29/01/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Même attaqué par un requin, le docteur n'est pas douillet

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Dans notre monde de douleur et de souffrance, il y a d'un côté la terre entière et de l'autre les Néo-Zélandais. Redoutables sur un terrain de rugby, ces Blacks semblent indestructibles.

La preuve avec ce fait divers digne des pires nanars "sharkesques" qui ouvre la une de la presse aux antipodes. James Grant, étudiant en médecine de 24 ans, profite de l'été austral pour faire un peu de plongée. Dans deux mètres d'eau, il sent comme une coupure à la jambe. En fait c'est un requin qui est en train de lui boulotter le mollet. Le Néo-Zélandais, loin de paniquer, se saisit de son couteau et donne quelques coups au squale. Suffisant pour lui faire lâcher la proie. James rejoint la plage, constate les dégâts et recoud la plaie avec la trousse de première urgence qu'il garde dans sa voiture. Sur le chemin de retour, comme il saigne toujours, il s'arrête dans un pub, se fait bander la jambe et en profite pour boire une bière.

A côté, Rambo est une chochotte. Moi, n'en parlons pas. Quand ma femme se coupe en éminçant des courgettes, la vue du sang me fait presque tourner de l'œil (celle des courgettes me donne des haut-le-cœur, mais c'est un autre problème). Autre exemple pas plus tard que ce lundi. Je me décide enfin à construire ces étagères promises depuis... il y a prescription. Je scie une planche et, en la transportant du garage à l'entrée, m'enfonce une écharde dans le gras de la paume. La douleur me fait crier si fort que les chiens se mettent à hurler à la mort.

S'il compare ma réaction à celle de James Grant, un observateur ne peut qu'en déduire que le bois est beaucoup plus dangereux que les requins.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.