15/07/2017

BD : Les survivants rentrent à bon port

 

Fin de galère pour les survivants du vaisseau spatial échoué sur une planète inconnue et dangereuse, où des anomalies quantiques leur font faire des bonds dans le futur. Après quatre tomes bourrés de péripéties et de rencontres avec des races extraterrestres toutes plus étonnantes les unes que les autres, la grande spécialité de Léo le scénariste et dessinateur des Mondes d’Aldébaran, ils voient enfin le bout du tunnel avec l’arrivée de Sven, le compagnon de Kim Keller. Il explique le rôle de la mantrisse de cette planète et les ramène à Aldebaran. Là, après un temps pour réapprendre à vivre sans avoir peur au quotidien, Manon, le personnage clé de « Survivants », devrait rencontrer Kim. Mais ce sera pour le prochain cycle. Peut-être le dernier pour l’auteur brésilien âgé de 73 ans.
➤ « Survivants » (tome 5/5), Dargaud, 11,99 €

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26/05/2017

BD : Sommes-nous tous exceptionnels ?

 


Paul Baron est moyen. Parfaitement moyen. Taille, poids, QI, endettement… Il est dans la norme. Pas exceptionnel. Pourtant l’exceptionnel est son quotidien. Il est employé du Guide mondial des records, ce livre mis à jour chaque année qui permet à des anonymes d’être distingués en avalant trois hotdogs en 30 secondes ou en faisant tournoyer sept bâtons de majorette en même temps. Ce métier, il l’a aimé au début, mais depuis a perdu la flamme. Car pour un record validé, il y en a des centaines refusés et autant de déception pour ceux qui, un temps, se sont crus exceptionnels. Cette jolie fable écrite par Tonino Benacquista et dessinée par Nicolas Barral prend un tour tragique quand Paul reçoit une lettre d’un lecteur du guide désirant y faire son entrée en battant le record… du tueur de personnes qui le méritent. Une critique intelligente des dérives de notre société du spectacle, du surprenant et de la réussite érigés en règle absolue.
➤ « Le guide mondial des records », Dargaud, 14,99 €

02/05/2017

BD : La révolte des mammifères marins

 


Suite et fin de la série « Mermaid Project », écrite par Léo avec Corine Jamar et dessinée par Fred Simon. Dans un futur proche, l’équilibre politique du monde a changé. Crise écologique oblige, certains pays émergents ont pris le dessus. Mais cela n’empêche pas les vieilles démocraties d’exister et surtout, les grands groupes industriels d’avoir la mainmise sur nombre de leviers. Romane et El Malik, deux policiers français, tentent de déjouer un complot de la société Algapower. Grâce à des manipulations génétiques, ils ont rendu compatibles certains humains avec des dauphins. Sur une plateforme au large du Brésil, ces savants fous procèdent aux premières hybridations. Une buste humain greffé à une queue de dauphin. La lutte finale verra l’arrivée d’une armée de mammifères marins, bien décidés à dire leur mot sur cette aberration de la nature. Dessinée dans une ligne claire d’une rare efficacité, cette série dont le premier cycle est clos, va se prolonger, les trois premières pages de la suite étant proposées, en noir et blanc, en fin d’album. Alléchant.
➤ « Mermaid Project » (tome 5), Dargaud, 13,99 € 

04/04/2017

BD : Le mystère du peintre catalan

 


La Catalogne aime ses peintres. La région est un creuset de talents, certains immensément célèbres à l’image de Dali, d’autres tombés dans l’oubli comme Vidal Balaguer. Ce fils de pharmacien de Sabadell a vécu à Barcelone à la fin du XIXe siècle. Un surdoué, incapable de vivre de son art car il ne voulait pas vendre ses toiles. « Natures mortes » raconte la fin de sa vie, aussi mystérieuse que son œuvre. Vidal, comme nombre d’artistes à cette époque, a une muse. Son modèle, Mar, qui est en couverture de l’album écrit par Zidrou et dessiné par Oriol. Mar a disparu du jour au lendemain. Depuis Vidal déprime. Il est passé par l’École de la Llotja où il se lie d’amitié avec un certain Picasso. Dans son appartement encombré de peintures inachevées, il vivote en acceptant les commandes de commerçants. Il dessine des oranges, de la butifarra. Ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’une fois la peinture achevée, les objets disparaissent. Pris d’un doute, il va dans un parc et peint un arbre. Le lendemain, comme les natures mortes ou sa muse, il n’existe plus. Une malédiction d’un genre nouveau qui donne l’occasion à Zidrou d’expliquer la disparition du personnage principal en décembre 1899. Entre fantastique, poésie et désespoir, ce roman graphique se prolonge par une exposition, en mai prochain à Barcelone, des 11 toiles retrouvées du peintre maudit.
➤ « Natures mortes », Dargaud, 14,99 €

