04/11/2016

De choses et d'autres : Du tabac faisons table rase

tabac, addiction, santé

Gris, sombre et morose, novembre n’est pas le mois préféré des Français. Il pourrait cependant devenir le chouchou des milliers de personnes qui ont décidé d’arrêter de fumer durant l’opération nationale « Moi(s) sans tabac ». Depuis le 1er novembre plus de 150 000 fumeurs se sont inscrits et tentent de tenir un mois sans en griller une. 30 jours qui normalement donnent cinq fois plus de chance d’arrêter définitivement.

Mais c’est dur. Certains addictologues prétendent que le tabac a le même pouvoir de dépendance que l’héroïne. S’en défaire est pourtant vital pour la grande majorité des fumeurs. Cancers, problèmes cardiaques, insuffisance respiratoire : la cigarette est la meilleure façon de se suicider. A petit feu et dans de grandes douleurs.

Aux volontaires, le gouvernement distribue un kit pour aller au bout des 30 jours. Un livret de conseils, une application, un badge. Rien de bien transcendant. Mais le meilleur argument pour dire stop au tabac reste le porte-monnaie. Une petite roue permet de calculer les économies réalisées en arrêtant la clope. La somme atteint des centaines d’euros, voire des milliers sur un an. L’argent disparu en fumée (et en goudron dans vos poumons) aurait certainement été plus utile sur un compte épargne.

Fumeur, j’ai rejoint le mouvement et anticipé l’appel puisque je fête ce vendredi ma première semaine de sevrage. Souhaitez-moi bon courage !

09:28 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tabac, addiction, santé

23/02/2014

Regards : Smartphone, le nouvel esclavage

Entre le « 22 à Asnières » de Fernand Raynaud et le « Allô, quoi... » de Nabilla, la communication téléphonique a vécu une révolution en accéléré. Si le principe est le même, permettre la communication entre deux personnes éloignées, les outils n'ont plus rien à voir. Comme si le progrès entre l'invention de la roue et du moteur à explosion s'était concentré sur une génération.

 

Le règne des smartphones est une évidence. Au début, on ne l'utilise que comme un téléphone portable. Et puis il s'impose par sa polyvalence. Internet, SMS, musique, vidéo, jeux, information... on peut tout faire avec ce couteau suisse des nouvelles technologies. Avec l'avantage de pouvoir le personnaliser transformant ces composants électroniques en « prolongement de notre vie intérieure » selon l'expression de Joëlle Menrath, sociologue. On peut parfois oublier ses clés ou son portefeuille. Jamais son téléphone portable. Il est devenu trop essentiel dans notre quotidien. Regardez dans la rue, ces jeunes, écouteurs dans les oreilles, dans les transports en commun, plongés dans la vision de la dernière vidéo qui fait le buzz ou en train de composer des SMS. Au bureau ou en regardant la télévision, le smartphone est devenu le second écran pour se distraire ou donner son avis. Le smartphone, en devenant aussi précieux que la prunelles de ses yeux, aiguise les appétits. Commerciaux mais surtout sécuritaires. Dans Big Brother de Orwell, des caméras surveillaient chaque citoyen. Aujourd'hui c'est encore plus simple, la caméra étant individuelle et déclenchée volontairement par chaque individu. Avec les services de géolocalisation, vous êtes parfaitement traçable par les autorités. Les faits divers ne cessent de raconter les histoires de ces voleurs trahis par leur téléphone. A quoi bon mettre des gants pour ne pas laisser d'empreintes quand on a dans la poche un téléphone qui signale sa présence dans le secteur toutes les minutes ? On est souvent fier de montrer son smartphone. Comme une chaine en or arborée en signe de réussite. Mais un bijou synonyme d'esclavage.  

09/01/2013

Chronique : Jeu presque mortel

jeux, tueur, addiction

Haro sur les jeux vidéos. Source fréquente de discorde familiale, entre frères et sœurs notamment, l'affaire peut aller beaucoup plus loin quand l'addiction aux manettes dépasse les bornes.

L'histoire se passe en Chine. Un bon père de famille se désespère. Son fils, 22 ans, titille le joystick à longueur de journée. Sans travail, ni volonté d'en trouver, il préfère vivre par procuration sur un jeu en ligne. Le père, à bout d'arguments a l'idée du siècle. Si son fils joue, c'est qu'il gagne et y trouve du plaisir. Pour le dégoûter, il faut qu'il perde.

Dans ses jeux favoris, style World of Warcraft ou Call of Duty, perdre c'est se faire tuer. Le paternel  recrute donc sur internet des tueurs à gages... virtuels. Ils ont pour mission de s'immiscer dans les parties du fils et de tout faire pour l'occire.

Imaginez, vous êtes en plein dégommage de terroristes à tire-larigot. Concentrés sur les tirs de l'ennemi. Et tout à coup, votre coéquipier, sans crier gare, vous abat froidement. Une fois, deux fois... De quoi piquer une crise d'épilepsie puissance mille. Le jeune joueur chinois se doute rapidement de l'embrouille. Il devine aussi que son père a organisé toute la mise en scène. Une petite explication plus tard, papa annule tous les contrats. Fiston a promet de lever le pied sur les parties et de chercher sérieusement du travail.

Tout est bien qui finit bien dans ce monde virtuel où l'on peut mourir 20 fois d'affilée, ou assassiner son propre fils, sans en faire le moindre cauchemar.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.

07:39 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeux, tueur, addiction