19/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Trésor de geek made in Apple

AppleTimeCapsule_m_0924.jpg

Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez en 1983 ? Personnellement j'achevais mes études de journalisme et ne pensais pas une seconde au futur me contentant du présent.

D'autres, plus visionnaires, ont laissé une trace indélébile. En 1983, Steve Jobs, jeune créateur d'Apple, participe à Aspen, dans le Colorado, à l'International Design Conference dont le thème est « L'avenir n'est plus ce qu'il était ». Un raout de crème de geeks au cours duquel Jobs imagine ce qui deviendra, près de 30 ans plus tard, l'iPad. A la fin du séminaire, chaque participant doit choisir un objet, le sceller dans une poche en plastique étanche et déposer le tout dans un tuyau d'acier long de 4 mètres. Cette « Time capsule », trésor de 1983, est enfouie dans un terrain près d'Aspen. Au fil des années, la localisation exacte de la Time capsule se perd.

Diggers, une émission de National Geographic Channel se lance à sa recherche. Et la déterre fin septembre. Si certains ont déposé un téléphone (à cadran), les cassettes VHS des débats ou six bières, Jobs a choisi la souris de son ordinateur. En 1983, le Macintosh n'est pas encore commercialisé et Steve Jobs espère beaucoup en Lisa (du prénom de sa fille), un ordinateur de bureau doté d'une interface graphique et d'une souris. Lisa, trop cher, tombe dans les oubliettes. Mais la souris est toujours là.

Et comme aux USA tout se termine par une question d'argent, certains sont prêts à mettre des milliers de dollars si ce fossile informatique est mis aux enchères.

Chronique parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant

18/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Cœur de Glass à la mode Google

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Elles seront LE gadget geek de 2014. Encore expérimentales, les Google Glass n'en finissent pas de faire parler d'elles. Testées par quelques chanceux, elle dévoilent chaque jour de nouvelles possibilités.

Ainsi Google vient de déposer un étonnant brevet lié à ces lunettes du futur. Étonnant car il s'agit d'accomplir un simple geste. Vous avez déjà remarqué ces starlettes ou sportifs qui, pour exprimer tout leur amour envers leurs fans, forment un cœur avec les mains. Ce cœur, avec les Google Glass deviendra l'équivalent d'un « like » sur les réseaux sociaux.

En balade, les binocles du futur sur le nez, vous tombez en admiration devant un paysage majestueux, type Canigou ou Cité de Carcassonne. Vous placez les mains devant vous et instantanément vos abonnés à Facebook ou Google+ savent que vous « aimez » ça. Vous discutez avec quelqu'un. Le moteur de recherche intégré aux lunettes l'identifie, vous branche sur sa page perso. Plus la peine de cliquer, un signe cœur et vous voilà ami avec lui. Le problème (il y a toujours un mais) : accepter de se montrer en public avec des lunettes ridicules et de faire des gestes tout aussi idiots... Dans la zone commentaires de l'article, un certain Arnaud ose un politiquement incorrect "Pour ceux qui ont qu'un bras, ça sera pas de bras, pas de like." Dans la même veine, au niveau des gestes explicites, j'en connais un autre (qui ne nécessite qu'une main et qu'un seul doigt) qui permettrait enfin de dire simplement « Je n'aime pas » ! Mais avec les Américains puritains, c'est pas demain la veille.

Chronique "Net et sans bavure" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

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BD : Peur parisienne chez Delcourt

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Alors que prolifèrent depuis quelques temps les BD régionalistes, Delcourt lance une collection consacrée aux maléfices parisiens. Et en découvrant ce premier épisode écrit par Pécau et dessiné par Dim D. on se dit « Mais pourquoi on n'y a pas pensé avant ? » Car Paris, capitale de légende, regorge de contes et histoires fantastiques, d'autant plus faciles à mettre en scène que les lieux sont souvent conservés en l'état. Le décor est prestigieux, reste à trouver des personnages un peu accrocheurs et des intrigues basées sur des histoires encore en vogue. Challenge relevé avec brio par les deux auteurs. Un vieux flic très influent est à la tête du BAP, Bureau des affaires publiques. Il a sous sa responsabilité un commissaire, sceptique et bougon mais efficace. Pour cette enquête, ils embauchent Victor, jeune spécialiste en sciences occultes et escroc à la petite semaine. Ils vont tenter de mettre fin à la malédiction de la tour Saint-Jacques en pleine rénovation. 56 pages denses et passionnantes, qui distillent entre les scènes d'actions quelques infos sur le passé de la capitale de façon encore plus ludique que les monologues de Lorant Deutsch.

