines de personnes la traitent d'idiote : « Je me sentirai désolée pour @Rihanna le jour où cette idiote ne dira pas l'horaire de son train pour se plaindre de l'émeute ensuite » remarque très justement @cruncheroos. Ne vous le disais-je ? Versatile le fan, très versatile...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant de ce mardi.

Le gouvernement des mafieux se déchire dans la saison 2 d'Insiders

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Succès de librairie depuis une décennie, Insiders revient avec un second cycle, une « saison 2 » pour reprendre la terminologie des séries américaines. Najah, la belle Colombienne, après moultes péripéties résumées en deux pages exemplaires pour les apprentis scénaristes (Bartoll est un maître du pitch), se retrouve à la tête du Grand conseil, sorte de gouvernement mondial de la pègre planétaire. Une étape cruciale dans sa vie car cet agent infiltré n'a plus de chefs directs, tous assassinés précédemment. Peut-on continuer à jouer les « insiders » quand on se retrouve à la tête de l'organisation à surveiller ? Najah va-t-elle rester dans le camp du Bien ou choisir le Mal ? Y a-t-il la moindre différence entre les deux partis ? Le problème c'est qu'elle n'a pas trop le temps de se poser la question : les événements s'enchaînent trop vite. Du Japon au Nigeria en passant par Miami et les Caraïbes, la partie d'échecs en cours est compliquée et meurtrière. Le lecteur est toujours sous le charme, Garreta, au dessin, est d'une efficacité étonnante.

« Insiders, saison 2 » (tome 1), Dargaud, 11,99 €

03/09/2012

Spirale créative sur le net et sur Arte dès ce lundi

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Série télévisée policière, documentaire sur l'art, création collective... The Spiral, dont la diffusion débute ce lundi à 22 h 55 sur Arte est un projet global comme seule la chaîne culturelle franco allemande arrive à mener à bien. Le programme débute le 21 août sur le net. Le site www.thespiral.eu présente le concept et demande la participation des internautes. Le même jour, six œuvres d'art majeures disparaissent de six musées européens, subtilisées par un artiste dont la signature est une spirale stylisée. Où se cachent les tableaux de Picasso, Rubens ou Munch ? Participez à leur recherche en cumulant des crédits. C'est là que toute la richesse de The Spiral saute aux yeux. Vous pouvez aussi bien jouer à des jeux en ligne que relever des challenges artistiques. La multitude d’œuvres, toutes visibles, fera l'objet d'une exposition dévoilée le 28 septembre devant le parlement européen à Bruxelles ainsi que dans d’autres capitales. Chaque semaine des défis sont proposés. Pourquoi ne pas réaliser une toile numérique « à la Jackson Pollock », encadrer « l'objet qui vous est le plus cher », ou transformer votre sandwich en œuvre d'art colorée ? A découvrir également les reconstitutions de l'autoportrait de Courbet en artiste halluciné. Ce projet est un véritable musée européen en pleine ébullition. Avec The spiral, art contemporain, internet mais aussi et surtout artistes, sont les meilleurs amis du monde.

PS : le sandwich en illustration est une création du participant METRO.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi 3 septembre en dernière page de l'Indépendant.

Excalibur, une épée de légende racontée par Istin et Brion chez Soleil

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Les légendes arthuriennes, telles une mythologie moderne, ne cessent d'alimenter l'imaginaire des scénaristes et dessinateurs de la collection « Soleil Celtic ». Istin (créateur du concept) se penche sur Excalibur, l'épée de légende qui donna toute sa puissance à Arthur. Alain Brion illustre ce premier épisode dans des planches en couleurs directes, où le dessin numérique sait se faire discret. Au commencement, Excalibur est donnée à Merlin. Le druide la remet à Pendragon. Le jeune roi n'est encore qu'une brute, sans vision politique, uniquement intéressé par les batailles. Excalibur va lui ouvrir les yeux. Il se transforme en roi visionnaire, unifiant les clans pour poser les jalons de ce sera la Bretagne unie. Mais dans ce combat politique, il faut faire avec la puissance de l'église et la folie des alliés. C'est le cas de Gorloix. Pendragon va devoir l'affronter pour arracher de ses griffes la belle Yverne, fille d'Avalon, qui enfantera de son successeur, Arthur. La légende est quasi traitée comme un livre d'histoire. A croire que la magie, à une époque, a véritablement existé et gouverné le monde...

