29/04/2017

BD : De la beauté de la simple lumière


Juste retour des choses, les peintres célèbres sont de plus en plus au centre d’albums de BD où les dessinateurs d’aujourd’hui peuvent rendre hommage à leurs grands maîtres. Deux Espagnols, Salva Rubio pour le scénario et Efa pour la mise en images, racontent dans ce roman graphique de plus de 110 pages la vie de Claude Monet. La narration très linéaire et chronologique se révèle idéale pour expliquer le combat de toute une vie vers la simplicité de la lumière. Le jeune Claude Monet, incompris, créateur du mouvement des impressionnistes, a beaucoup galéré avant de trouver son cadre idéal, à Giverny. Un dossier en fin d’album permet d’expliquer les références de certaines cases, avec en vis-à-vis les œuvres qui ont inspiré les auteurs. Superbe objet qui donne envie de redécouvrir un artiste essentiel dans l’histoire de la peinture.
➤ « Monet, nomade de la lumière », Le Lombard, 17,95 € 

11:07 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monet, efa, rubio, peintre, lombard

26/10/2014

BD : Fins de sagas pour Cyann et Alter Ego

Si Bourgeon et Lacroix ont mis 21 ans pour boucler « Le cycle de Cyann », les auteurs de la saison deux d'Alter Ego n'ont pas attendu une année entre le premier et quatrième tome. Deux approches différentes mais un point commun : l'excellence.

 

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Après Isa dans les Passagers du vent puis Mariotte des Sortilèges du bois des brumes, François Bourgeon imaginait en 1994 une troisième héroïne qui allait marquer les bédéphiles : Cyann. Un univers radicalement différent. Exit la BD historique pour le maître du genre et place à la science-fiction. Il s'est associé pour l'occasion avec Claude Lacroix qui a créé de toute pièce un monde-empire foisonnant. Après quelques aléas d'éditeurs, l'ensemble de la saga a rejoint les éditions Delcourt. Et enfin, le sixième et dernier tome vient de paraître en même temps que la réédition des cinq précédents. « Les aubes douces d'Aldalarann » montre une Cyann assagie. La jeune fille de riche, odieuse et futile, a pris de la bouteille au gré de ses mésaventures et saut dans le temps d'une planète à l'autre. La mort de sa sœur a considérablement modifié sa philosophie de vie. Sur une planète hostile, elle devra beaucoup faire d'effort simplement pour survivre. Un ton moins aventureux, plus écologique voire philosophique pour un dernier opus longtemps attendu. Cyann est toujours aussi belle sous le pinceau de Bourgeon et la dernière image pleine d'espoir, comme une promesse de renaissance.

 

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Pour la saison 2 d'Alter Ego c'est aussi le dénouement. Mais cette fois, le lecteur n'aura pas patienter des années pour connaître le « Verdict ». Moins d'une année pour boucler ces quatre albums soit 240 pages. Il est vrai qu'il y a deux scénaristes, Lapière et Renders, et plusieurs dessinateurs (Béneteau, Reynès, Erbetta) pour épauler Efa chargé des personnages. Le principe de la série n'a pas changé depuis la saison une Chaque album peut être lu indépendamment les uns des autres. Depuis la révélation de l'existence d'Alter Ego, les débat fait rage dans la communauté scientifique. En résumé, il existe un lien entre chaque homme et femme né au même moment sur terre. La bonne santé de l'un permet à l'autre de vivre en toute quiétude. Affabulation ou découverte scientifique majeure ? Rien n'est encore figé. D'autant que le phénomène des Alter Ego donne des idées à des organisations sectaires ou des entreprises sans scrupules. Après trois épisodes aux fins très palpitantes, la conclusion est tout aussi innovante et laisse possible une troisième saison de ce qui est la grande réussite éditoriale de ces dernières années.

« Le cycle de Cyann » (tome 6), Delcourt, 15,95 euros

 

« Alter Ego, saison 2 » (tome 4), Dupuis, 12 euros.