24/03/2017

BD : Plaies d’Afrique dans "Katanga" de Nury et Vallée

 

Dans « Il était une fois en France », Fabien Nury et Sylvain Vallée ont romancé les pires heures de la collaboration. Le même duo se reforme pour retracer la période tout aussi trouble de la décolonisation. L’histoire se déroule au Congo en 1960. La Belgique vient d’accorder au pays son indépendance. Au grand désespoir des groupes miniers obligés de traiter avec les nouveaux maîtres du pays. À moins de provoquer une scission du pays. C’est ce qui se passe au Katanga, une des régions les plus ruches du pays. Un gouvernement fantoche est mis en place et des mercenaires engagés pour former les soldats locaux et maintenir l’ordre autour des mines de diamants et de cuivre. Dans ce premier tome, les principaux personnages sont présentés, du gangster corse au ministre katangais descendant du créateur du royaume en passant par la prostituée engagée comme espionne. 72 pages denses, pleines d’actions violentes, de rebondissements et de suspense. Du très grand spectacle comme Fabien Nury sait si bien en écrire pour son dessinateur.
➤ « Katanga » (tome 1), Dargaud, 16,95 €


22/03/2017

BD : "Gérard", un portrait intimiste d'un monstre du cinéma français


Acteur incontournable du cinéma français depuis près d’un demi-siècle, Gérard Depardieu ne laisse personne indifférent. Ses positions politiques à l’emporte-pièce l’ont parfois coupé d’une partie de son public. Mais il reste envers et contre tout entier, ours mal léché, fils de prolo passionné d’art, capable de gentillesse comme de colères homériques. Pour mieux comprendre cet homme que la vie n’a pas épargné, le mieux est encore de le suivre au quotidien, entre tournage, voyages d’affaires et autres enregistrement d’émissions culinaires aux quatre coins de l’Europe. L’exercice est périlleux, mais Mathieu Sapin, dessinateur de BD, a accepté le challenge. Cela donne un gros roman graphique de 160 pages, de son hôtel particulier parisien à Moscou en passant par le Portugal ou la Catalogne.



Tout a commencé en 2012. Mathieu Sapin accompagne Gérard Depardieu en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule.
■ Homme attachant
Le petit dessinateur (pas tant que cela, mais tout le monde semble petit à côté des 140 kg de Depardieu), à force de gribouillages sur ses carnets, d’écoute et d’observation obtient l’amitié de l’acteur. Ce n’était pas gagné. Gérard a la relation sélective. Et peut être odieux avec quelqu’un qu’il a dans le nez. Mathieu Sapin le raconte sans détour quand l’acteur, au Portugal, prend en grippe le serveur d’un restaurant. Il ne cessera de le harceler et s’en explique ensuite auprès de son « biographe » : « Je peux continuer de les vexer jusqu’à ce que je voie qu’ils souffrent, et là je dirai ‘Je te demande pardon, je le ferai plus’».
On n’apprend rien d’essentiel sur Depardieu et ses provocations (Poutine, exil fiscal...) mais on découvre un homme beaucoup plus tendre et profond qu’il n’y paraît. Sapin sait se rendre invisible comme quand il surprend l’acteur en train de caresser et de discuter avec un vieux chien qui pue. On provoquer des confidences, comme s’il était un vieil ami de toujours.
Clairement subjectif, l’auteur est tombé sous le charme. Il ne lui pardonne pas tout, mais presque. Comme l’explique Marina Foïs à François Hollande (Sapin a ses entrées à l’Elysée) : « Je l’aime sans réserves ! L’acteur qu’il est fait que je ne veux rien juger du reste. (…) Le monde est devenu trop étriqué pour Gérard. Il cherche de nouvelles émotions, mais il n’y a plus rien qui soit à sa mesure ». Au total, Mathieu Sapin est resté « cinq années dans les pattes de Depardieu ». Un témoignage drôle et émouvant.
➤ « Gérard. Cinq années dans les pattes de Depardieu » par Mathieu Sapin, Dargaud, 19,99 €

03/03/2017

BD : Quand les femmes se font justice

 


La libération des femmes n’a pas été un long fleuve tranquille. Avant le MLF et même les suffragettes, certaines ont tenté de briser le joug de la société exclusivement masculine. Parfois avec violence comme raconté dans cette nouvelle série (prévue en quatre tomes dans un premier cycle) écrite par Zidrou et dessinée par le Barcelonais José Homs. « Shi » est tiré d’un idéogramme japonais, le symbole de la mort. Tout débute à Londres en 1851. Dans le Crystal Palace inauguré pour l’exposition internationale, Jennifer, jeune fille de bonne famille, tombe sur Kita, une Japonaise exhibée telle un animal. Elle serre dans ses bras son bébé mort. Ce petit cadavre va rapprocher les deux femmes et servir de détonateur à leur haine des hommes. Des années plus tard l’organisation « Shi » est toujours active et s’attaque aux pires tueurs de la planète, les marchands d’armes. Une dimension politique renforcée par l’aspect historique du récit, le tout dessiné par un génie de la couleur directe propulse Shi parmi les séries les plus remarquées au dernier festival d’Angoulême.
➤ « Shi » (tome 1), Dargaud, 13,99 €

