06/03/2016

Série télé : Le mur de la honte de 'Trepalium'

trepalium,deladonchamps,simaga,elkabetz,lanoo,arteLe taux de chômage en France est de 10 % selon les toutes dernières études de l'INSEE. 10 % d'inactifs. Ils pèsent dans le budget du pays. Mais s'ils étaient plus nombreux, beaucoup plus nombreux ? C'est l'idée de départ de l'excellente série télé française 'Trepalium' récemment diffusée sur Arte et sortie dans un coffret trois DVD ou deux blu-ray. Dans un futur proche, il ne reste plus que 20 % d'actifs. Face à l'impossibilité de subvenir aux besoins de 80 % de la population, le gouvernement a imaginé un nouveau système. Au centre, la ville et les actifs. Tout autour, derrière un mur infranchissable, les inactifs, devenus depuis les zonards. Autant la vie est facile chez les privilégiés, autant elle est compliquée dans la zone.

Pour raconter cette dystopie (l'inverse de l'utopie), les créateurs de la série suivent les trajectoires de Ruben (Pierre Deladonchamps), ambitieux cadre de la ville et Izia (Léonie Simaga), zonarde qui élève seule son fils de 15 ans. Ce système très déséquilibré provoque des tensions. Des activistes, dans la zone et la ville, veulent abattre ce mur de la honte. Mais le pouvoir politique et économique est inflexible. Seule concession accordée par la Première ministre (Ronit Elkabetz) : quelques zonards vont retrouver un emploi solidaire chez des actifs. Ils franchiront le mur tous les jours pour se mettre au service de familles désignées. Izia servira donc de servante à Ruben. Mais quand sa femme disparaît, il remarque leur ressemblance physique et demande à Izia de la remplacer au pied levé pour servir ses ambitions.

L'eau, une arme...

L'arc narratif de la série est à plusieurs niveaux. En découvrant les vies de Ruben et d'Izia, c'est toute la société de Trepalium qui est décortiquée. La débrouille et l'entraide d'un côté, l'individualisme et l'opulence de l'autre. Deux mondes proches mais qui ne peuvent exister qu'en opposition. En filigrane, les scénaristes font le procès des liaisons dangereuses entre pouvoir et entreprises. Le 'méchant' de Trepalium n'est pas incarné par un homme ou une femme mais une société, Aquaville, chargée de la gestion de l'eau potable.

 

 

Tournée dans de véritables décors, Trepalium est une belle réussite visuelle. Sans moyens énormes, on est complètement dépaysé, plongé dans un monde oppressant mais totalement réaliste. On reconnaît au passage l'architecture et les salles du siège du Parti communiste français ou de la Bibliothèque Nationale de France. Le coffret offre en bonus un long entretien avec le réalisateur, Vincent Lannoo et 'Journal d'un inutile', une websérie racontant comment le mur a été pensé, conçu et construit.

'Trepalium', Arte éditions, 29,99 euros le coffret DVD, 34,99 euros le coffret blu-ray.

 

19/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Me baigner ? Très peu pour moi

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Les premiers rayons de soleil sont synonymes de migration vers le bord de mer. Beaucoup y vont pour bronzer, d'autres pour se baigner. Ces derniers sont à mon point de vue des inconscients que je n'imiterais pas pour tout l'or du monde. Non seulement on peut se noyer, mais en plus la mer regorge de créatures toutes plus effrayantes les unes que les autres.

Quelle folle idée d'aller barboter dans l'élément des requins, méduses urticantes, murènes et autres bestioles cauchemardesques. Hier soir (1), Arte a diffusé un documentaire sur le régalec, gigantesque poisson osseux (11 mètres de long) en forme de ruban argenté et qui est à l'origine de la légende du serpent des mers. Filmé en Méditerranée par le plongeur David Luquet au large de Villefranche-sur-Mer, il en reste certainement quelques exemplaires dans les eaux audoises et catalanes.

Donc, non, je ne me baignerai pas en mer cet été. Pas envie de trépasser d'une crise cardiaque en tombant nez à nez avec cette abomination de la nature.

Je n'irai pas non plus dans les rivières. Toujours sur Arte, devenue la chaîne spécialisée en poissons effrayants (cœlacanthe, calamar géant), un film sur le silure, autre "monstre dégoûtant" selon les termes de la productrice, est en cours de tournage. Les silures capables de gober un canard aussi aisément que moi un apéricube.

Reste la piscine pour se rafraîchir en été. On n'est pas à l'abri des germes et bactéries. Mais au moins, on ne les voit pas...