 

« Paris maléfices » (tome 1), Delcourt, 14,30 €


07:38 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, maléfices, pécau, dim d, delcourt

17/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Le baromètre du mauvais sommeil des Français

 

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La nuit dernière, réveil en sursaut. Comme souvent ces derniers jours, un cauchemar récurrent me tire des bras de Morphée (cliché à deux balles pour chroniqueur fatigué). Le sombre rêve tient en deux mots : "pas d'idée !" Pas la moindre idée de sujet pour la chronique de demain. Alors comme d'habitude, je me lève... et me précipite sur le PC, me connecte à Internet, surfe frénétiquement... rien.

Ma mission de divertissement public au quotidien me semble compromise quand j'ouvre le dossier spam de ma "boîtamail". Bingo ! Une agence de communication m'envoie "le baromètre sommeil des Français". Voilà comment un cauchemar vous offre une idée sur un plateau !

Le site spécialisé MySommeil propose aux internautes de déterminer leur qualité de sommeil. Après compilation de quelques milliers de tests, le verdict vient de tomber. Pour le 3e trimestre 2013, l'indice des participants est de 35 soit un "assez mauvais sommeil". Pas tout à fait réveillé, je réponds aux questions et découvre sans surprise que j'ai un sommeil "moyen", indice 40. La 3e question me demande si je suis gêné par des réveils durant mon sommeil. Je réponds trois fois oui. En plus du cauchemar, je dois rajouter les dix fois où ma femme me secoue en pleine nuit car je ronfle. Je me plains d'un mauvais sommeil avec mon petit 40 mais je devrais m'en réjouir. Elle, sur une échelle de 0 (très mauvais sommeil) à 100 (excellent sommeil) doit atteindre le - 1 000 à cause de moi.

Chronique "Net et sans bavure" parue ce jeudi matin en dernière page de l'Indépendant. 

BD : Racines introuvables pour Jung dans "Couleur de peau : miel"

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Retour au pays natal pour Jung. Jeune orphelin de Corée du Sud, il a été adopté par une famille belge. C'était il y a 40 ans. Dans la troisième et dernière partie de cette autobiographie dessinée, il revient enfin en Corée. Le premier tome, en remportant un formidable succès critique et populaire, a ouvert de nouvelles perspectives pour le dessinateur. Il a développé, en parallèle aux albums, un documentaire sur sa quête d'identité. Ce retour en Corée du Sud est en grande partie lié à la réalisation du film. Jung avoue ne pas se sentir véritablement prêt. Mais production oblige, il s'embarque pour l'Asie et sur place une équipe l'attend, filme ses premiers pas, ses rencontres, son émotion, ses déceptions. Quelques chapitres sont essentiellement consacrés au « making of » du documentaire. D'autres racontent les doutes, la solitude dans un hôtel, cette perte de racines. Une nouvelle fois l'émotion est au rendez-vous. Jung a cependant décidé de refermer la page et c'est la dernière fois que vous pourrez assister aux dialogues entre Jung, gamin de 5 ans, et Jung, dessinateur de BD adulte en plein doute.

 

« Couleur de peau : miel » (tome 3), Soleil Quadrants, 17,95 €


16/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Galères de vacances dans les pires commentaires reçus par un voyagiste

 

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Il est loin le temps des vacances. Repos, farniente... Vous envisagez peut-être de profiter des congés scolaires, la semaine prochaine, pour passer quelques jours sous le soleil des tropiques. Avant de prendre votre billet, allez quand même fureter sur le net à la recherche d'avis. Parfois édifiants.

Méfiez-vous des commentaires trop dithyrambiques, souvent faux et achetés. A l'opposé, faut-il vraiment se fier à ceux de vacanciers décidément idiots ?

Le Huffington Post américain les a compilés dans un article sur les réclamations les plus bizarres des clients de Thomas Cook Voyage. L'Espagne est une belle destination touristique. Son seul défaut : il y a trop d'Espagnols. Pour l'une, « le réceptionniste parlait espagnol, la nourriture était espagnole. Personne ne nous a dit qu'il y aurait autant d'étrangers. » « Nous avons eu des problèmes avec les chauffeurs de taxi car ils étaient tous Espagnols ».

Une maman, de retour d'un séjour dans les mers chaudes proteste : « Personne ne nous a dit qu'il y aurait des poissons dans l'eau. Les enfants avaient peur. »

Ce touriste n'a pas apprécié la nourriture proposée : « Presque tous les restaurants servent des plats au curry. Je n'aime pas la nourriture épicée. » Alors, fallait pas aller à Gao en Inde...

