30/05/2017

De choses et d'autres : un sou est un sou


Ma femme, qui gère les comptes et donc à ce titre se charge de toutes les dépenses du foyer (façon diplomatique de reconnaître que c’est elle qui fait les courses dans 80 % des cas), s’est étonnée au moment de payer par carte bancaire d’un message sur le lecteur. Il lui proposait d’arrondir le montant à l’euro supérieur et de ce fait reverser le surplus, soit quelques centimes, à une association partenaire de l’enseigne.
Hasard de son shopping, elle a été confrontée à deux reprises à ce phénomène, d’abord à Maisons du Monde puis chez Jules. « L’arrondi » est un programme lancé depuis quelques années par la start-up Microdon. Et justement les deux enseignes viennent de rejoindre le mouvement depuis février dernier. L’objectif, louable, est « d’offrir la possibilité aux Français de faire des microdons de manière spontanée à partir des actes de la vie courante. »
Quand on achète donc mais aussi chaque mois quand on perçoit son salaire ou que la banque fait le décompte mensuel. Dans ces deux autres cas, l’arrondi se fait à la baisse. Les entreprises, après accord des salariés, au lieu de verser, par exemple dans le cas d’un smic, 1480,27 euros au salarié, n’en vire que 1480, les 27 centimes sont collectés pour une association. Individuellement cela ne représente pas grand-chose, mais si l’entreprise est importante, cela chiffre rapidement. Microdon a ainsi collecté 1M€ en 2014 redistribués à 250 associations participantes. Une façon simple de faire des bonnes actions. L’ancêtre de la boîte à centimes en quelque sorte dans laquelle nous mettions toute notre ferraille et qui, une fois l’an, était donnée au plus méritant des enfants pour convertir le tout en bonbons pour les plus frivoles, en livret A pour les plus prévoyants. 

29/09/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Merci Wiki

 Antoine Bello, écrivain, a offert une année de ses droits d'auteur à l'encyclopédie en ligne et participative Wikipédia. Une somme avoisinant les 50 000 euros en signe de sa reconnaissance pour la mine d'informations trouvées sur ce site enwikipédia, bello, don, écrivains, plagiat perpétuelle expansion.

Wikipédia, à ses débuts, était souvent décriée car peu fiable. N'importe qui pouvait y écrire n'importe quoi. Les phases de vérification et de validation ne représentaient pas la priorité. L'essentiel consistait à grossir le plus possible pour se placer systématiquement en tête des réponses aux questions les plus pointues dans les moteurs de recherche. Quelques scandales plus tard (décès "prématurés" de certaines personnalités, biographies trop flatteuses pour d'autres et même réécriture de l'Histoire), la communauté a passé vraiment plus de temps à vérifier les informations. De source peu crédible, Wikipédia est devenue référence absolue.

Dans plusieurs de ses romans, Antoine Bello reconnaît y avoir puisé anecdotes et informations, voire même inspiration. Juste retour des choses, indirectement, il "rémunère" ainsi les contributeurs bénévoles de Wiki. La démarche est noble, Antoine Bello appartient à ceux qui reconnaissent derrière chaque notice ou entrée, le travail de fourmis des passionnés dotés d'un immense "appétit pour la connaissance et son partage."

A comparer avec l'attitude hypocrite d'autres auteurs (Michel Houellebecq le cas le plus célèbre), politiques ou journalistes qui pillent allègrement Wikipédia grâce au "copier-coller, ni vu ni connu"...

28/04/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Phase terminale

 

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Même le cancer, la "pire des saloperies de maladie" qui puisse exister sur terre peut se transformer en formidable message d'espoir. Stephen Sutton a 19 ans. Ce jeune Britannique est en phase terminale d'un cancer de l'intestin. Il y a un an, il a ouvert un compte Facebook où il a listé les 46 actions qu'il rêvait de réaliser avant de partir. En haut de la liste, recueillir 10 000 livres pour une association d'aide aux enfants cancéreux. Hier midi, il en avait collecté près de 3 millions... Et sur les 46 vœux, il en a concrétisé près de 40 comme sauter en parachute, assister à un match de foot à Wembley ou jouer de la batterie devant une foule immense. Son histoire, racontée dans un livre (un autre de ses souhaits) émeut toute l'Angleterre et est en train de se répandre partout dans le monde. Il lui reste peu de temps. Souhaitons-lui de tenir bon jusqu'à l'année prochaine puisqu'il a très envie d'assister au carnaval de Rio.

Cette histoire vraie a de nombreux points communs avec "Dieu me déteste"  un roman extraordinaire récemment paru chez Anne Carrière dans la collection "La belle colère". Hollis Seamon raconte dix jours de l'existence de Richard Casey. Hospitalisé aux soins palliatifs, ce gamin de 17 ans sait qu'il n'en a plus que pour un mois. C'est la règle dans ce service. Lui, son rêve, c'est de tomber amoureux. Par chance il a le coup de foudre pour Sylvie. Problème, elle est dans la chambre en face de la sienne et n'est pas plus vaillante que lui. Le roman prend aux tripes et quand on le referme, comme Stephen, on a envie de profiter de la vie et d'accomplir le plus vite possible tout ce que l'on reporte depuis trop longtemps.