30/01/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Écrire la réalité sous l'oeil des caméras

Mars one, académie balzac, téléréalité, iacub, banon, angot

Les concepteurs de téléréalité ne manquent jamais d'imagination. Entre la nouvelle émission aux Pays-Bas qui observe un groupe de "naufragés" volontaires réinventer la vie en société ou le projet "Mars One" visant la colonisation de la planète rouge sous l'œil de caméras, le genre a de beaux jours devant lui.

Un nouveau projet est en gestation sur internet. Les éditions du Net organisent la première émission de téléréalité littéraire qui permettra de suivre en ligne vingt écrivains enfermés dans un château, 24h/24, afin de rédiger un roman collectif en 20 jours sur le thème de leur choix. Les postulants devront avoir déjà édité un livre et les sélections débutent le 1er février. Le choix passe par un vote en ligne sur le site academiebalzac.fr, du nom de l'émission. Programmation prévue : début octobre.

Pas sur TF1, toujours aussi à cheval sur le "mieux-disant culturel" qui lui colle aux basques depuis la privatisation. Et comme le remarque Kevin, fan de Secret Story depuis la première saison : "dans culturel y'a trop de turel et pas assez de... »

A moins que le casting en cours ne donne leur chance à des pointures de l'autofiction, friandes de transgressions. Marcella Iacub dans le même dortoir que Christine Angot ou Tristane Banon, en train de se faire des confidences sur leurs ex, voilà de quoi affoler l'audimat. Plus en tout cas que de mettre des caméras à l'Académie française pour filmer le travail des Immortels sur l'utile mais très austère dictionnaire.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce jeudi en dernière page de  l'Indépendant. 

25/02/2013

Chronique : polémique entre Iacub et Angot, les drôles de dames et DSK

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Marcela Iacub fait mieux que Christine Angot dans le genre littérature d'autofiction à forte connotation sexuelle. La querelle, par journaux interposés, de ces deux drôles de dames délurées a beaucoup agité le net ces derniers jours. Rappel des faits : Marcela Iacub, belle Argentine, tombe amoureuse d'un « cochon » vilipendé par toute la planète.

De ces huit mois de passion amoureuse elle en tire un livre. Un brûlot. Alternant réalité et fiction. Son amant, elle le compare à un porc. Marcela Iacub ne le nomme jamais mais tout le monde reconnaît DSK empêtré dans le scandale Nafissatou Diallo. Couverture du Nouvel Obs', une de Libération : ce sont les journaux de gauche qui donnent toute son ampleur à l'affaire.

La polémique enfle et prend une nouvelle tournure avec la publication, dans le Monde cette fois, d'une longue tribune de Christine Angot. « Non, non, non et non » jette-t-elle à la face de Iacub car certains critiques ont comparé son « Belle et Bête » aux romans d'Angot. Il est vrai qu'Angot a elle aussi complaisamment romancé ses amours, ne privant pas le lecteur de détails croustillants. Le principal reproche fait à Iacub est d'avoir séduit DSK pour écrire son livre. Une impression résumée dans un tweet de Mickaël Frison « Mi-homme mi-cochon. Mi-livre mi-torchon. »

Je ne sais pas si la littérature ressortira grandie de ces querelles de coucheries étalées sur la place publique, mais la machine à fantasmes a toujours fait courir les foules. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.

15:17 Publié dans Humeur, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iacub, dsk, angot, polémique, cochon, stock