11/12/2017

BD : Guy Lefranc enquête sur l’Aubrac

 


Plus habitué à faire des reportages aux quatre coins de la planète, Guy Lefranc s’offre pour sa 28e aventure un périple dans la France rurale. En Aveyron exactement, au cœur de l’Aubrac entre Espalion et Saint-Geniez-d’Olt. A la base, c’est un simple fait divers crapuleux. Le massacre de trois personnes dans une forêt. A la hache. Mais les gendarmes locaux trouvent cela suspect car des impacts de balles sont retrouvés sur les corps. Le commissaire Renard, en vacances dans la région, alerte son ami journaliste qui descend immédiatement dans la région et remonte la piste. Espionnage, technologie nucléaire, savant fou : Corteggiani, le scénariste multiplie les fausses pistes et introduit, grande nouveauté, un personnage féminin qui pourrait faire de l’ombre à Jeanjean. Au dessin, Christophe Alves se fond dans le style de Jacques Martin et Bob de Moor.
➤ « Lefranc » (tome 28), Casterman, 11,50 €  

17/03/2014

BD : Bataille de démons dans "Orféa" de Corteggiani et Barison

 

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Quand le diable décide de revenir sur Terre pour accroitre son pouvoir (pourtant déjà très important) les humains ont quelques inquiétudes à avoir. Heureusement il existe encore des gardiens des portes, aux épées redoutablement efficaces. « Orféa » écrit par Corteggiani et dessiné par Barison raconte une de ces batailles épiques. Orféa est une jeune femme ignorante de son destin. Quand son fiancé se suicide en prison, elle ne sait pas encore qu'un pont vient de se former entre elle et les ténèbres. Elle en prend conscience lors de l'enterrement. L'ectoplasme de son amour lui apparaît et la supplie de venir le chercher... Elle devient alors une cible pour le démon qui lâche ses chiens de l'enfer à ses trousses. Heureusement le Baron Samedi veille. Une histoire purement fantastique, mais ancrée dans le réel. Ce gros album de 150 pages est en fait le regroupement de trois titres classiques de 46 pages. Une BD qui semble avoir eu quelques difficultés à voir le jour, une des planches de la première histoire ayant été dessinée en 2006... Comme le souligne le scénariste sur son blog : « La patience est parait-il une vertu. »

« Orféa », Dargaud, 17,95 €

 

 

 

 

15/12/2012

BD : Une armée d'auteurs pour Alix

 

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Comme Jacobs et Hergé, Jacques Martin était du début de l'aventure de l'hebdomadaire Tintin. En 1948, il dessine les première planches d'Alix l'intrépide, la série historique sur la Rome antique la mieux documentée du moment. Le succès est immédiat, Alix devient un personnage central de la BD francophone. La grande méticulosité de Jacques Martin ralentit son rythme de production. Les albums d'Alix sont rares. Il faut parfois attendre quatre années avant de découvrir une nouveauté. C'est la maladie qui poussera Martin à déléguer le dessin de son personnage préféré. Il demandera à Rafael Morales de finaliser et d'encrer ses crayonnés. Une expérience à oublier car très peu concluante. Finalement, à la mort de Jacques Martin, ce sont plusieurs auteurs, en parallèle, qui endossent les destinées d'Alix. Christophe Simon s'appuie sur des scénarios de Patrick Weber alors que Marco Venanzi obtient le renfort de François Corteggiani (déjà scénariste de la jeunesse de Blueberry). Ainsi, il ne se passe plus une année sans une nouvelle aventure du blond Gaulois au service de la Rome impériale.

Le dernier titre paru, début novembre, conduit Alix et Enak en Egypte. Ils sont à la recherche de Césarion, le fils de César, mystérieusement disparu. Ils croiseront une nouvelle fois la mère de Césarion, la très ambitieuse et ambiguë Cléopâtre. Le 31e titre de la série colle parfaitement à l'esprit : complot, traîtrise, soif du pouvoir... les ingrédients classiques d'un album d'Alix. 


04/06/2011

Simon Nian : entre quatre planches

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Rodier, Glénat, Corteggiani, Simon NianAvocat, Simon Nian est également un collectionneur passionné. Il dépense des fortunes pour acquérir dédicaces et originaux de célèbres dessinateurs de BD. Sa troisième aventure se déroule dans ce petit milieu où les entourloupes sont monnaie courante. Quand il envoie son assistante Diana (ravissante, court vêtue, courbes aguichantes...) dans un festival de BD pour obtenir une dédicace, il ne se doute pas qu'il va la plonger dans une aventure jonchée de cadavres. Première victime : le dessinateur Yéméné. Pas très bon, mais réputé pour ses reprises. Il savait parfaitement imiter certains grands. En peinture, il aurait fait carrière comme faussaire. Simon va donc se lancer à la trace d'un album perdu, d'un fantôme hantant les catacombes et de tueurs jumeaux, aussi bêtes que leur patron, Leglaire, l'épicier ayant fait fortune dans les grandes surfaces.

Dessiné par Rodier, parfait dans le style de Tillieux, l'album est écrit par Corteggiani, un vieux routard du 9e art. Il profite de ces 46 pages pour faire quelques clins d'œil au milieu et brosser une caricature au vitriol de cet épicier amateur de belles planches...

 

« Une aventure de Simon Nian » (tome 3), Glénat, 9,95 €

28/09/2009

1276 âmes

Jeunesse Blueberry 18.jpgGiraud semblant avoir définitivement rangé ses pinceaux, il ne reste plus que Michel Blanc-Dumont et François Corteggiani pour animer les aventures du plus célèbre cow-boy de la BD française. Un Blueberry jeune, quand il était encore dans l'armée nordiste et que le pays se déchirait entre Nord et Sud. Un nouveau cycle débute avec ce 18e tome intitulé « 1276 âmes ». Blueberry, déjà très rebelle aux ordres et à l'uniforme, se voit confier une mission extrêmement dangereuse que seul un casse-cou de son espèce peut accepter et réussir. Jim Thompson, prédicateur fou, vient d'enlever la fille du général Sheridan. Et sans ménagement puisqu'il a assassiné toutes les religieuses du couvent où la jeune fille suivait des études. Thompson et sa bande, ses ouailles exactement, se sont réfugiés dans un petit hameau perdu dans la montagne. Blueberry devra donc retrouver la trace de cette armée de Dieu dévoyée et libérer la fille du général. Une mission d'autant plus délicate qu'il n'est pas seul sur le coup. Le scénario sait alterner scène d'action, grand espaces et mise en place de l'intrigue. Pour un final palpitant mais qui n'est qu'une première étape, le dénouement n'ayant lieu que dans le prochain titre intitulé « Rédemption ».

« La jeunesse de Blueberry » (tome 18), Dargaud, 10,40 €