09/12/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : "La faute au chat"

Connaissez-vous la parabole du chat ? Simple comme bonjour : vous prenez un chat et vous l'accusez de tous les maux de la terre. Ça marche à tous les coups.
A Pau le week-end dernier, une grosse querelle familiale nécessite l'intervention de plusieurs policiers tant les coups tombent drus. Dans la République des Pyrénées, le journaliste de service chargé des faits-divers raconte : "(...) ce qui n'a pas plu à son beau-frère, qui a illico asséné un coup au père le mettant au tapis. Puis l'oncle très énervé a aligné une gifle à sa sœur qui tentait de s'interposer. Et il a même un peu bousculé sa propre mère. Voyant le spectacle, l'hôte des lieux est intervenue : la jeune femme a pris une bouteille et l'a cassée sur la tête de son oncle."
Les policiers séparent tout ce beau monde et s'enquièrent de la cause de ce déchaînement de violence. "C'est la faute au chat", répondent-ils tous en cœur. En plein repas de famille, le chat de la maison monte sur la table. Le père n'apprécie pas et le chasse vigoureusement. Premier mouvement de la future bagarre générale. Et comme tout est de la faute du chat, personne n'a porté plainte...
Donnez un chat à n'importe qui, il trouvera le moyen de lui faire endosser ses pires turpitudes. Vous n'êtes pas allé voter dimanche ? "Je cherchais mon chat qui s'est échappé." Vous avez voté FN : "Parce que leur sigle me fait penser au mot FéliN."
Cette chronique n'a ni queue ni tête ? Si. Cherchez bien. Vous trouverez au moins la queue d'un chat.

En bonus, une vidéo de chats vs concombres.

Une compilation de Chats ayant une Peur... par foozine

09:05 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chat, concombre, pau, bagarre, fn

31/05/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : les Lopez, du 58 au 63

lopez, bagarre, gitansOn ne remerciera jamais assez internet de nous permettre de découvrir des mondes qui défient l'imagination. Les Gitans par exemple. Société étrange s'il en est, elle se dévoile en partie sur Youtube dans un feuilleton où tous les protagonistes se nomment Lopez. D'un côté les Lopez du 58, de l'autre les Lopez du 63. Une famille, deux clans et une brouille qui n'en finit plus.

Tout commence en 2012. Une banale dispute entre Djo et David, les deux chefs de clans. Ils sont vaguement cousins, mais oublient la famille. Ce qui compte c'est l'appartenance à un département. Les Lopez du 63 (Puy-de-Dôme) en ont après les Lopez du 58 (Nièvre). Et ils le disent dans une vidéo postée sur Youtube. Ils sont quatre, torse nu, muscles bandés, à s'adresser à la caméra à grand renfort de mots fleuris. De la pure provocation de fanfarons. Langage ordurier et gestes obscènes en prime.


Clash of Gitan : Lopez du 36 par Spi0n

La barre est placée haut, mais les Lopez du 58 relèvent le défi. Ils n'iront pas en découdre et se contentent eux aussi de tourner une courte vidéo où ils signifient tout le mal qu'ils pensent des "lopettes" du 63.

Depuis, la querelle se transforme en ping-pong vidéo. Un coup ils exhibent leurs muscles, un autre les armes. Il y a même le témoignage de la femme d'un Lopez, parente proche des autres Lopez...

On se délecte de ces joutes verbales gonflées à la testostérone. Sans compter que tant qu'ils se contentent de s'affronter par caméra interposée, on ne déplore ni blessé, ni mort. Ce serait dommage, vu le nombre astronomique de vues sur internet, les Lopez, de n'importe quel département, sont des stars planétaires en puissance.

12:54 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lopez, bagarre, gitans

17/12/2013

DE CHOSES ET D'AUTRES : Gnons de gnons

Les valeurs sportives se perdent. Samedi, une bagarre générale entre les équipes de Levallois et Gravelines, à quelques secondes de la fin, contraint le corps arbitral à interrompre la partie. Un beau duel entre deux grands gaillards, avec les poings puis en forme d'étranglement. Conséquence les collègues entrent dans la danse, sans compter les entraîneurs et les supporters.

"Toujours aussi bourrins ces rugbymen" me souffle un ami qui n'a jamais compris les finesses de ce sport "viril mais correct". Perdu ! Pour une fois cette "générale" se déroule sur un parquet... de basket. Et pas dans une division inférieure. Levallois et Gravelines sont en ProA, le top de la discipline.

Sans doute blessés dans leur honneur, les fameux rugbymen relèvent le défi. Samedi sur la pelouse d'Agen, en Pro D2, les horions volent bas. Regrettons simplement que les bases ne soient plus aussi bien appliquées. Giraud, le local, tente de retenir Chabal, le Lyonnais alors qu'il n'a pas le ballon. 'Caveman' n'apprécie pas, se retourne et décoche un crochet bien appuyé.

Le stade s'enthousiasme, le spectacle va commencer ! Panem et circences (du pain et des jeux) restent d'actualité. Mais Chabal oublie de doser sa force. Giraud tombe raide KO. Sur le terrain, tout le monde est tellement interloqué que seul l'arbitre intervient. Un seul gnon. Point final. Les supporters grondent.

Pourquoi payer sa place si c'est pour être privé de bagarre ? À ce compte, autant aller voir un match de basket. Au moins on est au chaud ! Je le répète : les valeurs sportives se perdent.

 


Basket Pro A : Une bagarre générale éclate lors de Paris-Levallois - Gravelines-Dunkerque par Gentside Sport