La dernière montre le penchant des Américains pour les procès. « Mon fiancé et moi avons demandé des lits jumeaux à la réservation. Or nous avons eu un lit kingsize. Aujourd'hui nous vous demandons le remboursement du séjour car vous êtes co-responsable de ma grossesse. »

Chronique parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

15/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Stajière* aux manettes

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Se moquer des erreurs des autres n'est guère charitable alors qu'on en commet soi-même. A l'Indépendant on en laisse passer quelques-unes. Enaurmes* parfois. Et elles restent, car imprimées. Vous retrouvez les plus savoureuses dans notre dossier Bol d'Air de fin d'année, un must.

Dans le Canard Enchaîné, les coquilles sont collectées dans la célèbre rubrique « Rue des petites perles ». Anxieux, je la parcours chaque semaine en espérant ne pas m'y retrouver épinglé...

Les chaînes d'info en continu proposent aussi du texte à lire. Des télex éphémères, au bas de l'écran, souvent composés à la hâte. La légende veut qu'à iTélé c'est un stagiaire qui s'y colle. Résultats : quelques aberrations à se rouler par terre. Souvent corrigées dans la minute, elles sont très fugaces. Pour s'en délecter il s'agit d'ouvrir l'œil. Aujourd'hui -gloire à internet- vous les retrouvez durablement sur un blog intitulé simplement « Le stagiaire d'iTélé », dans des captures écran des meilleures approximations de ces derniers mois. Petit florilège pour la postérité : « Accident de train à Jean-Jacques* de Compostelle », « 100 détenus en grève de la fin* », « De notre correspondante à Londres (Etats-Unis*) » . Enfin savourez cette dernière, digne d'une réplique de Bérurier dans les enquêtes de San-Antonio : « C'est tellement facile de trouver un bouquet missaire*. »

* Il fallait lire, dans l'ordre : stagiaire, énormes, Saint-Jacques, faim, Grande-Bretagne, bouc-émissaire.

Chronique "Net et sans bavure" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant. 

14/10/2013

NET ET SANS BAVURE : La prison pour un simple bisou

 

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Trois adolescents marocains viennent de passer trois jours en prison. Leur crime : le garçon et la fille se sont embrassés sur la bouche devant leur collège et un ami, auteur de la photo, l'a publiée sur leur profil Facebook. Un simple baiser d'amoureux. Comme il s'en donne des millions chaque jour dans le monde entre jeunes de 14 et 15 ans. Un bisou, pas plus. Au Maroc c'est direct la prison et un procès pour « atteinte à la pudeur ». Si le Maroc a la réputation d'être très tolérant, il reste une chape religieuse difficile à briser. Il est interdit de s'embrasser en public dans un pays islamique. Samedi, après un appel relayé Facebook, quelques personnes ont organisé un « kiss-in » à Rabat en soutien aux jeunes accusés. Des couples se sont embrassés devant le Parlement. Mais pas longtemps car des contre-manifestants leur ont jeté des chaises trouvées sur une terrasse...

 

La Turquie aussi a la réputation d'être plus tolérante. Mais il ne faut pas aller trop loin dans le décolleté plongeant. La présentatrice d'une émission de variétés l'a appris à ses dépens. Sa robe noire, échancrée sur le devant, laissait deviner la courbe des seins. Un membre influent du parti au pouvoir a trouvé son attitude extrême car, en plus de dévoiler un brin de peau, elle dansait et souriait. Pas de prison pour Gözde Kansu, mais la porte. Sur le champ. Virée avec pertes et fracas par sa direction. Noëlle Noblecourt, une des premières speakerines françaises, licenciée en 1964 pour avoir dévoilé ses genoux, doit bien rigoler... 

Chronique "Net et sans bavure" parue en dernière page ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

13/10/2013

Livre : "Faber", mauvais camarade de Tristan Garcia

 

Enfant surdoué, Faber tourne mal. Trop conscient du monde aliénant, il ne peut qu'envisager de le détruire. Au risque d'entraîner ses amis dans sa chute.

 

faber, tristan garcia, gallimard, rentrée littéraireLes romanciers français aiment l'autofiction. Se mettre en scène, raconter ses petits malheurs. Facile et sans ambition. Tristan Garcia n'échappe pas à la règle. Mais contrairement à ses petits camarades, il avance masqué et n'abat ses cartes que dans les dernières pages. Il ne fait plus œuvre d'autofiction mais d'autodélation imaginaire. C'est autrement plus subtil que de coucher sur papier... ses coucheries.

