31/01/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Pas si bêtes...

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Officiel, gravé dans le marbre de la loi : les animaux sont "doués de sensibilité". Les députés ont définitivement tranché. Comme si ce n'était pas évident... Un bûcheron n'a pas de problème de conscience en abattant un arbre. Ce n'est pas le cas des ouvriers des abattoirs. Et si vous avez encore un doute, frappez un chien. Au mieux il fera "Kaï ! Kaï !", au pire il vous mordra. Une loi n'empêchera pas les actes de cruauté envers les animaux.

Dernier exemple en date avec les mésaventures d'une certaine Madeleine, dite Mado, brave agricultrice de Gaillac dans le Tarn. Depuis quelques jours, son élevage de coqs est décimé. Chaque matin elle trouve quelques-uns de ses plus beaux spécimens décapités. Des coqs élevés exclusivement pour un événement bien particulier. Vous avez certainement vu ces animaux à la télévision. Ce sont les gallinacés expédiés sur les terrains pendant un match des Bleus dans le Tournoi des VI Nations. Je soupçonne une fouine anglaise d'être la coupable...

Autre histoire de maltraitance, involontaire cette fois, en provenance de Miami. Le propriétaire d'un chat nommé Bart retrouve son animal de compagnie ensanglanté au bord de la route, fauché par une voiture. Il l'enterre, persuadé qu'il est mort. Cinq jours plus tard, un miaulement derrière la porte fait croire au pauvre homme être en présence du premier félin-zombie. Bart, un œil en moins, les blessures purulentes, n'était pas mort. Il est parvenu à sortir de sa tombe et à retourner chez lui.

Reste à déterminer maintenant si les zombies sont "doués de sensibilité". Messieurs les députés, au travail.

07/11/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Les ragondins de la honte

ragondins, fnsea, agriculteurs, bardot, cruauté, animaux, requins marteauxQuelques ragondins maltraités lors d'une manifestation de la FNSEA ont suffi à réveiller les zélés activistes de la cause animale. Balancés sans ménagement par dessus les grilles d'une préfecture, repoussés à coups de pieds puis recouverts de peinture rouge, les pauvres bêtes n'ont pas compris ce qui leur arrivait.

D'accord, le ragondin n'a jamais été un animal très sympathique. Cet énorme rat colonise de plus en plus les points d'eau de France et de Navarre mais ne s'approche jamais des humains. Pas folle la bête...

Les sévices infligés à ces placides rongeurs ont totalement éclipsé les motifs de désespoir de la France agricole. La faute à quelques « intégristes verts » (selon la terminologie officielle du premier syndicat agricole) qui ont surfé sur ces images de cruauté envers d'innocentes créatures. L'image du paysan qui prend soin de ses bêtes en sort écornée...

Ces mêmes protecteurs des animaux ont taillé en pièces le livre de Vivien Le Jeune Durhin aux éditions des Requins Marteaux. Ce « Manuel de cruauté envers les animaux » donne force détails pour couper la tête à un poulet, arracher les ailes d'une mouche ou donner un coup de pied à un hippopotame. Il s'agit là bien évidemment d'un ouvrage satirique. L'auteur entend dénoncer certaines pratiques existantes, en précisant, dès la page 4, l'illégalité des tortures animales. Mais le second degré a parfois du mal à passer chez des militants trop investis. Résultat, une campagne de boycott du livre est lancée sur les réseaux sociaux.

Autant l'émoi suscité par les ragondins est compréhensible, autant cette seconde action est d'un ridicule achevé... 

23/09/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Chers toutous

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A force de parler de mes chiens dans ces chroniques, cela me pendait au bout du nez : des sociétés m'ont repéré et me démarchent pour le bien-être de mes toutous. En France il y a toujours un commercial saugrenu pour avoir l'idée d'un service aussi cher qu'inutile. Exemple avec cette réclame pour un comparateur d'assurance pour animaux reçue dans ma « boitamel ».

En préambule, on m'explique que « Visite, vaccination, petits bobos ou même hospitalisation… les frais vétérinaires peuvent être onéreux. La solution : souscrire une Assurance santé Chiens-Chats pour protéger sa santé et votre budget. » Et de proposer une fiche de renseignements à remplir pour obtenir un devis. Première difficulté, il faut préciser l'âge et la race de l'animal. Il y a bien une centaine de propositions de « azawakh » à « xoloitzcuintle » (un lévrier sahélien et un chien nu du Mexique), mais pas trace de terrier croisé caniche ni d'épagneul mélangé à du beauceron ou, plus simplement, de bâtard, ce que sont indéniablement mes chiens...