« Excalibur, chroniques » (tome 1), Soleil, 14,95 €


02/09/2012

Je rentre, tu rentres... Pour les sceptiques nostalgiques, c'est la rentrée !

 

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Plus de doute, les vacances sont finies. La meilleure preuve c'est que demain, vous aurez entre les mains le dernier cahier été de l'Indépendant. Terminés le sable, la mer, les petits restos, les concerts gratuits... Pourtant ces lieux ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Une fois de retour dans votre HLM ou pavillon de banlieue, vous pourrez encore rêver en regardant vos photos de vacances. Et si cela ne suffit pas, n'hésitez pas à vous connecter sur les webcams qui diffusent en continu les beaux paysages de nos beaux départements. Le conseil général des Pyrénées-Orientales est à la pointe à ce niveau. Cinq webcams balayent parfaitement la région. A tout seigneur, tout honneur : le pic du Canigou. Filmé depuis Perpignan, c'est le véritable baromètre du Pays catalan. La vue sur Collioure et son clocher sera aussi une parfaite piqûre de rappel de vos vacances. Paulilles, véritable paradis de calme et de tranquillité ne perd pas de son charme en arrière-saison.

Dans l'Aude, la ville de Narbonne propose quelques vues de la ville. Vous pourrez aussi « admirer » le port de Leucate même si, il faut l'avouer, la vue n'a rien de glamour ni de touristique. Ferrals-les-Corbières dispose de deux webcams en activité, lesquelles donnent une bonne idée de la météo et de la tranquillité de la cité audoise.

Ah que de beaux souvenirs ! Mais désormais vous pouvez pleurer, c'est la rentrée...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant le 1er septembre.

01/09/2012

Texas cowboys, l'Ouest, le vrai selon Trondheim et Bonhomme

 

Texas cowboys.JPG

Voilà le genre d'album qui peut vous réconcilier avec le genre du western. Texas Cowboys est entre l'hommage et la BD culte. Pas étonnant de retrouver à sa conception deux auteurs de génie : Lewis Trondheim au scénario, Mathieu Bonhomme au dessin. Harvey, jeune journaliste à Boston, est envoyé au fin fond du Texas pour rédiger un article sur les mœurs locales. Le rédacteur en chef n'a pas peur des clichés. Il balise le papier d'Harvey : « Je veux des coups de feu tirés dans le dos et je veux des gorges tranchées qui forment un sourire vomissant du sang ! » Harvey n'a aucunement l'intention de se plier à ses exigences. Il profite de ce reportage pour tenter de retrouver le meurtrier de sa mère. Une histoire de vengeance se met en place, agrémentée de bandit masqué, de joueuse de poker belle à se damner, de shérif corrompu... Un total de 150 pages au format comics, découpées en 9 gros chapitres bénéficiant d'une page de garde imitant les couvertures des revues du siècle dernier. Comme Tarantino au cinéma, le duo Trondheim/Bonhomme prouve que l'on peut faire du neuf avec de vieilles recettes remises au goût du jour.

« Texas cowboys », Dupuis, 20,50 €


10:18 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0)

31/08/2012

Et si vous changiez de réseau social ?