Présenté comme la radiographie de la jeunesse française des années 90, ce roman est avant tout une histoire d'amitiés. A pluriel car dans le cas du trio Faber, Madeleine et Basile, les amitiés se croisent, évoluent et parfois s'annulent. Faber est le personnage central, le soleil autour duquel tourne ses deux amis, au risque de s'y brûler les ailes. Faber, génie surdoué, véritable dieu pour Madeleine, a disparu depuis une dizaine d'années. La jeune femme, mariée, mère de famille, pharmacienne insipide, reçoit une lettre postée en Ariège. Un appel au secours de Faber, Mehdi de son prénom.

Elle prend sa petite voiture et descend vers ces Pyrénées sauvages, refuge ultime des contestataires du système. Elle retrouve Faber, crasseux, puant, méconnaissable, zonant dans une cabane à ânes en ruines. « Il était maigre de tout ce qui dans un corps devait manifester la santé. Gros et boursouflé partout où l'organisme réclame d'être vif et tendu. Paupières plissées mais joues creuses. Ventre arrondi mais thorax rentré. Côtes apparentes et début de goitre. Il était laid. Pourtant, dès qu'il s'est mis en mouvement, je l'ai reconnu. » Faber était un adolescent surdoué. Abandonné par sa mère naturelle, il est adopté par un couple d'artistes. Des parents par procuration morts dans un accident.

 

A trois contre le monde entier

Placé dans une famille plus modeste, son intelligence supérieure le met rapidement au-dessus de tous ses camarades. Il comprend tout. Et avant tout le monde. Dans la cour de récréation, il va prendre sous sa protection Basile, binoclard timide tête de Turc des « grands » et Madeleine, surnommée Maddie, garçon manqué amoureuse éperdue de ce nouveau si gentil, beau, compréhensif... A trois ils vont vivre une enfance de complicité, de ces moments de grâce dont on n'a conscience qu'à leur disparition. L'adolescence va changer Faber. Il devient leader, révolutionnaire, de ceux qui pourraient franchir le pas de la radicalité. Le trio va se perdre de vue.

Le roman de Tristan Garcia débute par les retrouvailles entre Faber, clochard céleste amnésique, Maddie, mère hésitante et Basile, professeur dans le lycée qui a vu les exploits du Faber leader syndicaliste. Après le récit de l'enfance, retour au présent et au côté dramatique du roman. Entre nostalgie et vengeance. Nostalgie dans le regard de Basile, professeur obsédé par son enfance : « J'ai contemplé la classe de seconde 6 devant moi, j'ai cligné des yeux et je nous ai vus, nous. Sur le fond de mon œil notre enfance était là, inchangée. J'ai rouvert les yeux; j'ai aperçu d'autres enfants. Mais je ne pouvais pas les regarder, tels qu'ils étaient, sans que notre jeunesse se surimprime à la leur. » Basile le plus fragile des trois, le plus durablement marqué par Faber.

Le roman, par moment, a des airs de récit fantastique. Le lecteur est happé par le personnage quasi mythique de Faber. A moins qu'il ne soit pas un « être papier. Il existe, il a existé. »

Michel LITOUT

 

« Faber le destructeur », Tristan Garcia, Gallimard, 21,50 €


12/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Je roule en clito

 

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L'anatomie féminine est encore un grand mystère pour nombre d'hommes. En dehors des appâts sexuels classiques que sont les seins et les fesses, leur ignorance crasse fait parfois peur. Pour preuve le très sérieux journal italien Corriere della sera a repris les chiffres d'un sondage où 86% des français pensaient qu'un clitoris était un modèle de Toyota comme il y a des Yaris ou des Auris. Ce sondage, totalement bidon et imaginé par le Gorafi, a piégé des journalistes italiens. Il a surtout donné des idées à quelques femmes persuadées que la caricature n'est pas si éloignée de la réalité. Sauriez-vous dessiner un clitoris ? Pourquoi seuls les croquis de sexe masculin prolifèrent un peu partout ? Une discrimination sexiste parmi d'autres. La discussion animée entre plusieurs amies a débouché sur la création d'un blog fièrement intitulé « Vive le clito ! » Louna, la principale animatrice, graphiste dans le privé, a trouvé la parade : « J’en suis venue à l’idée d’en faire un sticker à placarder un peu partout, histoire de démocratiser ce bon vieux clito qui a lui aussi droit à son heure de gloire visuelle. » Vous pouvez donc acheter 20 autocollants pour 5 euros et les essaimer dans des lieux publics. Le clitoris est représenté en entier, avec prépuce, gland (ce n'est pas pour rien qu'il est surnommé le pénis féminin) mais aussi bulbes du vestibule et piliers. Dessiné, il a l'air sympa avec sa petite tête et ses longues jambes. Et pour bien se moquer de tous les hommes qui ne comprennent pas, le dessin est légendé : « Ceci n'est pas une voiture ». 