08:59 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shi, zidrou, homs, dargaud, londres

09/02/2017

BD : Undertaker, la renaissance du westernt

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Après un tome 2 se passant exclusivement dans une mine désaffectée au cœur du désert (sorte d’hommage à Blueberry), Jonas Crow, l’Undertaker met le cap au Nord vers l’Oregon, là où la civilisation prend fin. Ce croque-mort, accompagné de son vautour apprivoisé, se lance sur les traces de l’ogre de Sutter Camp, un chirurgien derrière qui se cache un redoutable tueur en série. Jonas n’est pas seul, il a gagné dans ses précédentes aventures deux associées : la jolie nurse britannique mais très torturée Rose, et Madame Lin, une Chinoise qui cache bien son jeu (experte en armes et redoutable en négociations pécuniaires). Changement de décors pour Ralph Meyer, le dessinateur de la série écrite par Dorison. Forêts humides, boue, petit village et surtout beaucoup de sang sur la piste du « méchant ». Rose sera une proie de choix pour ce sadique d’anthologie. Une des meilleures séries de ces dernières années, qui réinvente le western et rencontre un immense succès tout à fait mérité.

➤ « Undertaker » (tome 3), Dargaud, 13,99 €

 

 

06/02/2017

BD : "Le projet Bleiberg" ou le surhomme à travers les âges

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A la base, « Le projet Bleiberg » est un thriller en trois parties écrit par David Khara. Adapté par Serge Le Tendre, il devient une BD dans l’air du temps avec complot nazi et guerre des services secrets. Le personnage principal a tout pour être haï. Jeremy Corbin est un trader américain. Jeune, millionnaire, il tue un bébé avec sa décapotable. Il évite les poursuites mais déprime. La mort de son père va bouleverser sa vie. Ce militaire US était au centre d’un secret datant des années 40, quand les Nazis tentaient de créer un surhomme pour purifier la race aryenne. Jeremy, après de multiples tentatives d’assassinat, reçoit la protection d’une belle espionne américaine et d’un géant du Mossad. Album palpitant et remuant, dessiné par un Frédéric Peynet au sommet de son art.

➤ « Le projet Bleiberg » (tome 1), Dargaud, 13,99 € 

 

28/01/2017

Angoulême, un festival de nouvelles bandes dessinées

BANDE DESSINÉE. Dans moins d’une semaine Angoulême va se transformer en capitale mondiale de la BD. Petit tour d’horizon des nouveautés d’un secteur en pleine expansion.

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Les grands anciens sont toujours à la mode. Après Blake et Mortimer, Tintin ou Lucky Luke, Spirou est en vedette en ce mois de janvier. Pas le héros « officiel » de Vehlmann et Yoann mais celui de la collection parallèle donnant carte blanche à des auteurs confirmés pour proposer leur vision du héros rendu si populaire par Franquin. « Le maître des hosties noires » est la suite de « La femme léopard » de Yann et Schwartz. Les deux auteurs ont décidé de replonger le jeune groom vêtu de rouge dans le Bruxelles d’après-guerre, dans un style rappelant celui de Jijé. Spirou et Fantasio sont au Congo. Accompagnés de la jeune et très jolie Aniota, Africaine qui ne laisse pas Fantasio indifférent, ils veulent rejoindre la province de l’Urungondolo, là où vit la tribu des femmes-léopards. Mais en 1947, peu de temps après la fin de la guerre en Europe, un dictateur local entre en rébellion contre l’ordre colonial belge. Il enrôle un sorcier capable d’animer des fétiches, les transformant en robots-gorilles indestructibles.

Il a également un grand projet : rayer la Belgique de la carte de l’Europe. Pour cela il demande à des savants allemands en fuite de lui construire une bombe avec l’Uranium extrait des mines de sa province.

Autour de cette intrigue dramatique, Yann laisse libre cours à son humour décapant. Il dynamite avec un plaisir évident l’esprit colonial et la folie des nazis. Sans compter les dizaines de clins d’œil à la fameuse BD franco-belge. Un style dans lequel Olivier Schwartz excelle. Il actualise le trait de Jijé, avec un soupçon de Chaland et des compositions de planches d’une clarté exceptionnelle.