A l'heure où l'action Facebook joue au yo-yo, le leader mondial des réseaux sociaux doit faire face à l'arrivée de concurrents inspirés directement de son concept. Cet été est apparu, en version bêta, Thechangebook.org. Ça ressemble à Facebook, ça a le goût de Facebook, mais c'est différent. Les créateurs expliquent « Thechangebook fonctionne sans publicité. Il est financé par Actualutte qui est garant de la préservation de l'identité des membres du réseau. » Pour Actualutte, Facebook fait trop penser à un Big Brother puissance un milliard (le nombre d'abonnés), à l'affût des goûts de chacun pour ensuite revendre ces informations aux sociétés mercantiles.

La société de Mark Zuckerberg doit également faire face à une initiative élitiste. L'entrepreneur suédois Erik Wachtmeister va lancer un réseau social visant les « 1% au sommet », appelé Best of All Worlds. Selon M. Wachtmeister, « les 1% au sommet des internautes, des personnes qui sont en pointe dans leur domaine : banquiers d'affaires, gens de la communication et des médias, de la mode, de la politique... Il ne s'agit pas de la jet-set ou des riches, mais de gens sophistiqués qui ont bon goût ». Sympa pour les 99% restants.

Quant au meilleur, toujours pour la fin ! La semaine prochaine vous pourrez vous inscrire sur flèchebook, le réseau social du paléolithique. Un site dérivé de la série animée « Silex and the city » adaptée de la BD de Jul. Tous les soirs à 20 h 45 sur Arte à partir de lundi. A ne manquer sous aucun prétexte.

En bonus, très bonne interview de Jul sur France Info :



Jul : Silex and the City, un voyage au... par FranceInfo

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

30/08/2012

Appétissante "Brioche" confectionnée par Caroline Vié pour Lattès

Caroline Vié, critique de cinéma, signe un premier roman plein de malice sur un milieu qu'elle connaît parfaitement

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Mais qui est cette brioche, personnage principal du roman ? Le lecteur, au fil des pages, tentera de mettre un nom sur cette star américaine, objet de tous les fantasmes de la narratrice. Tout le roman est bâti comme une longue lettre s'adressant directement à l'être adulé, jamais nommé, dont le nom est remplacé par trois points de suspension. Un jeu souvent amusant, parfois énervant tant il se complique et devient dramatique sur la fin.

La narratrice de « Brioche » est journaliste critique de cinéma. Un milieu que connaît très bien Caroline Vié, l'auteur, pour s'y être fait une signature depuis quelques années. On sent qu'une bonne partie du roman est directement inspiré de souvenirs réels. Interviews à la chaîne sous le dictat d'attachés de presse hystériques, invitation à des premières en province ou des festivals moins bling bling que Cannes : ces passages réjouiront les cinéphiles curieux des coulisses. C'est croqué avec humour et malice. Mais ce n'est que l'enrobage de l'histoire.

 

Coup de foudre

En fait, cette pigiste, toujours prête à dire oui à son rédacteur en chef, a un peu décroché de la réalité. Tout commence lors d'une séance de promotion d'un film où ce mystérieux acteur a le premier rôle. Il renverse son coca light sur le cachemire de la journaliste. S'excuse platement sans se rendre compte qu'il vient de déclencher une machine infernale nommée coup de foudre. En cours d'entretien, elle constate, mais sans oser lui dire de vive voix, « Ta beauté m'est apparue comme une évidence. J'ai compris ce que signifiait le mot perfection. Tu en étais le synonyme, mieux l'incarnation. Je ne voyais plus que la forme de tes lèvres charnues comme la guimauve des petits nounours en bombec. Je t'ai contemplé. Tu ressembles à une brioche. »

 

Cinéma et folie

Parmi les indices, la star a dix kilos de trop. Des rondeurs qui vont faire dérailler la critique. Elle ne vivra plus que dans l'attente d'une nouvelle rencontre. Passent quelques mois. Enfin le retour. Nouvelle rencontre. Joie, il la reconnaît. Mais cela ne va pas plus loin.

La journaliste, qui habituellement évite ces voyages organisés, accepte une invitation dans un festival exotique. Ce n'est pas la qualité de la sélection qui l'a décidée, simplement le fait que sa brioche préférée serait présente.