Chronique "Net et sans bavure" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

Atomka de Franck Thilliez sort en poche

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« Atomka » est un roman policier de circonstance pour ce qui est de la météo. Il règne en permanence un froid glacial, quasi mortel. Tout débute par la découverte du corps d'un journaliste d'investigation à son domicile. Il est mort de froid. Le tueur l'a enfermé vivant dans un congélateur. Et a même percé un petit trou dans le couvercle pour assister à l'agonie. Un thriller de Franck Thilliez redoutable d'efficacité. On est doublement accroché. Par l'enquête tournant autour des séquelles de la radioactivité, mais aussi (et surtout) par les doutes existentiels des deux héros. Lucie si fragile mais inflexible, Sharko, déterminé mais plein de doute. (Pocket, 8,40 €)



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11/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Police belge fantôme

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Incroyable histoire belge. Pas la blague de base avec l'accent caricatural, plutôt celle qui met en exergue le côté surréaliste de nos voisins du Nord. Comme Magritte a imaginé « Ceci n'est pas une pipe », une vidéo démontre que « Ceci n'est pas la police ».


"Ca se passe comme ça à la police de Schaerbeek"

Tout débute un dimanche à minuit. Un jeune entrepreneur, pour achever un travail urgent, doit se rendre dans le quartier populaire de Schaerbeek. Pas de chance, une voiture mal garée l'empêche d'entrer dans ses bureaux. Il téléphone à la police pour faire évacuer le véhicule. Pas de réponse. Il se rend donc au commissariat situé à quelques pâtés de maisons (un ami filme toute la scène). Il sonne à l'interphone d'urgence. Pas de réponse. La suite est hallucinante. Il constate que la porte est ouverte. Il entre. Dans le noir, il appelle. Toujours aucun écho. Il déambule alors dans le commissariat et tente une nouvelle fois de téléphoner avec son portable. Il entend une sonnerie dans une pièce, s'y rend et décroche. Voilà comment il parvient à répondre à son propre coup de fil... Il conclut sa démonstration d'un très ironique « Ça se passe comme ça à la police de Schaerbeek ». Diffusée sur plusieurs sites belges, la vidéo est vue plus de 100 000 fois. Les commentaires sont particulièrement... vaches. Il faudra attendre deux jours pour que la fameuse police réagisse. Le problème viendrait d'une serrure électrique déficiente. Et une enquête interne est en cours. Mais la priorité sera sans doute de retrouver les policiers fantômes...

Chronique "Net et sans bavure" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

BD : Planète hostile

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Les amateurs de jeu vidéo connaissent déjà Lost Planet. C'est un jeu vidéo développé par Capcom dont le troisième opus est sorti en juin dernier. « First colony », l'album de BD écrit par Izu et dessiné par Dall'Oglio se situe 40 ans avant le jeu. La Terre, en mal de ressources énergétiques, envoie des centaines de vaisseaux pour prospecter. La planète EDN III semble regorger de T-eng, de la thermo-énergie. C'est en tentant de l'extraire au cœur d'une montagne, qu'un groupe de colons réveille Nushi, reine mère des Akrids. En résumé, plein de petits monstres et un autre, gros, très gros. Et en colère... Bref quand les pirates menés par le capitaine June, belle mais incapable du moindre sentiment, débarquent sur EDN III en catastrophe, ils ne sont pas au bout de leurs difficultés. Obligé de respecter la trame et le décor du jeu, le scénario manque parfois d'originalité. Mais les incroyables paysages et encore plus étonnants monstres permettent au dessinateur de nous plonger dans un monde totalement virtuel.

 

« Lost Planet », Glénat, 13,90 €


 

10/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Mieux vaut mort que vivant

lampedusa,europe,migrant,indignationEffroyable drame que le naufrage d'un bateau de réfugiés au large de Lampedusa. Des centaines de morts et quelques rescapés. Impossible de rester indifférent ? Pas sûr. Tous les jours des réfugiés parviennent à mettre un pied sur cette petite partie d'Europe. Ils ont bravé tous les risques pour enfin entrevoir une chance de s'en sortir. Capturés, emprisonnés, jugés pour immigration illégale, ils sont presque systématiquement condamnés à une lourde amende et renvoyés de l'autre côté de la Méditerranée. Les réseaux sociaux dénoncent régulièrement ces pratiques. Et depuis 1994, ils sont plus de 6000 à avoir péri en tentant la traversée.

Alors quand le gouvernement d'Enrico Letta annonce des funérailles nationales pour les noyés, avec en plus l'obtention de la nationalité italienne, les réactions sur Twitter sont légitimement indignées.

