17/12/2013

DE CHOSES ET D'AUTRES : Gnons de gnons

Les valeurs sportives se perdent. Samedi, une bagarre générale entre les équipes de Levallois et Gravelines, à quelques secondes de la fin, contraint le corps arbitral à interrompre la partie. Un beau duel entre deux grands gaillards, avec les poings puis en forme d'étranglement. Conséquence les collègues entrent dans la danse, sans compter les entraîneurs et les supporters.

"Toujours aussi bourrins ces rugbymen" me souffle un ami qui n'a jamais compris les finesses de ce sport "viril mais correct". Perdu ! Pour une fois cette "générale" se déroule sur un parquet... de basket. Et pas dans une division inférieure. Levallois et Gravelines sont en ProA, le top de la discipline.

Sans doute blessés dans leur honneur, les fameux rugbymen relèvent le défi. Samedi sur la pelouse d'Agen, en Pro D2, les horions volent bas. Regrettons simplement que les bases ne soient plus aussi bien appliquées. Giraud, le local, tente de retenir Chabal, le Lyonnais alors qu'il n'a pas le ballon. 'Caveman' n'apprécie pas, se retourne et décoche un crochet bien appuyé.

Le stade s'enthousiasme, le spectacle va commencer ! Panem et circences (du pain et des jeux) restent d'actualité. Mais Chabal oublie de doser sa force. Giraud tombe raide KO. Sur le terrain, tout le monde est tellement interloqué que seul l'arbitre intervient. Un seul gnon. Point final. Les supporters grondent.

Pourquoi payer sa place si c'est pour être privé de bagarre ? À ce compte, autant aller voir un match de basket. Au moins on est au chaud ! Je le répète : les valeurs sportives se perdent.

 


Basket Pro A : Une bagarre générale éclate lors de Paris-Levallois - Gravelines-Dunkerque par Gentside Sport

17/08/2013

BD : Sport et argent, la mauvaise alliance de "Dunk"

dunk, basket, denis robert, biancarelli, dargaud

Denis Robert, journaliste d'investigation à l'origine de la découverte de l'affaire Clearstream, a mis entre parenthèse son métier de base, le temps de signer quelques romans d'anticipation. « Dunk », paru en 2009 chez Julliard, est aujourd'hui décliné en série BD avec Franck Biancarelli au dessin et Denis Robert himself à l'adaptation. Dans ce futur proche, tous les peuples se passionnent pour le sport. Et les jeux d'argent qui vont avec. Les mafias ont également compris tout l'intérêt de ce vaste mouvement de numéraires. Mieux que la drogue, le contrôle des sportifs devient très lucratif. Le héros, Steve Moreira est un basketteur émérite. Ce soir, il doit faire perdre son club. Il oublie la consigne. Remporte la partie mais le paie cash : tabassage en règle, genou en mille morceaux. Steve va devoir réviser son plan de carrière. Cela tombe bien, un milliardaire lui fait une proposition alléchante. Pas très optimiste cette histoire. Une toute petite élite semble jouer avec les millions d'Humains. Mais est-ce encore de l'anticipation ?

 

« Dunk » (tome 1), Dargaud, 13,99 €