11/01/2016

BD : De Gainsbourg à Gainsbarre

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Compositeur génial, chanteur étonnant et provocateur impénitent, Serge

Gainsbourg est devenu après sa mort une sorte d'icône rock pour toute une génération. François Dimberton et Alexis Chabert signent une biographie dessinée de l'homme à la tête de choux. De l'arrivée de ses parents en France et sa naissance en 1928 à sa mort, dans son « hôtel particulier » parisien en 1991, on suit le parcours de ce surdoué, peintre puis musicien, devenu millionnaire après avoir découvert qu'une petite chanson pouvait rapporter beaucoup plus (et plus vite) que des passages dans des cabarets. Gainsbourg c'est aussi une passion pour les jolies femmes. La BD s'articule autour de ses nombreuses histoires d'amour, de sa première femme Lise à Bambou, la mère de Lulu, son fils adoré. Entre, il y a Brigitte Bardot et Jane Birkin. Ses deux égéries qu'il adore, mais pas autant que l'alcool. Le drame de ce touche-à-tout (il a également monté une comédie musicale, écrit un roman et tourné plusieurs films) c'est sa propension à se détruire. Il a collectionné les pépins de santé les dernières années, mais ne s'est jamais assagi, noyant ses chagrins dans des litres de Ricard et de champagne. Jusqu'à ce silence qui dure, dure...

« Gainsbourg », Jungle, 14,95

 

14/12/2014

BD : Les angoisses de Louis de Funès

 

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Louis de Funès, dont on célèbre cette année le centenaire de sa naissance, voit une recrudescence de livres sur sa vie et son œuvre. Le roi de l’humour français est au centre de ce biopic dessiné. « Louis de Funès, une vie de folie et de grandeur », sur un scénario de François Dimberton et des dessins d’Alexis Chabert, raconte en 130 pages la vie de cet acteur hors du commun. Un éternel anxieux, jamais satisfait, toujours angoissé.

Il est vrai que son enfance n’a pas été de tout repos avec un père disparu de longues années après avoir fait croire qu’il s’était suicidé. Ce qui le sauve ? L’amour de sa mère et un piano. Il excelle devant le clavier qui lui procure ses premiers cachets dans des bars et autres cabarets parisiens. Durant de longues années, il devra se contenter de vache enragée. Et quand il commence à remporter un peu de succès, loin de se reposer, il cumule les emplois.

La journée il tourne pour le cinéma, le soir il joue au théâtre et dans la foulée retrouve son piano. Cette peur que tout s’arrête le contraint à tout accepter, essentiellement des seconds rôles peu valorisants. Ce n’est que vers 50 ans qu’il accède enfin à la reconnaissance du public.

La BD alterne grands rendez-vous cinématographiques, rencontres importantes et moments intimes dans une famille où tout tournait autour de l’acteur.

 

« Louis de Funès, une vie de folie et de grandeur », Delcourt, 16,95 euros.