Après, sans trop en dévoiler, leurs relations se compliquent. Elle a enfin sa star pour elle toute seule. Mais pas sans quelques larmes. De lui : « Que tu as de la chance, mon amour, tu fais partie de cette rare catégorie que les larmes embellissent. Elles ne te défigurent pas. Elles coulent le long de tes cils recourbés laissant de longues traces salées sur tes joues. »

Ce premier roman de Caroline Vié parle de cinéma et de folie, deux sujets très semblables finalement.

Michel LITOUT

« Brioche » de Caroline Vié, Lattès, 17 €


29/08/2012

Baldassare en Europe

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Suite de la superbe adaptation en BD du roman d'Amin Maalouf par Joël Alessandra. Baldassare, bouquiniste au Liban, acquiert par hasard le livre maudit, celui qui révèle le centième nom de Dieu. Il le vend à un noble Français et pris de remord décide de le récupérer. Après Constantinople, le héros se rend à Smyrne avant de prendre la direction de l'Europe, l'Italie, Amsterdam puis l'Angleterre. Le livre occupe toujours une place prépondérante, mais on suit aussi avec beaucoup d'intérêt l'histoire d'amour compliquée entre le bouquiniste et une veuve qui, finalement, ne l'est pas tant que cela... Un jeune héros qui a définitivement beaucoup de succès avec la gent féminine, partageant rapidement la couche d'une rousse irlandaise, propriétaire d'une taverne londonienne. Et pour les amateurs de bonne littérature, le nouveau roman d'Amin Maalouf, « Les désorientés », sort chez Grasset le 5 septembre.

« Le périple de Baldassare » (tome 2), Casterman, 14 €


28/08/2012

Comme un décalage entre vacances et rentrée

 

 

Il y a comme un décalage dans l'air. Nous sommes en août. Les températures sont plus qu'estivales. Les touristes sont toujours là en masse. Et pourtant flotte dans l'air comme un air de rentrée. Sur les réseaux sociaux, les blogs ou les sites, le mot « reprise » revient en boucle.

Pourquoi cette frénésie de se coltiner à nouveau les soucis d'un quotidien plombé par la crise ? Profitons de ces derniers jours. Enfin, si l'on peut. La famille qui va au ravitaillement (chips, grillades, soda, crème solaire) se trouve happée, dès son entrée au magasin, par des monceaux de fournitures scolaires diverses et variées à l'effigie de Dora ou Batman. Difficile de détourner l'attention des enfants. D'autant que les rayons jeux de plage ont quasiment disparu.

Les mères de famille les plus consciencieuses pourront allier plaisir et efficacité grâce à internet. Plutôt que de bronzer idiot, pourquoi ne pas faire vos courses sur la plage grâce à votre smartphone ? Il suffit de se connecter sur un site de vente par correspondance. Si vous planifiez bien vos achats, les paquets arriveront à domicile en même temps que vous. Et puis à choisir, utilisez la plateforme www.rentreediscount.com vous ferez travailler l'industrie locale. Élu meilleur site de fournitures scolaires en 2011 par Famille de France, la société est basée dans l'Aude et fait travailler des dizaines de personnes dans son centre logistique de Pomas près de Limoux. Voilà vraiment ce qui s'appelle joindre l'utile à l'agréable.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

27/08/2012

Lady Spitfire : la fille de l'air

 

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La guerre est une affaire d'hommes. Pas sûr en lisant cette BD écrite par Latour et dessinée par Maza. L'héroïne, Laure Chevalier, est une passionnée d'aviation. En 1940, avec son père un ancien as de la 1ere guerre mondiale, elle rejoint l'Angleterre pour échapper aux hordes nazies en train de déferler sur la France. Elle se retrouvera orpheline, avec une farouche volonté de se venger et de voler. Cantonnée au début dans les transports de troupes en dehors des zones de combat, Laure devra se faire passer pour un garçon afin d'intégrer une escadre de chasseurs. Avec la complicité d'un chef excentrique, elle prendra enfin les commandes d'un Spitfire et pourra démontrer sa virtuosité dans le combat aérien. Cette reconstitution romancée de la guerre côté anglais bénéficie de dessins réalistes dignes des plus grandes séries du genre, de Buck Danny aux Chevaliers du Ciel.

