30/12/2012

Chronique : Prisonniers du net en 2012

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2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 3/6.

Utiliser Internet n'est pas dénué de danger. En cette année 2012, en plus des blogueurs chinois, arabes ou cubains emprisonnés arbitrairement (mais ce n'est pas nouveau), deux fortes personnalités sont privées de liberté pour un tout autre motif. Coup de théâtre en janvier : le site Megaupload (60 millions d'utilisateurs) est supprimé et son fondateur, le très folklorique Kim Dotcom, arrêté en Nouvelle-Zélande. Ce milliardaire du piratage internet, adepte des voitures de course et du clinquant en tout genre, reste un mois dans les geôles d'Auckland. Les USA tentent vainement de l'extrader. On chiffre les pertes pour les ayants droit, en raison du piratage, à près de 500 millions de dollars. Placé sous contrôle judiciaire, Kim Dotcom a l'intention de se relancer : il annonce l'ouverture de Mega vers le 20 janvier 2013, pile une année après la mort de Megaupload. 

Très différent le parcours de Julian Assange. Le fondateur australien de Wikileaks dérange de nombreux Etats. Le site publie des documents confidentiels, véritables bombes pour quelques démocraties. L'extradition le menace, pour une affaire de mœurs montée de toutes pièces selon ses avocats, il se réfugie dans l'ambassade d'Equateur à Londres le 19 juin. Depuis, il n'a pas quitté le bâtiment, bien que le pays lui ait accordé l'asile politique. Entrepreneur mégalo ou défenseur des libertés, leur point commun : une indépendance entravée par Internet.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant.

14/08/2012

Grosse fatigue après les Jeux de Londres

Les Jeux Olympiques de Londres sont terminés. Enfin. Ces 15 jours m'ont épuisé. Nager, courir, pédaler, sauter, ramer... même vautré dans son canapé, ça use.

Je l'avoue, comme beaucoup de travailleurs munis d'un ordinateur doté d'une connexion internet, j'ai honteusement délaissé mon labeur pour zapper sur les canaux de FranceTV. Le matin, notamment, rien de tel qu'une partie de beach volley féminin pour voir la vie du bon côté. Souvent, tout est une question d'angle de vue. Quelques gros plans judicieux et toute la beauté du sport ne peut que vous sauter aux yeux. Ce n'est cependant pas vrai pour tous comme l'a démontré un port-folio du journal Metro. Les shorts très amples des basketteuses ne font pas le poids face aux mini bikinis des volleyeuses...

Épuisé aussi à force de tester les doodles de Google. Le moteur de recherche s'est mis aux couleurs de Londres, offrant de minis jeux très addictifs. J'ai brillé au basket, malgré mes 1 m 70. Par contre le 110 mètres haies m'a provoqué une crampe... aux doigts.

A l'heure du bilan, paradoxalement, la star des JO sur les réseaux sociaux n'aura pas été un sportif. Les exploits de Bolt et Phelps n'ont pas pesé lourd face à Nelson Monfort. Le polyglotte (plus glotte que poli tant il coupe la parole aux interviewés) a fait l'unanimité contre lui. Son compte parodique sur Twitter est à mourir de rire. En traducteur fou il accommode même les noms de ses victimes : mais qui sont donc Ronald Money, Christopher Lemaster ou Delphine Thesoft ?

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET (MÊME L'ÉTÉ)" parue en dernière page de l'Indépendant ce lundi.