(1) Rediffusion ce dimanche à 14 h 45 et le samedi 2 mai à 10 h 45.

25/09/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : "Mon P'tit Quinquin" de Dumont du Nord

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"P'tit Quinquin" c'est mon rayon de soleil de la rentrée. La série en quatre épisodes de Bruno Dumont diffusée sur Arte depuis la semaine dernière, est un régal. Présenté en mai dernier au festival de Cannes, ce feuilleton policier avait fait l'unanimité : original, drôle, intelligent et hors normes. Du Dumont pur jus. Mais en plus simple et surtout moins sombre. Le réalisateur de "L'Humanité", film primé en 1999, a planté ses caméras dans ce Nord typique qu'il connaît si bien.

Une ville côtière où les autorités découvrent plusieurs cadavres de vaches. Et en procédant à l'autopsie des bêtes, le vétérinaire tombe sur d'autres cadavres, humains cette fois et en petits morceaux. L'enquête est confiée au commandant Van der Weyden et son adjoint le lieutenant Carpentier. Voilà sans doute les plus improbables gendarmes campés à la télévision. De ceux capables de rater l'arrivée de trois jihadistes de retour de vacances en Turquie...

Le premier, sourcils broussailleux et gâchette facile, a plus de tics faciaux que Nicolas Sarkozy et Vincent Lindon réunis... Sans oublier une façon bien à lui de dramatiser à outrance : "Carpentier, on est au cœur du mal !". Le lieutenant, lui, se contente de conduire la voiture. Vite et mal. Dans leur quête du meurtrier des "bêtes humaines", ils croisent la route de P'tit Quinquin. Ce gamin du coin, nez cassé et oreilles décollées, a pour petite amie Eve, sa voisine aussi sage qu'il est dissipé.

Ne manquez pas  la suite de leurs aventures sur Arte, ils n'affrontent pas moins que "L'diable en perchonne".

14:26 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dumont, quinquin, nord, arte

21/05/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Vivement Quinquin !

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Ce mercredi, dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, Bruno Dumont dévoile sa dernière production, "P'tit Quinquin". Le réalisateur nordiste, déjà primé sur la Croisette en 1999 pour son film "L'Humanité", délaisse le grand écran pour la télévision ; "P'tit Quinquin" est une série policière produite par Arte. La diffusion est annoncée à la rentrée prochaine.

 

 

Quatre épisodes de 52 minutes. Soit au total plus de 3 heures de Dumont sur grand écran à Cannes. J'avoue mon admiration pour ce réalisateur hors normes et j'aurais donné cher pour me trouver   dans la salle qui diffuse en avant-première cette pépite. En attendant, on se rabat sur la bande-annonce. Elle plante le décor et met en vedette les principaux personnages d'une enquête policière totalement déjantée dans un petit village côtier du Pas-de-Calais.

P'tit Quinquin, le héros, gamin des rues intrépide est amoureux d'Eve, sa meilleure amie. Sa complice aussi quand il s'agit de faire les 400 coups. Ils atteignent à peine 20 ans à eux deux. L'âge des femmes retrouvées assassinées sur la plage. Dont une sans tête. Un duo de gendarmes est chargé de l'enquête.

Même si la série sera diffusée en prime-time, on est loin d'"Une femme d'honneur" avec Corinne Touzet. Ce sont plutôt "Les hommes d'horreur" qui déboulent. Le genre de personnages qui marquent les esprits, comme dans "Twin Peaks" de David Lynch. Rien que pour l'arrivée de la voiture des gendarmes sur deux roues, à la Belmondo, allez voir cette bande-annonce et ensuite, comme moi, trépignez d'impatience en attendant septembre.

Chronique "de choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant

14/05/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Inside Cannes

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Même en restant dans son salon, confortablement installé dans son canapé, on peut se croire au cœur (inside selon la terminologie branchée) de Cannes, le plus prestigieux festival de cinéma. La couverture médiatique exponentielle offre au passionné l'occasion d'arpenter la Croisette avec les stars, commenter la montée des marches et même participer aux soirées très privées. Vous pouvez surtout faire le plus important, visionner les films en compétition. Du moins ceux qui sortent dans la foulée de leur projection au Palais des Festivals.

A la télévision, deux chaînes s'imposent : Canal+ et Arte. La première pour le côté starlette, la seconde pour la prise de tête. Stars et paillettes se donnent rendez-vous sur le plateau du "Grand Journal". Généralement, c'est le show qu'il ne faut pas rater durant le festival. Canal+ diffuse, en clair également, la cérémonie d'ouverture et la proclamation du palmarès. Sans oublier Laurent Weil au pied des marches, souvent moqué, jamais égalé...