 

« Lady Spitfire » (tome 1), Delcourt, 14,30 €


 

26/08/2012

Rire en marchant en compagnie des randonneurs de Cazenove et Jytery

 

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Dix ans que Cazenove écrit des scénarios humoristiques. Dix années, des milliers de gags, des séries à succès et toujours le même enthousiasme, la même simplicité qui fait mouche à chaque coup. Les éditions Bamboo ont tenu à lui rendre hommage cette année en éditant quelques albums en grand format. Mais cela n'a pas empêché ce stakhanoviste de la rigolade de signer des albums « normaux ». Les Fondus, sous le pinceau de Jytery, partent faire de la rando. Une source de situations cocasses pour cette bande qui a déjà fait rire des milliers de lecteurs en bricolant, jardinant ou à moto... Dans un style franco-belge du plus bel effet, vous suivrez des adeptes du trekking, capables de rejoindre le Népal à pied, ou s'émerveiller pour quelques particularités géologiques rares. Beaucoup présentent Cazenove comme le successeur de Cauvin. Il est vrai que comme le créateur des Femmes en Blanc ou de Cédric, il « dessine » ses scénarios.

 

« Les fondus de la rando », Bamboo, 10,60 €


 

25/08/2012

Restaurer, tout un art mis à mal dans une église espagnole

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Magie du net, le barbouillage d'une mamie espagnole octogénaire vient peut-être de donner naissance à une nouvelle école de peinture !

Tout commence dans l'église de Borja en Espagne. Une paroissienne, désolée de voir une peinture murale du Christ se détériorer, décide de la restaurer. Le résultat est catastrophique. Le visage de Jésus semble peint par un enfant de 5 ans. « La pire restauration de tous les temps » titrent les journaux espagnols, repris dans le monde entier.

Dans un premier temps, tous se gaussent. Puis cette restauration donne des idées. Et chacun de transformer son œuvre préférée. Le visage « made in Borja » inonde le net. C'est laid, mais tellement présent que l'œil s'habitue. En quelques jours, l'initiative de cette grand-mère, totalement dénuée de talent mais pleine de bonne volonté, fait boule de neige. Une page Facebookvient de voir le jour.

Deux écoles s'affrontent. La première prend le tableau original et y met un autre visage, de célébrité généralement. En opposition, l'autre ne garde que le visage du Christ (celui dessiné par l'octogénaire) et le colle sur d'autres œuvres mythiques. L'effet est saisissant. La Joconde perd son sourire, les participants de la Cène se ressemblent tous, le Cri de Munch devient un dessin d'humour... Une vague de fond énorme, la mode pourrait devenir une école.

Et dans la vraie vie ? Jamais le village de Borja n'a accueilli autant de touristes !

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue en dernière page de l'Indépendant ce samedi.

Chronique : Aimons-nous vivants

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Le Festival Trenet se déroule actuellement à Narbonne. Manifestation qui rend hommage à la chanson française. Le « fou chantant », décédé en 2001, reste très présent dans l'esprit des gens. Jeudi soir, Juliette Gréco était sur scène. Étonnement de Kevin (mon double virtuel, âgé de seulement 22 ans pour comprendre les djeuns et un peu limité question culture générale) : « j'croyais qu'elle était morte Juliette Gréco » Argl ! Je m'étrangle ! Non, cette grande dame de la chanson française continue les galas.