 

01/03/2014

BD : Sénatrice au combat dans la suite d'Alter Ego

 

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Deux mois après le premier volet, la suite de la saison 2 d'Alter Ego débarque dans les librairies. Les auteurs, Renders et Lapière au scénario, Efa et Elias au dessin, ne laissent pas les lecteurs souffler. Après la présentation de la secte dominée par Noah Mendez, fils du président et principal manipulateur de la saison 1, la sénatrice Delia Mikulski entre en scène. Cette démocrate fait partie de la commission d'enquête chargée de trouver les coupables de l'affaire des Alter-Ego. Elle ne croit pas à ces jumeaux virtuels dont la santé est interdépendante. Pour elle, cette affaire n'était qu'une opportunité pour la NSA de surveiller massivement les citoyens du monde entier. Pourtant elle va douter quand Teehu (personnage au centre du premier tome) lui révèle l'existence d'une sœur jumelle. Delia protégée par Doug, chevalier servant prêt à tout pour sa belle, d'autant que deux autres membres de la commission sont assassinés en quelques jours. Palpitant, passionnant, étonnant... Ce n'était pas évident, mais c'est devenu indéniable : la suite d'Alter Ego vaut largement l'original.

 

« Alter Ego, saison 2 » (tome 2), Dupuis, 12 €

 

09:02 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alter ego, lapière, efa, elias, renders, dupuis

08/01/2014

BD : Âmes sœurs en péril dans la saison 2 d'Alter Ego

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Après la claque de la première saison, Alter Ego est de retour pour le prolongement d'une expérience toujours aussi originale. Entre thriller scientifique et fantastique, les six premiers albums, indépendants les uns des autres, permettaient une vision globale de l'histoire avant de se plonger dans le 7e, dénouement du drame. Le tout publié en une petite année. Succès aidant, Renders et Lapière, les scénaristes, imaginent cette suite. Trois ans après la révélation de l'existence d'Alter Ego (des hommes et femmes liés les uns aux autres malgré la distance, dont la santé est tributaire de celle de tout le groupe), Noah et Zelia, deux des personnages de la saison 1, ont créé une communauté religieuse sur une petite île des Canaries. Ils y prêchent l'amour de son prochain, la décroissance et l'autosuffisance. Un discours de paix attirant des dizaines d'adeptes. Parmi eux Teehu, une jeune Australienne au centre de ce premier album. Elle est réceptive aux théories de Noah. Elle a également le don de voir les alter ego des gens qu'elle touche. Un don qui la mettra en fâcheuse posture. Toujours aussi passionnante, la seconde saison de la série est dessinée par Efa et Erbetta.

 

« Alter Ego » (saison 2, tome 1), Dupuis, 12 €


16/08/2011

"Yerzhan" de Hautière et Efa chez Delcourt : Baïkonour, année zéro

Hautière, Efa, Delcourt

Hautière, Efa, DelcourtA Baïkonour, dans un futur proche, la ville a perdu son auréole de cité de l'espace. C'est devenue une zone pénitentiaire russe. La population est partagée entre ceux qui collaborent avec les militaires et ceux qui les rejettent. En l'occurrence des islamiste de plus en plus vindicatifs et armés. Entre les deux, Yerzhan ne peut pas choisir. Le jeune homme est totalement désenchanté. Il rejette autant la violence de ses amis que la docilité de son beau-père. Il va pourtant devenir le héros de cette série en aidant une jeune fille à s'évader du quartier de haute sécurité de la prison. Elle est jeune, belle mais très dangereuse. Une tueuse née semblant déterminée à retrouver la liberté. Un scénario faisant la part belle à l'action signé Hautière et dessiné par Efa, un auteur espagnol au trait réaliste très efficace. Une dose de politique, un peu de fantastique et beaucoup de « baston » pour un premier tome très prometteur.

