18/03/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : #OuiJeVote

facebook, twitter, vote, municipales, abstention

La bataille de l'abstention aux élections municipales s'annonce rude. Face au désintérêt des Français pour la chose publique, il faut absolument trouver de nouveaux attraits à cette démocratie de moins en moins sollicitée.

Pour toucher les jeunes, principale réserve parmi les régiments d'abstentionnistes, une campagne sur les réseaux sociaux s'imposait. Facile et pas cher (sauf quand le boulot est confié à une agence "amie" qui surfacture allègrement), l'efficacité n'en est cependant pas garantie. Loin de là.

Donc sur Twitter, le mot-dièse pour inciter à la participation est #OuiJeVote. Une rapide recherche montre que l'utilisation massive concerne surtout les partisans de certains candidats, qui y accolent le nom de leur champion. Pour démontrer la simplicité du vote, la formule "Voter c'est tweeter en vrai" me semble un poil excessive. Chez beaucoup de jeunes, tweeter est devenu presque un toc. Aller expliquer à un jeune adulte qui "pond" plus de 100 messages chaque jour qu'il n'a droit qu'à un seul et unique vote. Et pour une seule liste de sa commune. Lui aimerait voter en rafale, pour tous ceux qui ont retweeté l'un de leur selfie...

Pareil sur Facebook : "Vous aimez liker ? Votez !" Sauf que l'on n'est pas limité en like. Et puis ce n'est pas parce que l'on aime un point du programme du candidat qu'on en approuve l'ensemble. Alors non, voter n'a rien à voir avec les pratiques en cours sur les réseaux sociaux. Une fois le bulletin glissé dans l'urne, aucun moyen de revenir en arrière, contrairement aux "like" qui se retirent aussi facilement qu'ils s'accordent.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.