Kevin est victime d'un dommage collatéral des rumeurs infondées du net. L'interprète de « Déshabillez-moi » n'en a pas été la cible directe contrairement à certains. Rien que cet été Elie Seimoun est passé de vie à trépas en quelques tweets malveillants. Internet, friand de quizz, n'a pas encore osé lancer un questionnaire sur les chanteurs où les réponses seraient 1 : mort, 2 : vivant, 3 : prétendu mort, 4 : oublié. Exemples. Jacques Brel : mort (mais comme Trenet, on l'adule toujours). Johnny Hallyday : vivant (après une quasi résurrection). Pascal Sevran : prétendu mort... puis mort pour de bon. Charlotte Julian : vivante (et en tournée avec Age tendre). Stone et Charden : attention, il y a un piège, à moitié mort seulement.

En conclusion, comme le chante le grand poète François Valéry (vivant, mais un peu oublié quand même) « Aimons-nous vivants, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent. » Bon, dans son cas, ça risque prendre du temps...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.

PS : Dans la version publiée ce vendredi matin j'évoquais brièvement les rumeurs sur l'état de santé de Jean-Luc Delarue. Tragique coïncidence, l'animateur de télévision est décédé cette nuit d'un cancer de l'estomac.

24/08/2012

Vierge vengeresse, nouvel épisode du Zodiaque signé Corbeyran et Lannoy

 

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La série « Zodiaque » écrite par Corbeyran et illustrée par douze dessinateurs différents, est arrivée à mi-course. Après le Lion, c'est la Vierge qui est sous les projecteurs. Celle qui porte le talisman magique (le lien entre tous les albums) a l'apparence d'une petite employée de bureau russe. Quasi invisible, sans personnalité. Selena Takian a pourtant un un vice, un seul et unique vice : la littérature. La nuit, elle devient Elena Satanik et écrit des romans à succès « gorgés d'orgies décadentes et de meurtres épouvantables. » Sa vie va basculer à la fin d'une dédicace. Dans une rue déserte elle est enlevée par quelques moralisateurs. Ils improvisent un procès et condamnent Elena Satanik à la peine de mort. Ils risquent de le regretter un peu plus tard, le talisman de Selena lui permettant de fomenter une vengeance redoutable. Un peu faible au niveau du dessin de Nicolas Lannoy, cet album ravira cependant tous les amateurs de fantômes et de revenants.

 

« Zodiaque, le supplice de la vierge », Delcourt, 13,95 €


 

Cassoulet for ever

Si vous êtes en vacances dans la région et que vous avez envie de souvenirs typiques, voire exotiques pour tous ceux qui sont du nord de la Loire, ne manquez pas la fête du Cassoulet à Castelnaudary. Une semaine de réjouissances autour de ce plat local, sujet propice à toutes les blagues à base de « pets », « prouts » et autres « flatulences ». Le cassoulet a inspiré nombre de chansons. Le groupe Bistek s'y est essayé. « Ça pète » a souffert d'un titre réducteur malgré un air entraînant. Récemment, Régis Delapiège a enregistré « Cassoulet song ». Cette ritournelle très terroir joue sur tous les clichés véhiculés par ce plat roboratif à l'image très franchouillarde.

 

Pourtant le cassoulet a été une star du web mondial ces dernières années. La faute à des plaisantins qui ont déployé une immense banderole « Cassoulet for ever » dans la foule de supporters de Barack Obama en train de fêter la victoire du candidat démocrate. « Cassoulet, what is it ? » se sont demandés des internautes et toutes les télévisions US. Voilà comment le plat du Lauragais se retrouve associé au premier afro-américain élu à la tête du pays le plus puissant du monde. Le challenge, maintenant, c'est de réussir à convaincre Obama de participer à une cérémonie d'intronisation de la Grande confrérie du cassoulet. Avouons que cela aurait un impact médiatique énorme de voir Barack dire, la main tendue au-dessus de la cassole sacrée : « Yes, we can... soulet ! »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue en dernière page de l'Indépendant mercredi 22 aout.

