12/12/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : La chaîne de l'omelette


Parfois, une immense perplexité me gagne en découvrant certaines initiatives sur internet. Si la majorité des utilisateurs du réseau mondial ont l'air sains de corps et d'esprit, il existe une minorité qui ferait bien de consulter un psy en urgence.
Dans le genre, le "egg smach dare challenge" en impose. A la base, l'initiative a pour but de dire non à l'extrémisme. Comme pour le Ice bucket, il faut désigner d'autres amis qui réaliseront le geste fort qui nous sauvera de Daech.
Les concepteurs du projet ont trouvé une parabole assez déconcertante. Face caméra, une jeune femme explique en montrant sa main : "Daech est comme cette main, une main malveillante et destructrice qui dévaste tout sur son passage." Un autre intervient en montrant un œuf : "Prends cet œuf, un œuf c'est la vie, si fragile, c'est l'avenir". Et de se le casser sur le front. Conclusion : "Voilà ce qui va se passer si Daech n'est pas stoppé : tout ce qui porte la vie sera détruit." Le challenge consiste donc à se casser un œuf sur le front, face caméra, en proclamant "refuse l'extrémisme, choisis la vie".
L'intention est louable. Mais pourquoi un œuf ? Et sur le front ? Certes la manœuvre donne des images étonnantes (à partager sur Facebook évidemment), mais pourquoi gâcher, au mieux de la nourriture, au pire un embryon de vie ? L'idée pourrait venir du syndicat des exploitants agricoles spécialisés en poules pondeuses ou alors du "cercle anonyme des allergiques aux œufs" s'il existait.
Personnellement, je pencherais plutôt pour une fin de soirée un peu trop arrosée... au lait de poule traditionnel.

08/01/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Ebola par téléphone

La naïveté des gens ne cessera jamais de m'étonner. A l'heure de la technologie et de l'internet tout puissant, on voit resurgir des croyances dignes du moyen âge. Les plus anciens ont certainement reçu à un moment dans leur boite aux lettres une enveloppe contenant un texte expliquant que pour s'attirer bonheur, chance, argent, amour (la liste n'est jamais exhaustive) il faut simplement renvoyer cette missive à dix de ses amis. En mon for intérieur, j'appelle ça « l'effet boule de neige de la connerie ». Quand les emails se sont généralisés, la déferlante n'a fait que s'amplifier. Mais là, au moins, on sait à quoi ça sert : collecter des adresses pour ensuite les inonder de messages publicitaires...

 

La bêtise ne reculant devant rien, mon épouse vient de recevoir un SMS qui prouve que le phénomène est encore bien présent. Il est expliqué qu'il ne faut surtout pas accepter d'appel d'un certain numéro (écrit en gros et surligné...) car c'est « quelqu'un qui pirate ton téléphone ». Et de poursuivre : « Envoi ce message à tous tes contacts en urgence. Cela va très vite. » Vous me direz, cela peut être vrai voire utile. Sauf que le message se termine par cette phrase qui me persuade définitivement que c'est une arnaque : « C'est pas une chaîne. »

Avant, on menaçait des pires malheurs celui qui « cassait » une chaîne. Maintenant, on préfère dire que cela n'en est pas une... A l'arrivée c'est du temps et de l'argent perdu par des milliers de personnes. Excepté moi qui en ai tiré la substance pour écrire une chronique. A mes risques et périls, même si je ne suis pas superstitieux. Du moins, pas encore... 

21:15 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chaine, téléphone, email, sms

14/02/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : La bêtise, cul sec, avec Neknomination

neknomination,alcool,facebook,idiots,chaineAvec le phénomène Neknomination sur Facebook, les détracteurs des réseaux sociaux ont une nouvelle raison de dénoncer l'effet viral de la bêtise. Neknomination est un défi destiné aux jeunes adultes. Il s'agit de se filmer en train de boire cul sec un verre d'alcool puis de désigner trois de ses amis qui devront faire pareil, voire mieux, dans les 24 heures. Les vidéos Neknomination se propagent de page en page. Certaines restent banales, d'autres deviennent beaucoup plus inquiétantes.

L'alcool et les jeunes n'ont jamais fait bon ménage. Le sempiternel "avec modération" est peu respecté dans ce qui est pour beaucoup un simple jeu. Dangereux quand même. Gare aux effets foudroyants d'un verre d'absinthe à 70 ° bu d'une traite. Les mélanges explosifs ne sont pas sans risque. On peut voir un participant boire le mélange de dix sortes d'alcools forts (du rhum au gin...), le tout dilué dans sa propre urine... Un autre, dans un bar à strip-tease en Thaïlande, s'enfile trente shoots de tequila en moins d'une minute.

Neknomination est marqué aussi par une volonté de transgression. Sur quantité de films, les participants se montrent en slip ou complètement nus. Quand l'exhibitionnisme rejoint la bêtise, le summum de la décadence. Sur la page Facebook de Neknomination France, l'administrateur, face aux critiques, tente de se dédouaner : Boire cul sec "ça n'a jamais tué personne" et "si les gens sont assez cons pour prendre le volant après avoir bu, c'est pas notre problème." Attention, la Justice pourrait avoir un avis différent.

En bonus, une compilation des "meilleurs" neknomination.

Et cette autre vidéo pour expliquer l'idiotie du challenge...