Arte, en dehors de reportage dans ses journaux, sera surtout présent sur le net. Ne manquez pas "Palais Duplex" : depuis sa newsroom, le blogueur Henry Michel et son équipe de trublions prennent le pouls du Festival avec humour.

Et pour une immersion complète, optez pour la chaîne du Festival sur YouTube ou DailyMotion. Tout ce qui est public (conférences de presse, séances de photos, montée des marches...) y est diffusé en direct. Principal avantage : pas la peine de louer un smoking puisqu'on ne quitte pas son salon.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant. 

11/01/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Tremblez bonnes gens, Fantômas est de retour

 

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Tremblez bonnes gens, Fantômas est de retour. Il va sévir cette nuit sur Arte. La chaîne entend célébrer le centenaire de la première guerre mondiale. Et avant de plonger les téléspectateurs dans l'enfer des tranchées, elle propose ce week-end une programmation consacrée à l'avant-guerre, notamment autour de la culture. C'est dans ce cadre que Fantômas va débarquer sur les écrans. Pas celui des films d'André Hunebelle avec Jean Marais et Louis de Funès. Non, le Fantômas choisi par Arte est la version muette et en noir et blanc de Louis Feuillade. Après un documentaire pour présenter le personnage imaginé par Pierre Souvestre et Marcel Allain, vedette de 32 romans, diffusés sous forme de feuilletons dans les meilleurs journaux, vous pourrez replonger dans l'ambiance d'époque avec les 5 films de la saga datant de 1913 et 1914. Durant la nuit de samedi à dimanche, tremblez face à "Fantômas à l'ombre de la guillotine", "Fantômas contre Juve" et "Le mort qui tue". Dans la nuit de dimanche à lundi, prolongez le cauchemar avec "Fantômas contre Fantômas" et "Le faux magistrat". Ces chefs-d'œuvre du cinéma populaire sont diffusés dans une version restaurée et agrémentée d'une musique de Yann Tiersen.

 

 

Le méchant absolu, masqué et sans pitié, est pour certains l'ancêtre des super-héros, version maléfique. Un personnage à jamais ancré dans la mémoire collective. Il inspire même la nouvelle génération avec la sortie (le 17 janvier) du second tome de "La colère de Fantômas", BD de Bocquet et Rocheleau aux éditions Dargaud.


26/12/2013

DE CHOSES ET D'AUTRES : Bêtisiers, la télé du pauvre

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Les fêtes de fin d'année, les cadeaux, les gueules de bois, les bonnes résolutions... le bêtisier. En quelques années ce programme télé peu coûteux est devenu l'arme fatale des programmateurs. Car comme une gastro provoquée par des huîtres pas fraîches, le bêtisier s'est propagé sur toutes les chaînes.

Mardi soir, les solitaires en manque de bûches et de cadeaux pouvaient oublier leur déprime en zappant sur France 2, D8, TF1 et NRJ12. De 20 h 30 à 2 heures du matin, il n'y en avait que pour les fous rires impétueux, les chutes, lapsus et autres gaffes en direct. Cinq heures de rires assurés.

En théorie car dans la réalité, une fois qu'on enlève les transitions laborieuses des présentateurs sur le retour, il reste tout juste quatre heures d'images. Il faut encore y retrancher les trois heures vues et revues depuis des années et qui ne font même plus sourire tant on en connaît le dénouement par cœur. Reste une heure inédite. Ou presque. Internet est souvent passé par là et certaines séquences ont déjà fait le buzz.

En fait, un bêtisier, ce sont 30 minutes de nouveautés chaque année, qui tournent en boucle sur toutes les chaînes. C'est pas cher, ne demande aucune originalité et rapporte gros. La télé du pauvre par excellence. Pour preuve, certaines chaînes de la TNT déclinent le format à l'infini en cours d'année.

Seule Arte échappe à la mode. Pourtant qu'est-ce qu'on rigolerait en entendant Alain Finkielkraut confondre Freud avec Lacan ou le chef d'orchestre Erwin Ortner laisser passer un do dièse à la place d'un ré...

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

 Le grand bêtisier de D8, c'est cadeau !

