08/12/2013

DE CHOSES ET D'AUTRES : Manger et être mangé

trophique, anchois, humain, chaîne alimentaire

L'arrogance humaine en prend un coup dans les gencives. Une étude sur la chaîne alimentaire place l'homme au même niveau que... l'anchois. Cette révélation est à mettre à l'actif des scientifiques de l'Ifremer après analyse des données de la FAO sur la consommation humaine pour la période 1961-2009. Chaque espèce vivante possède un niveau trophique calculé en fonction de ce qu'il mange pour se développer.

Tout en bas, au niveau 1, les végétaux. Viennent ensuite les herbivores et les carnivores. Au sommet, les grands prédateurs comme les orques (5,5). L'homme se retrouve avec un indice moyen de 2,2 soit au niveau du cochon et de l'anchois. La raison en est très simple : à force de manger « cinq fruits et légumes par jour » et autres verdures genre épinards ou courgettes (berk !), on se ramollit.

Rien ne vaut une bonne entrecôte. Même si le bœuf n'est pas la meilleure viande pour progresser sur la chaîne alimentaire. Mieux vaut délaisser ces mammifères placides et ingurgiter la force de véritables fauves.

Au lieu d'un poulet rôti le dimanche, faites-vous un aigle royal. Plus coriace sans doute mais à l'indice proche de 4. Arrêtez le lapin et préférez la viande de chat dont le goût, paraît-il, est très proche. Un chat sauvage si possible, pas un de ces matous engraissé aux croquettes à base de farine de poisson. Localement, le mâle humain, s'il veut rester dominant, devra jeter son dévolu sur un anchois au détriment de la cargolade...

Le summum dans nos régions serait le loup ou l'ours. Mais ce dernier ne doit pas obtenir un indice trophique mirobolant avec son bête penchant pour le miel...