14/10/2012

BD : Sacrés saints !

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Le premier tome de cette série écrite par Corbeyran débute un peu comme un film d'horreur américain. Un groupe de six personnes, des scientifiques et une journaliste, se rendent au plus profond d'une forêt pour y étudier un phénomène étrange : du lichen se développant en forme de spirale et mortel pour les animaux. Une seule survivante : la blonde journaliste qui va devenir une bombe à retardement. Kidnappée dans l'hôpital par une rousse gothique, elle est remise à un vieux bonhomme, le véritable héros de « Septième sens ». C'est Luc. Le saint qui au premier siècle a développé un don pour la médecine, un « septième sens », lui permettant de guérir ses semblables. Il est à la tête du groupe « Présence », le regroupement de ces Saints chargés de veiller sur le monde. Dans ce premier épisode intervient une certaine Jane, célèbre dans le temps sous le sobriquet de Jeanne la Pucelle. Elle fera équipe avec Georges, le tueur de dragon et Antoine, capable de discerner les créatures démoniaques.

L'originalité du propos devrait assurer un beau succès au concept. Defali, au dessin, s'approche de plus en plus de l'efficacité d'un Guérineau (Stryges).

« Septième sens » (tome 1), Delcourt, 14,30 €


24/03/2012

Algérie, première révolte dans les "Leçons coloniales" de Azous Begag et Defali

 

leçons coloniales, algérie, azouz Bagag, Defali, Sétif, Delcourt

Fin 44, le gouvernement français a décidé de scolariser tous les Français musulmans d'Algérie. Une décision politique très mal vue par les colons. Cet album de BD, écrit par Azouz Begag, écrivain et ancien ministre de Dominique de Villepin, et dessiné par Djillali Defali raconte la courte expérience d'une jeune institutrice pleine d'idéal. Marie arrive de métropole. Elle prend son poste à Sétif, dans l'arrière-pays. Cette femme seule, osant enseigner des rudiments d'arabes aux enfants de colons, est rapidement prise en grippe par la communauté pieds-noirs. Mais forte de la loi, elle insiste. Alors que la libération de la France donne des idées aux Algériens, dans sa classe, Marie constate que les élèves musulmans sont de plus en plus nombreux. Ils deviennent même majoritaires quand les parents européens décident de retirer leurs enfants en signe de protestation. Le 8 mai 45, une manifestation en faveur de l'indépendance dégénère. L'école détruite, Marie préfère rentrer en France, amère, déçue.

Sans manichéisme excessif, Azouz Begag a certainement puisé dans les souvenirs de ses parents, ouvriers agricoles à Sétif, pour raconter cette étape, une des premières dans les désirs d'indépendance de l'Algérie.

 

« Leçons coloniales », Delcourt, 16,95 €

 

16/06/2008

Mystérieux coma

cfc54af51d5e2b98e0c8e7a097a19b78.jpgDix années de coma. Dix années de perdues pour Zack Kosinski. De 10 à 20 ans, il est resté dans un lit médicalisé. Son père, un chercheur, a été quelques temps à son chevet. Puis il a disparu. A 20 ans, Zack se réveille. Le jeune garçon émerge de sa longue absence dans un corps d'adulte, en partie amnésique. Son retour à la vie se déroule sous la férule de son infirmière, la jeune et très belle Tia Brown. Zack se pose beaucoup de questions et lentement va découvrir les nombreux mystères existant autour de son cas. Première interrogation, d'où vient la fortune que lui lègue ses parents. Son père a disparu, mais sa mère s'est suicidée. Instalé dans le vaste duplex newyorkais, Zack embauche Tia pour qu'elle s'occupe de lui à plein temps. Et entre les deux jeunes gens, l'amour va compliquer les choses. Au moment où Zack apprend qu'il a des pouvoirs psychiques surnaturels, Tia découvre des micros dans l'appartement. Ils sont espionnés par la CIA... Ce troisième volet de la série « Uchronies » de Corbeyran se déroule à New York et est dessiné par Defali avec qui il a déjà travaillé sur « Asphodèle ».
« New York » (tome 1), Glénat, 12,50 €


06:35 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Corbeyran, Defali, Glénat

13/03/2008

La traque de Freddy débute

754b8d309a541684deaece9fad3f5c31.jpgCorbeyran et Gérineau, créateurs de l'univers des Stryges, creusent le filon horreur avec cette nouvelle série dessinée par Defali. Le premier tome, de 56 pages, se déroule à deux époques différents. Des archéologues découvrent une momie dans un caveau en Iran. Dans son sarcophage, elle était enchaînée. A l'ouverture, un gaz délétère se répand dans la chambre funéraire faisant sombrer dans l'inconscience les trois chercheurs. De nos jours, à Paris. A la sortie d'un cinéma, un couple est agressé par un monstre mi homme mi loup. Il tue l'homme, mais est mis en fuite avant de pouvoir s'attaquer à la jeune femme. Un fait divers qui attire l'attention de l'Europolice. Un inspecteur belge, Franck Vandenbroecke, se rend sur place et constate que cette agression est signée : Freddy est de retour. Un mystérieux tueur en série qui, tel le Freddy des Griffes de la Nuit, film d'horreur de Wes Craven, lacère ses victimes avant de les dévorer. Une BD très sombre, multipliant les courses-poursuites et les scènes violentes. Le dessin de Defali, en forçant sur les ombres et le côté obscur, perd un peu en lisibilité. L'intrigue rattrape le tout. D'autant que ce premier album se termine sur un coup de théâtre très prometteur pour la suite...
« Le syndrome de Hyde » (tome 1), Delcourt, 12,90 €