04/04/2013

Chronique : Robot pour être vrai

 

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Une série télé, avant de se transformer en succès d'audience lors de sa diffusion, doit faire parler d'elle sur internet. Ce soir, sur Arte, les premiers épisodes de « Real Humans » sont l'exemple parfait de ce travail fait en amont. Le buzz fait autour de cette série suédoise en 10 épisodes dure depuis plusieurs mois. Elle s'attaque de front au phénomène des robots. Pas les machines chargées de fabriquer des voitures ou de nettoyer votre maison comme cet aspirateur en forme de tortue. Non, les vrais robots, ceux imaginés par les auteurs de science-fiction. Leur apparence est 100 % humaine. Leurs réactions aussi. Dans cette Suède prospère et apaisée, posséder un robot de compagnie, un « Hubot » est devenu banal. Toujours souriants et d'humeur constante, ils deviennent parfois les chouchous de la famille. Ou les souffre-douleur... 

Le robot, selon la loi d'Asimov, ne peut pas nuire aux humains. Ni mentir. Voilà qui aurait bien arrangé un gouvernement aujourd'hui dans l'embarras. Cependant, certains se sont émancipés et tentent de survivre dans la nature. Comme les esclaves marrons de nos anciennes colonies. Sauf qu'ils sont blonds avec d'immenses yeux bleus. 

Si une partie de la population dénonce  ces « voleurs de travail », d'autres humains sont sous le charme. Dans tous les sens du terme. Ils militent même pour la légalisation du mariage mixte entre humain et hubot. Un combat d'avenir pour la descendance de Frigide Barjot... A voir (et à y réfléchir), ce soir sur Arte à 20 h 50, en replay sur Arte+7. 


Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant. 

02/02/2013

Chronique : C'est loin Angoulême ?

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Une fois par an, la bande dessinée est omniprésente dans la presse. Le festival d'Angoulême fête son 40e anniversaire et permet à ce genre, souvent qualifié de mineur, de profiter d'une énorme exposition médiatique. La BD a longtemps été populaire grâce aux magazines spécialisés. Disparus aujourd'hui, le net prend le relais. Les sites se multiplient. Chacun avec sa spécialisation. Critique pour ActuaBD, collection pour BDGest, nostalgie pour BDOubliées... Et il ne s'agit que d'un tout petit échantillon.

Le numérique permet également de tester de nouveaux formats. Passionnante l'expérience diffusée hier soir sur Arte. Frank Chiche a réalisé une fiction sur la guerre d'Algérie. Il a filmé des acteurs puis numérisé les images pour donner une impression de dessin. Une version pour tablette, utilisant tous les codes de la BD, sera commercialisée sur la plate-forme Apple.


Qui parle de festival d'Angoulême signifie aussi foire aux dédicaces. Des centaines d'auteurs s'y retrouvent pour vous exécuter un joli dessin sur leur album. Cependant, certains rechignent de plus en plus à sacrifier à cet exercice. La faute aux profiteurs sans scrupules. L'encre à peine sèche, le dessin se retrouve en vente sur eBay, le site d'enchères en ligne.

On trouve par exemple des Marini ou des Guarnido à plus de 150 euros. Record pour un dessin (un gribouillis plus exactement) d'Astérix signé Uderzo : 850 euros...

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.

03/09/2012

Spirale créative sur le net et sur Arte dès ce lundi

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Série télévisée policière, documentaire sur l'art, création collective... The Spiral, dont la diffusion débute ce lundi à 22 h 55 sur Arte est un projet global comme seule la chaîne culturelle franco allemande arrive à mener à bien. Le programme débute le 21 août sur le net. Le site www.thespiral.eu présente le concept et demande la participation des internautes. Le même jour, six œuvres d'art majeures disparaissent de six musées européens, subtilisées par un artiste dont la signature est une spirale stylisée. Où se cachent les tableaux de Picasso, Rubens ou Munch ? Participez à leur recherche en cumulant des crédits. C'est là que toute la richesse de The Spiral saute aux yeux. Vous pouvez aussi bien jouer à des jeux en ligne que relever des challenges artistiques. La multitude d’œuvres, toutes visibles, fera l'objet d'une exposition dévoilée le 28 septembre devant le parlement européen à Bruxelles ainsi que dans d’autres capitales. Chaque semaine des défis sont proposés. Pourquoi ne pas réaliser une toile numérique « à la Jackson Pollock », encadrer « l'objet qui vous est le plus cher », ou transformer votre sandwich en œuvre d'art colorée ? A découvrir également les reconstitutions de l'autoportrait de Courbet en artiste halluciné. Ce projet est un véritable musée européen en pleine ébullition. Avec The spiral, art contemporain, internet mais aussi et surtout artistes, sont les meilleurs amis du monde.

PS : le sandwich en illustration est une création du participant METRO.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi 3 septembre en dernière page de l'Indépendant.