11/12/2010

Exhibitionnisme dessiné

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Une histoire d'amour est incomplète si les deux composantes du couple ne s'épanouissent pas sexuellement. Et parfois, pour permettre la réalisation de tous ses fantasmes, une petite dose d'exhibitionnisme est nécessaire. C'est un peu la finalité de cette BD-témoignage d'Aurélia Aurita. La jeune illustratrice raconte sa belle histoire avec Frédéric Boilet, dessinateur français installé au Japon. Le premier tome avait posé les jalons, le second vient conforter l'impression de découvrir une créatrice au ton nouveau, une sorte de Virginie Despentes du 9e art. A Paris, en tournée de dédicaces ou dans la vie quotidienne à Tokyo, Chenda se dévoile au lecteur. Ses humeurs, ses envies, ses malheurs. Elle se sent trop jeune pour un amoureux de 20 ans son aîné. Elle redoute aussi que l'on croit qu'elle ne couche que pour réussir dans un milieu très masculin. Elle découvre aussi la jalousie et la peur. La peur de ne pas pouvoir vieillir avec son amoureux, la peur de le perdre, de lasser... Ce pourrait être déprimant, au contraire c'est joyeux et jouissif. Car quand Chenda doute, elle se précipite sur Frédéric et oublie tout dans ses longues caresses et coups de reins. L'amour c'est bien, avec le sexe c'est mieux, semble nous expliquer Aurélia Aurita.

« Fraise et chocolat » (tome 2), Pocket, 6,90 euros

14:04 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boilet, aurélia aurita, pocket