■ Un trio pour le Grand Prix

Olivier Schwartz présent à Angoulême le week-end prochain sera sans doute très sollicité par les fans. Son album devrait rapidement gravir les échelons dans les classements des meilleures ventes. Il n’est cependant pas dans la sélection finale dans la compétition du meilleur album de l’année. Une compétition très ouverte, même si deux titres se détachent du lot, « Shangri-La » de Mathieu Bablet chez Ankama et « La légèreté » de Catherine Meurisse aux éditions Dargaud.

Pour le Grand Prix, décerné par l’ensemble de la profession, après un premier vote pour ne garder que les « meilleurs », il ne reste plus que trois noms pour succéder à Hermann (lire ci-dessous). Trois immenses auteurs à la tête d’œuvres ambitieuses et reconnues de tous. Le choix sera particulièrement difficile entre Chris Ware, Cosey et Manu Larcenet.

Ware est le génial américain qui ne se prive d’aucune expérience comme dans « Building Stories » récompensé du prix du Jury en 2012. Cosey, déjà sélectionné l’an dernier dans le trio final, est de nouveau de la partie. Il a signé un étonnant album avec Mickey en vedette l’an dernier. Reste Larcenet, le petit prodige qui a débuté avec des histoires absurdes dans Fluide Glacial puis est devenu un des maîtres du noir et blanc. Sa trilogie, « Blast », est devenue un classique du roman graphique.

Qui sera président ? Réponse le mercredi 25 janvier, à la veille de l’ouverture du 44e festival d’Angoulême.

➤ « Le maître des hosties noires », Dupuis, 14,50 €

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■ LES ALBUMS PHARES DU FESTIVAL

Bouzard dépoussière Lucky Luke

Après Mathieu Bonhomme, c’est Guillaume Bouzard qui a eu carte blanche pour imaginer une aventure décalée de Lucky Luke le cowboy créé par Morris. On retrouve tout ce qui fait le charme de la série, avec l’absurde en plus. Le cow-boy solitaire se brouille avec son cheval, les Dalton lui demandent son aide et Averell... veut se faire poser un anneau gastrique. Du grand n’importe quoi, finement dessiné dans ce style inimitable de jeté-lâché propre au dessinateur de Plageman et Mégabras.

➤ « Jolly Jumper ne répond plus », Lucky Comics, 13,99 €

Puppy, le petit chien zombi

Après avoir illustré Albert Cohen, Luz continue ses recherches tous azimuts. Il signe un très étrange album de plus de 250 pages grand format, entièrement muet. Dans un cimetière pour animaux, une patte sort de terre. C’est Puppy, chien récemment enterré dans ce lieu si tranquille. Puppy ne comprend pas, il perd la tête (au propre) et court après sa truffe. Le chien zombi explore les différentes tombes, redoute les chats errants et va tenter la grande aventure chez les humains. D’une grande beauté, cet album est une nouvelle pierre à la carrière en mouvement de Luz, ancien de Charlie qui a définitivement tourné la page du dessin d’humour.

➤ « Puppy », Glénat, 19,50 €

Série noire à la suédoise

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Tout dessinateur en rêve : une collection à son nom. Philippe Berthet a obtenu cette faveur et puise parmi les meilleurs scénaristes du moment pour signer des histoires complètes très noires. Sylvain Runberg lui a écrit un polar suédois aux airs très américains. Une partie de l’intrigue se déroule au cours du Motorcity, festival mêlant vieux groupes de rock et voitures américaines des années 60. Un milieu que connaît bien l’héroïne, une policière fraîchement sortie de l’école.

➤ « Motorcity », Dargaud, 14,99 €

Amours multiples à Montréal

Julie Maroh a frappé un grand coup dans le monde de la BD souvent très masculine avec son « Le bleu est une couleur chaude ». Succès de librairie devenu film culte sous le titre de « La vie d’Adèle ». Militante de la cause LGBT, elle revient avec un gros recueil d’histoires courtes ayant pour point commun l’amour. L’amour sous toutes ses formes. Dans une préface explicative elle s’insurge contre le cliché « un homme une femme » et va beaucoup effectivement plus loin dans les combinaisons. Beaucoup de tendresse dans ces récits se déroulant à Montréal, ville libre et joyeuse, quelle que soit la période de l’année.

➤ « Corps sonores », Glénat, 25,50 €

L’Afrique de Jean-Denis Pendanx

Pour son premier album en solo, Jean-Denis Pendanx plante ses pinceaux dans cette Afrique qu’il aime tant. Sur plus de 110 pages on suit l’initiation de Kémi, très loin, vers le delta du Niger, un périple étourdi de croyances et de fétichisme, une quête magnifique et tourmentée.

➤ « Au bout du fleuve », Futuropolis, 20 €