05/08/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Zone frontière (2/3)

perthus, frontière, cannabis, vente libre

Le village du Perthus est coupé en deux. En descendant la grande rue, à droite la France, à gauche l'Espagne. L'essentiel des magasins se concentre côté ibérique et transforme le trottoir en couloir de métro parisien aux heures de pointe. Cela ne dérange pas plus les touristes venus goûter aux folies de la consommation à outrance.

On trouve de tout au Perthus en plus de l'alcool et du tabac à prix cassés. A la concentration d'hommes s'ennuyant ferme sur le trottoir je devine une parfumerie investie par une cohorte de vacancières qui vont sentir la cocotte. Le gadget du moment ? Un petit oiseau qui tourne sans cesse autour d'un pot de fleur grâce à des panneaux solaires. Entre mini-motos, maillots de foot (Griezmann est encore loin de Messi) et serviettes de plage Che Guevara, on ne peut pas manquer les magasins de « grow ». Ici aussi ce sont les soldes. Peu banales puisque les remises vont de 10 à 30 %... sur les graines de cannabis. D'un côté la police nationale française contrôle la frontière, de l'autre on brade de quoi aller direct en prison. Il existe même des sucettes au cannabis.

Un peu plus loin, une boutique vend des armes. Des pistolets à billes mais aussi des épées médiévales. Un peu moins folkloriques, les machettes et longs sabres aiguisés comme des rasoirs. Des images macabres me traversent l'esprit. Heureusement je repère aussi ces fausses crottes de chien à deux euros pièce. Vu tout ce que j'ai ramassé derrière mes toutous durant plus de 15 ans, je serais millionnaire à l'heure actuelle. Enfin, s'ils avaient eu la bonne idée de faire caca en plastique.

14/10/2012

BD : Trafics d'armes du futur dans "Seigneurs de guerre" chez Glénat

 

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Dans un futur très proche, en 2020 exactement, les Balkans sont de nouveau en feu. Belgrade se relève difficilement d'une guerre civile entre Serbes et minorité hongroise de la région de Voïvodine. Après le massacre des troupes d'un dictateur, le chef de la rébellion s'est réfugié dans la ville de Novi Sad. Les soldats de l'ONU ont rétabli le calme, mais ont quitté le pays par manque de budget. En 2020 ce sont des sociétés privées qui assurent la sécurité de certaines zones protégées. « Seigneurs de guerre », série écrite par Guillaume Dorison, raconte cette évolution de la sécurité mondiale. Kali, une petite société tente de gagner des parts de marché. Pour convoyer des médicaments et vivres pour des associations humanitaires, Kali embauche Stéphane Marik, le pilote d'un Méka, ces chars d'assaut d'un nouveau genre et quasi invincibles. Dessinée par Poli et Hostache, avec des décors de Haillot, cette série réaliste oscille entre violence, politique et futurisme. Efficace, elle laisse beaucoup de zones d'ombres dans ce premier tome, rendant l'attente de la suite encore plus forte...  

« Seigneurs de guerre » (tome 1), Glénat, 13,90 €