30/09/2012

Chronique : succès confirmé pour le Festiblog

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La BD bouge encore. Pour preuve le succès du Festiblog dont c'est la 8e édition ce week-end à Paris (cour de la mairie du 3e arrondissement). L'idée de ce festival est à mettre à l'actif de Yannick Lejeune. Il constate l'incroyable vitalité des blogs BD, propose aux plus célèbres de participer à une séance de dédicace en pleine rue. Quelques tentes, des auteurs en devenir n'ayant pour la plupart encore rien publié : le pari était risqué. Mais les milliers de visites virtuelles se transforment en milliers de visiteurs, en chair et en os.

Depuis, les pionniers sont devenus des valeurs sûres de la BD. Boulet explose les ventes avec ses « Notes », Laurel enchaîne les projets, Pénélope Bagieu vend des milliers de « Joséphine », Margaux Motin est incontournable dans les magazines féminins. Ces stars ne dédicacent pas au Festiblog de ce week-end. Place aux jeunes : dans le numérique, une génération ne dépasse pas 5 ans... Le festival s'est étoffé. Les partenaires se bousculent car le public est au rendez-vous.

Mais comme partout, les réussites font office d'arbre qui cache la forêt. La simplicité de mise en œuvre d'un blog BD ne garantit pas la qualité. Et Bastien Vivès, le premier, a osé une BD critique sur le phénomène. « La Blogosphère » chez Delcourt se moque de ces gribouilleurs tentés de reproduire les recettes des plus originaux. Une sorte de consécration pour un phénomène de mode de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant

08/04/2009

BELLE INCONNUE

Dans mes yeux.jpg


Bastien Vivès, à peine 20 ans, s'est fait remarquer avec « Le goût du chlore », histoire d'amour compliquée se passant dans une piscine. Il récidive avec « Dans mes yeux », dessiné en couleurs directes (pastel et crayons de couleurs) au scénario ténu mais prenant. Avec en plus un parti pris narratif étonnant, chaque dessin est ce que voit le second personnage de cette histoire de séduction. On a droit à 100 pages de représentations d'une belle étudiante, rousse et parfois futile. Elle rencontre dans une bibliothèque ce garçon que l'on devine. Ils se revoient, se comprennent, s'aiment. Bastien Vivès a visiblement pris beaucoup de plaisir en dessinant cette jeune fille inconnue. Les cinq pages durant lesquelles elle danse sont un modèle du genre. Un album innovant à découvrir.
« Dans mes yeux », Casterman, 16 euros


06:08 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bastien vivès, casterman