 

« Yerzhan » (tome 1), Delcourt, 13,50 €

11:10 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hautière, efa, delcourt

20/06/2011

"Alter Ego" : feuilleton sur une vaste manipulation mondiale

Lapière, Renders, Reynès, Efa, Dupuis, Alter Ego

Lapière, Renders, Reynès, Efa, Dupuis, Alter EgoDeux scénaristes (Renders et Lapière), quatre dessinateurs, six tomes en moins d'une année : « Alter ego » fait partie de ces séries à suspense idéales pour les impatients. L'originalité de ce thriller futuriste réside dans le fait que chaque titre est indépendant, tout en racontant la même intrigue générale. Les deux premiers, dessinés par Reynès et Benèteau, le troisième par Efa et Erbetta, donnent une idée générale du concept. Six personnages permettent de comprendre les tenants et les aboutissants de cette manipulation mondiale. Des recherches en parapsychologie ont démontré l'existence de liens entre différentes personnes. Un lien de vie. Si l'un meurt, les autres aussi. Sous couvert d'association caritative, un grand groupe met en place un système de surveillance pour « vendre » une longue vie aux plus riches.

« Alter ego », Dupuis, 11,95 € chaque volume

14/04/2008

Humains en cage

636ed6324364af835e25bc2dc4e221a0.jpgLe premier tome de « Kia Ora », paru en janvier 2007, avait fait sensation. Cette histoire de troupe de danseurs et chanteurs Maoris, embauchés par un promoteur de spectacle anglais pour présenter leurs coutumes à Londres à la fin du 19e siècle, était profondément humain. Le premier volume montrait comment Maaka et son épouse, jeune couple ayant des difficultés financières, avait accepté de partir durant ces quelques mois, laissant leur fillette, Nyree, aux grands-parents. Mais la petite parvient à se glisser à bord du bateau en partance. Elle sera découverte quelques jours plus tard, affamée, et sera donc du voyage. Pour ces maoris, fiers et courageux, la découverte de Londres est un rêve éveillé. Leur accueil par les Européens est beaucoup moins agréable. Passé la surprise, le spectacle remporte beaucoup moins de succès. Un « haka » cela fait peur une fois, mais c'est assez limité dans le temps. Le promoteur, au bord de la faillite, trouve comme solution de repli le jardin d'acclimatation de Paris. La troupe de Maoris y sera exhibée comme des animaux en cages. Les hommes du Pacifique appréciera moyennement. Le scénario de Jouvray et Olagnier s'appuie sur la vision de Nyree. Efa, au dessin, est sobre et efficace.
« Kia Ora » (tome 2), Vents d'Ouest, 13 €


06:00 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jouvray, Olagnier, Efa, Vents d'Ouest

10/02/2007

"Kia Ora", dramatique exil austral par Jouvray et Efa

medium_Kia_Ora_1.jpg"Kia ora" cela veut dire au revoir en maori, la langue des tribus de Nouvelle-Zélande. Le premier tome raconte les déboires de Nyree, une fillette arrachée à son milieu d'origine. Un récit touchant et sensible. Au début du XXe siècle, une jeune institutrice se souvient. Quand elle n'était qu'une fillette, rechignant à apprendre, turbulente. Ses parents parviennent difficilement à subvenir aux besoins du foyer. Quand le père se retrouve au chômage, la situation semble désespérée. C'est à ce moment qu'un Anglais débarque dans le petit village Maori. Il cherche à présenter au public européen des spectacles typiques de cette région du monde. Il propose donc aux membres de la troupe de danse du village de partir six mois en Europe pour donner une dizaine de représentation de danses guerrières. Le salaire est correct et surtout il est payé d'avance. Le père et la mère de Nyree décident de partir, laissant la fillette, avec l'argent, aux grands-parents. Olivier Jouvray a écrit le scénario avec son épouse, Virginie Ollagnier-Jouvray. Efa, dessinateur catalan, installé en France assure le dessin. (Vents d'Ouest, 13 €)

07:00 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kia ora, jouvray, efa, vents d'ouest