19/05/2017

Série Télé : « The Code », l’Australie entre nature et technologie

Série australienne imaginée par Shelley Birse, « The Code » plonge le spectateur dans les deux facettes de l’Australie contemporaine. D’un côté Lindara, petite localité perdue au milieu du bush et de l’autre Canberra, la capitale de cette fé- dération d’états. Le contraste est d’autant plus grand qu’à Lindara, il y a essentiellement des paysans, souvent métissés avec des aborigènes alors que l’intrigue dans la capitale se déroule dans le bâtiment du gouvernement, avec rivalités entre ministres, presse d’investigation et secrets de conseillers très ambitieux.

Tout commence par la mort d’une adolescente. La voiture a eu un accident. Son fiancé ne se souvient de rien si ce n’est d’un camion croisé en pleine nuit. L’institutrice des deux adolescents veut que la vérité éclate et contacte un journaliste de Canberra. Ce dernier, véritable hé- ros de la série, a un frère autiste, passionné d’informatique qui a déjà été plusieurs fois inculpé de piratage.
On aime dans cette série les paysages gigantesques de Lindara et la beauté glacée de Canberra, stricte et moderne. Les acteurs sont inconnus mais excellents, notamment Ashley Zukerman qui interprète le hacker et la jeune et très belle Adele Perovic, petite amie de ce dernier mais au rôle plus trouble qu’il n’y paraît. Une première saison de six épisodes qui verra sa conclusion dans la saison 2, de six chapitres également et qui sera mise en vente mi juillet.
 ➤ « The Code », Universal, coffret de deux DVD, 15 €

14/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : La nouvelle aristocratie de la politique

clinton, bush, le pen

Le renouvellement de la classe politique laisse à désirer. Le suffrage universel permet normalement de donner sa chance à tout un chacun. Dans les faits, seules les têtes changent, les mêmes noms reviennent toujours. Aux USA, dimanche soir, Hillary Clinton annonce son intention de briguer la présidence des USA. Si, en 2016, elle est élue par les démocrates, elle deviendra First Lady au sens propre, à la tête de la première puissance mondiale. Pourtant elle ne sera que la seconde Clinton, Bill, son mari l'ayant précédée à la Maison Blanche. Et si elle échoue, pas de problème, leur fille Chelsea se positionnera certainement sur les rangs tôt ou tard.

La famille républicaine ne se diversifie guère plus. L'épouse de l'ancien président Clinton risque d'affronter le frère de l'ancien président Bush. Qui lui-même était le fils du premier président Bush. En résumé, le duel se réduit à "la femme de contre le frère de... »

En France, l'aristocratie a perdu le pouvoir en 1789. Hormis quelques baronnies locales (souvent dans le sud), les fils de ou femmes de, ne sont pas légion. Reste le cas du Front national. Un peu comme les Bush, on se trouve face à un coup de billard à trois bandes. Le père, poussé vers la sortie par la fille, décide finalement de céder sa place à la petite-fille.

Ainsi, presque chaque année, les Français peuvent piocher des bulletins de vote au nom d'un quelconque Le Pen, entre les présidentielles (déjà six fois) et les Européennes (tous les trois ans depuis 1984). Et comme Marion n'a que 24 ans, on en arrive à la quadrature du cercle.

19:59 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clinton, bush, le pen

25/08/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Douche glacée

ice bucket, bush, bill gates, mode,

A l'heure de la rentrée, après un été pourri côté météo, impossible de ne pas revenir sur le phénomène de ces deux derniers mois. J'ai toujours considéré les modes comme une preuve flagrante de la bêtise de l'Humanité. Le challenge Ice Bucket ne contribue pas à me faire changer d'avis.

 

Comment des publicitaires complètement azimutés ont-ils réussi à convaincre la moitié de la planète que se verser un seau d'eau glacée sur la tête pouvait faire progresser la recherche médicale ? Car, in fine, c'est le message qui est distillé : avant de faire un don, relevez un défi et passez le mot à votre voisin…

De Bush à Bill Gates en passant par Lady Gaga ou Shakira et Pique, ils se sont tous filmés dans leur jardin, au bord de la piscine ou sur la terrasse. Ils offrent en pâture aux foules anonymes quelques secondes de leur intimité. La belle affaire. Comme pour prouver leurs points communs avec l'internaute. Sauf que, la caméra coupée, une horde d'assistants se précipite sans nul doute, armée de peignoirs et de serviettes pour réchauffer l'illustre frigorifié.

S'ils se montraient un tant soit peu honnêtes, ce sont ces images qu'ils diffuseraient. Des scènes où, grands de ce monde, ils se font servir par une armée de petites gens dévouées et entièrement à leur service.

En réalité, cette histoire d'Ice Bucket, n'est que la contre-offensive du gotha mondial contre les neknominations et autres défis idiots. Internet permet à chacun de connaître ses 20 secondes de gloire. Or la "société du spectacle" n'existe plus si elle ne fait pas rêver le quidam de base. Cet été, un seau d'eau glacée lui a sauvé la mise.

22/08/2012

Australie sauvage dans "Down Under" de Sergeef et Pezzi

 

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Grands espaces. Grandes injustices. La colonisation de l'Australie est une formidable aventure. Régulièrement des auteurs vont puiser dans cette saga pour y trouver des personnages forts. Nathalie Sergeef, la scénariste de « Down Under » (les dessins sont de Fabio Pezzi), fait souffler le vent de la grande aventure sur l'outback australien. Après avoir présenté les principaux personnages, un orphelin irlandais et un migrant écossais, elle plante le décor du drame. Ian, de retour chez lui après sept années passées à Sydney, découvre que la propriété familiale a été spoliée par des Anglais. Le ton monte, il doit prendre la fuite et se cacher dans le désert. Il emporte dans ses bagages le jeune Lonan. Ce dernier sera adopté par une tribu aborigène. Vengeance, traquenard, trahison familiale : cette série est idéale pour voyager par procuration, dans le temps et l'espace.

 

« Down Under » (tome 1), Glénat, 13,90 €