 

09:07 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cassoulet, obama

23/08/2012

Rêves magiques dans le "Supplément d'âme" de Kokor

 

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Fable onirique, rêverie fantasmée, conte moderne... il est quasiment impossible de coller une étiquette sur ce roman graphique d'Alain Kokor. On ne peut, en refermant l'album, que constater qu'il y a une belle histoire d'amour et un homme mystérieux, sorte de dieu fuyant la publicité et toute forme d'adulation. Ce « dieu » incognito, est un petit employé de bureau, le visage caché par un chapeau. Il a changé la vie de milliers de personnes en racontant ses rêves. Tous ont prolongé ses songes, constatant qu'ils étaient tous liés, interdépendants. En parallèle, Kokor relate l'arrivée d'un jeune Français à Dublin. Il va croiser la route d'une artiste qui sculpte et dissémine un peu partout en ville, la nuit, des hommes-oiseaux directement inspirés des rêves de l'homme au chapeau. Il n'est pas nécessaire de tout comprendre, juste se laisser porter par les événements et les superbes couleurs directes de Kokor.

 

« Supplément d'âme », Futuropolis, 17 €


 

22/08/2012

Australie sauvage dans "Down Under" de Sergeef et Pezzi

 

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Grands espaces. Grandes injustices. La colonisation de l'Australie est une formidable aventure. Régulièrement des auteurs vont puiser dans cette saga pour y trouver des personnages forts. Nathalie Sergeef, la scénariste de « Down Under » (les dessins sont de Fabio Pezzi), fait souffler le vent de la grande aventure sur l'outback australien. Après avoir présenté les principaux personnages, un orphelin irlandais et un migrant écossais, elle plante le décor du drame. Ian, de retour chez lui après sept années passées à Sydney, découvre que la propriété familiale a été spoliée par des Anglais. Le ton monte, il doit prendre la fuite et se cacher dans le désert. Il emporte dans ses bagages le jeune Lonan. Ce dernier sera adopté par une tribu aborigène. Vengeance, traquenard, trahison familiale : cette série est idéale pour voyager par procuration, dans le temps et l'espace.

 

« Down Under » (tome 1), Glénat, 13,90 €


 

 

 

21/08/2012

Les cartes nous montrent différents mondes

 

 

 

 

Vous n'êtes pas satisfait de vos vacances ? La destination touristique choisie n'a pas tenu ses promesses ? Vous auriez peut-être dû jeter un oeil sur worldmapper.org avant de prendre vos billets. Réalisé par des universités américaines, ce site propose 400 cartes pour mieux prendre conscience de l'importance de chaque pays en fonction de données statistiques vérifiées. En faisant une relation entre population et données chiffrées, certains pays grossissent, d'autres s'amincissent. Au niveau du tourisme par exemple, on trouve en tête de classement Andorre et Monaco. Si l'esprit d'aventure vous incite à découvrir des régions peu fréquentées, foncez au Tadjikistan ou au Congo.

 

 

tremblement.jpg

Vous avez la phobie des tremblements de terre (carte ci-dessus) ? Évitez l'Arménie et le Guatemala.

Incapable de vous passer d'un hamburger frites : les USA sont faits pour vous. Contrairement à Cuba où la statue de Ronald McDonalds ne fait pas partie du paysage.

 

Parlons prix à présent. En fait de loyers peu élevés, le pays le plus avantageux est la... Libye. L'addition sera beaucoup plus salée au Luxembourg et au Japon.

 

 

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Plus sérieusement, ces cartes montrent l'incroyable écart entre le Nord et le Sud. La carte du PIB (ci-dessus) est constituée de trois zones obèses : les USA, le Japon et l'Europe de l'Ouest, l'Afrique est réduite à une simple ligne droite...

 

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A l'opposé, une carte recense les porteurs du Sida et montre un continent noir boursoufflé, prenant quasiment toute la place sur cette planisphère morbide.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

 

 

 

15:41 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cartes, monde, pays, sida, pib, nord sud