 

Ainsi @littlenemo75 constate : « Obsèques nationales, jours de deuil, nationalité italienne accordée. Un bon migrant est un migrant mort. »


Comment des technocrates peuvent-ils accorder à des morts ce qu'ils refusent à des vivants ? Doit-on faire le constat qu'en Europe, un Africain mort vaut mieux qu'un Africain vivant ? Alors s'il est de fait impossible de rester indifférent devant le sort des morts de Lampedusa, comment supporter celui qui est réservé aux rescapés ? Et le paradoxe fait que parmi les victimes, certaines en étaient à leur deuxième voyage. Refoulées vivantes, elles auront finalement obtenu cet asile tant désiré. Mais six pieds sous terre.   

Chronique "Net et sans bavure" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant. 

BD : Conflit global dans UW2 de Bajram

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Entre 1998 et 2006, Denis Bajram a conté en six volumes denses les grands épisodes du la première guerre universelle. « UW1 » (Universal War 1) a tenu en haleine des milliers de lecteurs. Le cycle terminé, tous espéraient que Bajram se remette au travail. Il a pris le temps de vivre un peu, s'est détendu la main dans d'autres projets et a finalement accepté de se lancer dans le chantier gigantesque et tant attendu de « Universal War 2 ». Nouveaux personnages, nouvelle époque et nouvel éditeur, Casterman récupérant ce qui s'annonce comme une des meilleures ventes de la rentrée. La terre détruite, les derniers humains ont été déplacés sur Mars par la civilisation Kalish. Des Humains toujours aussi râleurs et mécontents, dénonçant colonisation et esclavage. Les Kalish, si intelligents qu'ils en deviennent hautains et méprisants, se retrouvent une nouvelle fois face à une menace inconnue. Des triangles noirs sortent du soleil, l'anéantissant en quelques heures. Sur une planète vouée à la glaciation, le lecteur suit les doutes et révoltes de Théa, fille des héros d'UW1. Attention, claque graphique assurée !

 

« Universal War 2 » (tome 1), Casterman, 12,95 €


09/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Nous sommes tous nuls

 

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Phénomène éditorial depuis quelques années, la collection « Pour les nuls » prouve que la culture générale, avec un minimum de dérision et d'humour, peut passionner les foules. Le premier titre, sur l'histoire de France, assure la renommée de la collection et rapidement les thèmes se multiplient. Avec notamment des mines pour les handicapés des nouvelles technologies. A chaque version de Windows correspond son titre, avec toujours la somme des bugs et autres anomalies. Internet a ensuite pris le relais pour mieux comprendre le haut débit ou Internet Explorer. En achetant ces livres, on accepte notre « nullité ». On reconnaît nos lacunes. Grâce à ces livres aux couvertures immédiatement identifiables on peut aussi apprendre la guitare, le ukulélé, devenir incollable sur le rock, l'astrologie ou la Grèce antique. Une formule gagnante déclinée sur le net avec le site pourlesnuls.fr aux rubriques ludiques. Vous pouvez par exemple défier vos amis dans un test de culture générale. Vous choisissez les questions, l'envoyez à une adresse mail et pariez sur le nombre de bonnes réponses.

 

Le plus savoureux reste la possibilité d'élire ou d'imaginer le prochain titre de la collection. Vous avez le choix entre la galette des rois, Audrey Pulvar, ou les huîtres pour les nuls parmi la quinzaine de propositions. Pour rester dans l'actualité j'ai glissé l'idée de « L'extrême droite pour les nuls ». J'en réserve quelques exemplaires à la direction du Front National.   

Chronique "Net et sans bavure" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

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Fred Hidalgo sur les traces de Brel, l'aventurier

Fred Hidalgo, après plusieurs décennies à la tête de magazines sur la chanson francophone, profite de sa retraite en Roussillon pour raconter les dernières années de Jacques Brel, l'anonyme des îles Marquises. 

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Pas évident d'écrire un livre sur un géant de la chanson comme Jacques Brel. Tout a été dit et Fred Hidalgo, créateur des magazines « Paroles et Musiques » et « Chorus » en sait quelque chose. Il a édité une des biographies les plus complètes, « Grand Jacques » de Marc Robine, sans compter les multiples dossiers dans ses magazines. Dans « Jacques Brel, l'aventure commence à l'aurore », Fred Hidalgo, qui n'a pas eu le bonheur de rencontrer l'artiste mort le 9 octobre 1978, apporte un éclairage nouveau sur les dernières années du chanteur du « Plat Pays » et des « Marquises ».

