15/01/2017

BD : Cache-cache amoureux

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Après Marcel Aymé, Cyril Bonin adapte une nouvelle fois un romancier français. Il se penche cette fois sur « La délicatesse », best-seller de David Foenkinos. Une histoire toute simple, d’amour éternel et de renaissance. Pas évident du tout à retranscrire en images : beaucoup de dialogues, décors inexistants. Alors le dessinateur va particulièrement soigner ses deux personnages principaux. La belle Nathalie et l’atypique Markus. La première, mariée à François assez jeune, travaille dans une entreprise suédoise. Un travail que l’on imagine austère, sans grand intérêt. Pas grave, l’amour permet de tout faire passer. Mais François meurt, écrasé par une voiture lors de son jogging. Nathalie déprime. Mais au bout de quelques mois devient une proie pour les « mâles » du boulot. Elle écarte le directeur mais tombe sous le charme du pâlot Markus. C’est simple et beau comme une histoire d’amour, idéale et délicate.

➤ « La délicatesse », Futuropolis, 17 €

 

29/11/2016

Livres de poche : des éditions uniques pour les fêtes

Voyagez sur la piste du chaman Heq et son clan qui, en l’an mil, migrent à travers le Grand Nord canadien : au Groenland. D’Arluk, au XVe siècle, qui explora les confins de ce « pays merveilleux ». De Soré, jeune Groenlandaise des années 1970, en quête d’identité, happée par la légende de ses ancêtres. Ce recueil reprend trois romans de Jorn Riel, conteur amoureux de l’Arctique.

➤ « Le chant pour celui qui désire vivre », 10/18, 12,90 €

Le roman de David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin, Charlotte est exclue par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Cette édition est accompagnée de cinquante gouaches de Charlotte Salomon choisies par David Foenkinos, et d’une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches.

➤ « Charlotte », Folio, 14,90 €

Paris. Une vieille dame, Alice Gauthier, est retrouvée morte dans sa baignoire, les veines des poignets tranchées. Le commissaire Bourlin, chargé du dossier, est bientôt rejoint par le commissaire Adamsberg et le commandant Danglard de la brigade criminelle. Une autre mort suspecte et paraissant liée les mène alors jusqu’en Islande. Dernier succès de Fred Vargas dans une édition collector.

➤ « Temps glaciaires », J’ai Lu, 10 €

09/04/2016

Roman : Henri Pick, écrivain célèbre malgré lui

Jolie parabole sur le monde de l'édition, "Le mystère Henri Pick" de David Foenkinos entre rires et pleurs.

mystère, pick, foenkinos, gallimardÊtre publié. Le rêve de tout écrivain du dimanche se transforme souvent en immense déception. David Foenkinos, romancier reconnu et qui n'a plus de problème à ce niveau, raconte la petite histoire de ces manuscrits qui ne franchiront jamais les librairies. L'occasion aussi pour ce pro de l'édition de détailler tous les petits métiers de ce milieu culturel si particulier, de l'éditeur au bibliothécaire en passant par le représentant et l'écrivain, bien entendu. A Crozon, petite ville de Bretagne, Jean-Pierre Gourvec, en hommage à Brautigan qui l'a imaginé dans un de ses livres, décide de créer la bibliothèque des manuscrits refusés. Une dernière occasion pour ces livres sans avenir d'être lus.

Seule condition pour y être admis : que l'auteur remette en main propre le texte. "Il y avait ainsi une grande valeur symbolique à parcourir des centaines de kilomètres pour mettre en terme à la frustration de ne pas être publié. C'était une route vers l'effacement des mots."

En vacances dans la région, Delphine, jeune éditrice parisienne, découvre dans les rayonnages un roman d'une force incroyable. Signé Henri Pick, elle décide de la publier. Et de raconter le parcours de cet écrivain inconnu pour assurer le lancement marketing. Car Henri Pick était le patron de la pizza de Crozon. Mort depuis quelques années, les droits iront à sa veuve. Énormes droits, le roman remporte un succès phénoménal.

Entre alors en scène Jean-Michel Rouche, critique littéraire en disgrâce, persuadé que le pizzaïolo n'a pas écrit le roman mettant en scène les dernières heures du poète russe Pouchkine.

Présenté comme une "comédie pétillante", le mystère Henri Pick est effectivement très distrayant mais se dévore comme un polar, avec enquête, révélations, coups de foudre et retournement de situation dans les dernières pages.

« Le mystère Henri Pick » de David Foenkinos. Gallimard. 17,50 euros

 

06/11/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Cent livres ivres

cent titres, mélois, foenkinos, grasset,renaudot« Parlotte » de David Fouette-Nikos a remporté le prix Renaudot. Oups, pardon, j'ai mal lu. Le véritable lauréat est David Foenkinos pour « Charlotte ». En fait j'ai détourné par anticipation la couverture à la manière de Clémentine Mélois. Cette jeune écrivain-artiste vient de publier chez Grasset le livre le plus réjouissant de la rentrée littéraire.

« Cent titres » présente cent couvertures de livres réels ou imaginaires. Le principe est simple : prenez un chef-d'œuvre de la littérature, passez-le à la moulinette des jeux de mots abscons et vous obtenez un fou rire garanti. Avez-vous déjà lu « Du côté de Sichuan » de Proust ou « Wifigénie » de Racine ? Moins dramatique que l'original, « Légume des jours » de Boris Viande vous apportera votre ration quotidienne de vitamines.

Claude Levi-Strauss est doublement à l'honneur : « Cinq cent un » (comme les jean's) et « Tristes sunlights des tropiques » où un indigène arbore de superbes lunettes de soleil. Ces « Méditations poétiques » de Lamartine semblent normales si ce n'est, en couverture, la représentation du visage poupon de Martine, l'héroïne pour enfants.

Une page blanche remplie de ratures illustre « Maudit Bic » de Melville. On rit d'avance à ce titre inédit de Sade, « Justine Bieber ou les malheurs de la vertu ». Clémentine Mélois précise pour les incultes que « Justin Bieber est un chanteur-compositeur canadien à mèche. »

La plus compliquée à comprendre reste « Coyotte » de Jacques Lacan... Un indice, il y est question d'une chanson d'Hubert Félix-Thiéfaine à propos d'une spécialité de Franche-Comté...

Réponse en image :