03/04/2013

Chronique : Tristes tropismes de la téléréalité

 

Koh-Lanta, tf1, Babin, suicide, crise cardiaque, télé réalité, cambodge

Le double drame de Koh-Lanta (mort d'un candidat au début du jeu puis suicide du médecin de l'émission) met fin prématurément à l'utilisation des réseaux sociaux par la production avant la diffusion. Le test était pourtant très attendu par les fans.

D'ordinaire, l'émission de téléréalité bétonne les clauses de confidentialité. Cependant cette année, la communication sera directe. Le présentateur, Denis Brogniart, très actif sur Twitter, lance la machine. Fin mars, il explique à ses abonnés qu'il est sur place et indique deux autres comptes qui twitteront durant le tournage. Le lendemain, tout le monde sait que cette saison se déroule au Cambodge et peut admirer la plage de sable fin, cadre futur du naufrage des candidats.

Et puis plus rien. La transparence sur internet est stoppée net. Sans délai ni préavis. La suite, mort d'un candidat, est expliquée dans un classique article de presse. D'une communication ouverte et maîtrisée, la société de production bascule dans une situation de crise où plus aucune information ne doit filtrer. Pourtant les rumeurs vont bon train, les témoignages anonymes se multiplient. Jusqu'au suicide du médecin. 

Aujourd'hui, face à plusieurs versions des faits, seules les images du tournage pourraient mettre tout le monde d'accord. Mais si elles « fuitent » sur le net, se posera le cas du voyeurisme malsain. Le problème est sans fin... Contrairement à Koh-Lanta, définitivement placé aux oubliettes du PAF.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.