Durant près de trois ans, Jacques Brel a vécu en anonyme dans la petite et sauvage île de Hiva Oa, poussière de cet archipel perdu dans l'immensité du Pacifique Sud. « Il venait de traverser la moitié du Pacifique, raconte Fred Hidalgo. Epuisé, il jette l'ancre dans la baie et tombe sous le charme de l'île. » Dégoûté du bateau, il abandonne son tour du monde débuté en 1974 et s'installe dans une petite maison en compagnie de sa compagne Maddly. En se rendant à la poste du village pour récupérer son courrier en poste restante, il prend conscience avoir enfin trouvé l'endroit où il ne sera plus harcelé par les paparazis. Pour preuve, le postier ne le connaît pas et lui demande ses papiers d'identité pour lui remettre son courrier. Enfin anonyme.

L'idée du livre est venue à Fred Hidalgo après avoir publié quelques notes sur son blog. Tout a débuté à Paris, aux Trois Baudets en septembre 2010. Fred et son épouse Mauricette, fêtent leurs nominations dans dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et des Lettres en compagnie d'amis artistes. Antoine, le chanteur voyageur, les invite en Polynésie. Les époux Hidalgo, contraint à la retraite après l'arrêt de leur trimestriel « Chorus » ont enfin du temps de libre. Et envie de fêter leurs 40 ans de mariage par un voyage exceptionnel. En 2011, ils passent un mois en Polynésie. A Tahiti et aux Marquises. Voilà comment cette balade d'agrément se transforme en enquête sur les traces de Brel à l'autre bout du monde.

Fred Hidalgo recueille les témoignages des Marquisiens qui n'ont pas connu le chanteur mais l'homme serviable et enthousiaste, toujours partant pour rendre service. « Là-bas, il a eu une vie exceptionnelle, à la Don Quichotte, son héros de toujours, constate Fred Hidalgo. Il a revalidé sa licence de pilote, a acheté un bimoteur et l'a mis au service des Marquisiens. » Il faisait chaque semaine le lien avec Papeete, la capitale, pour rapporter médicaments, courrier et biens culturels. « Il a projeté des films en plein air à Hiva Oa. En faisant payer une somme symbolique car il estimait que tout travail artistique méritait un salaire. Il avait même en projet la création d'un spectacle avec des stars, toujours dans cette petite île des Marquises. »

Toutes ces anecdotes et information, Fred les partage sur son blog. Un feuilleton qui grossit, se structure. Bref, la matière pour un livre, bourré d'informations, mais écrit de façon subjective. Cela donne ces 380 pages denses et émouvantes, enrichies de plusieurs photos de Jacques Brel dans son petit paradis marquisien. Un voyage, une aventure, dans les pas d'un géant trop tôt disparu.  

« Jacques Brel, l'aventure commence à l'aurore », L'Archipel, 21 euros

 

 

 

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Retraite en Roussillon

 Fred Hidalgo se partage encore entre sa maison de Corbère-les-Cabanes et celle en région parisienne. Mais ce fils de réfugié espagnol (passé par les camps d'Argelès) a semble avoir trouvé son île à lui au pied du Montou. Après une école de journalisme, il part pour l'Afrique, déjà en compagnie de son épouse Mauricette, pour créer un quotidien au Gabon puis relancer un journal à Djibouti. Dix années sous les tropiques et retour en France pour lancer un mensuel sur la chanson francophone. Ce sera « Paroles et Musiques » durant une dizaine d'années suivi par « Chorus », véritable bible de la chanson durant près de 15 ans. En parallèle, Fred a édité nombre de livres sur les chanteurs, de Brassens à Trenet en passant par toute la jeune génération (Goldman, Souchon...). Ce passionné de San-Antonio (il connaissait personnellement Frédéric Dard) a toujours su que l'écriture serait son meilleur moyen d'expression. Le livre sur Jacques Brel en est le parfait exemple. Et déjà une autre idée trotte dans la tête de Fred. En 1986, il a accompagné Claude Nougaro dans sa tournée en Afrique. Pourquoi ne pas raconter ce périple au Congo, Cameroun, Niger... Juste avant son départ pour New York et au moment de sa rencontre avec Hélène, à l'île de la Réunion. Anecdotes, photos et écrits du poète toulousain viendront enrichir un projet en bonne voie.

En attendant, vous pouvez retrouver régulièrement Fred Hidalgo sur son blog* et le 9 octobre sur France Bleu Roussillon où il racontera au micro de Philippe Anglade les dernières années de Brel.