Au niveau de l'âge, je ne peux pas être très précis. Adoptés tous les deux à la SPA, ils ont été recueillis adultes (entre un et deux ans) errant dans la rue. Seule certitude, ils ont plus de dix ans. Cela résout le problème. Non assurables ! Une fois le devis rempli, on me répond sèchement, « Nous ne pouvons pas prendre en compte les animaux de plus de 6 ans ».

Alors j'ai triché (ils ont rajeuni d'un coup d'un seul...) et une assurance santé pour mes chiens me coûterait entre 24,05 euros et 72,15 euros par mois ! Chers toutous !

Chronique "De choses et d'autres" parue mercredi 23 septembre en dernière page de l'Indépendant. 

13/11/2013

NET ET SANS BAVURE : Serge, Mambo, Laïka... les animaux font aussi la Une de l'actualité

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Une grosse épidémie de unes animalières frappe la presse quotidienne ces derniers jours. Grâce à internet, on peut profiter le jour même des premières pages de quasiment tous les journaux régionaux. L'affaire commence avec un "bête" fait-divers à Bordeaux. La virée arrosée dans le tramway d'une bande de joyeux drilles avec un lama. Comme en plus l'animal se prénomme Serge, il devient une véritable star. Sur le net essentiellement. La fréquentation du site internet de Sud-Ouest, le journal local, a littéralement explosé en quelques jours.

À côté du champion toutes catégories, d'autres bestioles tentent de se faire une place sur le front de l'information. L'Union de Reims ouvre sa Une avec "Un petit lézard paralyse le chantier", alors que le Berry Républicain s'intéresse aux "Périples à dos d'ânes". A l'Indépendant nous ne sommes pas en reste. Pour preuve la rencontre entre Alain Delon et Mambo, le chien martyr.

Pondre des lignes et des lignes sur les animaux n'est pas nouveau. Reprenons la presse du 4 novembre 1957. Que trouve-t-on en première page ? Le nom d'une petite chienne russe, star éphémère des étoiles. Laïka, premier être vivant à rejoindre l'espace, est morte 7 heures après le lancement de Spoutnik 2. Entre célébrer l'exploit de l'industrie spatiale soviétique et avoir un pincement au cœur en imaginant la fin atroce du petit animal de compagnie, le choix est vite fait. Mambo, au moins s'en est tiré. Quant à Serge le lama, pas évident qu'il comprenne ce qui lui arrive...

Chronique "Net et sans bavure" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.

17/10/2012

Chronique : Sexy ce gros thon...

 

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Comment faire le buzz autour d'une cause à défendre ? Facile : demander à quelques célébrités de se dénuder. Pour dénoncer la maltraitance aux animaux, Peta (People of the ethical treatment of animals) a souvent mis en scène des mannequins et des stars nues, histoire de bien faire comprendre que porter des fourrures, c'est du passé et plus mode du tout. Dans le même ordre d'idée, the fishlove gallery a pour cheval de bataille la préservation des poissons dans les océans. La pêche équitable et raisonnée n'est pas un sujet passionnant le grand public. Pourtant ils sont des milliers à faire un petit tour sur la galerie photo mise en ligne sur le site de l'association. On peut y voir des thons, poulpes, bars, crabes et autres créatures marines menacées par la surpêche. Ils posent avec des célébrités soutenant le combat. Ainsi un poulpe n'est pas très engageant. Un poulpe sur le corps nu d'Emilia Fox, ravissante actrice anglaise, c'est déjà plus fun. Lizzy Jagger, top-model et fille de Mick Jagger, chevauche un thon rouge alors que Gretta Scacchi, inspiratrice du projet, serre sur sa poitrine... un énorme cabillaud. Les photos, très artistiques, jouent sur l'opposition entre deux mondes totalement étrangers. Mais ces poissons, forcément morts, cassent un peu le côté sexy des clichés.

Quant aux machos de tous poils, ils se discréditeront définitivement avec quelques bons mots genre : « Dans le thon, tout est bon » ou « Vraiment dessalée cette morue... »

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.