* http://sicavouschante.over-blog.com/

08/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Les Chinois et moi

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"Sept cent millions de Chinois. Et moi, et moi, et moi" chante Jacques Dutronc. En réalité, sur le net, ils sont deux millions de Chinois exactement. Deux millions d'employés d'agences gouvernementales chinoises qui chaque jour espionnent les blogs, sites et réseaux sociaux à la recherche des propagateurs de « fausses rumeurs ». Deux millions de censeurs en action. En Chine on ne plaisante pas avec le franc-parler. Au risque de se retrouver rapidement en prison. Il est loin le temps des dazibao, ces journaux-affiches derniers vestiges de la liberté d'expression « made in China ». Désormais, si l'un de ces espions découvre qu'une « fausse rumeur » a été reprise plus de 500 fois, l'instigateur encourt une peine de trois ans d'emprisonnement. Le terme « fausse rumeur » correspond dans les faits à toute information non officielle, vous l'aurez compris.

 

On ne se félicite jamais assez de notre chance de vivre en démocratie. Transposé en France, ce système obligerait à construire de nouvelles prisons. Sur Twitter, les 3000 abonnés du compte @flambyland feraient moins les intéressants à se moquer du président. Sur Facebook, les 52 000 adeptes de la page « Peine de mort pour la mère et le beau-père de Fiona » tiendraient compagnie à ces derniers en cellule. Quant aux anti mariage pour tous, depuis le 26 mai et l'adoption de la loi, ils feraient mieux de la mettre en veilleuse. Ou d'émigrer en Russie ou en Chine. Au moins là-bas ils seront dans l'idéologie officielle...

Chronique "Net et sans bavure" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.

BD : La famille de Nävis

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Au rythme soutenu d'un album par an, Jean-David Morvan et Philippe Buchet font vivre le monde de Sillage. Des aventures spatiales épatantes avec en toile de fond la quête de Nävis, dernière terrienne, autour de son identité. Les aléas du convoi (immense train de vaisseaux spatiaux dérivant dans la galaxie) sont un peu mis de côté pour recentrer l'intrigue sur la belle et fougueuse orpheline. Celle qui a longtemps cru être la dernière représentante de son espèce a finalement retrouvé quelques humains. Un contact de courte durée mais qui lui a permis de découvrir l'amour et d'avoir un enfant. Oui, Nävis maman ! Que les fans se rassurent, l'aventurière ne va pas remiser ses sabres pour les couches culottes. Morvan, le scénariste, a trouvé la parade non seulement pour éviter la grossesse, l'accouchement et l'allaitement, mais également l'enfance du marmot. C'est un adulte, aussi impétueux qu'elle, que Nävis découvre au détour d'un complot. Et dans ce 16e tome, ils ne seront pas trop de deux pour sauver Sillage d'une destruction programmée. Beaucoup de baston, des aliens en pagaille et quelques pleurs : un savant dosage pour une série devenue incontournable.

 

« Sillage » (tome 16), Delcourt, 13,95 €


08:48 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sillage, navis, morvan, buchet, delcourt

07/10/2013

NET ET SANS BAVURE : Trop honnête pour être vrai

 

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L'histoire est subtile et à deux niveaux, tout ce que j'aime. Un lien circule énormément en ce moment sur Facebook. Il raconte l'histoire d'Antoine Garrot, un jeune infirmier Rennais de 26 ans. Lassé de ces fausses amitiés sur le réseau social où il faut « liker » pour être bien vu, il décide, dans le cadre d'une expérimentation sociologique selon les termes de l'article, de considérer tous les statuts de ses amis avec un maximum d'honnêteté. Résultat, il perd la moitié d'entre eux en moins d'une journée. Quand son pote Brice s'extasie à propos de vacances en Corse, avec mojito et pêche au gros au programme, Arnaud réplique « T'as jamais été heureux Brice. Pourquoi tu fais semblant sur Facebook. Et puis la pêche au gros c'est pas nécessaire, tu as déjà Lucile, non ? » Brice le prend mal. Et Lucile, n'en parlons pas... On en rêve tous de se lâcher un jour sur Facebook. Antoine l'a fait. Même auprès d'une maman, de celle qui publie sans cesse les photos de son petit prince. Commentaire d'Antoine : « On n'en peut plus de ton gosse. On sait que tu te fais chier dans ta vie, mais c'est pas un site internet qui va combler ton vide existentiel. » Là, je trouve qu'il est allé un peu trop loin. Et d'un seul coup le doute m'assaille . L'article est publié sur un site intitulé Le courrier des Echos. C'est en traduisant sa maxime que je comprends. « Publier en premier, vérifier après ». L'article sur Antoine Garrot, tout comme l'ensemble du site, est un faux, une parodie mode Gorafi. Mais si bien fait qu'il est partagé au premier degré. J'en ris encore.  

Chronique "Net et sans bavure" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.